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Confusion public-privé


existence

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

J'ai toujours été étonné et mal à l'aise avec le fait qu'on appelle entreprise privée des entreprises où travaillent des centaines de personnes. De tels espaces sont pourtant des espaces publics. Ah non, c'est privé, c'est chez quelqu'un. Mais ce sont des gens. Non, non, ce sont des employés. Cela veut dire qu'ils n'ont pas de pensée autonome ni de morale. Ce sont des outils de production. Comment pourraient-ils alors décider collectivement de ce qu'ils vont faire ? Impossible, puisque ce sont des outils de production. Avez-vous déjà vu une photocopieuse discuter avec une machine à café ? Les libéraux disent que ce sont les capitaux de l'entreprise qui sont privés. Mais pas seulement. Les employés sont privés de liberté. Toute l'idée de la structure hiérarchique en découle. Alors bien sûr, ce n'est pas une dictature, puisqu'on ne fusille pas les gens. Mais il faut bien reconnaitre que la menace de licenciement pour insubordination a des effets similaires et aboutit à l'exclusion sociale. Ensuite, on explique que les exclus sont juste des gens qui n'ont pas eu de chance ou qui ont des difficultés à s'insérer dans la société. Ils ont surtout des difficultés à s'intégrer au système hiérarchique "privé".

En regardant l'émission de Ce soir ou jamais jeudi 2 décembre, j'ai reconnu dans les propos d'Hubert Védrine une confusion similaire. Afin d'argumenter contre la diffusion d'informations par Wikileaks, il se lance dans une confusion du public et du privé. Il compare les informations diffusées par Wikileaks, qui concernent les citoyens, à la diffusion d'informations personnelles comme le dossier médical et les dossiers des services fiscaux. On lui répond que le public concerne tout le monde à la différence de privé. Il répond en tentant d'éveiller la suspicion sur cet argument : il ferait partie d'une stratégie cachée.

Il emploie un ton et une expression du visage paternaliste. Au début, il est tout sourire comme un parent bienveillant. Puis, il dit qu'il ne donne pas son accord, tel un parent qui interdit, en disant que c'est un problème de société, bref que c'est pas bien de diffuser des informations pour les citoyens. Il refuse la diplomatie sur la place publique, ce qui est un rejet de la démocratie.

Pour lui, Internet serait un problème pour la civilisation. Il emploie le terme de viol et de vol pour le divulgateur, compare avec un cambriolage, parler de barbarie contre laquelle il faudrait lutter. Selon Védrine, Wikileaks serait extrémiste. Il dit que c'est dangereux, fait peur, alors qu'au début il minimisait. Il utilise le terme ayatollah et fondamentaliste pour faire peur en évoquant le terrorisme islamique. Puis explique qu'il considére que la transparence est la Chine de Mao qui était un régime totalitaire faisant référence à l'espionnage du peuple réveillant la peur du communisme. Pourtant, on ne parle pas d'espionnage des gens mais d'informations publiques. D'autre part l'espionnage des gens au Turkménistan ne pose pas de problème à Bouygues et compagnie, et l'auto-espionnage par Facebook est plutôt à la mode.

Il se fait alors prophète de malheurs en disant "qu'il y aura des conflits" puis se met à critiquer ouvertement ses interlocuteurs. Il utilise l'argumentaire de l'homme de paille, c'est-à-dire de contester une idée qui n'est pas soutenue par les gens visés, à savoir la transparence totale. Il ignore que ses interlocuteurs affirment avoir une position différente, et organise son discours en une opposition à la transparence sans limite, lui serait le défenseur de la transparence comme nécessité démocratique raisonnable. D'ailleurs il accuse Wikileaks d'être dans une idéologie de transparence absolue, alors que pour le cablegate les informations sont filtrées par des journalistes des grands journaux.

Il affirme qu'il y a déjà une transparence, que l'on sait déjà tout, et remet en cause la recherche du secret politique, accusant finalement de conspirationnisme. Il y aurait des émissions de télé sérieuse où on dit tout. De quelles émissions veut-il parler ? De secret story ?

Il remet en cause "l'honorabilisation" des journaux qui vont trier et filtrer les informations de Wikileaks. Il parle d'habillage par les journaux, faisant référence au nu pour susciter la réaction cache sexe. Je rappelle qu'on parle d'informations publiques. Il compare la société à la famille, ce qui sous-entend un principe du secret dans la famille. Il confond un secret modéré pour les personnes, et le secret politique. Sa position paternaliste est qu'il serait un parent de notre société. Il y aurait des secrets nationaux, qu'il faudrait garder secret à cause des extrémistes, comme si les autres personnes ne pouvaient pas penser donne l'exemple de l'ouverture des Etats-Unis à la Chine alors que l'aversion américaine des communistes a été créée par une propagande continuelle. Il parle du risque du nationalisme, alors qu'il fait partie du système.

Il considère qu'un contrôle "démocratique global" est nécessaire pour rassurer contre la "barbarie", terme employé par Brzezinski pour parler des pays non alignés aux Etats-Unis. Il affirme que ce serait l'excitation du public qui a conduit à l'entrée en guerre de Etats-Unis dans la première guerre mondiale, alors que justement cette excitation du nationalisme a été organisée par le Commitee On Public Information crée par le président Wilson exprès pour justifier l'entrée en guerre, une agence où travailla Edward Bernays.

Il fait à un moment le rapprochement entre le secret de l'instruction et le secret de sources, qui serait remis en cause par Wikileaks. Cela m'apparait comme étant une façon de faire peur aux journalistes tout en créant une collusion avec les affaires politiques, du genre "vous les journalistes avez besoin qu'on protège vos sources tout comme nous les hommes d'affaire avons besoin qu'on ne diffuse pas publiquement les enquêtes qui nous concernent." Il ne mentionne pas que l'indépendance de la justice est en régression par rapport au pouvoir exécutif.

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=...d_rubrique=1232

Que pensez-vous de cette confusion ?

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Membre, 67ans Posté(e)
danielfr40 Membre 1 719 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

Une entreprise public est une entreprise dont l'objectif est d'assurer un service d'un certain niveau au public, son équilibre financier est un sujet secondaire, mais il doit être assuré, éventuellement via l'impôt.

Il assure le même service à tous

Une entreprise privé appartient à des propriétaires privés ou actionnaires, son objectif est les bénéfice. Ses employés y travaillent contre un salaire.

Une entreprise privée en autogestion est une entreprise dont les salariés sont les actionnaires.

Voilà pour la définition public/privé en entreprise

Un lieu privé est un lieu qui appartient à quelqu'un ou un groupe, n'importe qui n'a pas le droit d'y entrer.

Un lieu public est un lieu ouvert où tout le monde a le droit de venir.

Voilà pour la définition public/privé pour les lieux

ne faites pas la confusion, public et privé ont des significations différentes selon le contexte

Une usine de production, qu'elle soit privé ou public est un lieu privé où seuls ses employés ont le droit d'entrer

une boutique qu'elle soit privée ou public est un lieu public.

Tout individu, tout groupe, toute entreprise, privée ou public a des secrets.

Vous n'aimeriez pas qu'on raconte les vôtres, c'est pourtant ce qui peut arriver si vous mettez des informations sur facebook accessible qu'aux amis, et qu'un trou de sécurité permettent à tout le monde d'y accéder.

Si vous avez des amis, vous allez leur raconter ce que vous pensez d'une tierce personne, mais ne voulant pas vous fâcher ou insulter cette tierce personne, vous n'aimeriez pas que cette tierce personne le sache, mais vous voulez mettre simplement en garde vos amis.

Les diplomates ont ce genre de besoins, ils doivent faire remonter à leurs chefs ou collègues, ce qu'ils pensent de ce qu'ils voient, mais ils ne veulent pas se fâcher avec ceux qu'ils côtoient.

On peut penser que Poutine est corrompu, qu'il est dangereux, qu'il risque de faire la guerre avec quelqu'un, en tant que diplomate, il faut le rapporter à sa hiérarchie, mais les états doivent continuer à collaborer, aller vers un désarmement, des échanges économiques, ça ne sert à rien de se fâcher avec lui, et les russes ont le droit d'élire qui ils veulent, cet avis doit donc rester secret, ça me paraît normale.

Ces échanges secrets servent parfois à cacher des magouilles. Certaines peuvent être utiles, on va négocier avec un terroriste, mais on ne va pas le dire car ça encourageraient d'autres à faire de même

D'autres sont seulement à l'avantage des hommes au pouvoir

ce sont ces dernières qui devraient être révélée.

Que pensez vous de cet analyse ?

Essayez de vous mettre dans la peau d'un diplomate.

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Membre, 72ans Posté(e)
jp1 Membre 803 messages
Baby Forumeur‚ 72ans‚
Posté(e)

Toutes entreprises privées ou publiques a des secrets,écartons la privée, ce qui revient à admettre que le citoyen votant est un abruti qui doit ignorer ce que font ses dirigeants. La gestion ,comme l'ensemble des institutions ne doivent bénéficier que de l'opacité totale. En réalité c'est réellement ce qui se passe, cela permet d'occulter bon nombre d'escroqueries ,de masquer des investissements totalement éhontés.

Pour la privée cela se conçoit ,car les dirigeants disposent du fric comme ils veulent, leur stratégie comme leurs actions ne dépendent en aucun cas de l'état....

Pour ce qui est du diplomate ,celui ci agit sur ordre, l'ensemble de ses actions lui parviennent de Paris, rarement ,les instances lui donneront la possibilité de s'exprimer...

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Membre, Posté(e)
halman Membre 2 191 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Les termes public, privé désignent en fait l'administration et les sociétés privées dont le but est de faire du bénéfice.

L'administration (le public), dépend des budgets de l'etat, ne sont pas sensés faire de bénéfices, et sont chargés des services au public tel les hopitaux, les pompiers, les services de voiries, etc.

Les sociétés privées au contraire ne dépendent que de leurs bénéfices pour fonctionner.

La comptabilité publique et la comptabilité privée ne sont pas du tous les mêmes. Ce sont deux techniques et organisations différentes.

En gros.

Parce qu'en pratique c'est nettement plus compliqué et mélangé que ça.

C'est tellement le foutoir (comme toujours chez les humains, on croirait que leur cerveau est programmé pour foutre un maximum de merdier), que les comptables qui veulent faire correctement leur métier pêtent les plombs.

Seuls ceux qui font ce qu'on leur dit de faire comme des moutons font des longues carrières. Les autres démissionnent, dégoutés.

J'ai été aide comptable pendant 5 ans, c'est 5 ans de trop et de perdu.

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Membre, 72ans Posté(e)
jp1 Membre 803 messages
Baby Forumeur‚ 72ans‚
Posté(e)

Effectivement des fonds publics vont au privé et les exemples sont nombreux,l'armée française en Afrique ,à seule fin de défendre les entreprises privées ,la prime à la casse ,favorisant certes les ventes ,mais de beaucoup de véhicules dont tout ou partie proviennent de l'étranger...

Dans le voyage actuel de notre président ,nous pouvons tirés les mêmes conclusions, d'autant plus que les annonces d'A2 hier font mention d'une part d'un investissement français de l'ordre de 10 milliards d'euros et de l'implantation déjà faite de 702 entreprises en inde...

Tout cela est issu d'un capital français et il devient incontestable que cela se traduira par une concurrence acharnée ,dans lequel les entreprises françaises ne pourront jamais rivaliser, mais aussi par la volonté de détruire l'emploi français...

Je perçois le gouvernement et son chef que comme le fossoyeur de notre industrie,le cynisme étant d'utiliser un avion aux frais des contribuables ....

Cela traduit ,il me semble l'incapacité à faire face au marasme actuel,mais aussi la collaboration étroite entre les financiers et notre président..Il est vrai qu'en 2012,ils sauront mettre la main à la poche,pour que ce système perdure...Certains osent appeller cela la démocratie, j'ai un avis quelque peu différent.

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Membre, Posté(e)
qkv Membre 2 486 messages
Forumeur vétéran‚
Posté(e)
J'ai toujours été étonné et mal à l'aise avec le fait qu'on appelle entreprise privée des entreprises où travaillent des centaines de personnes. De tels espaces sont pourtant des espaces publics. Ah non, c'est privé, c'est chez quelqu'un. Mais ce sont des gens. Non, non, ce sont des employés. Cela veut dire qu'ils n'ont pas de pensée autonome ni de morale. Ce sont des outils de production. Comment pourraient-ils alors décider collectivement de ce qu'ils vont faire ? Impossible, puisque ce sont des outils de production. Avez-vous déjà vu une photocopieuse discuter avec une machine à café ? Les libéraux disent que ce sont les capitaux de l'entreprise qui sont privés. Mais pas seulement. Les employés sont privés de liberté. Toute l'idée de la structure hiérarchique en découle. Alors bien sûr, ce n'est pas une dictature, puisqu'on ne fusille pas les gens. Mais il faut bien reconnaitre que la menace de licenciement pour insubordination a des effets similaires et aboutit à l'exclusion sociale. Ensuite, on explique que les exclus sont juste des gens qui n'ont pas eu de chance ou qui ont des difficultés à s'insérer dans la société. Ils ont surtout des difficultés à s'intégrer au système hiérarchique "privé".

En regardant l'émission de Ce soir ou jamais jeudi 2 décembre, j'ai reconnu dans les propos d'Hubert Védrine une confusion similaire. Afin d'argumenter contre la diffusion d'informations par Wikileaks, il se lance dans une confusion du public et du privé. Il compare les informations diffusées par Wikileaks, qui concernent les citoyens, à la diffusion d'informations personnelles comme le dossier médical et les dossiers des services fiscaux. On lui répond que le public concerne tout le monde à la différence de privé. Il répond en tentant d'éveiller la suspicion sur cet argument : il ferait partie d'une stratégie cachée.

Il emploie un ton et une expression du visage paternaliste. Au début, il est tout sourire comme un parent bienveillant. Puis, il dit qu'il ne donne pas son accord, tel un parent qui interdit, en disant que c'est un problème de société, bref que c'est pas bien de diffuser des informations pour les citoyens. Il refuse la diplomatie sur la place publique, ce qui est un rejet de la démocratie.

Pour lui, Internet serait un problème pour la civilisation. Il emploie le terme de viol et de vol pour le divulgateur, compare avec un cambriolage, parler de barbarie contre laquelle il faudrait lutter. Selon Védrine, Wikileaks serait extrémiste. Il dit que c'est dangereux, fait peur, alors qu'au début il minimisait. Il utilise le terme ayatollah et fondamentaliste pour faire peur en évoquant le terrorisme islamique. Puis explique qu'il considére que la transparence est la Chine de Mao qui était un régime totalitaire faisant référence à l'espionnage du peuple réveillant la peur du communisme. Pourtant, on ne parle pas d'espionnage des gens mais d'informations publiques. D'autre part l'espionnage des gens au Turkménistan ne pose pas de problème à Bouygues et compagnie, et l'auto-espionnage par Facebook est plutôt à la mode.

Il se fait alors prophète de malheurs en disant "qu'il y aura des conflits" puis se met à critiquer ouvertement ses interlocuteurs. Il utilise l'argumentaire de l'homme de paille, c'est-à-dire de contester une idée qui n'est pas soutenue par les gens visés, à savoir la transparence totale. Il ignore que ses interlocuteurs affirment avoir une position différente, et organise son discours en une opposition à la transparence sans limite, lui serait le défenseur de la transparence comme nécessité démocratique raisonnable. D'ailleurs il accuse Wikileaks d'être dans une idéologie de transparence absolue, alors que pour le cablegate les informations sont filtrées par des journalistes des grands journaux.

Il affirme qu'il y a déjà une transparence, que l'on sait déjà tout, et remet en cause la recherche du secret politique, accusant finalement de conspirationnisme. Il y aurait des émissions de télé sérieuse où on dit tout. De quelles émissions veut-il parler ? De secret story ?

Il remet en cause "l'honorabilisation" des journaux qui vont trier et filtrer les informations de Wikileaks. Il parle d'habillage par les journaux, faisant référence au nu pour susciter la réaction cache sexe. Je rappelle qu'on parle d'informations publiques. Il compare la société à la famille, ce qui sous-entend un principe du secret dans la famille. Il confond un secret modéré pour les personnes, et le secret politique. Sa position paternaliste est qu'il serait un parent de notre société. Il y aurait des secrets nationaux, qu'il faudrait garder secret à cause des extrémistes, comme si les autres personnes ne pouvaient pas penser donne l'exemple de l'ouverture des Etats-Unis à la Chine alors que l'aversion américaine des communistes a été créée par une propagande continuelle. Il parle du risque du nationalisme, alors qu'il fait partie du système.

Il considère qu'un contrôle "démocratique global" est nécessaire pour rassurer contre la "barbarie", terme employé par Brzezinski pour parler des pays non alignés aux Etats-Unis. Il affirme que ce serait l'excitation du public qui a conduit à l'entrée en guerre de Etats-Unis dans la première guerre mondiale, alors que justement cette excitation du nationalisme a été organisée par le Commitee On Public Information crée par le président Wilson exprès pour justifier l'entrée en guerre, une agence où travailla Edward Bernays.

Il fait à un moment le rapprochement entre le secret de l'instruction et le secret de sources, qui serait remis en cause par Wikileaks. Cela m'apparait comme étant une façon de faire peur aux journalistes tout en créant une collusion avec les affaires politiques, du genre "vous les journalistes avez besoin qu'on protège vos sources tout comme nous les hommes d'affaire avons besoin qu'on ne diffuse pas publiquement les enquêtes qui nous concernent." Il ne mentionne pas que l'indépendance de la justice est en régression par rapport au pouvoir exécutif.

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=...d_rubrique=1232

Que pensez-vous de cette confusion ?

internet est un révélateur;les citoyens du monde ont grandi.le monde politique va devoir grandir.

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Membre, 43ans Posté(e)
carnifex Membre 5 710 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)
Alors bien sûr, ce n'est pas une dictature, puisqu'on ne fusille pas les gens.

En anglais, « to fire » signifie aussi bien « tirer sur » que « licencier » (un employé).

Il compare les informations diffusées par Wikileaks, qui concernent les citoyens, à la diffusion d'informations personnelles comme le dossier médical et les dossiers des services fiscaux.

L'argument ne tient pas, en effet.

La diplomatie n'est pas une affaire privée, mais l'affaire de la cité, un pan de la politique. Du moins en république, c'est-à-dire à partir du moment où l'état n'est plus la propriété privée d'un homme ou d'un clan.

Certains cas particuliers justifient peut-être que les délibérations politiques soient secrètes

Néanmoins, le principe, s'agissant d'une république, devrait être leur caractère public.

On peut penser que Poutine est corrompu, qu'il est dangereux, qu'il risque de faire la guerre avec quelqu'un, en tant que diplomate, il faut le rapporter à sa hiérarchie, mais les états doivent continuer à collaborer, aller vers un désarmement, des échanges économiques, ça ne sert à rien de se fâcher avec lui

La plupart des chefs d'état, y compris Poutine, ont la tête un plus froide que le nôtre. Il ne se « fâcheront » pas simplement parce que la Russie à en Occident, chez les diplomates, ou d'autres, l'image d'un pays barbare, militariste et agressif.

Ils se fâcheront plutôt pour des réalités tangibles, comme l'agression, par l'armée georgienne, équipée d'armement états-unien et épaulée par des instructeurs états-uniens, de civils et de soldats de l'ONU en Ossétie.

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)
En anglais, « to fire » signifie aussi bien « tirer sur » que « licencier » (un employé).

Ezact.

L'argument ne tient pas, en effet.

La diplomatie n'est pas une affaire privée, mais l'affaire de la cité, un pan de la politique. Du moins en république, c'est-à-dire à partir du moment où l'état n'est plus la propriété privée d'un homme ou d'un clan.

Certains cas particuliers justifient peut-être que les délibérations politiques soient secrètes

Néanmoins, le principe, s'agissant d'une république, devrait être leur caractère public.

Voui.

Ces échanges secrets servent parfois à cacher des magouilles. Certaines peuvent être utiles, on va négocier avec un terroriste, mais on ne va pas le dire car ça encourageraient d'autres à faire de même

D'autres sont seulement à l'avantage des hommes au pouvoir

ce sont ces dernières qui devraient être révélée.

Tout à fait.

Essayez de vous mettre dans la peau d'un diplomate.

Justement, il y a un diplomate qui était invité à Ce soir ou jamais, et il disait bien que la plupart des notes devraient être publiques. Les exceptions qu'il met en avant est que parfois certains noms de personnes peuvent mettre en danger quelqu'un ou que parfois au cours d'un négociation, on peut être dans une mauvaise posture et alors on ne veut pas que cela se sache, au moins le temps de la négociation.

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