La crise


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Virginye Membre+ 19 458 messages
Experte en Grum's ‚ 39ans
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Alfarez Membre 2 162 messages
Forumeur Magnétiseur‚ 30ans
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et bien il pète les plombs le garçon...

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carnifex Membre 5 527 messages
Forumeur alchimiste‚ 36ans
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J'y vois plutôt du théâtre.

Ce Jim Cramer commence par exonérer les "investisseurs" de toute responsabilité, puis accuse à de multiples reprises la FED et la hausse des taux mais n'explique pas en quoi ces derniers seraient responsables de la crise financière, ni n'avance de solution à la crise.

Ou comment noyer le poisson. (le poisson étant le droit pour des banques privées de prêter de l'argent qu'elles ne possèdent pas, pour enrichir leurs actionnaires un peu plus).

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lily12 Membre 2 037 messages
Forumeur alchimiste‚ 42ans
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J avais lu sur ce forum il y a quelques mois un intervenant qui rigolait quand on paralis de Besancenot qui annoncais la crise.

Cet intervenant disait que Besancenot était alarmiste qu il n était pas économiste et que c était son fond de commerce.

On vois a présent qui avait raison. :snif:

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
Posté(e)
J avais lu sur ce forum il y a quelques mois un intervenant qui rigolait quand on paralis de Besancenot qui annoncais la crise.

Cet intervenant disait que Besancenot était alarmiste qu il n était pas économiste et que c était son fond de commerce.

On vois a présent qui avait raison. :snif:

Je m en souviens c était Chameaulo :snif: .

Pour en revenir au sujet voyons un peu ce qui ce passe en France :

« Croissance négative », « mauvaise passe »... Toutes les expressions sont bonnes pour ne pas parler clairement de « récession ».

La crise financière emporte tout, même les promesses du président de la République. Nicolas Sarkozy avait juré de dire « la vérité » aux Français. C'était lors du discours de Toulon, le 25 septembre.

http://www.rue89.com/2008/10/03/recession-...s-ses-ministres

Une fois la tempête un peu calmée, nos sympathiques dirigeants vont nous jouer l'air de "la crise aurait été bien plus grave sans nos mesures et notre politique judicieusement libérale et porteuse de libertés", pendant que les queues s'allongeront à l'ANPE et que Sarkozy creusera les égouts du Cap Nègre faute de capitaux.

Je prends les paris: l'art de transformer une défaite en victoire est pratiqué au plus haut point par ces braves gens ; vous l'avez bien vu lors de leur formidable déculottée aux dernières élections locales, devenue par leurs soins un léger tassement conjoncturel...

Modifié par transporteur

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Zak B. Membre 586 messages
Forumeur forcené‚
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Madame, Monsieur,

La crise financière actuelle est la résultante de la crise des subprimes amorcée au cours de la dernière année.

En gros, les taux d'intérêts hypothécaires variables ont atteints un niveau tel que la grande majorité des emprunteurs hypothécaires n'arrivaient plus à honorés leurs engagements.

Les abandons de maisons hypothéquées et les faillites familiales et personnelles se sont généralisés.

Ainsi, l'offre dans les marchés domiciliaires s'effondre entraînant l'effondrement des valeurs des maisons.

Les financiers du secteur immobilier se retrouvent avec des valeurs qui ont fondues.

Cet état de fait se généralise aux autres secteurs financiers et économiques en général,dans un processus de contamination dû à l'effet systémique.

Actuellement, nous nous trouvons dans une situation qui tend à se généraliser à l'ensemble de la planète, les pays développés tout particulièrement. Cette situation engendrera une récession généralisée, voire même une dépression.

Qui est coupable ? Tout le monde et personne.Il s'agit d'une catastrophe systémique que peu de spécialistes auraient pu prévoir et encore moins prévenir.

Pour la France, je ne vois pas en quoi Sarkozy ou le gouvernement pourrait être tenu responsable d'une telle situation. Quiconque surferait sur cette situation chercherait tout simplement à se faire du capital politique grâce aux mécanismes du populisme et de la surenchère.

Les solutions ne pourraient pas être l'apanage d'un parti politique quelconque. Elles sont à rechercher dans le consensus et l'équité dans la répartition du fardeau à assumer actuellement, et, certainement, par des générations futures.

Zak B.

Modifié par Zak B.

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carnifex Membre 5 527 messages
Forumeur alchimiste‚ 36ans
Posté(e)
Qui est coupable ? Tout le monde et personne.Il s'agit d'une catastrophe systémique [...]

S'il s'agit d'une catastrophe systémique, les coupables sont les partisans du système en question, à savoir le système financier actuel en particulier, et le capitalisme en général.

Pour la France, je ne vois pas en quoi Sarkozy ou le gouvernement pourrait être tenu responsable d'une telle situation. Quiconque surferait sur cette situation chercherait tout simplement à se faire du capital politique grâce aux mécanismes du populisme et de la surenchère.

Zak B.

Le gouvernement de droite est bien responsable de la récession. La récession ne tombe pas du ciel ; elle est le fruit de décisions humaines, et avant tout de décisions politiques.

La décision politique de laisser se creuser l'écart entre les prix et les salaires est la cause principale de la diminution du taux de croissance du PIB. Diminuer le pouvoir d'achat des salariés et accroître la rémunération du capital accroît l'inégalité des revenus. Accroître l'inégalité des revenus réduit la demande.

Quant à la crise financière, qui aggrave la situation économique, elle ne tombe pas du ciel non plus. Elle est le produit à long terme d'une politique ancienne - la privatisation des banques, le droit de création monétaire par ces dernières, et la transnationalisation du capital - dont la droite est la championne.

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
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Madame, Monsieur,

La crise financière actuelle est la résultante de la crise des subprimes amorcée au cours de la dernière année.

Pas uniquement. la crise des subprimes étant pour moi autant une cause qu'une conséquence d'un système économique qui ne fait que planer au-dessus du gouffre.

Qui est coupable ? Tout le monde et personne.Il s'agit d'une catastrophe systémique que peu de spécialistes auraient pu prévoir et encore moins prévenir.

Les spécialistes sont-ils trop spécialisés pour savoir que l'exponentiel, ça reste du virtuel ! Que le prix matériel du travail, d'une vie est pragmatiquement autre !

Pour la France, je ne vois pas en quoi Sarkozy ou le gouvernement pourrait être tenu responsable d'une telle situation. Quiconque surferait sur cette situation chercherait tout simplement à se faire du capital politique grâce aux mécanismes du populisme et de la surenchère.

La politique qui a cautionné ce système. Les subprimes ont tant de retombées parce que le système est basé sur ce fonctionnement. C'est le revers de la même médaille, qui est brandie quand ça va bien (oui, vive la croissance, merci les grands patrons, etc...) et qui est planquée quand ça va mal.

Pas de dédouanement, là !

Qui cautionne le capitalisme et surtout l'ultra-libéralisme a cautionné ça. Sarkozy et ses équipes étant plutôt pro-capitalistes, ils ne sont pas non plus innocents face à tout ça.

Ce n'est pas parce que la crise part des USA que les décisions de NOS capitalistes (y compris hors de la politique.... et même surtout) n'y sont pour rien.

Ce problème est international. Aux gouvernement d'assumer leurs idéaux, surtout quand ils montrent de telles failles !

Les solutions ne pourraient pas être l'apanage d'un parti politique quelconque. Elles sont à rechercher dans le consensus et l'équité dans la répartition du fardeau à assumer actuellement, et, certainement, par des générations futures.

En effet, ça fout tellement tout le monde dans la merde qu'il va falloir être solidaires. A ceux qui n'ont jamais soutenu ce système capitaliste, voire qui le combattent, de devoir aussi éponger ces dérives.

Je ne pense pas qu'il soit politiquement populiste de voir des voies s'élever contre tout ça !

Besancenot tient toujours le même discours, par exemple. Les faits vont appuyer ses mots : c'est ce monde là dont il ne veut pas !

Il aurait bien raison de le crier et de dire : "regardez !"

(ps : je ne suis pas LCR ni NPA, si certains se posent la question :snif: )

S'il s'agit d'une catastrophe systémique, les coupables sont les partisans du système en question, à savoir le système financier actuel en particulier, et le capitalisme en général.

Le gouvernement de droite est bien responsable de la récession. La récession ne tombe pas du ciel ; elle est le fruit de décisions humaines, et avant tout de décisions politiques.

La décision politique de laisser se creuser l'écart entre les prix et les salaires est la cause principale de la diminution du taux de croissance du PIB. Diminuer le pouvoir d'achat des salariés et accroître la rémunération du capital accroît l'inégalité des revenus. Accroître l'inégalité des revenus réduit la demande.

Quant à la crise financière, qui aggrave la situation économique, elle ne tombe pas du ciel non plus. Elle est le produit à long terme d'une politique ancienne - la privatisation des banques, le droit de création monétaire par ces dernières, et la transnationalisation du capital - dont la droite est la championne.

Je suis assez d'accord avec Carnifex, sur le point que le système ne décide pas tout seul. le système reste un outil soumis à des décisions humaines.

Le choix de parier sur des crédits hypothécaires pourris, c'est bien l'intérêt humain qui l'a promu.

La crise des sub-primes n'est pas née toute seule : on l'a effectivement cautionnée, laissée s'émanciper, installer un système qui a permis ça, préparé le terrain pour qu'elle ait une telle ampleur.

Sans être économiste, il est clairement logique qu'un fonctionnement spéculatoire est un risque. La spéculation doit être maintenue pour survivre, voire amplifiée pour continuer à ne rien mettre en péril.

Cet entretien n'est pas stable, ni infini. Il est logique d'assister à de telles récessions, pas la peine d'être économiste pour se rendre compte qu'on paye le prix matériel de cette spéculation !!

La logique la plus simple est celle-là : le vent, ça n'est pas une richesse matérielle stable ! éa reste du vent ! Et quand il retombe.

Par contre, je place l'investissement et la spéculation sur deux pieds bien différents. (avant qu'on ne me traite de gauchiste :snif: )

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
Posté(e)

Ce n'est pas aux salariés de payer la crise alimentée par la spéculation financière.Les banques, les compagnies d'assurances, les sociétés de crédit, les fonds de pension ou d'investissement, le patronat sont responsables de la crise actuelle. La levée du secret bancaire est indispensable pour faire toute la lumière sur les mouvements spéculatifs.

Il est hors de question d'accepter la recette traditionnelle , à savoir la nationalisation des pertes aujourd'hui et la privatisation des bénéfices demain.

Il faut mettre en place un service public bancaire,sous le contrôle des salariés du secteur et de la population, service public décentralisé et mutualisé qui aurait pour objectif de drainer l'épargne et de mobiliser le crédit. Pour cela, les banques et les établissements de crédit doivent être nationalisés, sans indemnité et sans vente ultérieur des actifs.

Malgré la crise, les PDG continuent à être grassement payés, à travers leurs rémunérations directes, leurs stocks-options, leurs parachutes dorés. Il faut supprimer ces privilèges et pas seulement avec des parôles mais avec des actes.

Quand a Sarkozy il a dit: Trouvé sur le site de l'UMP, dans la rubrique "l'abécédaire du candidat Nicolas Sarkozy", à la lettre "C" comme "Crédit" :

Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'étal intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.

Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.

Ce type nous prend vraiment pour des abrutis... .

CQFD

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Zak B. Membre 586 messages
Forumeur forcené‚
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S'il s'agit d'une catastrophe systémique, les coupables sont les partisans du système en question, à savoir le système financier actuel en particulier, et le capitalisme en général.

Qui sont les partisans du système en question ? Dans un pays démocratique, c'est l'ensemble des citoyens, donc aussi bien le principal responsable du système financier que le plus petit utilisateur de ce système.

Il faudrait s'élever contre l'attitude qui consiste à bénéficier des fruits d'un système et à commencer à vouloir culpabiliser les responsables en charge du système dès que ce dernier connaît des ratées. :snif:

Le gouvernement de droite est bien responsable de la récession. La récession ne tombe pas du ciel ; elle est le fruit de décisions humaines, et avant tout de décisions politiques.

Le gouvernement de droite, tout comme le gouvernement de gauche ou de centre ne sont aucunement responsable de la récession. Cette dernière est inhérente au processus de développement économique en général.

La croissance économique se traduit par la diminution du chômage qui réduit la disponibilité en main-d'¿uvre et en ressources diverses. La raréfication de ces derniers augmente leurs coûts. L'augmentation des taux d'intérêts rend l'accès au capital plus difficile. De même, l'augmentation des coûts entraîne l'augmentation de l'inflation. Le processus de récession s'enclenche alors.

Aussi, aucun régime politique ne peut enrayer un tel mécanisme. Les mesures politiques peuvent l'atténuer pour amortir davantage le choc.

La décision politique de laisser se creuser l'écart entre les prix et les salaires est la cause principale de la diminution du taux de croissance du PIB. Diminuer le pouvoir d'achat des salariés et accroître la rémunération du capital accroît l'inégalité des revenus. Accroître l'inégalité des revenus réduit la demande

Cela n'est pas exact. L'écart entre les prix et les salaires ne diminue forcement pas le taux de croissance du PIB dans la mesure où il y a là une réallocation des ressources. L'accroissement des inégalités ne réduit pas forcement et automatiquement la demande car là aussi, il ya un réaffectation des ressources et du pouvoir d'achat sur d'autres secteurs et d'autres produits.

De même, une réduction des couts augmente les capacités potentiels d'exportations, donc d'enrichissement du pays.

Quant à la crise financière, qui aggrave la situation économique, elle ne tombe pas du ciel non plus. Elle est le produit à long terme d'une politique ancienne - la privatisation des banques, le droit de création monétaire par ces dernières, et la transnationalisation du capital - dont la droite est la championne.

Là encore, vos affirmations nécessitent d'être bien atténuées. La crise financière ne peut être le résultat de la privatisation. D'ailleurs, bien des pays socialistes ou vivant en autarcie vivaient des crises financières tout en faisant appel constamment à la planche à billets.

Les banques n'ont aucunement le droit de créer la monnaie qui est du ressort exclusif de la banque centrale, donc l'état.

La transnationalisation du capital n'est aucunement responsable de la crise financière. Cette dernière serait plutôt la conséquence d'un manque d'encadrement, ou de règlement ou, d'une déréglementation excessive.

Pas uniquement. la crise des subprimes étant pour moi autant une cause qu'une conséquence d'un système économique qui ne fait que planer au-dessus du gouffre.

Cette opinion est vague. Elle a besoin d'être appuyée par des faits objectifs.

La politique qui a cautionné ce système. Les subprimes ont tant de retombées parce que le système est basé sur ce fonctionnement. C'est le revers de la même médaille, qui est brandie quand ça va bien (oui, vive la croissance, merci les grands patrons, etc...) et qui est planquée quand ça va mal.

Pas de dédouanement, là !

Qui cautionne le capitalisme et surtout l'ultra-libéralisme a cautionné ça. Sarkozy et ses équipes étant plutôt pro-capitalistes, ils ne sont pas non plus innocents face à tout ça.

Ce n'est pas parce que la crise part des USA que les décisions de NOS capitalistes (y compris hors de la politique.... et même surtout) n'y sont pour rien.

Ce problème est international. Aux gouvernement d'assumer leurs idéaux, surtout quand ils montrent de telles failles !

Ce texte est trop empreint d'un sentimentalisme socialo-lyrico politique proche de la pensée magique. Il n'y a rien de fondé sur des faits objectifs.

Quant aux gouvernements, du moins celui des USA et ceux des quatre pays européens membres du G7, ils font leur devoir pour enrayer, sinon réduire les effets de cette crise.

Je suis assez d'accord avec Carnifex, sur le point que le système ne décide pas tout seul. le système reste un outil soumis à des décisions humaines.

Le choix de parier sur des crédits hypothécaires pourris, c'est bien l'intérêt humain qui l'a promu.

La crise des sub-primes n'est pas née toute seule : on l'a effectivement cautionnée, laissée s'émanciper, installer un système qui a permis ça, préparé le terrain pour qu'elle ait une telle ampleur.

Sans être économiste, il est clairement logique qu'un fonctionnement spéculatoire est un risque. La spéculation doit être maintenue pour survivre, voire amplifiée pour continuer à ne rien mettre en péril.

Cet entretien n'est pas stable, ni infini. Il est logique d'assister à de telles récessions, pas la peine d'être économiste pour se rendre compte qu'on paye le prix matériel de cette spéculation !!

La logique la plus simple est celle-là : le vent, ça n'est pas une richesse matérielle stable ! éa reste du vent ! Et quand il retombe.

Par contre, je place l'investissement et la spéculation sur deux pieds bien différents. (avant qu'on ne me traite de gauchiste

Je partage votre opinion.

Il est hors de question d'accepter la recette traditionnelle , à savoir la nationalisation des pertes aujourd'hui et la privatisation des bénéfices demain.

Vous ne pourrez rien faire pour ensacher cette opinion dans la constitution présente ou future.

Tout système se centralise quand ça va mal. Aussi, les pertes doivent être récupérées par l'état pour empêcher une plus grande dégringolade. Et, quand tout ira bien sur le plan économique et financier, il faudra alors oxygéner le système pour l'empêcher d'étouffer. L'appel à l'initiative et à l'entreprenariat privé s'imposera.

Il faut mettre en place un service public bancaire,sous le contrôle des salariés du secteur et de la population, service public décentralisé et mutualisé qui aurait pour objectif de drainer l'épargne et de mobiliser le crédit. Pour cela, les banques et les établissements de crédit doivent être nationalisés, sans indemnité et sans vente ultérieur des actifs.

La mise sous tutelle des salariés du secteur bancaire est pire que le fonctionnement privé ou que la nationalisation. En effet, à la bureaucratie du système public vous ajoutez les normes, les attitudes et les comportements du populisme érigés en système.

On ne ferait pas mieux pour couler un pays que de mettre sur pied des comités et des conseils d'employés qui passe leur temps à se réunir et à chercher à trouver des mécanismes de contrôle du contrôle.

Je vous cite deux exemples : 1) le lapin, 2) les poules pondeuses

Du temps de Brejnev, un lapin a été érigé au rang de gérant général du dépôt de carottes. Que pensez-vous qu'il arriva ? (à vous de me répondre) :snif::snif:

Dans les années 80, l'Algérie se targuait d'être un état socialiste. Tout le monde siégeait dans des comités du matin au soir et du soir au matin, soit 26 à 27 h sur 24. Les poules pondeuses ont été organisées selon le même principe. Elles ne pondaient plus. Il fallait alors importer des ¿ufs d'Espagne. Les poules espagnoles ne pouvaient répondre à la demande des marchés intérieurs, des marchés européens et de la demande algérienne. Elles décidèrent alors de boycotter la demande algérienne. Cependant, une poule sage suggéra de ne boycotter le consommateur algérien qu'après avoir dialogué avec la poule algérienne. Jointe au téléphone, cette dernière répondit qu'elle ne peut plus pondre car elle n'a pas le temps car elle est toujours en réunion syndicale¿ :snif::snif:

Modifié par Zak B.

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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Oui, la situation est grave. Oui, la soif de profits jamais satisfaite d'une poignée de privilégiés met toute la société en danger. L'accumulation sans fin des capitaux n'est pas une dérive du capitalisme mais le c¿ur de son fonctionnement.

Tous les gouvernements sont inquiets pour l'avenir du système et parlent désormais du besoin de " nouvelles régulations ", d'une intervention accrue de l'Etat dans l'économie. Mais quel que soit le degré de sincérité de ces déclarations, ils sont d'accord sur un but : faire payer la crise, leur crise, aux classes populaires ce n est pas normal voire même scandaleux.

L'appel à l'état pour couvrir les pertes d'aujourd'hui et garantir les profits de demain change-t-il quoi que ce soit ?Non, c'est une façon de sauver ce qui peut l'être du néolibéralisme. :snif:

D ailleur je vous conseille cette emission : :snif:

http://www.france5.fr/ripostes/

Modifié par transporteur

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lily12 Membre 2 037 messages
Forumeur alchimiste‚ 42ans
Posté(e)
Oui, la situation est grave. Oui, la soif de profits jamais satisfaite d'une poignée de privilégiés met toute la société en danger. L'accumulation sans fin des capitaux n'est pas une dérive du capitalisme mais le c¿ur de son fonctionnement.

Tous les gouvernements sont inquiets pour l'avenir du système et parlent désormais du besoin de " nouvelles régulations ", d'une intervention accrue de l'Etat dans l'économie. Mais quel que soit le degré de sincérité de ces déclarations, ils sont d'accord sur un but : faire payer la crise, leur crise, aux classes populaires ce n est pas normal voire même scandaleux.

L'appel à l'état pour couvrir les pertes d'aujourd'hui et garantir les profits de demain change-t-il quoi que ce soit ?Non, c'est une façon de sauver ce qui peut l'être du néolibéralisme. :snif:

D ailleur je vous conseille cette emission : :snif:

http://www.france5.fr/ripostes/

Execellente l émission avec Besancenot rien a dire. :snif:

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carnifex Membre 5 527 messages
Forumeur alchimiste‚ 36ans
Posté(e)
Qui sont les partisans du système en question ? Dans un pays démocratique, c'est l'ensemble des citoyens

A-t-on soumis une seule des privatisations ayant eu lieu depuis 1986 à referendum ? Non. Figuraient-elles dans le programme électoral du gouvernement qui a le plus privatisé (Gouvernement Jospin, 97-2002) ? Non.

L'ensemble des citoyens n'est donc aucunement responsable de la soumission de l'intégralité ou presque du capital (et notamment des banques privées) au régime de propriété capitaliste. La France n'est donc pas un pays démocratique, et le capitalisme intégral n'y est aucunement légitime.

Cela n'est pas exact. L'écart entre les prix et les salaires ne diminue forcement pas le taux de croissance du PIB dans la mesure où il y a là une réallocation des ressources.

L'accroissement de l'écart entre les prix et les salaires diminue la rémunération du travail et accroît celle de la propriété du capital. L'inégalité des patrimoines mobiliers étant supérieure à celle des revenus, il en résulte un accroissement de l'inégalité des revenus. Or, les riches épargnent plus et consomment moins. Il en résulte donc une baisse de la demande. Dans la situation économique actuelle (taux de profit historiquement extrêmement élevé), ceci produit nécessairement une baisse de la croissance du PIB.

De plus, force est de constater que le taux de croissance plonge à chaque fois que la droite applique durablement sa politique en France, qu'il s'agisse de la période 1993-1996, ou de la période commencée en 2002.

Là encore, vos affirmations nécessitent d'être bien atténuées. La crise financière ne peut être le résultat de la privatisation. D'ailleurs, bien des pays socialistes ou vivant en autarcie vivaient des crises financières tout en faisant appel constamment à la planche à billets.

La crise financière actuelle suppose l'existence de banques privées réalisant 95% de la création monétaire, et l'exerçant comme elles l'exercent, id est contre des promesses de remboursement de prêt.

Elle ne pourrait pas se produire dans un pays où une banque centrale détiendrait le monopole de la création monétaire.

Le socialisme n'implique en aucune manière l'autarcie ni la planche à billet. Par contre, il implique l'inexistence d'entreprises capitalistes et donc de banques privées réalisant de 95% de la création monétaire. Un pays socialiste ne pourrait donc pas connaître la crise financière que nous connaissons.

Tout système se centralise quand ça va mal. Aussi, les pertes doivent être récupérées par l'état pour empêcher une plus grande dégringolade. Et, quand tout ira bien sur le plan économique et financier, il faudra alors oxygéner le système pour l'empêcher d'étouffer. L'appel à l'initiative et à l'entreprenariat privé s'imposera.

Une nationalisation, c'est pas une intiative, peut-être ?

Les réponses données à la crise démontrent que nos dirigeants savent que l'Etat fonctionne mieux que le marché. La dénationalisation à venir n'a pas d'autre objectif que de re-donner à la classe possédante les profits que l'Etat aura restauré grâce à l'argent du contribuable.

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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On ne peut que constater la pertinence redoutable des économistes qui tous avaient bien sur tout prévu et sont capable de dire quand et comment on va pouvoir arranger la chose.

On explique a postériori on ne prévoit que grâce a la voyante du coin.

Ceci dit pourrait on avancer que les capitaux flottant continuent a jouer au monopoly et que le grand jeu actuel est faire récupérer les actifs pourri par les états et racheter le concurrent à bas prix. On joue l'euro a la baisse et on abandonne les matières premières sur lesquels on avait bien spéculer pour s'intéresser au rachat d'affaires juteuses a bon compte avaec aide de l'etat. Fantastique.

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Je suis assez d'accord avec Carnifex, sur le point que le système ne décide pas tout seul. le système reste un outil soumis à des décisions humaines.

Le choix de parier sur des crédits hypothécaires pourris, c'est bien l'intérêt humain qui l'a promu.

La crise des sub-primes n'est pas née toute seule : on l'a effectivement cautionnée, laissée s'émanciper, installer un système qui a permis ça, préparé le terrain pour qu'elle ait une telle ampleur.

Ce que beaucoup oublie de dire, meme Zak qui semble comprendre les processus economiques en cause, c'est que cette crise prend tout de meme naissance a cause de trop d'intervention de l'Etat.

La crise des subrimes est venu a l'existence parce que l'Etat americain a eu la bonne idee de garantir les emprunts immobiliers gerers par Freddie Mac et Fannie Mae, institutions crees dans les annees 40. Cela cree de facto un monopole ce qui incite les speculateurs a inventer des montages financiers compliques en actifs financiers commercialisables, comme les subrimes. Et comme c'est l'Etat qui garantie les dettes, plus personne ne souciait vraiment de savoir si ces dettes avaient des chances d'etre honorees ou pas. Les banques d'affaires comme Lehman, etc.. ont achette ces actifs "toxique" et en on fait profiter leur clients. En 2005 le fameux Greenspan avait deja avertit du risque que faisait recourir a l'economie mondiale le manque de capital a Freddie Mac Et Fannie Mae, de meme que MacCain en 2006. Les demandes de control par un organisme independant de cet organisme a toujours ete rejette par les democrates.

Le probleme est que Freddie Mac Et Fannie Mae est un bastion democrate depuis sa conception. Et cela se comprend dans la mesure ou les prets immobiliers a risques garantie par l'Etat l'etaient envers les minorites ethniques et les personnes a tres faibles ressources (possedant un emploi precaire).

Donc oui, c'est la non-derularisation qui est a l'origine du "bordel" financier auxquel on assiste aujourdhui. La bourse a seulement profiter d'une situation de monopole creer par l'Etat pour creer une bulle immobiliere. Sans cela, les investisseurs auraient regarder a deux fois avant d'achetter des creances non garanties par l'Etat.

Un deuxieme point a ne pas oublier, c'est que ceux qui s'insurgent de maniere hysterique contre le grand capital oublient que c'est grace aux "speculateurs" boursiers que les banques ont ete capable de preter de l'argent a des gens auxquels elle n'aurait probablement pas preter autrement (n'est-ce pas Transporteur :snif: ). Aux Etat-Unis des dixaines de milliers de personnes ont put achetter leur logement grace a l'argent generer par les subrimes. Et le faite qu'un minorite d'entre ces personnes vont peut etre perdre leur logement ne devrait pas faire oublier tous les autres qui sont bien content d'avoir profiter de ces emprunts.

Je terminerais avec un peu de cynisme: je trouve parfaitement normale que les contribuables americains payent 700 milliards de dollars, dans la mesure ou c'est leur gouvernement qui a garantis les emprunts immobiliers de Freddie Mac et Fannie Mae et creer ce mess.

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