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Yavin VIP 32683 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
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Wall Street : l'argent ne dort jamais




Date de sortie cinéma: 29 septembre 2010

Titre original: Wall Street: Money Never Sleeps


Réalisateur: Oliver Stone
Pays: Long-métrage américain.
Genre: Drame
Duré©e: time.jpg 02h16min
Acteurs: Avec Michael Douglas, Shia LaBeouf, Josh Brolin, ...


Synopsis

Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.


En attendant


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Criterium Membre 2380 messages
Nyctalope‚ 34ans
Posté(e)

J'ai vu ce film avant-hier, ayant eu une place gratuite de cinéma utilisable seulement le jour même. Il n'y avait que peu de choix, je n'étais pas dans l'humeur adéquate pour Des hommes et des dieux, ce fut donc Wall Street, l'argent ne dort jamais. Détail intéressant, je ne sais pas comment cela s'est fait ni s'il y avait quelque chose de lié à l'heure ou au lieu, mais la moitié des couples de la salle étaient des couples lesbiens ¿ c'était amusant car inattendu. Pourquoi parler de cela alors que je pourrais parler du film? Inutile de vous faire plus attendre : j'ai trouvé que ce film était nul.

L'intention était de montrer un jeune idéaliste, passionné par les promesses de la technologie de la fusion nucléaire, travaillant dans une banque comme expert-analyste dans le secteur de l'énergie (et à ses heures libres, de trader ; en fait, dans cette banque cinématographique, même le directeur a place dans le front-office...). L'appât du gain de banquiers lupins impitoyables conduit au suicide le directeur de cette banque, qui lui restait humain dans ce monde du billet vert. Le jeune va donc travailler avec un concurrent dans le but de le renverser, et se trouve un nouveau mentor en la personne du père de sa copine, qui, loup impitoyable comme les autres, vient de sortir de prison et semble désormais se consacrer à autre chose. évident, le père le trahit, empoche plein d'argent et remonte sa société, pendant que le couple se déchire à propos du fait que le jeune idéaliste ait rencontré le père de sa copine dans le dos de celle-ci la première fois. Bref, à la limite, tout cela va. Le plus décevant, mis à part les portraits psychologiques assez grossiers, c'est principalement le deus ex machina qui résout tout à la fin du film. La fille tombe enceinte, le jeune idéaliste montre l'échographie au père et lui dit que pour cela il doit rendre à sa fille les 100 millions de dollars qu'il lui a volé, et le père le fait, en les versant directement à l'entreprise travaillant sur la fusion qu'épaule le jeune héros. Pendant ce temps, le méchant banquier ayant poussé le gentil banquier à se suicider, est couvert d'opprobre et destitué. Dans un geste de rage, il déchire une toile de Goya.

goya_cronos.jpg

Saturne dévorant son fils. (1819-23?)

cf. Peintures Noires.

Autre moment du film marquant par sa médiocrité, la conférence de Gordon Gekko (le père), où le voit pour la première fois le jeune ; il est tout de suite captivé par ses paroles. Sauf que l'on entend, nous public, lesdites paroles, et que c'est mauvais. C'est censément caustique, pertinent et dérageant. ¿Greed is good. And now, it seems it's legal.¿

:yahoo:

é ce titre, les scènes de gala, censées montrer les paillettes de cette société d'élite, et les soirées à boire plus que de raison et à croiser de jolies mannequins, en guise de symbole de la vie de la haute et de la spirale de l'argent qui ne dort jamais, sont presque bien. ¿ Bref, je n'ai pas trop aimé.

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Saeltek Membre 23 messages
Forumeur balbutiant‚ 27ans
Posté(e)

et bien moi je l'ai vue et j'ai plutôt bien aimé sauf la fin ou la "moral" me déplait.

Mais il faut le voir pour en parler

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Ocytocine Membre+ 17768 messages
Forumeur alchimiste‚ 47ans
Posté(e)

Je l'ai trouvé moins mauvais que ce que j'attendais. Certes, tout est très attendu, c'est plein de bons sentiments, d'odieux pourris bien dégueulasses et de héros à l'âme noble et idéaliste, de rebondissements... plutôt convenus :yahoo: , mais les dialogues sont intéressants.

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DH84 Membre 43 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

Someone reminded me I once said ¿Greed is good¿ ¿ Now it seems it's legal¿

Wall Street contre Oliver Stone, la revanche. Le réalisateur qui fut le plus furieux d'Hollywood avait réussi il y a plus de 20 ans une satire aigre et flamboyante des milieux d'affaires américains à travers le portrait de Gordon Gekko, un trader bordeline personnifiant les dérives d'un capitalisme financier qui commençait à montrer des signes de perte de contrôle. Ce trader finissait par être rattrappé par la patrouille et envoyé en prison. Il ressort 20 ans après alors que la tempête financière du siècle est en train de s'abattre sur Wall Street.

Il y avait ici un incroyable sujet de cinéma, à mi-chemin entre la chronique de société et le roman policier. La chute de ces établissements bancaires et la panique totale qui en a découlé étaient un sujet en or pour Oliver Stone, dans lequel il pouvait parfaitement intégrer son mythique personnage de Gordon Gekko. Pourtant, il choisit inexplicablement de s'en détourner en se concentrant sur une intrigue financiaro-familiale qui s'avère rapidement molle et prévisible. Une grande partie du film est ainsi dédiée aux relations entre Gekko, sa fille et son futur beau-fils. Et même si l'intrigue baigne dans l'univers financier de Wall Street, les fils de l'histoire tiennent avant tout à l'évolution des relations entre les personnages, qui passionnent peu et ne surprennent jamais. A l'arrivée, on assiste à une espèce de chronique familiale un peu longue, au scénario parfois bâclé, sur fond de crise économique sévère. D'où un sentiment de lassitude, voire de déception devant un traitement aussi faiblard d'un sujet potentiellement explosif. Dur de s'expliquer le grand écart entre les promesses de souffre d'un tel projet et le résultat tranquille, calme, presque doux.

C'est quand Stone filme la corbeille, la ville de New York et ces soirées de milliardaires qu'il devient mordant, incisif et qu'il retrouve tout ce qui fait son cinéma excessif mais puissant. La fascination du profit, la perte de contrôle de banquiers totalement dépassés, ce monde de riches hermétiques et en dehors des réalités lui permet de montrer qu'il a de beaux restes et qu'il sait encore faire un film de studios. Malheureusement, ces moments sont bien trop furtifs pour tenir l'ensemble et lui donner une cohérence.

Même embarras pour les acteurs qui tentent vainement de porter le film en jouant sur la corde raide. Shia Lebouf n'en a vraiment pas les épaules et Michael Douglas ne retrouve son personnage de requin dangereux qu'à 15 minutes de la fin du film. Trop bref pour marquer durablement la pellicule. Reste Josh Brolin, acteur d'exception, qui crève l'écran en incarnation tout en nuance du mal financier, d'abord triomphant, puis au bord du gouffre. Le vrai héros du film, le nouveau Gordon Gekko, c'est lui.

Ce qui est peut-être le plus triste, c'est que les scènes les plus réussies sont celles qui reprennent exactement l'histoire récente, sans rien inventer. Soit la chute de Lehman Brothers, le rachat de Bear Sterns par JP Morgan et le sauvetage de Goldman Sachs (tous authentiques) vues à travers la panique des marchés et les nuits de négociations à la réserve fédérale. Pour peu qu'on connaisse le sujet, on voit vite que ces moments ne sont pas de simples échos, mais sont quasiment authentiquement rapportés. Ce sont de très loin les scènes les plus fortes du film. Soit la preuve que les meilleurs scénaristes d'Hollywood ne sont plus aujourd'hui en mesure de faire mieux dans le délire, le suspens et la démesure que les dirigeants des principales banques de Wall Street dans la vraie vie. Si le film cherche à alerter sur quelque chose, il y réussit au moins là-dessus¿

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