Aller au contenu
  • billet
    1
  • commentaire
    0
  • vues
    16

Etre un paysage dont on est responsable


sirielle

32 vues

Chacun, surtout à l'âge adulte, est censé avoir la responsabilité de ce qu'il fait de son propre corps (mais aussi de l'impact qu'il peut avoir sur le corps d'autrui). Les conséquences de ses propres choix sur sa propre apparence corporelle, perceptible aussi par autrui, peuvent mener à des impressions positives, négatives ou mitigées, plus ou moins indépendamment de la volonté de celui qui perçoit, simple question de ressenti spontané du moment. L'effet de cette apparence que l'on dirige, entre autres potentiellement visuel et sonore, est associable au bonheur ou malheur que l'on provoque, y compris chez autrui, par son propre comportement, car une impression positive (par le biais de la beauté donc par exemple) alimente le bonheur et inversement. Cependant l'attitude consécutive à l'impression reçue engendre elle aussi potentiellement une apparence, et peut dépendre d'un choix d'ordre moral. Car la réaction relative à la beauté ou la laideur peut aussi être jugée plus ou moins belle ou laide en fonction du degré de son (in)adaptabilité apparente. Et si les choix que l'on fait peuvent avoir une influence sur l'apparence corporelle, la sienne voire celle d'autres individus également, on peut considérer que ces apparences dépendent en partie de la moralité des choix respectifs. Dans l'ensemble la moralité favorise la beauté, et l'immoralité la laideur, car la moralité est censée servir le bien-être collectif et individuel au mieux. Mais l'effet mitigé est occulté parfois plus ou moins, par simplisme, en déniant la part opposée moindre. Ainsi, si l'effet d'ensemble est plutôt agréable, l'effet désagréable est parfois idéalisé, ou inversement, si l'effet d'ensemble est désagréable, l'effet agréable est parfois diabolisé. Et cette impression peut varier en fonction des critères que l'on privilégie. On pourrait supposer qu'il est naïf de juger de la beauté en fonction de l'esprit, de la mentalité, du comportement observés, si c'est une façon insuffisamment fondée d'excuser, de compenser, un défaut corporel, mais la mentalité et le comportement peuvent réellement impacter plus ou moins l'apparence corporelle, non seulement par la suite au travers par exemple du soin ou de la négligence que l'on porte à soi-même (et/ou à autrui) au fil du temps, mais aussi dans l'immédiat, dans la manière de s'exprimer et de se tenir. Seulement, donc, l'attitude d'autrui peut également favoriser une plus ou moins belle ou laide apparence, voire désembellir ou désenlaidir. En conséquence, on peut être parfois en partie responsable du bon ou mauvais état de l'apparence d'autrui, avoir à se reprocher ou se féliciter soi-même en partie de l'apparence d'autrui par l'influence, positive ou négative, qu'on a eue sur lui. Et l'on porte sur soi, sur sa propre image, les souvenirs qu'on laisse de soi. Or être une cause d'embellissement ou d'enlaidissement d'autrui, de désembellissement ou de désenlaidissement d'autrui, peut se percevoir aussi plus ou moins sur sa propre image. Mais tout individu possède une part de beauté par nature du fait de la valeur esthétique inhérente à sa raison d'être, qu'il doit tenter d'harmoniser avec le reste du monde.

Modifié par sirielle

0 Commentaire


Commentaires recommandés

Il n’y a aucun commentaire à afficher.

Invité
Ajouter un commentaire…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement
×