Aller au contenu

Anesthésie des sens


Niouki

Messages recommandés

Membre, 29ans Posté(e)
Niouki Membre 195 messages
Baby Forumeur‚ 29ans‚
Posté(e)

Petit texte que j'ai écris sur le coup d'une sensation ce soir. Une réflexion, un peu d'introspection aussi là-dedans sans doute, je vous laisse lire - et donner vos avis si vous vous en sentez le c¿ur :cray: Partager vos ressentis sur la chose, et tout ce que vous voulez d'autre!

____________________________

Avant, le ciel était un peu plus bleu que ça. Rien de grave dans tout ça. Seulement que les années passent, on avance, tête dans le guidon, pris par la vie. On s'enlise dans des concepts, des relations, des responsabilités, tout ce qu'on aime à appeler « contraintes ». On trace une route, la notre pas toujours, parfois pas la bonne, parce qu'on oublie que la vie n'a pas de sens mis à part celui qu'on veut bien lui donner. On se laisse balader, malmener, sans s'en rendre compte vraiment. On oublie qu'il n'y a de contraintes, que celles qu'on accepte de se donner, ou d'interpréter comme telles.

On commence tous à la case départ. Libres, et égaux en droits comme le veut la loi. De l'époque où jétais gosse, l'égalité en droit je n'en ai pas trop de souvenirs. Et ça devait d'ailleurs sonner bien étrange à mes oreilles. Non, ce que j'en retiens de cette époque, c'est l'émerveillement que je pouvais avoir sur le monde. Un mioche que la prof' de grande section appelait son « p'tit rêveur ». Le fait est, que le ciel bleu était trop incompréhensible pour être appréhendé. Mais étrange, ça ne l'était pas autant que les expériences avec deux piles et une ampoule qui s'allumait avec son fil incandescent. Moi, ma frimousse derrière, je le voyais brûler et scintiller, et je comprenais pas tout ce qui se passait, les yeux gros comme des lanternes. Je ne suis pas en train de dire que j'ai eut l'enfance d'un génie à la manière d'un Newton ou un Copernic ¿ tout simplement parce que ce n'est pas le cas. C'est juste que découvrir haut comme trois pommes que tout ce que je voyais, n'était rien de plus qu'un assemblage d'atomes, particules abstraites, c'était quelque chose de subjuguant. A tout ce qui a pu contribuer à l'émerveillement, j'ajoute volontiers le pain d'épice près de la cheminée, les contes de Perrault ¿ et les fables de La Fontaine auxquelles je n'entendais rien.

Le ciel bleu, je l'ai compris il y a deux mois à peine, et je n'ai pas été plus excité que ça à comprendre LE mystère. Je n'aurai plus cette sensation indescriptible quand je me lève tôt le matin, qui fait que ça fait du bien d'entendre la maison qui respire. J'aimerais même me cacher sous la couette parce que la poutre grinçante fait peur. Sensations grisantes! On ne les connaît que quand on est jeune, insouciant et sourd à toutes ces images rationnelles du monde. Ce temps-là s'est achevé, et le monde rapetisse à vue d'¿il. Le temps fait son ¿uvre, c'est ainsi, et tout le monde en fait l'expérience.

Oh non, je ne suis pas traumatisé. Ce n'est pas un soir de doute, encore moins un coup de blues. C'est juste un autre de ces moments où la nuit me joue un tour, où la vie m'octroie une pause. Et moi, opportuniste que je suis, je me roule dans toutes ces pensées virevoltantes. Ce n'est ni un drame, ni une fatalité ; des projets de vie, des projets de mieux, j'en ai plein la tête. Et je me bouge pour que tout ça vaille la peine d'être vécu, pour que le temps se fasse avec moi. Pour ne pas rester assis par terre à regarder les gens passer, à chaque échec qui frappe à ma porte.Mais je remarque que le ciel n'est plus aussi bleu qu'avant.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, 40ans Posté(e)
clipper Membre 353 messages
Baby Forumeur‚ 40ans‚
Posté(e)

c'est joliment dit.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité château
Invités, Posté(e)
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

:cray: bien écrit ; alors par contre des fois ça fait du bien de se reposer

Et je me bouge pour que tout ça vaille la peine d'être vécu, pour que le temps se fasse avec moi.
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Kaba Tsigat
Invités, Posté(e)
Invité Kaba Tsigat
Invité Kaba Tsigat Invités 0 message
Posté(e)

Un joli texte qui aurait plus sa place en rubrique "vos écrits" qu'en philosophie... Je me fois de saluer l'excellente formulation de la phrase d'accroche ; on sent qu'elle vient de loin et restera longtemps. ^^

Puisque nous sommes en philosophie toutefois, je reprendrai plutôt ton argument, le fil de ta pensée. Tu opposes appréhension et émerveillement, semblant insinuer que plus on comprend, plus on est blasé et plus le ciel pâlit. Ce qui me frappe dans ton texte, c'est qu'à aucun moment n'intervient explicitement de notion de plaisir (ou de déplaisir), de ce point de vue, tu restes neutre ; tout ce que tu te bornes à décrire, c'est la perte d'INTENSITé liée à la perte de l'enfance. C'est, je crois, la plus grandes réussite de ce texte, quoiqu'il soit trop embrouillé pour avoir pleinement sa place en rubrique philosophie.cette nuance est très intéressante.

Alors. Est-ce le savoir qui dépouille l'existence de son intensité... Ou la lâcheté ordinaire qui consiste à n'aller que là où l'un connait déjà ? Bref, l'expérience est-elle la cause de la mimesis ?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 29ans Posté(e)
Niouki Membre 195 messages
Baby Forumeur‚ 29ans‚
Posté(e)

Je suis content de savoir qu'on peut apprécier ce que j'écris, surtout quand c'est plus émotif que rationnel :cray:

:p bien écrit ; alors par contre des fois ça fait du bien de se reposer

J'aime plutôt être dans l'action, mais savoir prendre le temps et regarder les choses, c'est à expérimenter aussi. Et toujours être tourné vers l'action n'est pas forcément quelque chose de bon. M'enfin, ce texte je l'ai écrit sur un temps-mort donc j'ai tout de même pris le temps finalement :o

Un joli texte qui aurait plus sa place en rubrique "vos écrits" qu'en philosophie... Je me fois de saluer l'excellente formulation de la phrase d'accroche ; on sent qu'elle vient de loin et restera longtemps. ^^

Puisque nous sommes en philosophie toutefois, je reprendrai plutôt ton argument, le fil de ta pensée. Tu opposes appréhension et émerveillement, semblant insinuer que plus on comprend, plus on est blasé et plus le ciel pâlit. Ce qui me frappe dans ton texte, c'est qu'à aucun moment n'intervient explicitement de notion de plaisir (ou de déplaisir), de ce point de vue, tu restes neutre ; tout ce que tu te bornes à décrire, c'est la perte d'INTENSITé liée à la perte de l'enfance. C'est, je crois, la plus grandes réussite de ce texte, quoiqu'il soit trop embrouillé pour avoir pleinement sa place en rubrique philosophie.cette nuance est très intéressante.

Alors. Est-ce le savoir qui dépouille l'existence de son intensité... Ou la lâcheté ordinaire qui consiste à n'aller que là où l'un connait déjà ? Bref, l'expérience est-elle la cause de la mimesis ?

Effectivement j'aurais peut-être davantage dû poster dans les écrits mais je n'y ai pas pensé. J'ai davantage cherché à retranscrire un ressenti du moment qu'à faire un véritable travail philosophique car, comme tu le dis, c'est un peu trop "fouillis" pour être de l'ordre du raisonnement philosophique.

Disons qu'après l'avoir écrit, j'avais besoin d'un retour un peu philosophique sur le fond du texte, chose qu'on m'apporte.

Je pense que le savoir nous permet de découvrir et aller jusqu'à dépouiller complètement la chose. Là n'est pas le mal, c'est surtout de rester "là où l'on connait déjà" et ne pas chercher à découvrir de nouveau.

Mais je pense qu'il y a une part d'émerveillement, peut-être tout simplement l'émerveillement face à nous-même, de ce corps - par lequel on perçoit le monde - que l'on découvre. Et cette nouveauté-là, je ne pense pas qu'il soit possible de la retrouver.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Vivre l'instant... , 58ans Posté(e)
mimisoleil Membre 2 136 messages
58ans‚ Vivre l'instant... ,
Posté(e)

De jolis mots pour dire ton ressenti...

L'impression que la connaissance du monde n'affadit pas forcément le regard que l'on porte sur lui...

Tellement de choses à découvrir, à apprécier, à comprendre,...

C'est le regard qui compte pas ce que l'on regarde...

J'ai un regard plein de tendresse pour "mon" village, le village où je suis née... Pourtant, il n'est rien qu'un groupement de maisons anciennes, de constructions nouvelles, traversé par une départementale saturée par le traffic des poids lourds et des automobiles... Même pas une vraie place de village, une mairie modernisée et défigurée,... Et c'est le plus beau, le plus attachant des villages...

Je regarde le ciel bleu et même si je sais ce qu'il est, il attire mon regard... Son absence me rend moins gaie... Le dimanche matin toujours le même plaisir à ouvrir les volets... Quand j'ai le temps, toujours le même plaisir, à marcher dans la campagne sous ce ciel bleu qui attire inexorablememnt mon regard...

J'aime aussi même si je connais leur manière de fonctionner observer les insectes...

La connaissance ne nuit pas à la jouissance de voir, d'entendre, de respirer, de toucher, de vivre... :cray:

En tout cas, l'impression que ces plaisirs là, je les aime toujours et de plus en plus...

Et puis tellement de choses encore à découvrir, à comprendre, tellement de chemins à explorer...

Une vie ne suffit pas à découvrir le monde, les choses et les personnes qui le composent...

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité laeticiasonia
Invités, Posté(e)
Invité laeticiasonia
Invité laeticiasonia Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour, joli texte, je pense que dans l'enfance, on a un émerveillement car tout est nouveau, on découvre la vie, on est plein d'innocence et d'espoir et qu'au fil du temps, nos rêves ne sont plus des rêves mais des projets. Adulte, on sait ce que c'est que la réalité, se battre pour réussir, survivre bien souvent. Mais pour vivre heureux, il faut laisser vivre cet enfant qui est toujours en nous.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
le merle Membre 17 977 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

bonjour aujourd ' hui , je sais beaucoup de choses mais , mes souvenirs s ' ègraines au fil des jours . je regrette mon enfance ou je ne savais rien mais ou tout n ' ètait qu ' èmerveillements et mystèrieux . pour moi , cette èpoque ètait la vrais vie . mais la vie , emportèe par le temps comme un train qui ne s ' arrète jamais et qui finira , un jour par se jeter dans le goufre de l ' oublis . bonne journèe .

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
saint thomas Membre 17 547 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

ton écrit me fait furieusement penser au Petit Prince de Saint Exupery

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 29ans Posté(e)
Niouki Membre 195 messages
Baby Forumeur‚ 29ans‚
Posté(e)
bonjour aujourd ' hui , je sais beaucoup de choses mais , mes souvenirs s ' ègraines au fil des jours . je regrette mon enfance ou je ne savais rien mais ou tout n ' ètait qu ' èmerveillements et mystèrieux . pour moi , cette èpoque ètait la vrais vie . mais la vie , emportèe par le temps comme un train qui ne s ' arrète jamais et qui finira , un jour par se jeter dans le goufre de l ' oublis . bonne journèe .

D'un côté, aborder les choses avec la raison plus qu'avec la sensation est parfois rassurant, mais donne aussi moins de grandeur aux choses. Je me rends compte depuis un peu plus d'un an que j'ai du mal à me lâcher émotionnellement, j'aime plutôt ce qui rentre bien dans des cadres, je suis en fait un personnage assez cartésien. Mais je travaille sur moi pour essayer de retrouver une touche de folie dans ma vie, et accepter que tout ne se maîtrise pas. Peut-être que je retrouverais plus de couleur avec le temps. éa doit s'apprendre! Mimisoleil semble savoir prendre le temps d'observer quand il le faut :o

ton écrit me fait furieusement penser au Petit Prince de Saint Exupery

Je le prends comme un compliment, merci :p Ce n'était pas "prémédité" :p La dernière lecture remonte à presque cinq ans :cray:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Vivre l'instant... , 58ans Posté(e)
mimisoleil Membre 2 136 messages
58ans‚ Vivre l'instant... ,
Posté(e)

Un mot m'a fait tilté dans ta réponse à "le merle"...

Le mot "personnage"... Un personnage, c'est quelqu'un qui joue pour l'extérieur ou qui est pour les regards...

Pour toi, tu ne peux être un personnage...

Tu peux l'être pour les regards des autres mais pas à tes yeux...

Mon impression en tout cas...

Tu parles aussi de tes émotions que tu sembles refouler ou nier...

L'impression justement que tu es sincère et loin d'être un personnage...

Une impression peut-être pas une réalité...

Je te dis là ce que je pense de toi à travers tes mots... Qui ne sont peut-être que "rideaux" du personnage pour mieux cacher la personne... :p

Je crois qu'à certains moments de sa vie, on perd le sens de la "réalité", de "notre réalité",... Les émotions parfois trop intenses que l'on ressent font qu'on essaie de contrôler ce que l'on éprouve, de contrôler sa vie,... La vie, c'est cela un concentré d'émotions... La réalité est la même pour tous au sens physique du terme, chair et sang, mais ce qui en fait le sel, c'est "nous", ce que nous voyons, ce que nous ressentons, nos envies, nos désirs, nos lubies, nos folies, nos amours, nos angoisses, nos peurs, nos félures,...

Qui nous appartiennent en propre...

A nous de savoir gérer nos émotions, nos sensations, nos sens,...

Et l'impression que c'est de les "épargner" pour ne pas souffrir, pour ne pas se blesser qui fait que certaines personnes s'étiolent, se réduisent alors à n'être qu'un "personnage" qui perd sa substance au fil du temps...

Une protection illusoire...

Un chateau-fort qui ne défend pas contre l'ennemi puisque l'ennemi est alors à l'intérieur : soi-même...

Zou laisse toi aller... :cray: Euh tant que cela ne nuit pas gravement à quelqu'un... :p Y compris toi d'ailleurs... :o

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 29ans Posté(e)
Niouki Membre 195 messages
Baby Forumeur‚ 29ans‚
Posté(e)

Quand j'ai utilisé le mot personnage, je l'ai fait avec une sorte d'amusement car tout comme le mot t'a arrêté dans ta lecture, il m'a aussi arrêté dans mon écriture pour tout te dire. C'était un peu un mot pour traduire l'amusement que j'avais à m'imaginer. En tout cas imaginer ce que j'ai perdu en partie et qui était ridicule. Donc je ne pense pas que ce mot traduise ma personnalité profonde, car je ne l'ai pas lâché spontanément.

Néanmoins, le fait est que tu as raison car - comme pour tout le monde sans doute d'ailleurs - mes émotions sont parfois intenses. Et j'aime plutôt ce qui peut être contrôlé, donc forcément, quand il y a des choses dans la vie qui échappent à la raison, j'ai eut du mal à les accepter, et ce surtout au lycée. Depuis, j'ai passé pas mal de temps à réfléchir à tout ça, beaucoup sur les passions et tout ce qui échappe à l'entendement. Et je tends à gommer un peu cette tendance calculatrice, j'essaie d'adopter un regard pragmatique sur les choses. D'ailleurs, ça commence à porter ses fruits et je me fais beaucoup moins de mal qu'avant à vouloir comprendre et rationaliser ce qui ne peut pas l'être!

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Chercheur de ciel, 37ans Posté(e)
Quasi-Modo Membre 16 558 messages
37ans‚ Chercheur de ciel,
Posté(e)

Jamais je n'oublierai ce jour. Une partie de moi, une partie de mon histoire, un témoignage de ma folie, et peut-être même de la folie de l'humanité entière, et que j'espère présente en chacun d'entre nous. Si notre monde ne nous rend pas totalement fous nous le sommes au moins un peu. Mais quels mots pourraient enfin me décrire de façon adéquate, qui pourrai-je bien être, grain de sable, poussière d'étoile dans l'immensité d'un univers froid?

Trouver le noyau dur, ce qui me donnerait une raison d'exister, trouver enfin l'authenticité, la présence de soi à soi. Sûrement mes fautes m'empêchent-elles d'avancer. Sûrement ai-je fait quelque chose de mal. Mais la vie continue malgré tout. N'y a-t-il pas un drame dans toute forme d'abandon? C'est qu'il y a toujours un chemin. Si parfois nous avons la sensation de l'impossible c'est sûrement que nos convictions ont faibli. Se dépasser, voilà la clef. Repousser ses limites, disent les poètes.

Mais comment l'ignorer? Cette lente agonie d'une solitude qui prend plus encore conscience d'elle même, toujours un peu plus. Cette idée qu'il n'y a pas d'idées, juste des façons différentes de se rassurer. On se réserve un espace mental qu'on souhaitera intime, mais finalement si humain et si partagé. La solitude ne vient jamais seule. Il y a toute une série de problèmes qui doivent la conditionner. Mais si les autres sont si heureux, comment faire pour donner le change? Le devoir d'un savant triste n'est-il pas de cacher ce qui dans sa science participe de sa tristesse? La connaissance et la mort, voilà deux amis intimes. Une plaie que personne ne saura guérir sans au moins nous illusionner. Et ce clair de lune en est le témoin implacable.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 12ans Posté(e)
entropologue Membre 39 messages
Baby Forumeur‚ 12ans‚
Posté(e)

Bravo. Trés beau texte , avec un ressenti mélancolique plaisant , comme il convient à toute nostalgie de belle facture.

si je peux me permettre , quand me viennent de tels sentiments , je me dis :

" tu as bien profité mon vieux F. , la vie t'a épargné les écueils des addictions , des névroses existentielles et de l'esprit de sérieux , alors , cale-toi dans le siège pour la suite du voyage , et tant pis si le coeur vient à lâcher ! "

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×