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une politique pénale victimo-démagogique", selon Me Soulez Larivière


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Invité donjuan
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LEMONDE.FR | 05.05.08 | 17h07 ¿ Mis à jour le 05.05.08 | 17h43Extrait:

"bree : Y a-t-il moins de récidivistes depuis la loi Dati sur les peines planchers ?

Daniel Soulez Larivière : Je pense qu'on n'a pas eu le temps de le voir. Je suis tout à fait défavorable à tout ce qui a été fait en matière de politique pénale à la fois victimo-démogogique et à l'emporte-pièce sur le chapitre de la répression. C'est un pan entier de la politique du gouvernement que je désapprouve, car elle traite le sentiment des problèmes dans la population, l'émotion, et non la réalité.

Par exemple dans l'affaire Evrard à laquelle je me suis intéressé, on a décidé à partir de cette affaire qui a échauffé l'opinion légitimement de faire cette loi sur la rétention qui, sur le plan philosophique, est une erreur majeure.

On ne s'est pas intéressé aux détails. Or la récidive, c'est dans les détails que ça se traite. Personne n'a cité le communiqué du président des juges de l'application des peines (JAP), qui a expliqué que le JAP d'Evrard n'avait été averti de sa sortie que plus d'un mois après celle-ci. Parce qu'il avait changé d'adresse et parce que la greffière avait mis ça sous le dessous de la pile.

Ce n'est pas la peine de faire une loi pour dire que tous ceux qui sont dans une situation de ce genre doivent rester en prison toute leur vie, si on n'est pas capable de faire rencontrer à ce type dangereux un juge de l'application des peines dans les trois jours de sa sortie. Le vrai sujet, il est là.

Et dans la récidive, le vrai sujet n'est pas dans des mesures démagogiques qui donnent l'impression aux gens qu'on traite les problèmes. "

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