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Invité Caminde

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Un resf.info inhabituel. C’est en réalité le premier numéro d’un périodique qu’on espère ne pas devoir éditer trop longtemps. Il est destiné à faire connaitre la situation d’Ardi Vrenezi et à encourager toutes les actions en faveur de son retour. Une version mise en page (pdf) est disponible sur le site RESF à l’adresse

http://www.educationsansfrontieres.org/article36962.html

L’Appel exigeant son retour doit être signé à l’adresse

http://www.educationsansfrontieres.org/article36673.html

Des cartes postales adressées au président de la République (non affranchies) peuvent être commandées à educsansfrontieres@free.fr

Des protestations peuvent être adressées au conseiller immigration de Sarkozy maxime.tandonnet@elysee.fr et à claude.gueant@interieur.gouv.fr

Vidéos

http://www.dailymotion.com/video/xd...

http://www.dailymotion.com/video/xf...

Articles de presse :

http://www.educationsansfrontieres.org/rubrique704.html

VERS UN CRIME DE BUREAU

ASSUME AU SOMMET DE L’ETAT ?

Voilà 425 jours que des policiers français ont arraché Ardi Vrenezi, 15 ans, polyhandicapé sévère, à son lit de soins à l’IEM de Freyming-Merlebach, l’ont placé sur un brancard et conduit au CRA de Metz avec ses parents, son frère et sa sœur. Les parents d’Ardi, représentants légaux de leur fils, se sont explicitement opposés à ce qu’il soit remis aux policiers. Sur quel mandat légal, sur quelle décision de justice, la police s’est-elle fondée pour expulser un mineur contre la volonté de ses parents ? Les Vrenezi ont été expulsés au Kosovo le lendemain, par avion spécial, toujours sous escorte policière.

Depuis lors, comme l’illustrent de façon dramatique les images du documentaire de Manon Loizeau (Canal + le 1er juin 2011) « L’Immigration, aux frontières du droit », l’état de santé d’Ardi s’est considérablement dégradé. Les conditions de son hébergement, un matelas au sol, font honte. Les soins précis et attentifs prodigués par sa famille ne suffisent évidemment pas à freiner l’évolution de sa pathologie : il multiplie les convulsions, il ne se tient plus debout, il ne maintient plus sa tête, il ne parle plus, ne sourit plus, risque une fausse route à chaque déglutition, et se dénutrit. Il doit en urgence retrouver la prise en charge très spécialisée et pluridisciplinaire que lui avait assurée l’IEM où sa place est toujours réservée.

De leur côté, les autorités françaises, hauts-fonctionnaires, préfet, ministres et président de la République se murent dans un silence méprisant pour ce dernier, le mensonge pour la préfecture de Moselle, l’odieux pour les ministres Besson et Hortefeux, la lâcheté, particulièrement pour Bernard Kouchner et Roselyne Bachelot, informés personnellement de la situation d’Ardi et qui se taisent. Le 8 juin, à l’occasion de la conférence nationale sur le handicap, le président de l’Association des Paralysés de France remettait à M. Sarkozy, en mains propres, un courrier sur la situation d’Ardi. Le président de la République s’engageait, sous l’œil des caméras, à donner une réponse. Un mois plus tard rien n’est venu.

Le témoignage du docteur Marc Wluczka, ancien directeur de Santé publique à l’OFII, sur les circonstances de l’expulsion de la famille Vrenezi corrobore les déclarations du docteur Nexhat Shatri, adjoint au chef de service de la clinique neurologique de Pristina (qui a vu Ardi lors de ses hospitalisations en mai et juin 2010) et de Feride Hoxha, responsable du Centre Handikos à Malishevo (Kosovo), réitérées dans le film de Manon Loizeau : Ardi Vrenezi ne peut pas être pris en charge au Kosovo. Les dénégations répétées des autorités françaises sont des mensonges d’état. Sordides, compte-tenu du contexte.

Au Kosovo, Ardi va mourir prématurément et dans des conditions indignes. Préfet, ministres et président de la République le savent. La seule question est de savoir dans quel délai et avec quel accompagnement. De son point de vue, de celui de ses parents, des médecins et soignants qui l’ont assisté et plus largement de la conscience morale la plus élémentaire, c’est une question cruciale. De celui de l’actuel chef de l’Etat français et de ses collaborateurs, c’est, semble-t-il, indifférent. Un point de détail.

Que les choses soient dites clairement : Monsieur Sarkozy et ses collaborateurs sont comptables, chacun à hauteur de ses responsabilités, de ce qui va advenir d’Ardi Vrenezi et de ce que sera sa fin de vie. Ils prennent le risque d’avoir sur la conscience le décès prématuré dans des circonstances indignes d’un tout jeune handicapé, symbole, avec la peau des autres, de leur ralliement idéologique au FN. Un crime de bureau.

UN MAIL DE MIMOZA

(sœur d’Ardi)

2 juillet 2011

Pour Ardi, chaque nouvelle journée voit son état s'aggraver. Il ne mange plus, ne boit plus. Il ne peut plus se déplacer le jour, et la nuit il est couché sans bouger.

Il a perdu beaucoup de poids, il est maintenant très faible. Il fait entre 8 et 10 crises d'épilepsie par jour.

Ardi n'a aucune aide financière ou médicale, il perçoit uniquement la somme de 100 euros par mois. Cette somme est prévue pour toutes les personnes handicapées. Cette somme ne suffit même pas à régler la totalité des dépense pour les protections (couches) d’Ardi.

Ardi n'a pas les soins qu'il avait en France. Ni infirmière à domicile, il n'y a rien de cela au Kosovo.

Mes parents ne travaillent pas. Ma mère s'occupe d’Ardi et je l'aide à prendre soin de lui. Edouard étudie maintenant à la maison, et nous souffrons de voir Ardi dans un état grave et s'affaiblir de plus en plus. Nous attendons avec espoir le jour ou nous pourrons revenir en France.

Mimoza Vrenezi.

Ardi peut être pris en charge au Kosovo disent le préfet de Moselle, Besson et Hortefeux. Faux assurent les médecins et les responsables de santé kosovars, Isabelle Kieffer, la pédiatre d’Ardi en France et qui l’a visité au Kosovo, Marc Wluczka, ancien médecin-chef de l’OFII… et, à voix basse, Bernard Kouchner lui-même. Quelqu’un ment dans cette affaire.

TEMOIGNAGE DU Dr Marc WLUCZKAAncien Directeur de santé publique de l'OFII (2000-2010)En 2008 à Metz, j'ai participé à une réunion d'intervenants spécialisés dans l'accueil des demandeurs d'asile sur le plan médical. Telle était en effet ma mission en tant que Directeur de la santé Publique de l'OFII.Nous avons évoqué la situation d'Ardi, dont j'avais été saisi par l'hôpital de Nancy. A long terme, sa place n'était à l'évidence pas dans un hôpital, mais dans une structure de prise en charge pour handicapés. Ses parents exprimaient clairement leur demande de prise en charge de leur fils, car au Kosovo ils n'avaient trouvé aucune structure adéquate, qu'elle soit médicale, médico-sociale, institutionnelle ou ambulatoire. Certains responsables administratifs évoquèrent le fait que, Ardi étant dépendant et grabataire, il serait nécessaire de donner un titre de séjour à au moins un membre de sa famille.Je rédigeai en octobre 2008 donc une note adressée aux MDPH de la région Lorraine et au médecin inspecteur de la DDASS de Moselle (aujourd'hui ARS) chargé des étrangers.Pour moi, sachant qu'après son hospitalisation, Ardi était en voie d'être accepté dans un IMP (l'Institut Médico-Pédagogique), l'affaire était réglée et je n'ai pas imaginé une seconde que l'autorisation de séjour pour soins (APS) pouvait être refusée étant données les circonstances qui avaient amené la famille en France et l'état de santé d'Ardi. C'est dire ma stupéfaction quand, au printemps 2010, j'ai appris par la Presse que la Préfecture de Moselle l'avait expulsé (et dans les conditions inqualifiables que l'on connait) mais qu'en plus, dans un communiqué publié le lendemain (dans "Libération" et "Le Républicain Lorrain") la Préfecture avait justifié sa position par un avis favorable que j'aurais, selon elle, donné ! J'y étais cité non seulement par mon nom mais par toutes mes fonctions ce qui excluait une méprise ! J'ai averti mon Directeur Général que je souhaitais démentir, nonobstant l'obligation de réserve qui est la mienne. Le Directeur Général le "déconseilla" pour ne pas "aggraver la polémique" (sic!). J'ai donc écrit à la Préfecture un courrier interne pour protester contre l'utilisation abusive de mon nom. N'ayant eu aucune réponse, j'ai téléphoné et je suis tombé sur la directrice de cabinet du Préfet. Celle-ci me déclara "ne pas être au courant" ne pas savoir qu'on avait mentionné mon nom (!).Je me suis rendu à Metz peu après, pour une autre réunion, et j'y rencontrais la chef du bureau des étrangers. J'appris que c'est elle qui avait tout organisé, après qu'elle ait obtenu la "garantie" qu'Ardi serait soigné au Kosovo comme en France. Je lui ai objecté que c'était impossible et que j'avais rencontré suffisamment de réfugiés kosovars pour savoir à quoi m'en tenir sur la déliquescence des services publics dans ce pays. Elle fut incapable de m'expliquer comment mon nom avait pu apparaître et me déclara que l'affaire était désormais traitée par l'ARS.Une dizaine de jours plus tard je fus alerté par un entrefilet du Parisien contenant contre moi une attaque venimeuse, relevant que j'étais "sur la sellette" car, en tant que médecin-chef de l'OFII j'avais validé cette expulsion, alors que j'étais un élu socialiste (adjoint à la maire du XXe arrondissement de Paris) et que mon parti était opposé à cette expulsion. Je réussis à obtenir du Parisien un démenti de quelques lignes rappelant que mes fonctions ne comportaient pas le fait de donner des avis sur les expulsions. Le temps passa et je suivais cette affaire de loin, quand en Août 2010, la Direction de l'OFII profite de mes vacances pour supprimer tous les moyens de mon service sans avertissement. J'ai compris tout de suite que la Direction voulait je parte et à mon retour j'ai demandé des explications à mon Directeur Général. Celui-ci assuma complètement, me dit que le temps n'était plus à l'intégration des étrangers (le discours de Grenoble est passé par là) et que de toute façon "on" ne supportait plus mes interventions et il me cita.... l'affaire de Moselle !Il va de soi que je n'ai pas été limogé uniquement à cause de l'affaire Ardi. Au stade où en est arrivée la politique migratoire du gouvernement, je pense que pour les responsables de la politique d'Immigration, il était tout simplement devenu insupportable qu'un poste de direction dépendant de l'ex-Ministère de l'Immigration soit assuré par un homme de gauche notoire. J'ai du quitter mon poste le 31 décembre 2010 pour rejoindre finalement un poste subalterne dans une direction territoriale éloignée de l'ARS d'Ile de France. Pourquoi la Préfecture de Moselle s'est-elle conduite ainsi ? J'ai mon hypothèse, qui vaut ce qu'elle vaut. Ils - j'entends par là l'ex-Ministère de l'Immigration - ont fait d'Ardi un exemple. Je pense qu'ils savaient parfaitement qu'il ne serait pas pris en charge correctement au Kosovo. Leurs explications ne tiennent pas debout et ressemblent plus à une justification a postériori que des éléments connus d'eux avant qui les auraient amené à prendre une décision.Pour qu'une Préfecture ait pu monter une opération aussi spectaculaire que l'expulsion d'Ardi, quand on connait le mode de fonctionnement de ces institutions, on pourrait supposer que celle-ci aurait pu recevoir au minimum un feu vert de sa hiérarchie ministérielle, et peut être même une instruction. Il pourrait s'agir, mais je n'en ai aucune preuve, de montrer aux étrangers demandeurs de soins, aux associations, à l'opinion qu'il est possible de renvoyer sciemment un polyhandicapé mineur dans un pays où on le soignera pas. Avec tous les conditionnels possibles, on ne peut exclure cette interprétation. Ardi ne serait alors pas seulement une victime physique, mais il serait aussi une victime symbolique : son expulsion aurait été destinée à faire réfléchir quiconque voudrait dans le futur mettre en avant des motifs humanitaires pour protéger un étranger. Dans la Lettre d’Ardi, les cinq citations suivantes sont des encadrés qui émaillent le témoignage de Marc Wluczka ci-dessus.

« Notre ambassadeur a vérifié lui-même que les choses seraient prises en main » Préfecture de Metz, 17 mai 2010

« Des avis médicaux ont été pris dans le courant de cette procédure. Ces avis allaient tous dans le sens d’un éloignement possible, disant que les soins dont pouvait bénéficier Ardi au Kosovo étaient compatibles avec son état et que le fait qu’il reste en France n’apportait rien de plus. »

Elisabeth Castellotti, directrice de cabinet du préfet de la région Lorraine

J’ai subi des pressions de France pour que je dise que toutes les conditions étaient offertes à Ardi Vrenezi ici. Cette commission m’a même appelée de France pour que je dise qu’Ardi Vrenezi est pris en charge dans notre centre et c’est ce qu’ils ont aussi écrit dans le document que vous me montrez. Mais Ardi n’est jamais venu dans notre centre ! Jamais ! Un jour, des gens sont venus de France sans prévenir, ils n’ont même pas jugé nécessaire de se présenter, ils ont filmé de l’extérieur, ils sont entrés, ils ont regardé, et maintenant il semble que cette commission a déclaré qu’Handicos réunissait toutes les conditions nécessaires pour soigner Ardi ? Etant donné l’état de notre centre, je n’arrive pas à croire qu’on ait pu dire une chose pareille.

Handicos s’occupe de 120 enfants handicapés venus des villages voisins. Une seule pièce est chauffée. Handicos n’a pas les infrastructures pour un enfant aussi gravement atteint qu’Ardi. L’ONG n’a même pas une ambulance pour transporter les enfants handicapés. Avant ou après les soins. Voici tous les moyens dont on dispose. Notre collaborateur, qui d’habitude travaille ici, est dans l’autre pièce car celle-ci n’est pas chauffée. Feride Hohxa, directrice de l’organisation Handicos à Malicheve

On avait un rapport de cette hospitalisation qui nous avait été envoyé par fax, signé par trois pédiatres, dont un professeur, chef de service de pédiatrie de l’hôpital universitaire de Pristina qui conclut qu’ils ne peuvent pas soigner l’enfant en l’état et qui demande un traitement à l’étranger. Nous avions aussi, signé par Madame Hohxa, c’est la directrice, la coordinatrice de l’organisation Handicos à Malicheve qui s’occupe du handicap et qui dit : « Nous déclarons, vu les besoins de l’enfant en question pour lequel le père a fait cette demande, nous n’avons pas de possibilité pour lui offrir le service indispensable qui correspondrait à la maladie de son fils, Ardi Vrenezi. » Nous avons montré ces fax à la préfecture, on nous a déclaré d’office, « C’est des faux » Dr Isabelle Kieffer, pédiatre d’Ardi

Les soins dont Ardi a besoin n’existent pas au Kosovo. En tout cas pour l’instant, nous ne pouvons pas les fournir. Dans les réunions avec la commission, nous étions tous d’accord pour dire que sa maladie est incurable, ici, en France, partout. Mais cela ne veut surtout pas dire qu’on ne peut pas faire en sorte que ses conditions de vie soient le mieux possible. Nous n’avons jamais envoyé Ardi en France pour guérir sa maladie ou pour contrôler ses crises. Il doit y retourner à cause de ses mauvaises conditions de vie ici et pour stopper la détérioration de son état de santé général. Il a vécu deux ans en France et sa vie était infiniment meilleure qu’elle ne l’est depuis qu’il est rentré au Kosovo. Je crois qu’il devrait avoir le droit de choisir où il voudrait vivre. Pour moi, sa place est en France, au moins pour le peu de temps qui lui reste à vivre. Docteur Shatri, Neurologue hôpital universitaire de Pristina

LA PHOTO D’ARDI

SUR LES GRILLES DU

CONSEIL REGIONAL ILE DE FRANCE

Jeudi 7 juillet, 13 heures

une photographie d’Ardi Vrenezi a été accrochée aux grilles du Conseil régional Ile de France en présence de conseillers régionaux, de membres de l’exécutif régional, de membres de l’Association des paralysés de France, du RESF.

Les photos de cet événement et celles du petit rassemblement devant l’assemblée nationale au moment de la convention UMP sur l’immigration sont disponibles à

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=109923570829072336688&target=ALBUM&id=5626669523445011553&authkey=Gv1sRgCM3OpcKJo7Pzew&feat=email

et à https://picasaweb.google.com/averdurand3/ArdiConseilRegionalIleDeFrance

D’autres initiatives auront lieu dans les jours suivants :

Un vœu sera proposé, et selon toute vraisemblance voté par le prochain Conseil de Paris les 11 et 12 juillet.

Ian Brossat, président du groupe Front de Gauche à la Mairie de Paris a introduit une demande officielle afin qu’Ardi soit fait citoyen d’honneur de la ville de Paris dans les meilleurs délais.

Une campagne de cartes postales est prévue, adressées à l’actuel président de la République.

Des flyers sont disponibles.

Des projections militantes du documentaire de Manon Loizeau L’Immigration aux frontières du droit peuvent être organisées.

CE QUE CHACUN PEUT FAIRE

* Signer l’appel pour le retour d’Ardi

http://www.educationsansfrontieres.org/article36673.html

* Se procurer des cartes postales (commandes groupées à educsansfrontieres@free.fr ), les faire envoyer à l’Elysées.

* Interpeler l’Elysée et l’Intérieur par mail maxime.tandonnet@elysee.fr claude.gueant@interieur.gouv.fr

* Interpeler vos élus, demander que vos conseils municipaux, généraux, régionaux adoptent des vœux demandant le retour d’Ardi et, en attendant, apposent sa photo à la façade des bâtiments publics.

* Pour celles et ceux qui ont une possibilité d’atteindre un public (artistes, journalistes, etc). Parler de la situation d’Ardi, faire savoir ce dont sont capables certains dans ce pays. Relayer auprès de son réseau.

* Mettre les informations et les appels sur sa page Facebook.

* Nous communiquer ses bonnes idées.

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  • 3 semaines après...
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Invité Caminde
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28/07/11 ARDI EST REVENU !!!!!!

http://resf.info/P1919

28/07/11

_ Ardi et toute sa famille ont atterri (avions médicalisés) sur la base militaire de Metz vers 20h35 et ont été aussitôt "escamotés" par la police. En plein secret militaire.

_ Seul contact avec les personnes qui les attendent sur place : un texto du père disant qu'ils sont arrivés. Les soutiens vont à l'hôpital Bon Secours de Metz qui prend Ardi en charge.

La base militaire est complètement fermée et les infos ont du mal à filtrer. Le ministère de l'intérieur a tout fait pour garder secret ce retour pour éviter un comité d'accueil nombreux. Sur place environ 25 personnes de RESF, de l'APF, du comité de soutien d'Ardi et des journalistes.

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Sybil Vane Membre 455 messages
Baby Forumeur‚
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Oui Ardi est revenu, quel gâchis.

Je suis abonnée au fil de RESF depuis cette "affaire", mais je me demande si ce n'est pas la médiatisation télévisuelle de cette affaire qui a permi son retour plus que les e- pétitions envoyées par RESF, mais peu importe, je vais continuer à les signer quand j'estimerai cela nécéssaire.

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Invité Caminde
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Oui, moi aussi je me demande quelle portée ont et de quelle attention bénéficient les e-pétitions envoyées aux responsables gouvernementaux.

Quel gâchis, oui

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Sybil Vane Membre 455 messages
Baby Forumeur‚
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Bon, on va se taper la discu' toute les deux :p.

Mais oui, je me pose comme toi la question. Ceci dit le travail de RESF est remarquable et s'ils leur semblent que les e-pétition contribuent à préssuriser le gouvernement, alors je les suis.

Quand j'avais vu le reportage sur Ardi, j'en avais été bouleversée et même si je n'ai jamais rien attendu d'une république dirigée par Sarkosy, j'avoue avoir été tout de même déçue et choquée par tant d'inhumanité. Je crois qu'au fond de moi, je me disais que cette république ne pouvait tout de même pas aller jusqu'à faire ce type de choses. ,j'essayais dans la mesure du possible, de me mettre à la place de la famille de ce gosse et me disais que ce type d'acte était le terreau idéale

pour fabriquer de la haine contre la France et les Français: en tout cas, pour ma part, je crois que je ne pourrais pardonner qu'un état ayant la possibilité de soigner mon enfant, me rejette et me renvoie le voir crever dans mon pays incapable d'assurer son traitement.

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  • 3 semaines après...
Invité Caminde
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Invité Caminde
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Acharnement de la Pref 35 contre la famille C

ET DE TROIS ! A RENNES, LA PRISON POUR ENFANTS QUI NE DIT PAS SON NOM NE DESEMPLIT PAS

Comme chaque année, les vacances scolaires sont propices à la chasse à l'enfant. Après une famille arménienne avec 2 enfants, une femme somalienne avec un bébé de 6 mois, le CRA de Rennes retient entre ces grilles une famille bengali avec 2 enfants âgés de 6 et 3 ans. Interpellée à son domicile à Rennes, le 17 août, la famille C est soutenue par RESF 35 depuis des années. Nés en France, les 2 enfants, S 6 ans et J 3 ans, sont scolarisés à l'école maternelle de Picardie à Rennes. Ils ont reçu un parrainage républicain à la mairie de Rennes en octobre 2008. Le couple est arrivé en France en 2005 pour demander l'asile. Déboutée depuis 2007, la famille n'a cessé de faire des démarches pour tenter de régulariser sa situation auprès de la Préfecture d'Ille et Vilaine qui a toujours refusé de leur délivrer un titre de séjour.

Me L S, l'avocate de la famille C, a saisi le JLD en urgence dès leur placement en rétention. En raison de la présence des 2 enfants en bas âge, le juge a estimé la requête recevable et l'audience s'est déroulée le 18 août.

Malgré les vacances scolaires, le public était nombreux pour soutenir la famille C.

Me L S a rappelé que, même si la cour de cassation avait « légitimé» en avril 2009 le placement en rétention des enfants accompagnés de leurs parents, elle autorisait une interprétation au cas par cas pour les plus jeunes et les plus fragiles.

C'est dans ce sens qu'elle a argumenté en évoquant les troubles du développement de S (6 ans) qui bénéficie d'un suivi psychopédagogique depuis 2 ans. Grâce à cette prise en charge, S a fait des progrès considérables qui peuvent être remis en cause par un traumatisme ou un choc émotionnel...

Le représentant de la Préfecture a assumé avec zèle son rôle de représentant de l'Etat. Selon lui le « CRA n'est pas une prison et même dans les prisons, les femmes sont autorisées à garder leurs enfants avec elles jusqu'à l'âge de 18 mois ». Pour lui les conditions d'accueil du CRA sont parfaitement adaptées aux jeunes enfants en précisant que si S avait besoin de soins, il serait autorisé à se rendre à ses rendez-vous.

Le juge a retenu que le placement au CRA était injustifié, car la Préfecture n'apportait pas la preuve qu'une alternative à la rétention ait été tentée et qu'aucune diligence n'avait été effectuée auprès du consulat du Bangladesh. Il a donc libéré la famille. La joie fut de courte durée, puisque 1h plus tard le procureur faisait appel de la décision. Une « position de principe » selon lui, qui faisait suite à une circulaire de la Chancellerie datée du 16 août qui demandait aux Préfectures de faire systématiquement appel dans ce cas.

Tous les soutiens présents à l'audience ont aussitôt rejoint le rassemblement devant de CRA de Rennes St Jacques pour demander la libération et la régularisation de la famille C et que cesse définitivement le placement des enfants en rétention.

Le jugement en appel a eu lieu le 19 août. Dès le début de l'audience, la présidente de la Cour a demandé aux 2 enfants de quitter la salle. Ce n'était évidemment pas leur place, on statuait sur le sort de leurs parents, entre adultes, pas sur le, leur bien sûr ! A aucun moment, la situation des enfants n'a été pris en compte malgré les tentatives de Me L S, les débats étant centrés sur la recevabilité de la requête de saisir le JLD en urgence.

La famille C a été maintenue en rétention. Une décision purement politique, rendue par la juge F C, qui a estimé que le placement des enfants en rétention ne constituait pas un traitement inhumain et dégradant et qu'en AUCUN CAS le JLD ne pouvait être saisi avant les 5 jours, comme le permet dorénavant la loi Besson.

Cette décision a été rendue dans le cadre prestigieux du Parlement de Bretagne « dont l'harmonie exceptionnelle donne aux magistrats, comme à leurs illustres anciens, l'exemple de ce que doit être et demeurer la Justice dans ces lieux » (Me E de R). Me C l'aurait-elle oublié ?

Samedi 20 août, nouvelle audience devant le JLD à J+4 ; probablement une stratégie de la Préfecture pour éviter de tomber sur le même juge qui a déjà libéré la famille…Par chance le juge de permanence est une juge pour enfants, elle libère la famille sur la base de l'article III de la Convention des droits de l'enfant et notamment de l’état de santé de S. Mais l’acharnement continue et le procureur fait de nouveau appel !

La famille C est de retour au CRA et se prépare à passer pour la seconde fois en 2 jours devant la cour d’appel de Rennes.(audience dimanche 21 août. Horaire communiqué dans la matinée).

L’audience au Tribunal Administratif est prévue lundi à 14h3O.

Resf35@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf35

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Invité Caminde
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URGENT ET IMPORTANT

Enfants en rétention, mineur envoyé au commissariat sans être prévenu de ce qui l’attend, arrêté, traîné à l’hôpital où on lui fait subir des tests osseux qui le disent majeur, mis en rétention, famille copte « épurée », familles démembrées, les préfets ne font plus le détail. Le 19 août, une petite fille française de sept jours, née le 12, était dans son couffin sur les bancs du tribunal de Versailles où sont père comparaissait (il a été libéré). Rien ne semble plus désormais arrêter Guéant qui tient à entrer dans l’histoire comme celui qui aura le plus arrêté, enfermé, maltraité, expulsé des hommes, des femmes, des enfants coupables de n’être pas nés là où il l’aurait fallu. Puant. Que dire du « chrétien démocrate » Mercier, qui ordonne aux magistrats de considérer que les enfants, même tout petits sont tout à fait à leur place dans les prisons administratives que sont les CRA et qui insiste sur le fait que, même pour de tout petits enfants, le JLD ne peut pas intervenir avant 5 jours. Entre la charité chrétienne et la servilité à l’égard des puissants, M. Mercier a vite choisi. C Puant.

Les histoires sordides racontées ci-dessous ont lieu en ce moment, en France.

Vous trouverez après chacune d’elle les coordonnées des préfets auprès de qui protester. Rappelons que les préfets perçoivent une prime annuelle pouvant se monter à 60 000 € mais les résultats en matière d’expulsion n’entrent pas, pas du tout, mais vraiment pas dans les critères d’attribution.

Mais, évidemment les principaux responsables se trouvent à l’Intérieur et à l’Elysée :

Ministère de l’Intérieur

claude.gueant@interieur.gouv.fr

Directeur de cabinet : stephane.bouillon@interieur.gouv.fr

Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr

Les membres du cabinet chargés de l’immigration :

pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr

henri.zeller@interieur.gouv.fr

christophe.reynaud@interieur.gouv.fr

Secrétariat général à l’Immigration :

Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétariat général secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 61 65

Directeur de cabinet : gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66

Chef de cabinet : charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40

Matignon : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html>

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

Resf.info@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info

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BELLA23 Membre 9 474 messages
Baby Forumeur‚
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Mais quelle honte, jusqu'où ce gouvernement de république bananière va t-il aller :mur:

Guéant est pire que Orteffeux, je ne croyais pas celà possible, je sais que des arrestations d'immigrés (des familles entières )sont faites sur dénonciation, çà me dégoutte de vivre dans ce pays , et ça me rappelle une page de notre histoire pas trés glorieuse pour ne pas dire plus, je pense qu'il n'y a que la médiatisation de ces faîts qui peut faire changer les choses dans l'immédiat, ces actions sont cachées au français, mais elles existent, encore une fois quelle honte :mef:

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Invité Caminde
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Invité Caminde
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Acharnement de la Pref 35 contre la famille C

Une bonne nouvelle!

22/08/2011 20h56

Quelques précisions :

Il aura fallu 5 audiences en 5 jours pour que la famille C soit enfin libérée !

La salle du TA était trop petite pour accueillir tous les soutiens qui ont applaudi quand le juge a rendu sa décision.

Autre bonne nouvelle, la décision de la cour d'appel est intervenue 2 h plus tard. La présidente a également demandé la remise en liberté de la famille C en retenant le traitement inhumain et dégradant (CEDH) et l'intérêt supérieur de l'enfant (CIDE).

http://listes.rezo.n...listinfo/resf35

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  • 2 mois après...
Invité caminde
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Invité caminde
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Une enfant "retenue" écrit au président de la République

Voici le témoignage de Saydate, jeune fille tchétchène, de 14 ans, que la police est venue chercher chez elle, à Nancy, avec ses frère et soeurs et son père. Ils ont ensuite été transférés au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) (à 300km de leur ville) et séparés de leur mère absente au moment de leur arrestation.Lors de l'audience au Tribunal administratif de Melun (qui a annulé leur mise en rétention), elle a confié au sénateur Billout, venu les soutenir, une lettre au président de la République que nous publions ici..RESF 77 Lettre_saydate(1)-1.png

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Resf35@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf35

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  • 5 mois après...
Invité ella voyage
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Invité ella voyage
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Le Conseil d' Etat vient de statuer le 12 mars sur les exigences tenant à la motivation des interdictions de retour.

Pour mémoire:L'IRTF(ITF = Interdiction du Territoire Français) est une innovation majeure de la loi du 16 juin 2011 et qui peut compléter une OQTF(= Obligation de Quitter le Territoire Français). C'est un des aspects les plus scandaleux de cette loi.

Le tribunal de Versailles saisi par un étranger qui avait reçu une IRTF d'un an de la part de la préfecture des Yvelines s'est adressé au Conseil d'Etat.

la loi précise que 4 critères doivent être pris en compte pour prononcer une IRTF(ITF):-durée de présence de l'étranger sur le territoire français-nature et ancienneté de ses liens avec la France.-a t'il oui ou non fait l'objet d'une mesure d'éloignement?-menace pour l'ordre public.

Le Conseil d'Etat estime que l'autorité compétente doit prendre en compte l'ensemble de ces 4 critères et non un seul ou plusieurs d'entr'eux.Par ailleurs, la décision d'interdiction doit comporter l'énoncé de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à la seule lecture en connaitre les motifs.Aucune règle n'impose que la motivation soit distincte selon les critères, ni l'importance accordée à chaque critère.

Le Conseil d'Etat rappelle que le juge peut contrôler l'excès de pouvoir éventuel de l'autorité compétente concernant les 4 critères et si elle ne porte pas atteinte au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale(article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales).

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Membre, 63ans Posté(e)
grandfred Membre 15 741 messages
Baby Forumeur‚ 63ans‚
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à lire :

Les militants de Réseau éducation sans frontières (RESF) ne lâchent pas leur mobilisation. Hier matin, une trentaine d’entre eux s’est regroupée devant la mairie, place Foch. Il s’agissait pour le petit groupe d’improviser un débat sur l’immigration.

Depuis l’expulsion des jumeaux Blendi et Blendon (âgés de 10 ans) avec leur famille vers Pristina en début d’année, RESF manifeste chaque semaine. Blendon, lourdement handicapé et en attente d’opération à Reims, s’est vu refuser un visa provisoire avec sa mère. Visa qui lui aurait pourtant permis de recevoir des soins médicaux ne pouvant être dispensés au Kosovo. Par ailleurs l’association Ensemble pour Blendi et Blendon a fait savoir vendredi qu’elle est à nouveau intervenue auprès du Défenseur des droits, Dominique Baudis, sur la situation de cet enfant et de sa maman. L’association a demandé à ce que « l’intérêt supérieur de l’enfant soit pris en compte ». Les services de Dominique Baudis ont répondu aux adhérents de cette structure que le Défenseur des droits adressait un courrier à l’ambassade de France « dans lequel il demandait des explications quant à ce refus » de visa.

L’association vient de demander à être reçue personnellement sur ce dossier par le préfet de région et par le président du conseil régional, Jean-Paul Bachy. L’expulsion soudaine de ces enfants avait choqué leurs camarades de classe, les enseignants de leur école, ainsi que les parents d’élèves. Une grande manifestation avait été organisée le lendemain devant l’établissement châlonnais, pour dénoncer cette décision.

S.L.

L’Union, 15 avril 2012

source :

http://resf.reims.free.fr/spip.php?rubrique18

Des économies faciles à réaliser

« Tant que nous n'obtiendrons pas satisfaction, nous nous mobiliserons et nous manifesterons », s'est ainsi exprimée Catherine Tanguy, membre de RESF Châlons, qui, au passage, a livré quelques chiffres intéressants : le coût total des reconduites forcées est estimé à 415,2 millions d'euros pour la seule année 2009, les différentes composantes de l'estimation aboutissent à une somme de 25 000 euros « investis » par personne expulsée. « Avec 32 922 expulsions en 2011 : faites le calcul ! Le coût des expulsions réalisées en cinq ans représente l'équivalent du déficit annuel de… l'assurance vieillesse. » De quoi faire de sacrées économies à la condition de garder ces familles sur le territoire. « Nous restons plus que mobilisés », ont conclu les manifestants, bougies en main.

http://www.lunion.presse.fr/article/societe/halte-aux-expulsions-on-les-garde-a-chalons

les expulsions ??? c' est juste du raccolage de ""basdufront"", de raciste, d' ignares, de sans coeur !

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  • 1 mois après...
Invité ella voyage
Invités, Posté(e)
Invité ella voyage
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Malgré la promesse électorale , l'enfermement des enfants continue !

"François Hollande s'est engagé, s'il était élu à l'Elysée, à ne plus placer, dès le mois de mai, les enfants d'immigrés clandestins en centre de rétention, dans une lettre à des associations consultée mercredi 14 mars par l'AFP" (le Monde 4/03/2012)

Mais les instructions ont-elles été données aux préfets?

Un couple angolais et ses 2 enfants âgés de 2 ans et 6 mois (nés en France) sont enfermés depuis mardi soir au CRA de Rennes.

La famille P. est sous le coup d'une OQTF suite au rejet de sa demande d'asile, qui devait être contestée demain à 9h devant le TA de Limoges !

Cette famille s'est rendue hier à la Préfecture de Châteauroux sur convocation. Ils ont refusé le retour volontaire qui leur était proposé.

Alors qu'ils regagnaient leur domicile, ils ont été interpellés et placés au CRA de Rennes.

Le défenseur des droits et le cabinet de Valls ont été contactés...

Ce soir, de source non officielle, la famille P. devrait être libérée jeudi dans la matinée. C'est la Préfecture de l'Indre qui est chargée d'assurer le rapatriement de la famille sur Châteauroux.

Voici une famille et deux enfants maltraités, traumatisés ... pour rien ?

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 159 messages
Forumeur confit,
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Un pays, quel qu’il soit, peut-il accueillir sur son territoire toute la misère du monde ?

A toutes les bonnes âmes ici, qui s’offusquent du rôle de l’État,ont il conscience que tous ces pauvres bougres qui fuient leurs contrés sont majoritairement en provenance de pays, qui justement non pas d’ État digne de ce nom ?

Or, ne pas reconnaître à un état, l’exercice de son droit régalien, celui de gérer les flux de tous ordres, trafics humains, trafics des marchandises, trafics des armes,trafic des capitaux, trafics sociaux, c’est reconstituer sur ce territoire d’accueil, exactement les mêmes causes et les mêmes raisons qui sont à l’origine de ces migrations inhumaines,caractérisé par l’absence d’État.

Mon propos est de pointer cette contradiction, chez ceux qui s’imaginent qu’il suffit d’avoir des nobles et généreuses intentions pour que les problèmes se résolvent d’eux-mêmes.

Quelle naïveté, vous ne croyez pas ?

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Invité ella voyage
Invités, Posté(e)
Invité ella voyage
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@Enchantant

Il y a aussi en France une loi contre le racisme. Qu'elle soit appliquée, et ce sans restrictions ni privilèges ou exemptions !!!

Il y a aussi toutes les lois sur les Droits De l'Homme, eux établis historiquement après la révolution en France par des français

Qu'ils soient appliqués, en France et dans d'autres pays !!!

Et cessez un peu de considérer les personnes s'occupant de ces cas, de ces personnes, de rêveurs utopistes et naïfs ou de bobos (le dernier adjectif à la mode)

Merci à vous d'avance

Et vous, que faites-vous contre le désarmement réel et efficace de tous dans le monde??? Sans privilèges ni exemption ...

Point-barre :mouai:

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Invité ella voyage
Invités, Posté(e)
Invité ella voyage
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Dernière réponse argumentative:

de plus, dois-je vous apprendre que la bonté d'âme n'est pas une qualité appliquée à 100% tout au long de nos petites vies, ou inhérente et innée à chaque humain-e, que ce soit en France, ou dans chaque belle région française, ou dans chaque famille, ou dans chaque pays de notre planète commune ?

Dois-je vous l'apprendre ???

J'espère bien que non.

Pourtant, j'ai souvent observé ou entendu ou lu qu'elle était réclamée souvent, que ce soit sur ce forum ou en France, ou dans d'autres pays... ou implicitement ...

Ne l'avez-vous pas vous -même entendu ou lu très fréquemment ???

J'espère bien que oui.

Bonne journée à vous Enchantant :) :hi:

et aux critiqueurs manichéens dénués du don de réflexion minimum et élémentaire ...

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 159 messages
Forumeur confit,
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Hella voyage,

Ce que je reproche à ceux qui prétendent défendre « les Droits de l’Homme »c’est de déformer cette généreuse intention, par « l’Homme de tous les droits »

Par ailleurs que des lois existent contre le racisme est incontestablement une bonne chose, mais de prétendre qu’elles puissent interférer dans tous les rapports conflictuels existant entre les humains est digne de la pensée BOBOS, adjectif qui ne date pas d’hier du reste.

Pour ce qui est du désarmement, c’est une douce illusion pacifiste qui restera toujours de l’ordre d’un voeux pieux.

Le pacifiste, écrit un écrivain anglais, Joad « tend à préserver son intégrité morale en présence de la guerre plutôt qu’a prévenir les guerres. Un tel pacifiste, s’il était contraint de reconnaître que le refus de la lutte précipite la perte de l’etat, répondrait à coup sûr qu’il préfère le salut de son âme au salut de la cité".

Je vous reconnais parfaitement dans cette description-là.

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Invité ella voyage
Invités, Posté(e)
Invité ella voyage
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Enchantant, je vous souhaite très vivement de vivre la guerre et la persécution. :sleep:

Ainsi que la misère, la pauvreté, la vraie. :sleep:

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 159 messages
Forumeur confit,
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Hella voyage,

Contrairement à vous, je ne souhaite à personne de vivre une guerre ou une persécution.

Pour ma part, ces deux recommandations doivent être poursuivies :

Si tu veux la paix prépare la guerre.(les armes)

Si tu veux la paix, prépare la paix.(la diplomatie)

Tout état existant au monde est contraint d’assumer simultanément ces deux exigences complémentaires, se priver de l’une ou de l’autre, c’est favoriser la guerre, c'est-à-dire, exactement l’inverse de ce que chacun souhaite en priorité, pour lui même et les siens.

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