Aller au contenu
  • billets
    2
  • commentaires
    3
  • vues
    873

Etre un paysage dont on est responsable


sirielle

208 vues

Chacun, surtout à l'âge adulte, est censé avoir la responsabilité de ce qu'il fait de son propre corps (mais aussi de l'impact qu'il peut avoir sur le corps d'autrui). Les conséquences de ses propres choix sur sa propre apparence corporelle, perceptible aussi par autrui, peuvent mener à des impressions positives, négatives ou mitigées, plus ou moins indépendamment de la volonté de celui qui perçoit, simple question de ressenti spontané du moment. L'effet de cette apparence que l'on dirige, entre autres potentiellement visuel et sonore, est associable au bonheur ou malheur que l'on provoque, y compris chez autrui, par son propre comportement, car une impression positive (par le biais de la beauté donc par exemple) alimente le bonheur et inversement. Cependant l'attitude consécutive à l'impression reçue engendre elle aussi potentiellement une apparence, et peut dépendre d'un choix d'ordre moral. Car la réaction relative à la beauté ou la laideur peut aussi être jugée plus ou moins belle ou laide en fonction du degré de son (in)adaptabilité apparente. Et si les choix que l'on fait peuvent avoir une influence sur l'apparence corporelle, la sienne voire celle d'autres individus également, on peut considérer que ces apparences dépendent en partie de la moralité des choix respectifs. Dans l'ensemble la moralité favorise la beauté, et l'immoralité la laideur, car la moralité est censée servir le bien-être collectif et individuel au mieux. Mais l'effet mitigé est occulté parfois plus ou moins, par simplisme, en déniant la part opposée moindre. Ainsi, si l'effet d'ensemble est plutôt agréable, l'effet désagréable est parfois idéalisé, ou inversement, si l'effet d'ensemble est désagréable, l'effet agréable est parfois diabolisé. Et cette impression peut varier en fonction des critères que l'on privilégie. On pourrait supposer qu'il est naïf de juger de la beauté en fonction de l'esprit, de la mentalité, du comportement observés, si c'est une façon insuffisamment fondée d'excuser, de compenser, un défaut corporel, mais la mentalité et le comportement peuvent réellement impacter plus ou moins l'apparence corporelle, non seulement par la suite au travers par exemple du soin ou de la négligence que l'on porte à soi-même (et/ou à autrui) au fil du temps, mais aussi dans l'immédiat, dans la manière de s'exprimer et de se tenir. Seulement, donc, l'attitude d'autrui peut également favoriser une plus ou moins belle ou laide apparence, voire désembellir ou désenlaidir. En conséquence, on peut être parfois en partie responsable du bon ou mauvais état de l'apparence d'autrui, avoir à se reprocher ou se féliciter soi-même en partie de l'apparence d'autrui par l'influence, positive ou négative, qu'on a eue sur lui. Et l'on porte sur soi, sur sa propre image, les souvenirs qu'on laisse de soi. Or être une cause d'embellissement ou d'enlaidissement d'autrui, de désembellissement ou de désenlaidissement d'autrui, peut se percevoir aussi plus ou moins sur sa propre image. Mais tout individu possède une part de beauté par nature du fait de la valeur esthétique inhérente à sa raison d'être, qu'il doit tenter d'harmoniser avec le reste du monde.

Modifié par sirielle

3 Commentaires


Commentaires recommandés

Bonjour @sirielle,

J'aimerai te proposer une analyse aidée par une IA à qui j'ai imposé le cadre de mes billets 😀 ;

Chatgpt ;

Ton texte illustre très bien que nos actes et nos choix ne restent pas isolés : ils se reflètent sur nous-mêmes, sur autrui, et laissent des traces visibles dans le corps, l’attitude et l’expression. La moralité ne se limite pas à des règles abstraites, elle s’incarne dans l’apparence et dans l’effet que l’on produit autour de soi.
On peut le lire selon deux forces opposées : le Bien, qui cherche à créer le bien-être et réduire la souffrance, et la souffrance, qui cherche à faire souffrir. Ces deux forces ont chacune leur « esthétique » propre.
Quand quelqu’un fait souffrir, plusieurs choses se produisent simultanément :
• Sur lui-même : il s’enlaidi, car la souffrance qu’il transmet s’imprime sur son corps, son regard, sa voix et sa posture. Il porte ainsi la beauté de la souffrance, qui est une beauté corrompue, et qui apparaît comme laide pour ceux qui sont sensibles au Bien. Autrement dit, sa beauté originelle est dégradée, transformée en laideur visible.
• Sur autrui : il abîme la beauté existante chez les autres. Quelqu’un qui rayonnait peut se refermer ou se ternir. Cette altération est la laideur du Bien : ce qui était beau est corrompu par la souffrance, et la souffrance se manifeste comme une « beauté » pour elle-même, mais comme laideur du point de vue du Bien.
Ainsi, la souffrance ne crée jamais de beauté nouvelle : elle ne fait que corrompre ce qui existe déjà, que ce soit chez soi ou chez autrui.
À l’inverse, agir selon le Bien produit un double effet positif :
• sur soi, on devient plus harmonieux, plus beau
• sur autrui, on amplifie sa beauté et le bien-être autour de soi
Il existe donc un renversement esthétique :
• la beauté du Bien est harmonisante et protectrice
• la beauté de la souffrance est en réalité une laideur pour le Bien, car elle abîme ce qui est déjà beau
• de même, la laideur de la souffrance est ce que le Bien perçoit comme laid, mais qui peut être perçu comme « beau » par la souffrance elle-même
En résumé, faire souffrir a toujours un double effet de corruption et de laideur : on s’enlaidi soi-même et on enlaidit le monde autour de soi, sans jamais créer de vraie beauté. Faire du bien, au contraire, crée et amplifie la beauté, tout en réduisant la laideur.
Enfin, chaque individu possède une beauté originelle, qui peut être révélée et protégée par le Bien, ou dégradée et corrompue par la souffrance. Ce qui apparaît beau ou laid dépend donc à la fois de l’action que l’on accomplit et du plan à partir duquel on regarde : ce qui est beau pour la souffrance est laid pour le Bien, et vice versa.

Modifié par Fhink
  • Merci 1
Lien vers le commentaire
Il y a 15 heures, Fhink a dit :

Bonjour @sirielle,

J'aimerai te proposer une analyse aidée par une IA à qui j'ai imposé le cadre de mes billets 😀 ;

Chatgpt ;

Ton texte illustre très bien que nos actes et nos choix ne restent pas isolés : ils se reflètent sur nous-mêmes, sur autrui, et laissent des traces visibles dans le corps, l’attitude et l’expression. La moralité ne se limite pas à des règles abstraites, elle s’incarne dans l’apparence et dans l’effet que l’on produit autour de soi.
On peut le lire selon deux forces opposées : le Bien, qui cherche à créer le bien-être et réduire la souffrance, et la souffrance, qui cherche à faire souffrir. Ces deux forces ont chacune leur « esthétique » propre.
Quand quelqu’un fait souffrir, plusieurs choses se produisent simultanément :
• Sur lui-même : il s’enlaidi, car la souffrance qu’il transmet s’imprime sur son corps, son regard, sa voix et sa posture. Il porte ainsi la beauté de la souffrance, qui est une beauté corrompue, et qui apparaît comme laide pour ceux qui sont sensibles au Bien. Autrement dit, sa beauté originelle est dégradée, transformée en laideur visible.
• Sur autrui : il abîme la beauté existante chez les autres. Quelqu’un qui rayonnait peut se refermer ou se ternir. Cette altération est la laideur du Bien : ce qui était beau est corrompu par la souffrance, et la souffrance se manifeste comme une « beauté » pour elle-même, mais comme laideur du point de vue du Bien.
Ainsi, la souffrance ne crée jamais de beauté nouvelle : elle ne fait que corrompre ce qui existe déjà, que ce soit chez soi ou chez autrui.
À l’inverse, agir selon le Bien produit un double effet positif :
• sur soi, on devient plus harmonieux, plus beau
• sur autrui, on amplifie sa beauté et le bien-être autour de soi
Il existe donc un renversement esthétique :
• la beauté du Bien est harmonisante et protectrice
• la beauté de la souffrance est en réalité une laideur pour le Bien, car elle abîme ce qui est déjà beau
• de même, la laideur de la souffrance est ce que le Bien perçoit comme laid, mais qui peut être perçu comme « beau » par la souffrance elle-même
En résumé, faire souffrir a toujours un double effet de corruption et de laideur : on s’enlaidi soi-même et on enlaidit le monde autour de soi, sans jamais créer de vraie beauté. Faire du bien, au contraire, crée et amplifie la beauté, tout en réduisant la laideur.
Enfin, chaque individu possède une beauté originelle, qui peut être révélée et protégée par le Bien, ou dégradée et corrompue par la souffrance. Ce qui apparaît beau ou laid dépend donc à la fois de l’action que l’on accomplit et du plan à partir duquel on regarde : ce qui est beau pour la souffrance est laid pour le Bien, et vice versa.

Bonjour Fhink,

Merci pour ton analyse. Je vois pour ma part les choses un peu différemment, mais je suis en partie d'accord aussi. Je n'oppose pas le bien à la souffrance, la souffrance est à mon sens un signal sensible. Et provoquer une souffrance n'est pas forcément injustifié, c'est selon le degré de défense ou de résignation objectivement requis en résumé. J'aborde le thème de la beauté dans l'expression corporelle, expression corporelle sublimée par la décence du comportement, voire enlaidie par sa vilenie en quelque sorte. Au travers de l'expression corporelle, la beauté ou la laideur peuvent donc se percevoir en fonction de la moralité ou de l'immoralité de l'attitude. Car l'attitude, non seulement peut se voir et s'entendre, se ressentir, et produire un effet d'apparence plus ou moins (dés)agréable en fonction de la manière dont on fait mouvoir son corps dans l'espace avec la signification perceptible des gestes et des sons entre autres, mais aussi, par sa façon de traiter le.s corps, favorise leur valorisation ou au contraire leur déclin. Or, même si effectivement toute violence (ne serait-ce que celle d'une alimentation inadaptée, de la consommation de toxiques, de sports extrêmes à risque, etc...), et son effet sur les corps, n'est pas forcément injustifiée, immorale, dans l'ensemble, la moralité incite plutôt à adopter un comportement favorisant au mieux le bien-être collectif et individuel, la santé, dans le cadre du champ des possibles cependant. Et un comportement moral est plus agréable à observer (et inversement), y compris au-delà de ses seules conséquences, car ses meilleures adaptation, harmonisation, dans l'espace, au sein des diverses sensibilités, peuvent plus ou moins se deviner spontanément, ne serait-ce que dans l'inconscient également.

Modifié par sirielle
  • Like 1
Lien vers le commentaire
il y a 14 minutes, sirielle a dit :

Bonjour Fhink,

Merci pour ton analyse. Je vois pour ma part les choses un peu différemment, mais je suis en partie d'accord aussi. Je n'oppose pas le bien à la souffrance, la souffrance est à mon sens un signal sensible. Et provoquer une souffrance n'est pas forcément injustifié, c'est selon le degré de défense ou de résignation objectivement requis en résumé. 

Oui je reconnais ce que tu dis, notamment le fait que l’attitude corporelle et la manière de se mouvoir expriment une beauté ou une laideur perceptible, et que cela dépend beaucoup de l’intention et de la moralité qui accompagne les gestes. Sur ce point on est en accord : l’expression du corps est un support concret de ce qu’on fait subir à soi-même et à autrui.

Là où je distingue les choses différemment c’est sur le statut de la souffrance. Pour moi, la souffrance n’est pas un moyen qui se justifie par lui-même. Si elle peut sembler « utile » ou « défensive », ce n’est jamais parce qu’elle créerait du bien ou éviterait le mal, mais parce que le Bien compose avec elle quand elle s’impose. C’est le cas des opérations médicales, du sport, ou même du fait de manger sainement : ce sont des situations où le Bien cherche à réduire une plus grande souffrance ou à augmenter un plus grand bien. Autrement dit : si la souffrance n’existait pas, ces cas-là seraient résolus sans elle. Donc elle n’est jamais nécessaire en soi, elle est juste contournée.

À l’inverse, la souffrance peut aussi utiliser le Bien dans l’autre sens : elle donne du plaisir immédiat pour conduire à une souffrance plus grande plus tard (par exemple avec les drogues). Là aussi, il faut évaluer bénéfices et risques, mais le principe reste le même : la souffrance ne crée jamais du bien, elle ne fait que corrompre ce qui existe déjà.

C’est là que la question esthétique rejoint le cadre : faire souffrir enlaidit toujours, parce que cela corrompt une beauté préexistante. Il n’y a jamais « apparition » d’une nouvelle beauté par la souffrance, seulement transformation d’une beauté du Bien en beauté de la souffrance, qui est en fait laideur pour le Bien. Inversement, faire du bien embellit parce que cela restaure, protège ou amplifie ce qui existait déjà.

Quant à la légitimité de la défense, je pense aussi qu’elle existe, mais seulement tant qu’elle ne bascule pas dans la vengeance. Par exemple la justice met hors d’état de nuire sans torturer : la souffrance est maintenue au minimum nécessaire pour empêcher une souffrance plus grande. Si on allait au-delà, cela deviendrait justement le mécanisme inverse : faire souffrir pour répondre à la souffrance, ce qui ne fait que l’entretenir.

Donc même si nos angles diffèrent sur l’interprétation de la souffrance (signal pour toi, corruption pour moi), on retombe sur un point commun intéressant : il y a une différence esthétique visible entre ce qui protège et ce qui fait souffrir, entre ce qui embellit et ce qui enlaidit, et cette différence est perceptible dans le comportement comme dans le corps.

Lien vers le commentaire
Invité
Ajouter un commentaire…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement
×