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Faut-il mettre Luc Ferry en prison?


Invité rochdean

Faut-il mettre Luc Ferry en prison  

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

Ferry à ses heures perdues: plume pour Servier, orateur devant lobbys et banquiers

Les drôles de liens de Servier avec l'administration

La commission d'autorisation du médicament: 30 membres, 28 liés à des labos!

Luc Ferry n'a pas donné le moindre cours dans son université cette année mais le «philosophe» a trouvé le temps d'écrire pour Servier, le laboratoire du Mediator. En décembre dernier, le professeur mis à disposition de Matignon, comme président du Conseil d'analyse de la société, a en effet publié un édito dans un supplément du magazine La Recherche sponsorisé par le labo.

Comment a-t-il pu se retrouver dans ce «publi-rédactionnel», financé par l'entreprise et doté d'une interview complaisante du grand patron, estampillé du logo du labo? La réponse est instructive, pour ce qu'elle dit du Conseil d'analyse de la société (CAS), ce «machin» créé en 2004, composé de 32 personnalités de la société civile, toutes choisies de manière discrétionnaire, chargé «d'éclairer les choix politiques du Gouvernement». Pour ce qu'elle dit aussi de la propension de Luc Ferry à multiplier les prises de parole à droite à gauche, souvent rémunérées, au risque d'entacher son impartialité.

Dans le cas du «Cahier Servier» de 24 pages, c'est Lucy Vincent, chargée de communication du labo depuis des années, qui a fait l'intermédiaire avec Luc Ferry. «Je lui ai présenté le sujet du supplément, explique l'intéressée. Comme il l'a trouvé intéressant, il a accepté d'écrire un édito.» Comment a-t-elle pu «toucher» le président du CAS? Rien de plus simple: elle y siège, nommée en 2008 par François Fillon. Sur le site du Conseil, sa biographie ne mentionne toutefois pas son job dans le privé et se contente de signaler: «Docteur en neurosciences et pharmacologie». Champion du lobbying et de l'influence, Servier a réussi là un fameux coup.

La bio de Lucy Vincent sur le site du CAS

«C'est une amie de vingt ans», explique aujourd'hui Luc Ferry à Libération, pour justifier d'avoir, à travers Lucy Vincent, invité un fleuron de l'industrie pharmaceutique à son tour de table.

Mais ce mélange des genres est-il bien éthique, qui voit un universitaire recruté par Matignon prêter sa prose à une société privée? N'y a-t-il pas conflit d'intérêts? Isabelle Bellin, journaliste indépendante à qui La Recherche a délégué la production des contenus pour le supplément Servier, raconte comment le laboratoire a pesé sur les articles: «Ils ont eu des exigences quant au choix de certaines interviews», suggérant de recueillir l'avis de tel scientifique plutôt que tel autre. A l'époque, alors que les effets du Mediator commencent à faire débat grâce au livre du docteur Irène Frachon (juin 2010), Isabelle Bellin ne pose aucune question sur le sujet dans son entretien avec Jacques Servier (au cours duquel le médecin glisse cette drôle de phrase: «Le danger est que les chercheurs se réfugient dans le scientifiquement correct»). Sur l'édito commandé au philosophe et président du CAS, Isabelle Bellin ajoute: «Lucy Vincent m'a demandé s'il était possible de rémunérer Luc Ferry, compte tenu des exigences (financières) qu'il a pour certaines de ses interventions.» Ce fut non.

«Il n'a pas été payé, assure aujourd'hui Lucy Vincent. Zéro, rien. Mais je ne vois pas où aurait été le problème! Il a travaillé pour cet édito.» Il faut dire que la chargée de communication de Servier ne voit pas non plus «en quoi ce supplément était publicitaire» – à l'inverse des abonnés de La Recherche. Deux mois plus tard, en plein scandale du Mediator, le magazine publiait ce courrier des lecteurs: «J'ai été scandalisé (...). Est-il opportun de donner la parole à un directeur de laboratoire dont les déclarations publiques bafouent gravement l'éthique médicale?» Avec le recul, la directrice de la rédaction, Aline Richard, fait d'ailleurs part de sa gêne: «Comme beaucoup de journaux, on a recours à des suppléments sponsorisés par des annonceurs, proposés par notre service commercial. La rédaction ne se mêle pas du contenu. En l'occurrence, à cause du Mediator, je peux comprendre qu'on nous critique. Le timing a été une catastrophe; à la rédaction, on a tous fait la gueule.» Sollicité par Mediapart, Luc Ferry n'a pas souhaité revenir sur cette expérience.

http://www.mediapart.fr/journal/france/150611/ferry-ses-heures-perdues-plume-pour-servier-orateur-devant-lobbys-et-banquiers?page_article=2

De mieux en mieux...:mouai:

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Membre, 118ans Posté(e)
nerelucia Membre 12 886 messages
Baby Forumeur‚ 118ans‚
Posté(e)

700 commissions administratives dont on ne sait pas à quoi elles servent.

Le ménage n'est pas fait, elles servent à recaser les députés et ministres non reconduits.

Une femme a accouché seule dans un hôpital, manque de personnel, mais 700 commissions occultes existent.

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