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le stess au travail


pic et repic

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Membre, 65ans Posté(e)
pic et repic Membre 9 588 messages
Maitre des forums‚ 65ans‚
Posté(e)

Bonjour,

le gouvernement vient de réprimander les entreprises de plus de 1000 salariés qui n'avaient pas fait d'efforts concernant le stress au travail .

et les autres , il n'y a aucun stress dans les pt et moyennes entreprises ?

il est vrai que j'arrive au travail , le sourire aux lèvres , je vais dans la salle de repos fumer ma pt clope du matin et prendre mon premier café etc etc ......

mais cela n'est pas le cas , dans l'entreprise ou je travaille , je dois commencer bille en tête avec une charge de travail qui fait que je n'ai pas le temps de tout faire , et même si je suis payé pour les heures supp cela ne change rien au stress constant et à la pression du résultat

nous sommes moins de 50 salariés , et quand un jour un gouvernement voudra bien s'occuper de nous , hé bien beaucoup seront désabusé et il sera trop tard .......

les syndicats dans ce tyoe d'entreprise n'ont pas assez de poids face au patron ( propriétaire ) de l'entreprise.

un ce , qu'est ce que c'est ? , des avantages ? guère plus , et encore je ne m'estime pas mal loti en comparaison de certains.

qu'en pensez vous ?

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Membre, 48ans Posté(e)
669 Membre 4 033 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)

Ca me tue ca........

C'est la grande nouveauté, depuis 4 ou 5 ans: le travail... ca stresse............

WAOUH

Petit tour d'horizon:

Il y a même pas 20 ans, on travaillait plus de 45h semaine.

Il y a même pas 50 ans, on travaillait jusque 70h semaine.

Il y a même pas un siècle, les congés, on ne savait même pas ce que c'était.

Dans la plupart des pays du monde, 35h semaine, c'est une utopie. (et je ne fais pas référence aux pays pauvres uniquement !!!)

Dans la plupart des pays du monde, se faire payer les heures sup, c'est impensable.

Dans le plupart des pays du monde, les congés ne dépassent quelques jours/semaines par an.

Et voilà les français, avec de plus en plus d'avantages sociaux, de moins en moins d'heures de travail, qui viennent de se rendre compte que le travail.... c'est fatiguant ! :blush:

Quelle honte ! Se fatiguer pour gagner son salaire ! Mais de qui se moque t'on ???

A quand la prochaine manif "Payer pour rester au lit, c'est le minimum !" ?

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Invité Thyia
Invités, Posté(e)
Invité Thyia
Invité Thyia Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour,

J'ai aussi lu ça avant-hier, dans la presse. Pourtant, quand j'ai eu fini mon article, la première impression que j'ai eu, c'était que je n'en aurais pas eu connaissance que ça aurait été pareil.

Une première évidence : si nous avions le choix, peu d'entre nous travailleraient et subiraient les contraintes imposées par le monde professionnel pour le plaisir ! Les travailleurs bossent donc par nécessité plus que par pur élan naturel.

De plus, la productivité -et donc la pression à outrance- a déjà montré ses limites dans la plupart des structures professionnelles, qu'elles soient de 10 salariés ou plus. Et même s'il y a encore eu des suicides ces derniers temps, concrètement, je ne vois pas en quoi les 10 propositions changent quoi que ce soit à la donne actuelle pour les salariés. Je ne vois là aucun garde-fou garantissant quoi que ce soit pour les employés. Et, des 10 propositions, il y a plein selon moi qui relèvent déjà de l'intelligence et du bon sens de tout un chacun.

Perso, je bosse pour une boite de bien plus de 50 salariés et depuis deux ans maintenant, un nouvel indicateur est apparu dans les baromètres de contrôle de l'encadrement : le taux d'absence, compteur de toutes les journées non travaillées des salariés en dehors des journées de congés (maladies, ILD, absences irrégulières, etc...). N'en déplaise, ce taux nous donne une bonne tendance du moral des équipes de chaque service et joue sur notre item économique.

Car dans ces chiffres, apparaissent toutes les absences inopinées, donc non maitrisées, subies par l'entité. Et un salarié qui manque de façon imprévue à l'appel, c'est :

- sa part de tâches répartie sur ceux qui sont présents, donc accroissement de leur charge déjà calculée au plus productif.

- Et si cette situation se met à durer dans le temps, c'est augmenter le risque que d'autres tombent à leur tour du fait de l'accroissement de la charge de travail, voire l'embauche ponctuelle d'une personne supplémentaire pour assumer le poste.

En sachant ce que coute à l'entreprise (qu'elle compte 2 ou 20 000 employés) ces journées d'absence, tout dirigeant soucieux du bon fonctionnement de son unité en tiendra compte et décidera de la meilleure stratégie pour y pallier. De plus, une unité où règne une ambiance tendue de part le contexte concurrentiel ou économique mais qui aura une bonne cohésion d'ensemble est beaucoup plus facile à diriger qu'un service où les salariés souffrent d'une pression démesurée !

S'il y a des facteurs contre lesquels personne ne peut rien, même pas le salarié en cause (maladies graves), d'autres actions peuvent réduire, voire en empêcher d'autres résultant directement de la pression professionnelle (meilleur dialogue employé/N+1, un employé étant avant tout une personne, prise en compte des spécificités l'individu dans sa globalité, entretien de l'intérêt du salarié pour son activité, etc...). Ne serait-ce que pour la pérennité de l'entreprise, tout le monde a donc intérêt à ce que ces journées d'absence soient les moins nombreuses possibles. Charge aux dirigeants d'adapter leur management.

Le gouvernement a donc eu une démarche louable mais je me demande juste si un bon Chef d'entreprise qui se respecte aura attendu après ces démarches qui n'en sont qu'au stade embryonnaire ("propositions", hein !) pour avoir une prise de conscience aussi capitale... :blush:

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Membre, 48ans Posté(e)
669 Membre 4 033 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)

En réaction au dernier post, je tiens à préciser quelque peu ma pensée, qui semble bien polémique dans mon premier post.

Je ne nie pas qu'il y ait du stress au travail, que certaines personnes subissent une forte pression, que d'autres craquent (depressions, suicides, etc...).

Ce que je dénonce, c'est ce côté ingénu "Tient... le travail, c'est stressant", comme si c'était une nouveauté du millénaire !

Des générations et des générations avant nous ont survécu à ce "stress", et dans des conditions bien plus difficiles que de nos jours... cela signifierait il que les Français sont de plus en plus soupe au lait ? :blush:

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Invité Thyia
Invités, Posté(e)
Invité Thyia
Invité Thyia Invités 0 message
Posté(e)
En réaction au dernier post, je tiens à préciser quelque peu ma pensée, qui semble bien polémique dans mon premier post.

:blush:

euh, salut 669,

juste pour info, mon post à moi vient se coller sous le tien mais en réalité, c'était juste mon point de vue concernant la démarche et les 10 propositions du gouvernement, mais en aucun cas une résultante de ton post.

Perso, ça m'insupporte un peu toutes ces démarches "poudre aux yeux" de l'Etat, dont la vacuité n'a d'égale que la diabolisation de faux sujets pour détourner l'attention populaire !

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Membre, 48ans Posté(e)
669 Membre 4 033 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)
:blush:

euh, salut 669,

juste pour info, mon post à moi vient se coller sous le tien

Je disais "en réaction au post précédent", car en lisant le tient, je me suis rendu compte que le mien était quelque peu polémique. :coeur:

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Membre, 32ans Posté(e)
markich Membre 3 621 messages
Forumeur expérimenté‚ 32ans‚
Posté(e)
Ca me tue ca........

C'est la grande nouveauté, depuis 4 ou 5 ans: le travail... ca stresse............

WAOUH

Petit tour d'horizon:

Il y a même pas 20 ans, on travaillait plus de 45h semaine.

Il y a même pas 50 ans, on travaillait jusque 70h semaine.

Il y a même pas un siècle, les congés, on ne savait même pas ce que c'était.

Je comprends, mais ce n'est pas le nombre d'heures de travail qu'ils faut analyser, c'est plutot les conditions de travail, on vit dans un monde ou la concurence est de plus en plus forte et les choses vont de plus en plus vite avec des patrons qui transmettent davantage de stress au travail, puis avec une éducation nationale nulle à chier.

Mais je reconnais que je peux pas répondre entièrement au problème.

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Membre, 48ans Posté(e)
669 Membre 4 033 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)
Je comprends, mais ce n'est pas le nombre d'heures de travail qu'ils faut analyser, c'est plutot les conditions de travail,

Tu as raison, j'aurais du en parler également.

Comparons quelque chose que tout le monde connait:

Le cheminot il y a 50 ans, et le cheminot maintenant.

Il y a cinquante ans: tu travaillais à 15 ans, tu passais ton temps dans le charbon, dans les fumées, tu travaillais 70h semaine.

Aujourd'hui: plus de charbon, plus de fumée, quand aux horaires, n'en parlons pas.

On peut appliquer cet exemple un peu partout, à commencer par les usines (la machine simplifie GRANDEMENT le travail de l'homme), ou les bureaux (l'ordinateur).

Attention ! Je ne dit surtout pas qu'il faut revenir en arrière ! Dieu merci, le progrès nous simplifie la vie !

Ce que je dis, c'est que plus le travail se simplifie...plus on s'en plaint !

A croire qu'en plus de travailler plus, plus dur, pour gagner moins, nos ancètres étaient également moins chouignards...

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Membre, Ambiancieur, 34ans Posté(e)
Nytho_0 Membre 1 492 messages
34ans‚ Ambiancieur,
Posté(e)

Je comprends bien ta réaction 669, et il est vrai que beaucoup se plaignent sans même comprendre pourquoi ni ouvrir les yeux.

Mais s'il y a eu tous ces progrès au niveau des conditions de travail, c'est bien pour améliorer la productivité de la main d'¿uvre.

Main d'¿uvre qui serait d'autant plus efficace sans stress, non?

Donc, le combattre c'est aussi bien pour les employés que pour les employeurs.

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Membre, 48ans Posté(e)
669 Membre 4 033 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)

Et là encore, je suis d'accord: je ne dit pas qu'il n'y a pas de stress, ou qu'il ne faudrait pas diminuer ce stress (si on peut y faire quelque chose, pourquoi ne pas le faire !).

Là où je tique un peu c'est: pourquoi les gens deviennent si facilement stressés ? Un petit rien, et hop, c'est la fin du monde...

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Invité Thyia
Invités, Posté(e)
Invité Thyia
Invité Thyia Invités 0 message
Posté(e)

Houlà, 669, la pression au boulot existe bel et bien. Ce n'est pas par hasard qu'elle a été reconnue comme hautement nocive, ces derniers temps, notamment avec les nombreux suicides enregistrés chez France Télécom. Dans ce dossier alarmant, le contexte professionnel a fait partie de la réflexion, pourtant ces gens avaient tous leurs vies avec des facteurs inhérents propres.

Je comprends qu'au regard des conditions de travail que l'humanité a pu connaitre en France dans le passé (avant même que l'école soit rendue obligatoire par Jules Ferry en 1882, des enfants travaillaient du matin au soir, 7 jours/7 pour aider les foyers français) ou même de nos jours dans d'autres pays, les Français aient pas mal d'avantages préservant leurs droits et leur bien-être.

Cependant, je ne peux pas dédaigner ceux qui craquent sous la pression et réfuter leur mal-être. Perso, il y a quelques années, j'ai été confrontée à une situation qui a fini par influencer mon moral et donc, ma vie privée. Pourtant, ce n'était que du boulot, donc rien d'existentiel en soit, juste une demande constante mais appuyée de ma hiérarchie au boulot ! Pourtant, oui ! Et je crois sans mal qu'avec la connerie humaine, certains soient assez stupides pour s'acharner à outrance sur d'autres, et que ces derniers finissent par craquer.

On peut établir nos avancées par rapport aux points de départ, mais la société actuelle, avec les notions de "rentabilité" et de "productivité" ont entrainé des dérives parfois. Et ça, sans le généraliser et le diaboliser, il faut aussi le reconnaitre.

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Membre, 38ans Posté(e)
Breizhman Membre 156 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)

Bonjour à tous,

Premier constat, le stress au travail est un sujet qui intéresse, et le nombre de réponse le prouve.

Après bon, comment essayer d'expliquer les choses en résumant grossièrement... Je vais essayer... Là encore je n'ai pas assez de recule pour dire qu'avant c'était pas le cas, que le stress est quelque chose de nouveau... (déjà j'ai que 25ans et il y a 25 ans et plus je n'étais pas là pour voir comment ça se passait)

Alors oui, d'un côté on travaille moins longtemps, et en apparence dans de meilleures conditions en général.

+ Ma première remarque est un peu philosophique (parce que c'est l'élargissement d'un concept que j'avais vu "jadis", du temps de ma classe de terminal): L'Homme est passé de l'objectif de survivre à celui de vivre (passage d'une consommation de survie à une consommation plus riche en produits jusqu'à aujourd'hui la surconsommation pour les pays riches que nous sommes), en devenant difficile sur la qualité et la diversité des produits ( passage d'une consommation standardisé à une consommation individualisée...). L'Homme est un éternel insatisfait, cela veut dire que peu lui importe les acquis passés (acquis sociaux, matériels, légaux...etc...), l'Homme se fixe comme éternel objectif d'améliorer sa situation... Ainsi en ce qui concerne le monde du travail, on peut penser que l'Homme ayant connu beaucoup de progrès dans sa condition de travail ( un cadre légal très fort même si trop méconnu, des salaires minimaux, des aides, etc...) il cherche maintenant à la rendre encore plus parfaite, en voulant maximiser certains aspects... C'est le développement de la santé au travail, de la formation continue tout au long de la vie... C'est aussi les luttes contres les discriminations (femmes, handicapés, seniors etc...)

==> pour résumer, des acquis de base laissent la place à des problématiques nouvelles dont on avait même pas l'idée de traiter il y a 10, 20 ou 40 ans... Personnellement, je pense qu'il doit y voir de ça... Mais je pense qu'il y a d'autres explications moins visibles à l'apparition de ce thème de Stress au travail.

+ Les conditions de travail ont évolués. 669, tu comparais le travail de cheminot aujourd'hui et "hier". Et ton analyse est plutôt bonne (je vais avoir du mal à démontrer quelque chose sur cette exemple je pense mais je tente quand même). Le cheminot aujourd'hui est très très assisté dans son travail, MAIS on lui demande d'être beaucoup plus polyvalent qu'avant... Là où avant le travaille était physique (et dangereux!!!!) il est maintenant énormément psychique et technique. Ainsi, il me semble (et si c'est pas le cas pour les cheminots c'est le cas pour une très très grande parties des métiers techniques aujourd'hui) qu'on leur demande d'avoir des connaissances en électroniques.

Je quitte les cheminots pour revenir sur la généralité. Le monde du travail semble s'être profondément modifié, et n'est plus comparable avec celui d'avant... Avant on travaillait beaucoup plus d'heures mais pour pas mal de métiers l'objectif était de répondre à une demande. Là maintenant on demande à ce que l'entreprise (et donc le personnel) réponde à la demande bien sûr, mais en respectant un délai, une façon de faire... En gros, l'un des éléments qui stresse l'Homme au travail pour moi c'est surtout une certaine perte d'humanité dans le travail alors que le travail est vecteur d'identité sociale La perte d'humanité c'est très vaste...

- C'est le manager de base (chef d'équipe) qui maltraite ses subalternes parce que lui même est maltraité et risque de perdre son job s'il ne met pas assez la pression...

- C'est le métier de commercial qui de nos jours n'est plus là pour conseiller mais pour vendre uniquement et pour convaincre d'acheter (Et ça pour beaucoup de gens c'est dur... savoir que ce qui nous nourrit c'est d'être payé à arnaquer les gens, en leur vendant des choses dont ils n'ont plus besoin...)

- C'est, paradoxalement, ces fameux outils qui rendent la vie facile aux gens, mais qui déshumanisent plus que tout les rapports entre les Hommes (les mails, les hotlines, les machines qui disent si l'équipe va assez vite dans le travail à la chaine, les badgeuses, les GPS qui disent à tout moment où se trouve tel ou tel employé...).

==> ma théorie de simple professionnel RH débutant, c'est qu'en voulant maximiser la productivité et la rentabilité des capitaux de production on en arrive à utiliser l'Homme comme une machine, en lui ôtant toute forme d'humanité... Plus précisément, la productivité des machines étant arrivée à un seuil de non progression, on se tourne sur le dernier facteur de production qu'il est possible d'améliorer: l'Homme.

Pour cette dernière idée, je vais juste redire l'importance qu'à le travail pour l'Homme. Le travail est le principal facteur d'identité sociale. Le simple fait de ne pas en avoir nous provoque à tous un vrai mal être qui va plus loin que le simple fait de ne pas gagner d'argent. Ne pas avoir de travail c'est vécu souvent comme une exclusion, ce qui dans les faits est d'ailleurs souvent le cas.

Maintenant, comme le développe un philosophe du travail dans un film documentaire intitulé "J'ai (très) mal au travail", l'entreprise développe de plus en plus de concepts qui visent à ce que le travail soit de plus en plus ancré dans l'employé... Qui ne s'est jamais entendu dire "Tu es corporate" par exemple... Le travail est une identité, et l'entreprise tente de plus en plus de développer un sentiment quasi amoureux chez le salarié... De sorte que l'employé, même s'il ne travail "que" 35h, pense au boulot qu'il a à faire, se connecte en dehors des heures de travail (là encore merci l'évolution technologique...), emporte du travail chez lui, fait l'effort de rester plus longtemps ou de venir plus tôt à l'entreprise....

Voilà, je pense que ce résumé peut quand même donner une certaine idée de la réalité du monde du travail aujourd'hui... On travaille effectivement moins (en droit le "travail effectif" c'est le temps où on travaille vraiment.... ça comprend pas le temps d'habillage, les pauses, etc...) mais on pense beaucoup plus au travail... Celui-ci étant de moins en moins social (et d'ailleur c'est paradoxal que le travail vecteur d'identité social ne soit pas lui même social c'est à dire ne permet pas l'échange réel entre les Hommes), de moins en moins humain (on cherche, entre autre, à "processuser" tout et n'importe quoi... c'est à dire tout simplement à définir étape par étape tout ce qu'il faut faire pour remplir une tâche).

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Membre, 65ans Posté(e)
pic et repic Membre 9 588 messages
Maitre des forums‚ 65ans‚
Posté(e)

Bonjour,

quand j'ai lancé ce sujet ce n'était certainement pas pour dire qu'au travail je n'avais envie de ne rien faire et d'être payé pour cela ( j'ai plus de 50 ans et cela fait plus de 30 ans que je travaille et donc ,peut me targuer d'avoir vu une certaine évolution en la matière )

ce que je me bornais à constater , était que les gouvernements successifs se bornaient à ne considérer ce pb que dans les grandes entreprises , comme si les pme n'étaient pas affectées par ce phénomène.

bien sur le stress au travail a tj existé , mais l'application des 35h dans des pt structures a conduit à une augmentation de la productivité sans bien grandes contreparties

depuis c'est devenu le paramètre essentiel : toujours faire plus , plus vite .

certes la mise en ¿uvre de moyens de plus en plus sophistiqués est sensée réduire la difficulté physique du travail,mais l'augmentation de la demande en productivité annule ts les gains , au point que sans travailler autant qu'avant , on produit beaucoup plus ( vous allez me dire c'est la rançon du progrès )

les conditions de travail se sont à mon avis détériorées et l'agressivité et l'individualisme au sein des entreprises n'ont jamais été aussi forts.

c'est ce que mon humble expérience m'a montré, j'ai sans doute moins d'une dizaine d'années à travailler , mais je n'aimerai pas commencer ma carrière aujourd'hui.

j'aime ce que je fais , je m'y suis senti bien , utile à la société , mais je ne comprends plus cette fuite en avant où l'employé n'est plus qu'une variable d'ajustement et ou l'on ne reconnait plus le travail bien fait , même s'il faut plus de temps pour le réaliser.

nos décideurs pensent que le stress est productif , est ce bien vrai ? c'est un postulat et visiblement personne ne s'est donné la peine de tenter une démonstration ( c'est la def même d'un postulat )

mais est ce exact ?

mon entourage a le même âge que moi ( voir un peu plus ) et ne pense que" retraite ".

est là le signe d'une société du travail saine ?

un senior qui se pose bien des questions.

@+

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Membre, 38ans Posté(e)
Breizhman Membre 156 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)

Bonjour,

Vous avez résumé là tout ce que j'ai "déblatéré" hier soir :blush: Mais c'est tout à fait ça. Il y a une vrai déshumanisation du travail où l'Homme n'est considéré que comme une variable économique, devant être productif (d'ailleurs je me dis "quelle drôle de productivité que celle qui consiste à produire beaucoup au détriment du produire bien... la quantité au détriment de la qualité).

Une chose qui est choquante (et là c'est un peu mon côté "militant" pour une Gestion Humaine des Ressources) c'est que les diplômés d'écoles, et surtout d'écoles de commerces, se voient enseigner des méthodes de management qui ne tiennent pas compte de l'aspect humain de l'organisation... Et malheureusement, dans le domaine des RH qui est le miens, force est de constater qu'une majorité des professionnels RH font de la gestion orientée par les chiffres (le grand combat des gestionnaires face aux humanistes).

Maintenant oui, les PME ne sont pas souvent "touchées" par les politiques mises en places par les gouvernements. Et je pense que vous pouvez facilement comprendre que c'est simplement utiliser comme outil de communication, car les grandes entreprises sont la vitrine, ce qu'on regarde en premier et ce que les pays étrangers regardent en premier.

C'est un choix assez peu politique au sens premier de "gérer la cité" puisque les grandes entreprises ne concernent pas la majorité des entreprises et pas non plus la majorité des actifs français. Quand on sait que plus de 7 entreprises sur 10 sont des PME, on comprend mieux...

Donc oui, pas grand chose n'est fait pour traiter de ces questions dans les PME.

Je pense que vous êtes très bien placé pour juger de l'évolution du monde du travail car vous avez pu le voir évoluer. Et votre analyse me semble bonne... beaucoup plus d'individualisme au travail, une très mauvaise reconnaissance du travail bien fait, l'employé comme variable d'ajustement... Je pense que vous noterez en plus énormément d'incohérences...

+ Il y a un développement du travail en équipes et en groupes... mais on développe aussi la concurrence entre collègues, l'émulation... et dans les deux cas avec des outils spécifiques...

+ On en demande de plus en plus aux salariés, de faire des heures supplémentaires, de travailler plus vite "d'être corporate" etc.... mais d'un autre côté on ne motive pas les salariés, je parle même pas d'argent mais juste de petits gestes de reconnaissances... donner son après midi à quelqu'un qui a travaillé très dur et qui est venu beaucoup plus tôt, payer le restaurant à une équipe qui fonctionne bien...

Le manque de reconnaissance ne vient pas uniquement de l'employeur mais c'est aussi le sentiment que même en travaillant plus on n'est généralement pas "gagnant", le sentiment que les impôts prélèvent toujours plus etc... Donc il ne faut pas s'étonner que d'un côté les gens veuillent pas travailler et souhaitent arriver le plus tôt possible à la retraite...

D'où aussi, ce qu'on appelle en sociologie la génération Y, celle des enfants nés entre les années 70 et les années 90 qui ont une définition différente de la place du travail. Qui veulent travailler (c'est pas une génération de fénéant hein!) mais qui accordent aussi énormément de place à la famille et à la vie personnelle.

Un junior qui cherche des réponses et un chemin à suivre.

Bonne fin de week end

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Membre, 65ans Posté(e)
pic et repic Membre 9 588 messages
Maitre des forums‚ 65ans‚
Posté(e)

re bonjour,

tout à fait en adéquation avec votre analyse

il est réconfortant de voir qu'un " jeune " encadrant a une telle conscience des dérives de notre société.

cette analyse sur les jeunes au travail , je l'ai aussi faite et je crois que nous les vieux , nous avons à un moment donné trop fait , trop accepté .Il ont raison , le travail ce n'est pas tout et quand l'heure arrive , et bien inutile de rester pour finir ..... c'est l'heure un point c'est tout.

je ne peux pas encore raisonner ainsi , je ne n'y reconnais pas mais je suis sûr de me tromper , j'ai tord de rester pour finir mon travail , de penser à ts ce que mon employeur ne pense pas , de devancer les pb et de trouver à sa place des solutions.

je suis en pleine restructuration, fait entre 45 et 50 heures par semaine , moi qui n'avait été que peu stressé jusqu'ici

j'éprouve ce sentiment de ne plus faire assez et me réveille la nuit pensant à tout ce qu'il reste à résoudre.

mon employeur par son imprévision en est le responsable.

je ne suis qu'un cas particulier parmi tant d'autres.

mais ce que je demande : écoutez nous, je sens mal cet avenir, pas pour moi , mais pour mes enfants et ceux des autres.

bonne journée.

@+ :blush:

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Invité Thyia
Invités, Posté(e)
Invité Thyia
Invité Thyia Invités 0 message
Posté(e)
Bonjour,

quand j'ai lancé ce sujet ce n'était certainement pas pour dire qu'au travail je n'avais envie de ne rien faire et d'être payé pour cela ( j'ai plus de 50 ans et cela fait plus de 30 ans que je travaille et donc ,peut me targuer d'avoir vu une certaine évolution en la matière )

ce que je me bornais à constater , était que les gouvernements successifs se bornaient à ne considérer ce pb que dans les grandes entreprises , comme si les pme n'étaient pas affectées par ce phénomène.

bien sur le stress au travail a tj existé , mais l'application des 35h dans des pt structures a conduit à une augmentation de la productivité sans bien grandes contreparties

depuis c'est devenu le paramètre essentiel : toujours faire plus , plus vite .

certes la mise en ¿uvre de moyens de plus en plus sophistiqués est sensée réduire la difficulté physique du travail,mais l'augmentation de la demande en productivité annule ts les gains , au point que sans travailler autant qu'avant , on produit beaucoup plus ( vous allez me dire c'est la rançon du progrès )

les conditions de travail se sont à mon avis détériorées et l'agressivité et l'individualisme au sein des entreprises n'ont jamais été aussi forts.

c'est ce que mon humble expérience m'a montré, j'ai sans doute moins d'une dizaine d'années à travailler , mais je n'aimerai pas commencer ma carrière aujourd'hui.

j'aime ce que je fais , je m'y suis senti bien , utile à la société , mais je ne comprends plus cette fuite en avant où l'employé n'est plus qu'une variable d'ajustement et ou l'on ne reconnait plus le travail bien fait , même s'il faut plus de temps pour le réaliser.

nos décideurs pensent que le stress est productif , est ce bien vrai ? c'est un postulat et visiblement personne ne s'est donné la peine de tenter une démonstration ( c'est la def même d'un postulat )

mais est ce exact ?

mon entourage a le même âge que moi ( voir un peu plus ) et ne pense que" retraite ".

est là le signe d'une société du travail saine ?

un senior qui se pose bien des questions.

@+

'lut pic et repic !

C'est marrant mais j'ai souvent à faire avec des personnes de ta tranche d'âge et je note que vos pensées se rejoignent grandement. N'est-ce pas là le signe d'une divergence de point du vue due à la génération ?

Tu dis que tu n'aimerais pas démarrer ta vie active à notre époque et ça, je le conçois tout à fait. Perso, j'aurais bien aimé entrer dans la vie active dans les années 80 car je pense que la donne était beaucoup moins stressante et bien plus aisée qu'actuellement. Néanmoins, je dois aussi faire avec mon propre contexte et progresser avec les données actuelles, je n'en ai guère le choix.

Et même si je déplore la situation telle qu'elle est devenue, je ne peux m'empêcher de noter certains faits :

- d'une part, ta génération a connu une période bénie. Le monde professionnel que tu as connu résultait directement des facteurs d'après-guerre où l'offre du monde du travail était supérieure voire équivalente à la demande.

De plus, avec l'émergence de l'informatique et de la mécanisation, vous avez pleinement profité des avancées technologiques qui ont beaucoup allégé la pénibilité des tâches. Et, parce que la situation le permettait, à ceci se rajoute la force de cohésion des syndicats qui ont obtenu beaucoup de confort pour les salariés (jours chômés, fériés, 39h/semaine, 28 jours de congés payés, etc...).

En effet, même si vous n'étiez pas aux 35h, en quittant le milieu scolaire, du travail, il y en avait pour tous. Seuls ceux qui n'en avaient pas envie connaissaient le chômage, ce qui est loin d'être le cas des générations actuelles.

- d'autre part, les termes de productivité et de rentabilité ne faisait pas partie du vocabulaire, tout comme la notion de "travail effectif" vous était inconnue. Certaines données prenaient beaucoup plus de temps à circuler, ce qui laissait plus de temps entre le moment où on lançait l'info et où on la recevait. Or, aujourd'hui, non seulement tout va plus vite, mais en plus, le facteur temps est devenu une donne incontournable dans les impératifs et les enjeux professionnels. Alors, oui, faut être réactif, plus rapide que les autres, ce qui génère aussi une pression, donc un stress certain.

Côté patronat, là où il fallait 10 personnes avant, aujourd'hui, on peut en avoir que 2, pour un rendu et un coût différents mais tout aussi valable. Comment justifier le fait de conserver tous les postes avec la charge financière que ça représente ? Or, aussi vrai que n'importe lequel d'entre nous préfèrera payer moins cher un produit aujourd'hui, fait de matériaux et de procédés différents, on ne peut décemment pas condamner les chefs d'entreprise de vouloir la même chose dans leur société.

- enfin, cette notion de compétition (aujourd'hui internationale, du fait de la mondialisation) induit aussi une émulation, donc une productivité accrue. Que l'on veuille ou non, cette notion tire vers le haut et créer la volonté de mieux faire en même temps qu'elle établie une pression. En ce sens, le stress généré est productif car il permet de créer une réactivité, un désir d'atteindre un objectif toujours établi à la hausse (par rapport à ce qui a déjà été fait, soit par soi-même, soit par rapport aux autres). Le postulat est donc vrai et stimulant, si tant est qu'il reste bien dosé, la dérive arrivant rapidement si on n'y prend pas garde !

Or, ton analyse reste intéressante et apporte une réflexion sur le monde actuel du travail. Mais quand on a profité des conditions d'il y a 30 ans et quand on a vu les choses évoluer comme toi, je pense que l'écart est tellement grand qu'il soit normal que vous pensiez à quitter ce domaine avec lequel vous ne vous sentez encore moins en adéquation que ma génération.

Enfin, dernier point parce que celui-ci est source de plaisanteries fatalistes de ma génération à ceux de la tienne au boulot, ces derniers temps : la retraite !

Grand mot en ce moment que celui-ci, à l'heure actuelle ! :blush: Si toi et ceux de ta génération y pensez, moi, je ne sais même à quel âge j'y aurai droit, si tant est que ce mot soit toujours d'actualité quand j'aurai dépassé la soixantaine ! Mais que faire ? 75% des personnes interrogées dernièrement dans des sondages ont admis que la réforme de la retraite était nécessaire !

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Membre, 38ans Posté(e)
Breizhman Membre 156 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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Quelques divergences de point de vue...

+ les termes de rentabilité et de productivité existent depuis près d'un siècle, et surtout depuis les fameux Taylor et Ford... La différence c'est que l'effort de productivité ne se portait pas, jusqu'à dernièrement, sur le facteur travail mais sur le facteur matériel ( les progrès techniques pour produire plus vite etc... et beaucoup moins sur les modes d'organisations...). Le modèle taylorien qui s'est répandu en France dans les années 40 n'a évolué que depuis le début des années 90 je dirais, devenant beaucoup plus poussé et manipulateur de l'Homme au travail.

+ Il est économiquement logique qu'un patron emploie moins de moins pour produire plus aujourd'hui. Sauf qu'il est quand même triste de ne prendre que l'orientation économique sans prendre en compte que l'Homme n'est pas une machine. En d'autres termes, réduire les effectifs pour entrer dans une logique de consommation du facteur travail ( des salariés qui sont donc des pièces interchangeables et qu'on peut renouveler comme on renouvelle de la matière premier ou des machines...). Ce mode de fonctionnement ne peut pas durer dans le temps.

+ Le stresse comme stimulant. Le stress donne des résultats, bien entendu. Mais là encore c'est une vision orientée économiquement puisque ça donne des résultats à l'entreprise qui produit plus et peut donc vendre plus... C'est là encore une logique de consommation de main d'oeuvre et donc d'utiliser l'Homme comme un objet... Le stress au travail peut être positif, pour certaines des raisons dont tu as parlé... l'émulation... Sauf que l'Entreprise d'aujourd'hui ne se contente pas d'une simple émulation mais de quelque chose de beaucoup plus profond je trouve. L'émulation est bonne quand elle permet d'avancer, quand ça permet d'évoluer... Là l'entreprise tend vers l'élimination des moins bons... et donc sont moins bons ceux qui résistent le moins à cette pression...( c'est souvent juste cette résistance à la pression qui est plus importante que les compétences... ce qui montre l'importance donnée à l'Homme...)

+ Cette notion de compétition c'est aussi l'outil mis en place par l'entreprise pour fidéliser et euh... allez je lâche un peu le mot, asservir l'Homme... C'est bien pensé quand même... Tu dois toujours te dépenser à ton maximum (qui n'est jamais assez d'ailleurs) pour atteindre un objectif qui n'est pas atteignable... Dans un post un peu plus tôt je parlais de la volonté de l'entreprise d'instaurer un sentiment quasi amoureux de l'Homme pour l'entreprise... Parce que par amour on est capable de faire tout et n'importe quoi...

Ce que tu dis n'est pas faux, si on accepte de continuer de ne pas donner l'importance que l'Homme doit avoir dans notre société.

Concernant la retraite on est d'accord, ce mot n'existera sans doute pas pour nous... Mais dans ce cas... Pourquoi ne pas améliorer la condition de l'Homme au travail si on doit passer notre vie à bosser?

Tout un programme

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Membre, 65ans Posté(e)
pic et repic Membre 9 588 messages
Maitre des forums‚ 65ans‚
Posté(e)

Bonjour,

la pression au travail dans les années 80 existait , les critères de rentabilité aussi , ce n'était pas une époque bénie mais par rapport à maintenant , il y avait un plus grand respect de l'humain.

le chômage existait déjà mais son emprise étant moindre , il était facile, si l'on n'était pas satisfait des conditions de travail de l'entreprise qui nous employait , de la quitter pour voir autre chose.

ne pensez pas que il était si facile de travailler, mais la pression du résultat étant moindre , le temps pour réaliser notre travail était plus largement compté.

maintenant partout ( même dans les administrations ) le seul mot qui ait le droit de cité est :combien de temps vous faut il pour effectuer cette tâche ? et voyons comment le réduire et par la même réduire le nombre de personnes à le faire .

je pose juste cette question à nos "décideurs"

avez vous regardé les statistiques concernant les arrêts de travail pour surmenage et autres pb liés au stress au travail ?

je n'en n'ai pas l'impression ou du moins vous faites comme si tout aller bien dans le meilleur des mondes.

je sais que je peux donner l'impression d'être un " passéiste " déconnecté des réalités économiques du moment, mais ce que j'essaie de défendre est une certaine dignité de la personne au travail . Qu'elle soit dans une grande entreprise avec CE et tout le bataclan ou dans une petite structure de moins de 10 salariés.

le stress existe partout et en cantonner la traque aux les grandes entreprises me semple pour le moins hypocrite.

c'est de la poudre aux yeux

bon allez , j'arrête là mes âneries , et puisque aujourd'hui j'ai la chance de ne pas travailler ( 33 h en 3 jours c'est trop ) je vais aller faire mes courses.

bonne journée

@+

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