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Utopie


PASDEPARANOIA

Messages recommandés

Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Un peut de réclame, une fois n'est pas coutume, pour cet excellent magazine, dans sa livraison de septembre.

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Un petit résumé, pour vous allécher. Je préfère prévenir de suite, c'est assez pointu comme parution, y a pas de bagnoles ni de nichons, et autant de recettes amaigrissantes ou d'astro sexe.

Bonne lecture, en vente dans tous les kiosques, 7.5 ¿.

Le temps des utopies.

A l'origine, le mot « utopie » dessinait une Société parfaite, une Cité de cristal, loin des flots nauséabonds de l'histoire, et ne relevant d'aucune géographie, en accord avec l'étymologie du mot forgé par Thomas More (non-lieu). Ces cités, et celle de Platon déjà, étaient rationnelles, aussi bien ordonnées que le cosmos ou qu'une ruche et privées de fantaisie, de désordre ou d'imagination. Avec les siècles, le mot se lança dans une carrière jouxtant la géographie et l'histoire, sans réussir à s'incarner, cependant.

Tant de manières contraires de voir l'utopie justifiaient de consacrer un numéro de Manière de voir (1) à cette notion caméléonesque, fastueuse et toujours sur la brèche. Pierre Musso expose les métamorphoses qu'elle a subies et comment, après 1789, l'utopie s'est déplacée sur le terrain économique et politique. Mais la grande mutation suit 1830, quand les saint-simoniens évacuent le conflit politique « pour célébrer le progrès technique et la révolution industrielle, au moment de la naissance des grands réseaux de chemins de fer et du télégraphe ». Dès lors, l'utopie est technoscientifique : « Faites-moi de bons chemins de fer et je vous ferai une bonne société », eût pu dire Prosper Enfantin, qui préparait la prise de pouvoir des ingénieurs polytechniciens. Au même moment, les canuts de Lyon, en cassant leurs métiers à tisser, disaient violemment le contraire, et que le social prime la technique.

C'est le triomphe de l'utopie néolibérale que Pierre Bourdieu dénonce dans un article de 1998. Il y voit la volonté farouche de détruire toute résistance collective et la voie ouverte vers un monde darwinien où tous luttent contre tous. Terrible patience de l'utopie néolibérale ! Ses progrès sont lents mais constants, comme la dérive des continents.

Comment les conjurer ? L'idée de la « décroissance » progresse (Eric Dupin), en partie parce qu'elle est fatale et qu'il faudra la gouverner pour ne pas la subir. Autre outil : le mouvement social qui, en dépit de l'affaiblissement des syndicats, demeure riche en résistances, avec l'explosion des associations (Christian de Brie). Même des instruments dont certains s'inquiètent, Internet par exemple, peuvent, bien gérés, favoriser de nouvelles pratiques de partage, de résistance et de liberté (Philippe Rivière).

Et les ingénieurs ? Faut-il, comme Enfantin, leur faire une confiance aveugle ? Une passionnante revue des défis que se donnent les savants est proposée : énergie avec ITER (Benjamin Dessus), paludisme avec les moustiques transgéniques (Christophe Boëte), nanotechnologies (Dorothée Benoit Browaeys), colonisation de Mars (Roland Lehoucq), gratte-ciel verts (Philippe Bovet). Aussi variés que soient ces objets, toutes les études convergent : si chaque progrès transforme nos vies, ces progrès sont illusoires ou périlleux quand ils ne sont pas réglés et guidés par des choix de société.

Ainsi, rien ne saurait se bâtir qu'adossé à la philosophie. Les résistances à l'ordre mondial sont généreuses, vives, habiles. Ce qui leur fait défaut, ce sont les utopies philosophiques. Ces utopies font peut-être retour (comme le signalent, chacun sur un thème différent, les articles de Lucien Sève, Albert Jacquard, Cornelius Castoriadis, Peter Linden, Edward Castleton, Emilie Guyonnet, Jacques Decornoy). La résurrection de la pensée de Karl Marx, la montée en force de Pierre Joseph Proudhon, précurseur de l'anarchisme, l'importance de l'« Ostalgie » des Allemands de l'Est, autant d'alarmes pour rappeler que l'homme, s'il veut avoir la maîtrise de soi, de ses sociétés et de la Terre, doit avoir le courage d'être utopique.

Oui, mais que l'utopie est lente ! Et pourra-t-elle avancer, un jour, un peu plus vite que la dérive des continents ? Le bel éditorial de Dominique Vidal, « Besoin d'utopie », s'achève sur une phrase de l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano : « Je me rapproche de deux pas, elle s'éloigne de deux pas. Je chemine à dix pas de l'horizon et l'horizon s'enfuit dix pas plus loin. Pour autant que je chemine, jamais je ne l'atteindrai. A quoi sert l'utopie ? Elle sert à cela : cheminer. »

Gilles Lapouge.

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Membre, 68ans Posté(e)
venus23H Membre 3 069 messages
Baby Forumeur‚ 68ans‚
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Donc selon tout ca, l'utopie demeure notre seul moyen d'esperer!

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Animatrice, Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade, 47ans Posté(e)
titenath Animatrice 45 852 messages
47ans‚ Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade,
Posté(e)

7,50 euros :yahoo:

Croire qu'on va acheter un magazine à ce prix là, c'est vraiment de l'utopie ......

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Invité Grenadine33
Invités, Posté(e)
Invité Grenadine33
Invité Grenadine33 Invités 0 message
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Préfère m'acheter à bouffer avec cette somme, et ça, c'est pas euthopique.

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Membre, 40ans Posté(e)
Mido_Bacha Membre 2 messages
Baby Forumeur‚ 40ans‚
Posté(e)

tres tres bien

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

L'utopie, c'est penser un monde meilleur. Oui, c'est l'espoir.

7.50 ¿ c'est pas cher payé pour réfléchir. Mais Grenadine, t'as de quoi te payer un psy, alors que si tu lisais plus souvent ce beau journalisme, tu te sentirais mieux et t'économiserais.

Sinon pour les radins, y 'a toujours la lecture de Metro, gratos, et totalement dénué d'intérêt.

Et pour les radins patients, la plupart des articles sont disponibles en ligne au bout de quelque mois. Mais bon, vu que c'est touffu comme mag, on mets plusieurs semaines à le finir et à tout digérer.

Aller, vu que je suis un mec sympa, voici un lien sur le premier article très intéressant de Pierre Bourdieu, imminent sociologue français, de souche, sur la critique du néo libéralisme.

http://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/BOURDIEU/10167

En échange, je veux bien un peu de lasagne...

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Animatrice, Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade, 47ans Posté(e)
titenath Animatrice 45 852 messages
47ans‚ Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade,
Posté(e)
L'utopie, c'est penser un monde meilleur. Oui, c'est l'espoir.

7.50 ¿ c'est pas cher payé pour réfléchir. Mais Grenadine, t'as de quoi te payer un psy, alors que si tu lisais plus souvent ce beau journalisme, tu te sentirais mieux et t'économiserais.

Sinon pour les radins, y 'a toujours la lecture de Metro, gratos, et totalement dénué d'intérêt.

Ces quoi ces attaques persos de merde :yahoo:

Et les radins ont peut être juste pas besoin de dépenser 7,50 pour réfléchir et être utopiste. Un être correctement constitué fait ça gratos .........

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)
L'utopie, c'est penser un monde meilleur. Oui, c'est l'espoir.

Non, si on regarde ce qui s'y dit du coté de Thomas More, l'utopie c'est avant tout un monde idéalisé et donc par conséquent au dessus de toute réalité. L'utopie c'est juste le fantasme d'un monde parfait et impossible à rendre effectif.

J'aime bien les rêveurs, j'en suis un aussi. Par contre, il ne faut pas confondre ce qui s'imagine dans l'absolu et ce qui est à la portée du réalisable et l'utopie ne l'est pas.

Il ne faut pas dénaturer la valeur de l'utopie, tenter de la rendre vraie (dans le sens existante) c'est s'exposer à une certaine idée brutale excluant toute imperfection. Il y a du fanatisme à vouloir rendre une utopie vraie, c'est d'ailleurs un des points commun de toutes les dictatures où pour rendre les choses parfaites on détruit ce qui ne l'est pas aux yeux des théoriciens.

Alors c'est bon de rêver, il faut le faire, mais vouloir rendre ça vrai est extrêmement dangereux.

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Membre, Le gremlins à lunette, 36ans Posté(e)
Elhyareno Membre 4 313 messages
36ans‚ Le gremlins à lunette,
Posté(e)
:yahoo: Mais ça c'est du bon sens.
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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)
Ces quoi ces attaques persos de merde :yahoo:

Et les radins ont peut être juste pas besoin de dépenser 7,50 pour réfléchir et être utopiste. Un être correctement constitué fait ça gratos .........

Permets moi :

Bouh, l'es pas content, l'es tout vexé le petit ! MDR-mort-de-rire.gif Tu dois pas avoir l'habitude qu'on te dise tes quatre vérités toi, pour le prendre si mal. Enfin, si cela t'amuse de te boussiller la santé, vas-y, mais c'est pas avec moi que tu auras les mouchoirs fournis pour pleurer.

Trêve d'humour Titenath, elle est assez grande pour se défendre toute seule si elle se sent agressée, ce qui n'était pas mon intention.

En plus, je vous refile les liens pour lire gratos, alors on dit merci. Mais il ne faut pas oublier que la presse indépendante, ça coute des sous. Si tu n'as les moyens, soutiens-la, sinon, ben rien ne t'empêche de lire et de profiter de Bourdieu.

Aaltar, c'est Francis Bacon qui écrivait en 1623 : " Notre fondation a pour fin de connaitre les causes et les mouvements secrets des choses, et de reculer les bornes de l'empire humain en vue de réaliser toutes les choses possibles. "

dans son roman utopique La nouvelle Atlantide, paru en 1627.

Il y parle, entre autres, de manipulation génétique au profit médical, de greffes pour accroitre le rendement agricole, de machine imitant le vol des oiseaux, de navire allant sous l'eau, bravant les tempêtes, et summum de l'anticipation : nous imitons aussi le mouvement des êtres vivants, en animant des sortes de répliques d'hommes.

L'utopie, c'est aussi ça, un rêve qui devient un jour réalité, car le génie humain a su y travailler. Nous parlons ici d'utopie sociale, d'autant plus facile à réaliser. C'est vivre mieux, ensemble. Qu'il y est plus de justice et d'harmonie. Ce n'est pas dangereux. Le danger dans notre monde est l'extinction de l'espèce à cause de surexploitation des richesses naturelles, d'intoxication pour cause de profit à court terme, dans les milieux agroalimentaire ou énergétique, du transport.

L'utopie, c'est entretenir l'espoir d'un mieux possible et non se contenter d'une version officielle de crise, de réalité intangible du marché, par exemple.

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)
L'utopie, c'est aussi ça, un rêve qui devient un jour réalité, car le génie humain a su y travailler. Nous parlons ici d'utopie sociale, d'autant plus facile à réaliser. C'est vivre mieux, ensemble. Qu'il y est plus de justice et d'harmonie. Ce n'est pas dangereux. Le danger dans notre monde est l'extinction de l'espèce à cause de surexploitation des richesses naturelles, d'intoxication pour cause de profit à court terme, dans les milieux agroalimentaire ou énergétique, du transport.

L'utopie, c'est entretenir l'espoir d'un mieux possible et non se contenter d'une version officielle de crise, de réalité intangible du marché, par exemple.

Tu me parles du mythe de l'Atlantide, on n'est pas vraiment dans l'utopie mais dans la peur du monde qui s'écroule ce qui fait germer l'idée de monde meilleur en opposition à la décadence. Mais l'utopie ce n'est pas un monde meilleur ou évolué, mais un monde parfait. Le progrès n'a pas grand chose à voir avec l'utopie et même dans sa simple anticipation ça n'a pas grand chose à voir.

"Nous parlons ici d'utopie sociale, d'autant plus facile à réaliser." Non, clairement pas. Justement, l'utopie sociale mène au fanatisme et à la dictature. Je ne vois pas à quel moment se serait plus facile à réaliser puisque dans l'absolu c'est irréalisable un monde parfait.

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Mais c'est pourtant ce qu'a réussi à faire le néolibéralisme non ?

Créer et alimenter une utopie sociale.

L'idée d'un monde parfait, c'est ça, tout dépend ce que l'on estime comme parfait. L'Utopie au sens libertaire, c'est le bonheur pour tous non obligatoire.

L'utopie néolibérale, c'est un monde darwinien du tous contre tous pour le profit de quelques un.

Mais oui, dans un sens il y a un côté dictatoriale, si cette utopie n'est pas partagée.

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)
Mais c'est pourtant ce qu'a réussi à faire le néolibéralisme non ?

Créer et alimenter une utopie sociale.

Le truc totalitaire que tu dénonces en permanence ?

Ton exemple illustre ton argumentaire ou le miens ? j'avoue ne pas comprendre.

L'idée d'un monde parfait, c'est ça, tout dépend ce que l'on estime comme parfait. L'Utopie au sens libertaire, c'est le bonheur pour tous non obligatoire.

Je ne sais pas d'où tu me sorts "l'utopie libertaire" mais ça n'existe pas.

Mais oui, dans un sens il y a un côté dictatoriale, si cette utopie n'est pas partagée.

L'utopie n'est pas une vérité, donc elle ne peut être partagée par tous.

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)
Le truc totalitaire que tu dénonces en permanence ?

Ton exemple illustre ton argumentaire ou le miens ? j'avoue ne pas comprendre.

Les deux. L'utopie existe, et elle peut exister sous d'autres formes.

Je ne sais pas d'où tu me sorts "l'utopie libertaire" mais ça n'existe pas.

Si, c'est l'anarchisme, qui existe, pas beaucoup je le concède.

L'utopie n'est pas une vérité, donc elle ne peut être partagée par tous.

Disons par le plus grand nombre. Voir par tous dans le cadre d'une communauté.

L'important est de réfléchir à autre chose de mieux, et d'accessible à tous. Personne ne prétend être dieu dans cette affaire.

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)

Non mais je ne nie pas qu'il faille réfléchir à quelque chose de mieux, c'est le propre de l'évolution.

Mais l'utopie c'est pas "le mieux" c'est "l'idéal" et il ne peut être effectif car trop absolu.

Les deux. L'utopie existe, et elle peut exister sous d'autres formes.

C'est toi qui le dit, mais ça ne s'appuye sur rien de probant.

Si, c'est l'anarchisme, qui existe, pas beaucoup je le concède.

Ah oui en quelque sorte, tu es donc en train de me dire que l'anarchie est une utopie ce qui la range donc comme conception irréaliste ? (oui je suis chiant hein car je te retourne l'argument comme un piège sur un petit lapinou)

Disons par le plus grand nombre. Voir par tous dans le cadre d'une communauté.

Ah, la démocratie... ça n'a rien d'idéal, la plupart des gens sont inconscient de ce qui est bon pour eux.

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Membre, 115ans Posté(e)
Theemmerdeur Membre 188 messages
Baby Forumeur‚ 115ans‚
Posté(e)

Je connais pas personnellement mais il existe cette ville utopique

http://www.auroville.org/

Désolé pas eu le temps de trouver la version française

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