La crise des subrimes

kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)

Les causes reelles de la crise actuelle:

Avant l'arrive de Clinton au pouvoir, les subrimes n'existaient pas. Les banquiers etaient tres prudents et ne pretaient pas a n'importe qui sans s'assurer que l'institution ou la personne en question avait les moyens de repayer son emprunt. La population blanche etant plus riche que les autres ethnies (le patrimoine median etait en 2000: 79000 dollars pour les blanc, 7500 pour les noirs et 9750 pour les hispaniques) cela se traduisait notament avec un taux eleve de proprietaire parmi la population blanche.

Lorsque Clinton est arrivee au pouvoir il a mis en place plusieurs outils pour faciliter l'accession a la propriete des minoritees ethniques:

- Creation de subrimes via le HUD visant a creer des emprunts bancaires destinees aux minoritees ethniques:

http://www.hud.gov/offices/fheo/lending/subprime.cfm

- Creation d'organisme charge de noter les banques en fonctions du nombres de prets immobiliers fait en faveur de minoritees ethniques comme par exemple le Community Reinvestment Act.

Des commissions ont ete creer pour "encourager" les banques a etre plus creatives et a abaisser leur criteria d'emprunt (notament le minimum deposit necessaire pour avoir un credit immobilier ainsi que la reputation des emprunteurs). A la fin du compte, les banques ont ete somme de preter de l'argent aux minorites dans la meme proportion avec laquel elles pretaient de l'argent aux blanc, sans quoi, par defaut, elle serait ostraciser et accusee de raciste institutionel. C'etais au banque de prouver qu'elles avaient en place des procedures permettant access egale a la propriete pour les minoritees ethniques.

Du coup, la ou au-paravant, les banques demandaient un minimum de "credit history" (note de reputation bancaire) et 10-20 pourcents de depots avant d'accorder un pret immobilier, elles ont abaisse les taux de depots a 3 pourcents mais, pour justifier les risques encourus, ont augmenter les taux d'interets.

Le probleme, c'est que la plupart des emprunts , contracte pendant la periode Clinton, ont finit par couter tres cher par les populations pauvres. Donc ce qu'ils ont fait, soliciter notament par des banquiers sans scrupules, c'est de re-negocier leur emprunts bancaire via des subrimes. Ce qui etait OK au debut parce que le marche immobilier etait en plein boom. Mais par la suite, beaucoup n'ont plus put assumer leur emprunt (d'autant que pendant la meme periode, les salaires des pauvres ont diminuees au regard de l'inflation) et ils se sont retrouvee a la faillite.

Aujourdhui, la plupart des gens qui se font mettre dehors pour cessation de payement de leur emprunt sont des noirs ayant contracte un emprunt durant l'ere Clinton ( la moyenne ont leur emprunt depuis 9 ans).

Ajouter a cela, la betise de l'administration Bush qui a garanti les emprunts immobilier gerer par Fannie Mae or Freddie Mac qui eux etaient contraint par le Community Reinvestment Act a investir eux aussi dans des emprunts a haut risque et on a un desastre economique.

Parce que du cote de Wall Street, savoir que les emprunts a haut risques etaient garantit par l'Etat, c'etait leur donner carte blanche pour eviter de considerer les risques qu'ils prennaient. Apres tout, l'Etat est solvable, n'est-ce pas? Enfin, peut etre que les Islandais seraient plus circonspect sur ce point.. :snif:

Enfin bon. En resume, la crise actuelle, est moins du au fameux "capitalisme sauvage", qu'a l'interventionisme d'etat dans un systeme ou precisement, la non intervention garantie une prise de risque rationnel.

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Marie77 Membre 11 492 messages
Un certain regard..‚ 54ans
Posté(e)

Enfin bon. En resume, la crise actuelle, est moins du au fameux "capitalisme sauvage", qu'a l'interventionisme d'etat dans un systeme ou precisement, la non intervention garantie une prise de risque rationnel

Espérons que nous n'en arriverons pas là non plus en Europe. Je suis d'accord, les subventions à tout va ne remplaceront pas la capacité à rembourser un emprunt....(rentrées financières et discipline budgétaire) :snif:

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)
Enfin bon. En resume, la crise actuelle, est moins du au fameux "capitalisme sauvage", qu'a l'interventionisme d'etat dans un systeme ou precisement, la non intervention garantie une prise de risque rationnel.

Ouais. Je ne me suis pas assez penché sur les mesures Clinton pour juger de son impact. Que l'état donne quasiment carte blanche aux banques pour prêter aux moins favorisés, c'est évidemment laisser les banques prendre des risques inconsidérés.

C'est la relation système capitaliste/système étatique qui est surtout en cause.

Si je me rappelle bien, le crédit, c'est un investissement qui a une part de spéculation (malgré les garanties préalables qu'on offre, le risque zéro n'existe pas sur un crédit). C'est bien une création capitaliste, le crédit, non ? :snif:

Cela dit, la responsabilité de ce qui arrive n'incombe pas uniquement à l'irresponsabilité des banques. Elles sont un maillon d'un système qui, à force de trop jouer sur du vent s'amuse à créer des richesses totalement virtuelles... et qui peuvent s'écrouler comme un château de cartes. Avec des conséquences bien matérielles.

La relation privé/publique nous montre aujourd'hui toutes ses failles, toutes ses incohérences et tout son déséquilibre. C'est aussi le problème des choix politiques de nos gouvernement décuplés par le système capitaliste avec qui il doit composer pour TOUTE décision sociale.

L'argent est le nerf de la guerre. L'argent fictionnel aussi.

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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Cette crise trouve son origine dans l'abrogation de la loi dites Glass-Steagal que le Président Bill Clinton a signé en 1999.Elle interdisait aux banques commerciales de posséder d'autres institutions financières, a fortiori celles qui s'adonnent à la spéculation. Cette loi avait initialement été votée sur initiative du Président Franklin D. Roosevelt, en réaction à la spéculation des banques qui avait déclenchée la Grande Dépression.

Pendant deux décennies, les banques et les grandes sociétés de l'immobilier comme de l'assurance ont dépensé des sommes faramineuses pour tuer la loi Glass-Steagal. Pour la seule année de 1998 ¿ un an avant son abrogation ¿ elles ont dépensé 300 millions de dollars en lobbying !

http://www.bakchich.info/article4293.html

Les banques s'en sont mis plein les poches avec les subprimes , 2 choses soutenaient l'édifice :

-la bulle immobiliére (les prix des maisons grimpaient donc pas de souci pour reprendre la maison d'un emprunteur pauvre , la revente était fort bonne par rapport au montant de l'hypothéque de départ)

-les taux d'interêts assez bas

Début 2000 , la bulle commence à se dégonfler et les taux variables n'ont cessé de monter , fini la poule aux oeufs d'or.

2007 les premiéres grandes difficultés surgissent.

Modifié par saint thomas

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Yiauthli VIP 4 197 messages
Forumeur alchimiste‚ 34ans
Posté(e)

Me voila plutot d'accord avec Saint Thomas, sur ce coup...

Comme tu le soulignes Kyrilluk, les gens aujourd'hui à la porte avait leur emprunt depuis 9 ans. Le problème ayant surgi au début 2008, on peut supposer que les cessations de paiement ont commencé en 2007, les banques américaines étant plutôt promptes à récupérer leur dû.

Faire remonter le problème à Clinton, ce serait comme reprocher à Jospin de n'avoir pas prévu la politique économique Sarkozy.

Je m'explique. Il me semble que les problèmes de paiements sont davantage liés à une économie réelle américaine plutôt morose, un dollar en chute qui crée de l'inflation et de nombreux licenciements, plutôt qu'à une situation bancale originelle des emprunteurs.

Par ailleurs, tu parles ici des crédits immobiliers, partie émergée de l'iceberg. Si c'est bien la question immobilière qui fait chavirer les banques américaines aujourd'hui, on ne reviendra pas la-dessus, les crédits à la consommation et le surendettement des ménages en est la partie sous-jacente. Un américain moyen reçoit des offres de crédit à domicile très régulièrement, avec des soi-disants taux promotionnels ( qui sont en fait revu à la hausse un ou deux ans après), le système des cartes de crédit est également fait de telle façon que, tant que tu n'as aucun problème pour rembourser, tout va bien, mais dès que tu te retrouves avec un retard de paiement, les frais deviennent exhorbitants, les taux très élevés et il devient mécaniquement très difficile de s'en sortir ( je pourrais développer si tu le souhaites).

Par conséquent, les ménages, en raison d'une situation économique défavorable, se sont retrouvé dans une situation économique difficile. Le système américain étant fait plutôt pour aider les riches que les pauvres (c'est pas l'ami Bush qui dira le contraire), ces gens se sont retrouvés dans une spirale qui ne pouvait les mener qu'à l'expropriation.

Il aurait selon moi fallu débloquer des aides en faveur de la population en difficultés plutôt qu'attendre la faillite des banques pour aider celles-ci. Les banques auraient aussi pu choisir d'aider ces ménages, essayant de rééchelonner les crédits plutôt que de croire à une perpétuelle hausse de la bulle immobilière...

Si Clinton est coupable d'une chose, c'est selon moi d'avoir cru qu'une politique économique plus axée sur le social allait se développer dans son pays et que les inégalités flagrantes de ce pays pouvaient être réduites.

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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Ce qui me met hors de moi c est qu on trouve des millards pour éponger les conneries des spéculateurs et sauver les banques et qu on est pas foutu de trouver du fric pour aider ceux qui on faim dans le monde.

Le systéme est pouris et j éspere bien qu il leur retombera sur la geulle de ceux qui l ont crée.

Modifié par transporteur

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Acharon Membre 2 217 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
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Malgré le fait que je sois un vil speculateur je suis moi aussi d'accord avec St Thomas .

Je commence de plus en plus à croire comme Marx et Schumpeter qu'une economie liberale ne peut que s'autodetruire à terme .

@ Transporteur :effectivement cela ne serait que justice .

Modifié par Acharon

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Me voila plutot d'accord avec Saint Thomas, sur ce coup...

Comme tu le soulignes Kyrilluk, les gens aujourd'hui à la porte avait leur emprunt depuis 9 ans. Le problème ayant surgi au début 2008, on peut supposer que les cessations de paiement ont commencé en 2007, les banques américaines étant plutôt promptes à récupérer leur dû.

Faire remonter le problème à Clinton, ce serait comme reprocher à Jospin de n'avoir pas prévu la politique économique Sarkozy.

Je m'explique. Il me semble que les problèmes de paiements sont davantage liés à une économie réelle américaine plutôt morose, un dollar en chute qui crée de l'inflation et de nombreux licenciements, plutôt qu'à une situation bancale originelle des emprunteurs.

Je pense que nos avis ne sont contradisent pas tellement. Je parle de la situation sociale qui a pousse Clinton a obliger les banques a faire du social. Qu'elles aient demander en contre-partie des risques qu'elles prenaient, comme le montre Saint Thomas, une plus grande autonomie me semble tout a fait credible.

Par contre, le faite que les emprunteurs n'avaient pas les moyens de payer me semble aussi un point important dans cette crises. Sans la pression gouvernementale, et les changements evoquee par St Thomas, les banques ne se seraient pas mis a donner de l'argent sans s'assurer au prealable de la solvabilite des populations en questions.

Il n'y aurait jamais eu de mortgage avec zero deposit par exemple.

Par ailleurs, tu parles ici des crédits immobiliers, partie émergée de l'iceberg. Si c'est bien la question immobilière qui fait chavirer les banques américaines aujourd'hui, on ne reviendra pas la-dessus, les crédits à la consommation et le surendettement des ménages en est la partie sous-jacente. Un américain moyen reçoit des offres de crédit à domicile très régulièrement, avec des soi-disants taux promotionnels ( qui sont en fait revu à la hausse un ou deux ans après), le système des cartes de crédit est également fait de telle façon que, tant que tu n'as aucun problème pour rembourser, tout va bien, mais dès que tu te retrouves avec un retard de paiement, les frais deviennent exhorbitants, les taux très élevés et il devient mécaniquement très difficile de s'en sortir ( je pourrais développer si tu le souhaites).

Je suis d'accord. En faite, un autre aspect du probleme, c'est que les menages pauvres americains qui ont achetter leur bien immobiliers dans les annees Clinton, lorsqu'ils ont vu que leur bien immobilier prenaient de la valeur, ont decider de refinancer leur emprunts tout en degageant des sommes substentielles. Par exemple, ceux qui avaient achetter une maison coutant, j'invente, 100000 dollars au debut des annees 2000, 5 a 8 ans plutart se retrouvaient avec une maison coutant disons 165000 dollars. Sous la pression des organismes financiers, beaucoup ont eu la mauvaise idee de degager des equittes (je ne connais pas le mots en Francais) en echange de contrat subrimes plus contraignants et se sont donc retrouver avec une jolie petite somme a depenser. Si cette methode est dangereuse en periode de croissance economique importante, je te laisse imaginer le desastre si la croissance des prix immobiliers baisse voir stagne.

Par conséquent, les ménages, en raison d'une situation économique défavorable, se sont retrouvé dans une situation économique difficile. Le système américain étant fait plutôt pour aider les riches que les pauvres (c'est pas l'ami Bush qui dira le contraire), ces gens se sont retrouvés dans une spirale qui ne pouvait les mener qu'à l'expropriation.

L'une des particularite des contrats du type subrimes est precisement qu'il facilite l'expropriation en cas de rupture de paiment. C'est encore une fois pour compenser le faite que l'emprunt se fait envers une population a haut risque d'insolvabilite.

Il aurait selon moi fallu débloquer des aides en faveur de la population en difficultés plutôt qu'attendre la faillite des banques pour aider celles-ci. Les banques auraient aussi pu choisir d'aider ces ménages, essayant de rééchelonner les crédits plutôt que de croire à une perpétuelle hausse de la bulle immobilière...

Si Clinton est coupable d'une chose, c'est selon moi d'avoir cru qu'une politique économique plus axée sur le social allait se développer dans son pays et que les inégalités flagrantes de ce pays pouvaient être réduites.

Le probleme, c'est que c'est precisement ces aides en faveur des personnes insolvables qui sont a l'origine des problemes d'aujourdhui. Si tu prends une mesure d'exception en garantissant que ces personnes, quelque soit leur moyens financiers, accedent a la propriete, non seulement cela va couter enormement d'argent, mais tu auras aussi tout les banquiers a l'affut du premier defaut de paiement qui refilera a l'Etat ses contrats avec des mauvais clients. En faite, avec les subrimes, ce qui s'est passe a ete pire: les banquiers venaient chercher les gens dans les quartiers noirs en leur disant qu'ils pouvaient eux aussi acceder a la propriete..tout en sachant qu'en cas de coup dur, l'Etat viendrait a la rescousse.

Ce qu'il a fait a coup de milliards.

L'erreur qu'a commis Clinton c'est d'avoir fait passer la charrue avant les boeufs. La priorite etait d'eduquer les populations pauvres pour leur permettre d'acceder a du travail bien remunerer. Et ensuite, la question de la propriete serait venu naturellement.

Parce que meme parmi les populations pauvres ayant contractee dans les annees Clinton un emprunt du genre subrimes, la grande majorite qui en 2007 se sont plante sont quasiment exclusivement des noirs. Pendant la periode Bush, les blancs se sont enrichi plus rapidement que les noirs pauvres. D'autre part, pour XYZ raisons, ils ont ete moins nombreux a refinancer leur emprunt via des subrimes.

Une chose a ne pas oublier toutefois: c'est qu'une grande partie des personnes qui ont put acceder a la propriete, l'ont put grace aux mesures que Clinton a prises.

La question est de savoir maintenant si le jeux en valais la chandelle...

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Invité Caller of the Storms
Invité Caller of the Storms Invités 0 message
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Ma question est simple : si quelqu'un a la capacité de rembourser un emprunt de, mettons, 20 000 euros, pourquoi fait-il cet emprunt puisqu'il a l'argent ?

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)

Parce-qu'au départ, le taux d'intérêt proposé par les banques aux emprunteurs n'était que de 1%.

Pendant ce temps, les 20000 euros laissés sur le compte bancaire rapportaient plus.

Le problème est que le taux n'est pas resté longtemps à 1 % : c'est là tout le désastre incombant au crédit à taux variable.

Par contre, je suis d'accord avec Kyrilluk : prêter aux gens insolvables est la cause de la situation actuelle.

C'est pourquoi les banques européennes ont les reins plus solides : elles demandent nombre

de garanties aux particuliers avant d'accepter de leur faire crédit.

Le crédit à taux variable en Europe existe aussi : les collectivités territoriales usent et abusent de ce système, allez savoir pourquoi...

Modifié par Valtesse

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)

Ce qui me choque le plus, c'est que toute l'Europe va devoir payer l'inconscience des banques américaines.

La Bourse s'effondre, à cause des banques qui ont eu les yeux plus gros que le ventre.

Les finances fictionnelles sont la faille du capitalisme.

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)

On ne peut nier que la décision de Clinton partait d'un bon sentiment : permettre aux plus pauvres d'acceder à la propriété. Pour -spéculation là aussi- leur donner les moyens d'une vie active meilleure. :snif:

On ne peut nier aussi qu'à partir de cette abrogation (que les banques attendaient, comme l'a dit St Thomas) les banques ont totalement profité en prenant des risques fous, au mépris de toute éthique. Non seulement envers le gouvernement, mais aussi envers les gens. :snif:

Les torts sont partagées, pour moi. C'est le système qui déraille. d'où une nécessité de rétablir des frontières et faire en sorte que l'état retrouve la maîtrise du privé. Le libéralisme absolu, c'est quasiment ce à quoi on assiste avec les subprimes.

La propriété étant avant tout une chose PRIVEE, l'ingérence de l'état dans l'acquisition de logement a été désastreuse. Les banques ont eu toute la mesure se laisser aller aux pires dérives : nationaliser leurs pertes et empocher les bénéfices.

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Ma question est simple : si quelqu'un a la capacité de rembourser un emprunt de, mettons, 20 000 euros, pourquoi fait-il cet emprunt puisqu'il a l'argent ?

Pour la meme raison qui pousse les gens a achetter un telephone apple avec un abonnement plutot que cash. Si nous etions rationnel, on achetterait les choses "cash" plutot qu'a credit. A part pour les biens immobiliers, il n'y a en general aucune raison d'achetter a credit, si ce n'est vouloir "tout et tout de suite".

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Ce qui me choque le plus, c'est que toute l'Europe va devoir payer l'inconscience des banques américaines.

La Bourse s'effondre, à cause des banques qui ont eu les yeux plus gros que le ventre.

Les finances fictionnelles sont la faille du capitalisme.

C'est claire. Mais perso, ce qui me fait peur, c'est pas tellement le status quo, mais plutot les mesures protectionistes qui risquent d'apparaitre.

La depression de l'apres 1929 n'a pas ete du a la chutte boursiere mais plutot d'une loi protectioniste emise apres le crash boursier. Le president americain a eu la mauvaise idee, afin de faire plaisir aux fermiers americains, d'augmenter les taxes sur la nouriture importee (ca ne vous rappelle rien? :snif: ). Resultat, les pays europeens, asiatiques, etc.... ont fait la meme chose et ont sur-impose tout les produits americains. Du coup, au lieu d'avoir une recession, le monde tombee dans la grande depression, avec comme corrolere la montee du chomage (20 pourcents) et la montee de tous les extremismes.

Je ne sais pas comment les choses vont s'aranger, mais ca sent le brule. En France, il n'a pas ete fait mention de la tension entre UK et l'Iceland, mais il y a de l'eau dans le gas. Le royaume Unis a geler tous les avoirs des Icelandais en utilisant les lois contre le terrorisme en represaille contre le refus du gouvernements Icelandais d'assurer le remboursement des prets anglais.

Alors c'est vrai qu'on s'en fout des Icelandais. Mais ce qui arrive, pourrait tres bien arriver avec des pays un peu plus puissant tel que la Russie. La meme russie dont 80 pourcents des investissements sont detenus par des pays etrangers comme UK...

Donc ce n'est pas une exageration de dire que le sommet du G7 est probablement le plus important de son histoire...

Modifié par kyrilluk

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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Les mesures prisent me semblent plus destinées a réparer le systeme banquaire et boursier qu'a changer le fonctionnement du systeme... Et comme disait Coluche: "Rigolez pas, il font ca avec votre pognon, et circulez y'a rien à voir."

Ils engagent une politique de nationalisation des banques ! Au secours ! Le péril rouge est à nos portes ! La vermine communiste est en train de gagner ! Elle a contaminé ceux que l'on croyait les mieux immunisés : Bush, Berlusconi, Merkel, Brown, Sarkozy sont frappés de plein fouet par l'épidémie ! :snif::snif: nous n'en sommmes qu'au stade des déclarations d'intention donc prudence.

Les fondamentalistes du libéralisme, ont imposé leur soit disant loi du marché (qui est très bien quand on la contrôle) mais le marché n'a pas d'âme , d'humanité, de sentiment, il est surtout incontrôlable, et il est bête..

et voila le résultat des fondamentalistes. Ben laden n'aurait pas fait mieux comme attentat mondial. Il n'a même pas à se salir les mains, on le fait très bien entre-nous. :snif:

Pour le plan (?) du G7, j'ai un peu l'impression qu'il s'agit plus de faire croire que le G7 sait quoi faire. C'est comme si le contenant comptait plus que le contenu. Le plan du G7, c'est un peu un jeu de rôles : les ministres et les banquiers centraux réunis pour jouer le rôle de ceux qui savent et qui peuvent. Pour le coup, oui, c'est bien une question de crédit !

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Les mesures prisent me semblent plus destinées a réparer le systeme banquaire et boursier qu'a changer le fonctionnement du systeme... Et comme disait Coluche: "Rigolez pas, il font ca avec votre pognon, et circulez y'a rien à voir."

Ils engagent une politique de nationalisation des banques ! Au secours ! Le péril rouge est à nos portes ! La vermine communiste est en train de gagner ! Elle a contaminé ceux que l'on croyait les mieux immunisés : Bush, Berlusconi, Merkel, Brown, Sarkozy sont frappés de plein fouet par l'épidémie ! :snif::snif: nous n'en sommmes qu'au stade des déclarations d'intention donc prudence.

Je pense que l'on doit avoir une definition differente du socialisme. Je doute que Marx ou Lenine ne considerait le socialisme comme etant de preter de l'argent a des banquiers... :snif::snif:

Les fondamentalistes du libéralisme, ont imposé leur soit disant loi du marché (qui est très bien quand on la contrôle) mais le marché n'a pas d'âme , d'humanité, de sentiment, il est surtout incontrôlable, et il est bête..

et voila le résultat des fondamentalistes.

Sauf que cette crise n'aurait pas eu lieu si l'Etat n'etait pas intervenu pour "fausser" le marche du credit immobilier aux USA. On ne peut pas rendre responsable le capitalisme, sachant que le capitalisme est l'expression naturelles des relations d'affaires entre etre humains. C'est un peu, pour reprendre ton exemple avec Al Quaida, rendre responsable l'islam pour le terrorisme mondiale...(hum.. :snif: ... :snif: ).

Pour le plan (?) du G7, j'ai un peu l'impression qu'il s'agit plus de faire croire que le G7 sait quoi faire. C'est comme si le contenant comptait plus que le contenu. Le plan du G7, c'est un peu un jeu de rôles : les ministres et les banquiers centraux réunis pour jouer le rôle de ceux qui savent et qui peuvent. Pour le coup, oui, c'est bien une question de crédit !

Le gros probleme c'est que les intervenants, qu'ils soient a la bourse ou a la tete de l'Etat sont humains. Et il est notoire qu'il est difficile de prevoir ce que vont faire les humains. Et si les Etats hesitent a intervenir, c'est tout simplement parce que l'histoire nous enseigne que plus ils interviennent et plus ils risquent d'agraver la situation. Personne ne veut entrer dans l'histoire, comme ayant provoque une grande depression comme celle de 1929.

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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Mais je suis pour la nationalisation des banques dans la mesure ou elle le reste quand elles font du profit comme tu le dis justement le but n est pas de filler du fric aux banquiers pour réparer leurs conneries mais bel et bien de rachetter un banque et de la faire fructifier au nom de l état.

L état n a pas spéculé sur du vent tout remettre sur son dos est un dédouanement facile. :snif:

Au lieu de faire un état de lieu précis de ce quŽil se passe, les politiciens sont pris dŽune violente réunionite ¿ et à chaque réunion ils sortent encore plus de milliards de leur chapeau vide!

Et après chaque annonce des divers groupes, les bourses tombent encore plus bas.

Si les banques ne sont pas capables de se gérer tout seul, il sera peut être temps de penser à créer des outils, qui les surveille plus, qui les encadre plus.

Moi ce qui me scandalise c est que pour sauver des banques les états trouvent aussi vite que l'éclair des tonnes de milliards.

Lorsqu'il s'agit d'annuler la dette du tiers monde¿ y a pas de possibilités, c'est trop compliqué, personne ne sait comment faire.Cherchez l'erreur¿

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Invité michaelaro
Invité michaelaro Invités 0 message
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La situation est tout de même assez comique je trouve! :snif: Nous avons une planète qui, avec l'effondrement du bloc soviétique (je ne dis pas communiste car le soviétisme est intrinsèquement l'opposé du communisme), disait que c'était la fin de l'histoire, que le capitalisme réglerait tous les conflits, qu'il apporterait la démocratie chez les despotes et autres dictateurs,etc... les "néocons" s'enorgueillissaient de cette nouvelle stratégie messianique... et voilà que patatrac, coup sur coup le 11/09 et maintenant la crise financière...et plus rien ne fonctionne comme il devrait. Paranthèse fermée (plaira pas à tout le monde mais tant pis).

Le problème n'est pas de savoir s'il s'agit ou non de la faute de Clinton parce qu'au passage on pourrait parler du tandem Reagan Thatcher dans les années 80 qui faisaient l'apologie de l'ultralibéralisme...

Le problème est que l'argent va à l'argent et que de ce fait on a créé une bulle boursière...les banques ne sont pas là pour faire du social mais elles aiment le social : la dérégulation des crédits leur permet de truster à l'horizontal par le système des emprunts à d'autres banques...il y à là une sorte de fusion-scission comme l'effet sauterelle. La crise des subprimes est surtout dûe à la cupidité des banques qui ont voulu plus de liquidité, encore et toujours sans jamais cesser de gonfler cette bulle. Et puis badaboum! Ajouter à cela une crise des matières premières qui a vu s'enflammer le cour du brent, une bulle immobilière qui du coup se dégonfle maintenant...on a ici tous le singrédients d'une crise typique des cycles de Kondratieff dont le système capitaliste se remettra sans problème : rendez-vous dans 50 ans ou 80 ans pour une redite de ce que nous vivons aujourd'hui!

Au sortir de la guerre, on avait émis l'hypothèse fort juste à mon humble avis que les dictatures étaient nées de l'incapacité de l'Etat à régler la crise de 1929! Mais aujourd'hui, la dérégulation des systèmes sociaux occidentaux va peut-être nous obliger à réinvestir le champ social donc à le refinancer pour éviter les futurs désastres sociaux. Cela nécessitera une hausse des impôts: or, en 1945/1947, le système social était financé par le planb Marshall...pas par nos impôts... alors Clinton est peut-être coupable mais ce sont avant tout les banques : il faut appeler un chat, un chat. :snif:

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carnifex Membre 5 527 messages
Forumeur alchimiste‚ 36ans
Posté(e)
Les causes reelles de la crise actuelle:

Avant l'arrive de Clinton au pouvoir, les subprimes n'existaient pas.

Les prêts bancaires et les hypothèques existaient bien avant Clinton.

Utiliser une hypothèque comme garantie d'un prêt, et saisir le bien de l'emprunteur ne respectant pas ses échéances etait une pratique des banques bien avant Clinton.

A la fin du compte, les banques ont ete somm[ées] de preter de l'argent aux minorites dans la meme proportion avec laquel elles pretaient de l'argent aux blanc

L'Etat contraignant les banques privées à faire des cadeaux aux pauvres ? Une banque privée prête à qui elle veut. Les banques ont prêté parce qu'elle y gagnaient les intérêts versés et parce qu'elle n'ont pas prévu la crise.

Mais par la suite, beaucoup n'ont plus put assumer leur emprunt (d'autant que pendant la meme periode, les salaires des pauvres ont diminuees au regard de l'inflation) et ils se sont retrouvee a la faillite.

Tiens donc. L'écart entre les prix et les salaires ordinaires s'accroîtrait.

Est-ce encore un coup de Clinton, ou n'est-ce pas une caractéristique d'un système où le pouvoir réel est accaparé par la classe sociale qui perçoit la différence entre les prix et les salaires ?

Un système qu'on pourrait appeler capitalisme ?

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