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La prairie...


Arkon

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Membre, 45ans Posté(e)
Arkon Membre 202 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)

Voici un texte un peu particulier... c'était plutôt un exercice de style qu'une réelle "nouvelle".

Difficile de savoir ce que ça vaut... Je compte sur vous pour les commentaires/critiques!

Arkon

La Prairie...

En plein printemps, cette prairie rayonne de bonheur. Sa seule odeur ferait rêver n'importe qui à un monde imaginaire, irréel, bercé par les cris des enfants gambadant à la découverte d'un univers de jeux.

La rosée sur les diverses fleurs printanières fait étinceler les couleurs vives des pétales, comme autant de resplendissantes pierres précieuses. Le soleil réchauffe de ses lumineux rayons les rochers blancs d'une pureté neigeuse ornant de ci, de là, la toison herbeuse de la campagne.

Au bout de la prairie se dresse un magnifique cerisier, un arbre antédiluvien dont les nombreuses années n'ont fait que renforcer sa vigueur transparaissant par la vivacité de la verdure de ses feuilles et la beauté de ses fleurs blanches. L'illustre être sylvestre semble encore paré pour affronter de nombreux siècles.

Au pied de cet arbre, des jonquilles d'un jaune d'or se prélassent en profitant de l'ombre de leur voisin de bois.

Un épais manteau mousseux recouvre l'ancienne pelouse, tel un tapis d'honneur disposé pour accueillir des éventuels visiteurs.

Des blocs taillés irrégulièrement dans le calcaire, délavés par les milliers de litres d'eau pluvieuse, sont posés de ci de là pour former une allée tortueuse menant à la maison. Quelques mignonnes pâquerettes poussent anarchiquement entre les pierres grises dans une terre molle parsemée de cailloux.

Une ancienne boîte à lettres dont la porte gît au sol, sert désormais de nid à toute une famille de moineaux au pied de la maison. Des brins d'herbe peinent à pousser au travers du bois vermoulu des marches usées par une multitude de pas. Des pots de fleurs orangés brisés sommairement alignés décorent sinistrement l'entrée de la demeure.

Un fauteuil dépouillé à qui l'humidité n'a pas fait de cadeau, et sur lequel gît un coussin blafard, se trouve sur le pallier. Plusieurs lueurs de chandelles vacillantes, filtrent à travers les multiples interstices de la massive porte d'entrée à côté de l'auréole jaunie laissée par une couronne de noël laissé trop longtemps accrochée.

Les deux troncs de chênes taillés soutenant le toit, autrefois fiers et robustes ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. De longues fissures, témoins du temps passé, les strient de part en part. Les murs lézardés gardent leur solidité d'antan mais ne sont pas plus rassurants qu'un cimetière une nuit sans lune.

Un carillon aux ficelles détendues, désormais silencieux, est juste mollement ballotté quand un courant d'air s'engouffre sous le perron.

Au premier étage, la couleur des pierres du balcon est devenue sépulcrale due à la présence d'un lichen, rendant dangereux l'accès au grand air par le premier étage. Le fer ouvragé de la barrière, rongé par la rouille, ne pourrait plus soutenir que son propre poids.

La fenêtre du deuxième étage est gondolée par l'humidité et laisse passer un air toujours glacial. Les rideaux rouges pourpres piquetés par de nombreuses mites tentent de cacher à la vue de tous, le désordre de la pièce.

Le verre des vitres couvert de poussière laisse brièvement transparaître un visage¿

Une main frêle est posée sur le rebord de la fenêtre. La blancheur de sa peau tranche avec les cheveux noirs de jais de sa propriétaire. Les traits de cette jeune femme semblent étonnamment tirés malgré son jeune age. Elle est en train de contempler la prairie, pourtant malgré la gaieté qui se dégage du paysage, elle ne sourit pas¿non¿ les yeux humides, elle se souvient...

à Seb, le 25/04/05

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Invité château
Invités, Posté(e)
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

bah j'aime bien cette petite maison dans la prairie, on a l'impression de zoomer avec une caméra et à la fin du texte on est tentés de relire depuis le début.....

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Membre, 45ans Posté(e)
Arkon Membre 202 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)

En fait, l'exercice était d'avoir une progression de la prairie joyeuse vers la maison, qui est un peu plus glauque. Petit à petit le vocabulaire change. Le changement commence dans la phrase :

Des blocs taillés irrégulièrement dans le calcaire, délavés par les milliers de litres d'eau pluvieuse, sont posés de ci de là pour former une allée tortueuse menant à la maison. Quelques mignonnes pâquerettes poussent anarchiquement entre les pierres grises dans une terre molle parsemée de cailloux.

Et puis du coup, comme on passe de la prairie à la maison, ça donne un effet de "travelling"... comme au cinéma :yahoo:

En tous cas, merci pour le petit commentaire, on dirait que ça inspire pas foule ce texte :o°

(c'est peut-être le titre qui est pas assez accrocheur :rtfm: )

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Membre, nyctalope, 41ans Posté(e)
Criterium Membre 2 874 messages
41ans‚ nyctalope,
Posté(e)

L'exercice est réussi ; c'est bien écrit ¿ quoique je ressente une certaine lourdeur, je vais développer là-dessus juste après ¿ et l'on sent bien la progression de la prairie joueuse à la maison délabrée. La période de transition avec la boîte aux lettres et l'allée est en particulier bien réussie, étant donné que ce délabrement n'est pas forcément connoté négativement ; rien de plus plaisant, pour comparer, que de passer à côté d'un prieuré en ruines au milieu d'une vallée derrière Versailles ou en Bretagne... ¿ Pour ce qui est des petites choses qui, je trouve, gênent : certaines phrases sont allongées d'une façon qui peut parfois paraître artificielle. Le meilleur exemple : ¿Plusieurs lueurs de chandelles vacillantes, filtrent à travers les multiples interstices de la massive porte d'entrée à côté de l'auréole jaunie laissée par une couronne de noël laissé trop longtemps accrochée.¿. Par ailleurs, j'ai l'impression que tu as tellement recours au procédé de l'image, de la comparaison, que cela peut devenir un peu trébuchant à force (il suffit de compter tous les ¿comme¿ et tous les ¿tel¿ pour te rendre compte de ce que je veux dire par là). ¿ Oh, et évidemment, la dernière phrase signifie que c'était, c'est, ou ce sera, un récit plus long. N'est-ce pas?

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Membre, 45ans Posté(e)
Arkon Membre 202 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)

J'ai toujours eu un style très actif quand j'écris, les événements se déroulent à la vitesse grand V et les descriptions sont plutôt sommaires.

Et un jour, je me suis imposé d'écrire un texte avec seulement (ou presque) des descriptions. C'est pour cela qu'on retrouve certaines lourdeurs et un style parfois artificiel, pour reprendre tes mots... et encore, après plusieurs relectures, j'ai déjà enlevé pas mal d'adjectifs qui alourdissait franchement le rythme, mais il restera quelques retouches à faire, effectivement.

Pour la dernière phrase... non, en fait c'est la fin. Fin très très ouverte, certes,...

C'est si perturbant que ça?

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