l'alphabet des écrivains et de leurs oeuvres

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Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Paul Valéry (1871-1945)

Paul Valéry entre en 1888 à la faculté de droit et se désintéresse très vite de ses études pour les lettres et la peinture. Passionné de poésie, il découvre les symbolistes, sous l'influence desquels il compose ses premiers vers. Il se lie d'amitié avec Pierre Louys, qui lui présente Mallarmé et André Gide. La nuit du 4 octobre 1892, à Gênes, il traverse une crise passionnelle où il décide de soumettre la sensibilité à la raison et de se consacrer à l'activité intellectuelle. Installé à Paris, il est rédacteur au ministère de la Guerre puis secrétaire particulier du directeur de l'agence Havas. Après 'L' introduction à la méthode de Léonard de Vinci', il renonce à l'écriture tandis que sa renommée croît. Son retour en 1919 avec 'La Jeune Parque', puis 'Charmes' l'impose comme l'un des plus grand poètes français. Son immense succès a fait de lui une 'espèce de poète d'état' : élu à l'Académie française en 1925, il est nommé professeur de poétique au Collège de France en 1937, et reçoit des funérailles nationales en 1945.

(sources : Wikipédia)

Les pas

Tes pas, enfants de mon silence,

Saintement, lentement placés,

Vers le lit de ma vigilance

Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,

Qu'ils sont doux, tes pas retenus !

Dieux !... tous les dons que je devine

Viennent à moi sur ces pieds nus !

Si, de tes lèvres avancées,

Tu prépares pour l'apaiser,

A l'habitant de mes pensées

La nourriture d'un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,

Douceur d'être et de n'être pas,

Car j'ai vécu de vous attendre,

Et mon coeur n'était que vos pas.

Charmes

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Poussiquette Membre 8 406 messages
Forumeur alchimiste‚ 113ans
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WACE, dit aussi GUACE, ou WISTACE et appelé à tort, du prénom de Robert, né vers 1115 à Jersey et mort après 1170, est un poète normand, que l'histoire littéraire a retenue, pour ses deux oeuvres majeures, le Roman de Brut et le Roman de Rou. Il passe sa jeunesse à Caen et fait ses études soit à Chartres soit à Paris. Vers la fin de sa vie, il est chanoine à Bayeux. Son activité littéraire se divise en deux périodes, qui correspondent à deux genres littéraires distincts: l'hagiographie et l'historiographie.

1/ L'oeuvre hagiographique: Une série de vies de saints, comme Saint Nicolas, Sainte Marguerite et la Conception de Notre Dame, composée en octosyllabes.

2/ L'oeuvre historiographique:

* Roman de Brut ou Brut d'Angleterre, un long poème en vers octosyllabiques, de langue vernaculaire, le Roman de Brut retrace l'histoire des rois bretons, à partir d'une putative origine troyenne, en passant par la fondation de l'Angleterre, par Brutus, jusqu'à la fin du règne, du roi Arthur, avec les invasions saxonnes, de la fin du VIIe siècle. Le Roman de Brut, dont s'inspirera, entre autres, Chrétien DE TROYES est lui-même basé, sur l'Historia regum Britanniae, de Geoffroy DE MONMOUTH, où Geoffroy y raconte l'histoire légendaire, du Roi Arthur. WACE va y introduire des éléments franco-normands et mettre en valeur le rôle, de la Table Ronde et relie les chevaliers chrétiens, à certaines traditions celtiques, association d'où naîtront les Chevaliers de la Table Ronde. L'oeuvre, dont la rédaction est achevée en 1155 à la cour d'Angleterre, est dédiée à Aliénor D'AQUITAINE.

*

robert10.jpg

Roman de Rou, une épopée, sur les ducs de Normandie et sur sa vie privée (III, 5299-5318) que WACE présente à Henri II.

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Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Merci Poussiquette pour ta participation active à ce topic :smile2:

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Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Xénophane, philosophe, poète et théologien grec (-570 / -475)

Il quitta Colophon en 545 av. J.-C. pour mener la vie vagabonde d'un rhapsode à travers la Grèce et la Sicile. La tradition rapporte qu'il s'installa définitivement dans la colonie phénicienne d'élée, en Italie du Sud, en 536 av. J.-C. Il y aurait fondé l'école d'élée, dont les concepts philosophiques furent diffusés et systématisés par son disciple Parménide. Dans ses écrits, Xénophane se livre à une fine satire des croyances polythéistes des poètes grecs anciens et de ses contemporains. Il critique la représentation des divinités, créées à l'image des mortels qui les vénèrent. Dans un passage célèbre, il affirme que si les boeufs pouvaient peindre et sculpter, ils concevraient les dieux à leur image. Aussi recommande-t-il aux hommes de rejeter l'anthropomorphisme polythéiste et de lui substituer une unique divinité non humaine, principe unificateur de tous les phénomènes. Dans d'autres ouvrages, il tourne en dérision la doctrine de la transmigration des âmes et déplore le culte de l'athlétisme et du luxe qu'entretenaient les Grecs aux dépens de la sagesse. Seuls quelques fragments de ses poèmes ont subsisté.

(sources : Evene)

Il n'est pas juste de mettre la force au-dessus de la saine sagesse.
Aucun homme ne sait et ne saura jamais rien de certain concernant les dieux.
Chaque ethnie façonne ses dieux à son image.
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Poussiquette Membre 8 406 messages
Forumeur alchimiste‚ 113ans
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Merci Poussiquette, pour ta participation active, à ce topic :smile2: .
De rien, c'est tout à fait normal ;) .

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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En Y, je n'ai rien.

En Z, je propose à nouveau Zola et un des volumes des Rougon-Macquart : L'Oeuvre

Camarade de jeunesse de Cézanne, ami et défenseur de Manet et des impressionnistes, Zola a résumé dans 'L' Oeuvre' toute son expérience du milieu et des problèmes de la peinture sous le Second Empire et les premières décennies de la IIIe République. Document de premier ordre sur ces 'Refusés', ces 'plein-airistes' que nous considérons comme les fondateurs de la modernité, 'L' Oeuvre' dit aussi la tragédie d'un homme, Claude Lantier, tempérament romantique hanté par des rêves d'absolu, le désir de 'tout voir et tout peindre. Des fresques hautes comme le Panthéon ! Une sacrée suite de toiles à faire éclater le Louvre !' Mais, devant l'incompréhension de l'époque, l'absolu du rêve deviendra celui de la détresse, et Claude, qui a commencé comme Manet, aura la même fin que Van Gogh. Sources : Evene

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goods Membre 9 981 messages
Forumeur alchimiste‚ 106ans
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En A je propose Anouilh et sa pièce de théatre Antigone .

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Anouilh, Antigone (extrait)é la mort d'¿dipe, roi de Thèbes, le gouvernement de la cité est laissé en héritage à ses deux fils, étéocle et Polynice, qui alternativement y exerceront leur autorité. étéocle refuse de céder le pouvoir à son frère une fois son tour venu ; s'ensuit une lutte à l'issue de laquelle les deux frères meurent, chacun de la main de l'autre. Créon, nouveau roi de Thèbes, interdit d'accorder une sépulture à Polynice ; bravant l'interdiction, Antigone, s¿ur des deux combattants, a recouvert de terre le corps de Polynice selon les traditions immémoriales. Face à Créon, Antigone interroge la perspective d'une vie heureuse, conforme à ses exigences d'enfant intransigeant.

trans.gif

ANTIGONE, murmure, le regard perdu. ¿ Le bonheur¿

CRéON, a un peu honte soudain. ¿ Un pauvre mot, hein ?

ANTIGONE, doucement. ¿ Quel sera-t-il, mon bonheur ? Quelle femme heureuse deviendra-t-elle, la petite Antigone ? Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, jour par jour, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? Dites, à qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?

CRéON, hausse les épaules. ¿ Tu es folle, tais-toi.

ANTIGONE. ¿ Non, je ne me tairai pas ! Je veux savoir comment je m'y prendrai, moi aussi, pour être heureuse. Tout de suite, puisque c'est tout de suite qu'il faut choisir. Vous dites que c'est si beau la vie. Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre.

CRéON. ¿ Tu aimes Hémon ?

ANTIGONE. ¿ Oui, j'aime Hémon. J'aime un Hémon dur et jeune ; un Hémon exigeant et fidèle, comme moi. Mais si votre vie, votre bonheur doivent passer sur lui avec leur usure, si Hémon ne doit plus pâlir quand je pâlis, s'il ne doit plus me croire morte quand je suis en retard de cinq minutes, s'il ne doit plus se sentir seul au monde et me détester quand je ris sans qu'il sache pourquoi, s'il doit devenir près de moi le monsieur Hémon, s'il doit apprendre à dire « oui », lui aussi, alors je n'aime plus Hémon !

CRéON. ¿ Tu ne sais plus ce que tu dis. Tais-toi.

ANTIGONE. ¿ Si, je sais ce que je dis, mais c'est vous qui ne m'entendez plus. Je vous parle de trop loin maintenant, d'un royaume où vous ne pouvez plus entrer avec vos rides, votre sagesse, votre ventre. (Elle rit.) Ah ! je ris, Créon, je ris parce que je te vois à quinze ans, tout d'un coup ! C'est le même air d'impuissance et de croire qu'on peut tout. La vie t'a seulement ajouté tous ces petits plis sur le visage et cette graisse autour de toi.

CRéON, la secoue.¿ Te tairas-tu, enfin ?

ANTIGONE. ¿ Pourquoi veux-tu me faire taire ? Parce que tu sais que j'ai raison ? Tu crois que je ne lis pas dans tes yeux que tu le sais ? Tu sais que j'ai raison, mais tu ne l'avoueras jamais parce que tu es en train de défendre ton bonheur en ce moment comme un os.

CRéON. ¿ Le tien et le mien, oui, imbécile !

ANTIGONE. ¿ Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n'est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, ¿ et que ce soit entier ¿ ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite ¿ ou mourir.

Source : Anouilh (Jean), Antigone, Paris, éditions de la Table Ronde, 1947.

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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En B, je propose André Breton.

breton.gif Quelques éléments sur la vie d'André Breton (1896-1966)

André Breton est né à Tinchebray (Orne, Normandie) en février 1896.

  • Il est issu d'une famille modeste et fait des études de médecine. Mobilisé au moment de la guerre, il est infirmier militaire à Nantes.

  • Il se lie avec
    et fonde, avec
    et
    lien-externe.gif
    , la revue
    Littérature
    en 1919.

  • Il adhère au mouvement
    , qu'il quittera plus tard.

  • Avec Soupault, Breton découvre l'
    lien-externe.gif
    . Ensemble, ils publient
    Les Champs magnétiques
    en 1920. Breton publie des textes poétiques (
    Clair de Terre
    en 1923 et
    Poisson soluble
    l'année suivante).

  • En 1924, c'est la publication du
    Manifeste du surréalisme
    , ouvrage qui propose une conception nouvelle de la poésie et une définition théorique du
    .

  • André Breton est le chef de file du
    . Comme
    , il adhère au parti communiste français mais il y renonce par la suite, ce qui cause des heurts avec le groupe surréaliste (départ d'
    en 1932).

  • é cette époque, la production littéraire de Breton est importante :
    lien-externe.gif
    est publié en 1928,
    Les Vases communicants
    (1932) et
    L'Amour fou
    en 1937.

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, Breton se réfugie aux états-Unis. Il rentre en France en 1946 et tente de reconstituer le groupe surréaliste d'avant-guerre. Il continue de plaider en faveur de la modernité poétique jusqu'à sa mort en septembre 1966 à Paris.

Sources : etudes-litteraires.com

Voici un extrait de
Nadja
(1972) :
Je n'ai dessein de relater, en marge du récit que je vais entreprendre, que les épisodes les plus marquants de ma vie telle que je peux la concevoir hors de son plan organique, soit dans la mesure même où elle est livrée aux hasards, au plus petit comme au plus grand, où regimbant contre l'idée commune que je m'en fais, elle m'introduit dans un monde comme défendu qui est celui des rapprochements soudains, des pétrifiantes coïncidences, des réflexes primant tout autre essor du mental, des accords plaqués comme au piano, des éclairs qui feraient voir, mais alors voir, s'ils n'étaient encore plus rapides que les autres.
'

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Invité kaerlyon
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j'ai eu envie de deterrer ce topic :blush:

donc, si je suis bien, nous en sommes à la lettre C ..... et je propose un poète : Coleridge

Samuel Taylor Colerigde (1772-1834) Poète anglais. Il fait parti du mouvement lakiste et les fans de metal le connaisse par la chanson du vieux marinier (The Rime of the Ancient Mariner, chanté par le groupe iron Maiden)

Kubla Khan :

En Xanadou, lui, Koubla Khan,

S'édifia un fastueux palais :

A l'endroit où l'Alphée, la rivière sacrée, se lançait,

Par des abîmes insondables à l'homme,

Vers une mer sans soleil.

Deux fois cinq miles de terres fertiles

Furent ainsi enclos de tours et de murailles :

Et c'étaient des jardins irisés de capricieux ruisseaux,

Où s'épanouissait l'arbre porteur d'encens ;

Et s'étaient des forêts aussi âgées que les collines,

Qui encerclaient dans la verdure les taches du soleil

Voyez ! ce romantique et profond gouffre, ouvert

Au flanc de la verte colline, sous l'ombrage des cèdres

Lieu d'un charme sauvage ! et plus enchanté

Qui jamais sous la lune déclinante fût hanté

Par femme lamentant pour le démon qu'elle aime !

Et de ce gouffre, avec un bouillonnant tumulte,

Comme si la terre haletait lourdement,

Une puissante fontaine par instant jaillissait :

Et, parmi la ruée du flot intermittent,

D'énormes blocs sautaient comme la grêle bondissante

Ou comme le grain sec sous le fléau à blé :

Et, parmi l'éternel fracas des rocs dansants,

Par instant jaillissait la rivière sacrée.

Décrivant sur cinq miles de fantastiques méandres

A travers bois et vallon la rivière sacrée se lançait,

Puis gagnait les abîme insondables à l'homme,

Et se précipitait en tumulte vers l'océan sans vie :

Et, parmi ce tumulte, Koubla entendit au loin

Des voix ancestrales prophétisant la guerre !

L'ombre du palais de plaisance

Flottait à mi-chemin sur les vagues ;

Là où l'on entendait les rumeurs confondues

De la fontaine et des abîme.

C'était un miracle d'un rare dessein,

Ce palais de plaisance ensoleillé sur l'abîme glacé !

La Demoiselle au Tympanon

Dans une vision m'apparut :

C'était une fille d'Abyssinie,

Et sur mon Tympanon elle jouait,

En chantant le mont Abora.

Si je pouvais revivre en moi

Sa symphonie et sa chanson,

Je serais ravi en des délices si profondes,

Qu'avec musique grave et longue,

Je bâtirais ce palais dans l'air :

Ce palais de soleil ! ces abîmes de glace !

Et tous ceux qui entendraient les verraient là,

Et tous crieraient : Arrière ! arrière !

Ses yeux étincelants, ses cheveux flottants !

Tissez un cercle autour de lui trois fois ;

Fermez vos yeux frappés d'une terreur sacrée :

Il s'est nourri de miellée ;

Il a bu le lait de Paradis.

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Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 32ans
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En D, on ne peut que proposer Dostoïevsky dont je suis d'ailleurs étonné de constater l'absence dans la liste... c'est chose rétablie maintenant. Je ne saurais pas quel extrait proposer ; que ce soit dans ses romans (Crime et châtiments, Les frères Karamazov, Humiliés et offensés, L'idiot...) ou ses nouvelles (Les Sous-sols, Le double...), que de portraits psychologiques qui prennent aux tripes encore aujourd'hui, plus de 150 ans après ; l'on se sent vivre à travers ses personnages, dans leurs échecs, leurs raisonnements, leurs humiliations parfois. Le tout avec un style limpide, qui se lit simplement d'une traite ; un style dont on ne soupçonne pas à première vue qu'il soit aussi travaillé. En tout cas, moi j'adore. :blush:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fedor_Dostoïevski

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Invité kaerlyon
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Emerson, Ralph Waldo (1803-1882),

philosophe, essayiste et poète américain.

Fondateur du transcendantalisme américain, Ralph Waldo Emerson privilégie la nature comme véhicule idéal de l'épanouissement humain. Anti-conformiste et progressiste, il insiste parallèlement sur la nécessité d'une indépendance créatrice et intellectuelle de l'Amérique.

"Pour se retirer dans la solitude, on a autant besoin de quitter sa chanbre que la société. Je ne suis pas seul tandis que je lis ou écris, bien que personne ne soit avec moi. Mais si un homme veut être seul, qu'il regarde les étoiles. les rayons qui tombent de ces mondes célestes le séparent de ce qui l'environne. Il est permis de penser que l'atmosphère a été créée transparente dans le seul but de donner à l'homme, l'intermédiaire de corps célestes, le sentiment de la présence constante du sublime. Vues à travers les rues des villes, comme les étoiles paraissent grandioses ! Si elles ne devaient apparaître qu'une seule nuit tous les mille ans, combien les hommes croiraient et adoreraient et conserveraient le souvenir de la cité de Dieu qui leuraurait été montrée. Mais c'est chaque nuit que se montrent ces ambassadrices de la beauté et qu'elles illuminent l'univers de leur souriante exhortation"

La Nature

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Poussiquette Membre 8 406 messages
Forumeur alchimiste‚ 113ans
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Gaucelm FAIDIT (vers 1150 - vers 1205) est l'un des troubadours, les plus féconds de son temps. Il est né à Uzerche, dans une famille de petits bourgeois, de la région du Limousin. Il prend pour femme, une prostituée, du nom de Guilhelma MONJA, qui l'accompagne dans ses pérégrinations.

é l'aise aussi bien, dans la langue d'oc que dans la langue d'oïl, il fréquente les plus grandes cours d'Europe, notamment celle de Geoffroy PLANTAGENET, en Bretagne. Ceci lui permetta de voyager, dans le nord de la France, en Italie, en Hongrie, où il suivit le marquis DE MONTEFERRAT, jusqu'en Terre Sainte, pendant un hiver, lors de la quatrième Croisade (1202 - 1204).

Certains historiens disent qu'il serait revenu, dans son Limousin natal, vers 1203, pour y mourir, quelques temps plus tard, après 1220. Il écrivit, entre 1185 et 1120, environ 65 chansons, ainsi qu'une dizaine d'autres compositions d'attribution, moins certaines, dont des chansons d'amour, des chansons de croisade, un planh...

Gaucelm FAIDIT eut plusieurs protecteurs, dont le marquis DE BONIFACE II et le roi d'Angleterre, Richard COEUR DE LION, à Poitiers, pour lequel, il rédigea peu après son décès, un planh fort émouvant.

Gaucelm FAIDIT destina souvent, ses poèmes, à la vicomtesse Maria DE VENTADOUR, qui était parvenue, à maintenir à sa cour, les traditions littéraires, à l'époque d'Eblon II le Chanteur et de Bernard DE VENTADOUR. Cependant, nous savons qu'il dédia aussi ses poèmes à d'autres femmes que nous ne parvenons pas à identifier.

Oeuvres complètes de Gaucelm FAIDIT:

Mout voluntiers chantera per amor / Com que mos chans sia bos / Ges de chantar non aten ni esper / Ja non crezatz qu'ieu de chantar me lays / Anc no cugei qu'en sa preizo / Tan aut me creis Amors en ferm talan / Razon e mandamen / Trop malamem m'anet un tems d'Amor / Ja mais, nuill temps, no.m pot ren far Amors / Per l'esgar / Tot mi cuidei de chanssos far sofrir / Pel joi del temps qu'es floritz / Maintas sazos es hom plus voluntos / Ab cossirier plaing / Una dolors esforciva / Si tot m'ai tarzat mon chan / Mon cor e mi e mas bonas chanssos / Ara.m digatz, Gaucelm Faidit / D'un amor, on s'es asis / D'un dotc bell plaser / Ar es lo montc vermellc et vertc / Si tot noncas res es grazitz / Oimais taing que fassa parer / Ben for' oimai / Ara cove / Ges no.m tuoill ni.m recre / Jauzens en gran benananssa / Ab chantar me dei esbaudir / Pel messatgier que fai tan lonc estatge / Tant ai sofert longamen grand afan / Gauselms Faiditz, de dos amics corals / Tot so qe.is pert pels truans amadors / Be.m platz e m'es gen / Solatz e chantar / Mout m'enojet ogan lo coindetz mes / L'onratz, jauzens sers / Gen fora, contra l'afan / Al semblan del rei Thyes / Coras qe.m des benananssa / De solatz e de chan / Si anc nuills hom, per aver fin coratge / Lo gens cors honratz / Lo rossignolet salvatge / Mout a Amors sobrepoder / N'Uc de la Bachallaria / Mout a poignat Amors en mi delir / Jauseume, quel vos est semblan / No m'alegra chans ni critz / Can vei reverdir les jardis / Fortz chausa es que tot lo major dan / Gaucelm, tres jocs enamoratz / Tant sui ferms e fis vas Amor / Chant e deport, joi, dompnei e solatz / Mas la bella de cui mi mezeis tenh / Ara nos sia guitz / Del gran golfe de mar / Manens fora.l francs pelegris / Chascus hom deu conoisser et entendre / Perdigon, vostre sen digatz / Gaucelm, diguatz m'al vostre sen / Gaucelm Faidit, eu vos deman / De faire chansso / Anc no.m parti de solatz ni de chan / Tuich cil que amon Valor / S'om pogues partir son voler / Gaucelm, qe.us par d'un cavalier / Gausselm, no.m puesc estener / Us cavaliers si jazia / N'Albert, eu sui en gran error / Ab nou cor et ab novel so / Cant la fueilla sobre l'albre s'espan / Ges per lo freg tems no m'irais / Ab leyal cor et ab humil talan / Longa sazon ai estat vas Amor / Pos comjat ay de far chanso.

En son honneur, le collège d'Uzerche, en Corrèze, dans le Limousin, porte son nom.

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Gripari, Pierre (7/01/1925 - 23/12/1990)

Né à Paris, de père grec et de mère normande, Pierre Gripari est l'aîné de deux garçons. Sa mère, médium, mais hélas également alcoolique, décède en 1941 et son père, ingénieur, est tué par le mitraillage d'un avion américain en 1944. En 1942, il passe son bac de philo, puis hypokhâgne et khâgne, mais on l'empêche de passer le concours d'entrée à Normale Supérieure de 1944 à cause des événements. Pierre Gripari, qui hésitait entre deux vocations, écrivain ou compositeur, doit abandonner ses études et exerce alors divers métiers : commis agricole, dactylo, surveillant d'études... De 1950 à 1957, il est employé et délégué CGT à la Mobil Oil, responsable de bibliothèque, fait du théâtre amateur (c' est ainsi qu'il 'teste' ses premiers textes dramatiques en se familiarisant avec les contraintes du métier), apprend le russe en découvrant les grands conteurs comme Afanassiev et Gogol... et écrit. Il racontera plus tard ses relations avec le parti communiste dans 'La Vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie Gripotard' et dans 'Gripari, mode d'emploi'. Enfin capable de vivre de sa passion depuis septembre 1979, il a écrit beaucoup de livres pour la jeunesse comme les fameux 'Contes de la rue Broca', mais aussi des oeuvres différentes allant de l'essai au théâtre en passant par les nouvelles ou encore une anthologie philosophique, 'L' Evangile du Rien'. Il meurt le 23 décembre 1990 des suites d'une intervention chirurgicale.

Sources : Evene

Extrait de La sorcière du placard aux balais

- Maintenant, vous allez me dire ce qu'elle a de particulier, ma maison (...) et si vous ne voulez pas me le dire, je vous casse la tête! (...)

- Hé! là, doucement! Calmez-vous, cher monsieur (...) Après tout, maintenant que le contrat est signé, je peux bien vous le dire... La maison est hantée!

- Hantée? Hantée par qui?

- Par la sorcière du placard aux balais!

- Vous ne pouviez pas me le dire plus tôt?

- Eh non! Si je vous l'avais dit, vous n'auriez plus voulu acheter la maison (...)

- Mais dites-moi donc, j'y pense: je l'ai visité, ce placard aux balais, il y a un quart d'heure à peine... Je n'y ai pas vu de sorcière!

- C'est qu'elle n'y est pas la journée! Elle ne vient que la nuit!

- Et qu'est-ce qu'elle fait la nuit?

- Oh! Elle se tient tranquille, elle ne fait pas de bruit, elle reste là, bien sage, dans son placard... Seulement, attention! Si vous avez le malheur de chanter 'Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière'. A ce moment-là, elle sort et c'est tant pis pour vous!

Pierre Gripari, Contes de la rue Broca, La sorcière du placard aux balais et autres contes, Ed. Grasset-Jeunesse, vol 1, Coll. Lampe de poche, Paris, P.13

Un grand merci à Kaerlyon pour la réouverture du topic :blush:

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Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Hoffmann, Ernst Theodor Amadeus (1776-1822)

Maître du conte fantastique, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann incarne la folie et la fantaisie du romantisme allemand. Juriste de formation, le jeune homme est néanmoins un très grand passionné de musique et de littérature. Ces élans artistiques le mènent dans un premier temps à composer et lui font espérer une carrière de chef d'orchestre. De nombreux obstacles s'opposent à la réalisation de ce rêve et c'est finalement dans l'écriture qu'Hoffmann parvient à se faire un nom. Inspiré par l'école romantique, l'auteur s'attelle en 1814 à la réécriture du mythe de Don Juan, mais se spécialise très vite dans ce qui fera sa renommée : le conte. Ainsi 'Le Vase d'or', 'Le Chat Murr', 'Casse-Noisette' ou encore 'La Princesse Brambillat' entrent dans le panthéon de la littérature fantastique avec succès. Qualifié de 'génie fraternel' par Gérard de Nerval, ETA Hoffmann connaît une grande fortune en Europe et inspire bon nombre d'auteurs tels que Charles Nodier ou Théophile Gautier. Sources : Evene

Hoffmann, grand maître du fantastique, a écrit de merveilleuses nouvelles. J'avais beaucoup aimé "L'homme au sable" (1817) extraite du recueil Contes nocturnes. En voici le résumé :

" Quelque chose d'épouvantable a pénétré dans ma vie ! " Voici ce que confie Nathanaël, aux premières lignes de cette époustouflante nouvelle.

Et surgissent alors les terreurs enfantines qui s'ingénient à empoisonner encore la vie adulte : la peur de " l'homme au sable ", qui punit les enfants indiscrets en leur arrachant les yeux, qui provoque la mort du père, qui pèse sur les années promises à l'amour.

Ce personnage maléfique a-t-il réellement existé ou est-il la création d'un esprit abandonné à une angoisse maladive ? é vous de juger...

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Invité kaerlyon
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Irving Washington (1783-1859)

il est considéré comme le fondateur de la culture américaine. Il est né à New York d'une famille d'origine écossaise. Il est influencé par la littérature anglaise du XVIIIe siècle. Pour son 2e voyage en Europe, il s'attarde en Angleterre et en 1819, il publie à Londres "Sketch Book" où il consigne ses observations et ses impressions Il a écrit ensuites de nombres textes dont "la légende de Sleepy Hollow"

"RIP"

"Au pied de ces montagnes féeriques on voit une fumée légère planer au-dessus d'un village dont les toits en bardeaux reluisent parmi les arbres à l'endroit où la fraîche verdure se fond dans les teintes bleuâtres du lointain. C'est un petit village ancien fondé par les colons hollandais dans les premiers temps de l'administration du brave Pierre Stuyvesant (Dieu ait son âme)! On y voyait encore il y a peu d'années quelques-unes de ces vieilles maisons construites en petites briques jaanes apportées de Hollande, aux fenêtres treillissées et à pignon, et surmontées d'une girouette.

Dans ce village et précisément dans une de ces anciennes maisons, assez délabrée par l'âge et le mauvais temps, vivait il y a bien des années, du temps où le pays dépendait encore de la Grande-Bretagne, un brave homme de caractère simple et aimable, du nom de Rip Van Winkle. C'était un descendant des Van Winkle qui se sont distingues par leur bravoure à l'époque mouvementée de Pierre Stuyvesant qu'ils ont accompagné au siège de Fort Christine. Rip n'héritait cependant guère du tempérament belliqueux de ses aïeux. D'une grande bonhomie il était le meilleur des voisins et un mari obéissant que sa femme menait par le bout du nez. I! devait sans doute à cette dernière circonstance la douceur

de caractère qui lui valait sa grande popularité, les hommes soumis chez eux à la tyrannie d'une mégère étant en effet les plus affables et conciliants au dehors. Nul doute que la fournaise des tourments domestiques ne plie le caractère et ne le rende malléable; un sermon d'alcôve vaut tous les prônes pour enseigner les vertus de patience et de longanimité. On peut donc sous certains rapports trouver qu'une mégère soit une

bénédiction pour son mari, et à ce compte le pauvre Rip était triplement béni...."

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Jacq, Christian (1947)

Découvrant l'Egypte à treize ans, à travers ses lectures, Christian Jacq se rend pour la première fois au pays des pharaons quatre ans plus tard. Après des études de philosophie et de lettres classiques, il s'oriente vers l'archéologie et l'égyptologie, et obtient un doctorat d'études égyptologiques. Parallèlement à sa carrière universitaire, il écrit des ouvrages de fiction dès l'âge de seize ans. Producteur délégué à France culture, il travaille notamment pour 'Les Chemins de la connaissance'. Son premier essai, 'Le Message des bâtisseurs de cathédrales', en 1974, est suivi d'une quinzaine d'autres écrits, dont 'L' Egypte des grands pharaons', qui est couronné par l'Académie française, ainsi que 'Le Petit Champollion illustré' et 'Initiation à l'égyptologie', qui mettent à la portée de tous des connaissances jusque-là réservées aux spécialistes. Dans le domaine du roman, le premier grand succès de Christian Jacq est 'Champollion l'Egyptien', succès confirmé par 'La Reine Soleil' (prix Jean d'Heurs du roman historique 1988) et 'L' Affaire Toutankhamon' (prix des Maisons de la Presse 1992). Créateur de l'institut Ramsès, Christian Jacq effectue avec son équipe une 'description photographique de l'Egypte', destinée à préserver les sites menacés, et mène de fréquentes missions sur le terrain. Il poursuit ainsi une triple carrière d'égyptologue, d'essayiste et de romancier, qui le ramène toujours à l'Egypte ancienne. Sources : Evene

La reine soleil : Egypte antique, 18e dynastie. Akhesa, ravissante princesse de 14 ans, est loin d'imaginer qu'elle régnera un jour sur l'Egypte... Lorsque son aventure commence, l'impétueuse jeune fille se rebelle contre son père, le pharaon Akhénaton. Elle refuse de vivre confinée dans l'enceinte du palais royal et veut découvrir pourquoi sa mère, la reine Néfertiti, est partie s'exiler sur l'île d'Eléphantine. Akhesa s'enfuit avec l'aide du prince Thout, dans l'espoir de retrouver sa mère. Au mépris du danger, les deux adolescents voyagent alors des rives du Nil aux dunes brûlantes du désert, et affrontent avec courage le mercenaire Zannanza et les prêtres qui complotent pour renverser le pharaon. Avec leur innocence comme seule arme, Akhesa et Thom surmonteront de nombreuses épreuves, et connaîtront ensemble un destin extraordinaire. Sources : Evene
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Invité kaerlyon
Invité kaerlyon Invités 0 message
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keats John,

Né un 31 octobre 1795 à Finsbury près Pavement près de Londres. Il perd son père à 9 ans et sa mère à 14 ans. Il est envoyé étudié dans une école privée mais ce n'est que tardivement qu'il se plonge dans les livres. Il commence des études de médecine. En 1813 il publie son premier volume et en 1815 il décide de se consacrer entièrement à l'écriture. Fréquentant les salons litteraires, il rencontre Shelley et Leigh Grant qui l'influence. En 1818, il doit s'occuper de son frêre atteint de tuberculose et c'est cette même année qu'il en sent lui même les premiers symptômes. Sur les conseils de son médecin, il part en Italie où il meurt en 1821 (il a 25 ans). Ses recueils les plus importants sont Endymion (1818), Hyperion (1820) et les odes. Il est considéré comme un des grands représentants du romantismes au Royaume-Uni.

CCLXXXIV. The Human Seasons

FOUR Seasons fill the measure of the year;

There are four seasons in the mind of man:¿

He has his lusty Spring, when fancy clear

Takes in all beauty with an easy span:

He has his Summer, when luxuriously 5

Spring's honey'd cud of youthful thought he loves

To ruminate, and by such dreaming high

Is nearest unto heaven: quiet coves

His soul has in its Autumn, when his wings

He furleth close; contented so to look 10

On mists in idleness¿to let fair things

Pass by unheeded as a threshold brook:

He has his Winter too of pale misfeature,

Or else he would forego his mortal nature.

Les quatres saisons remplissent la mesure de l'an ;

l'esprit de l'homme aussi a ses quatre saisons.

Il a son vigoureux printemps où la claire imagination

A l'aise d'une main toute beauté recueille.

Il a son été quand, avec volupté,

Il aime à ruminer le miel printanier

De la prime pensée et s'approcher au milieu de tels rêves

Au plus près du ciel. Son âme a son automne

De hâvres calmes, lorsq'il replie ses ailes

Bien serées, se contentant alors de regarder

Les brumes en oisif - et de laisser les belles choses

Passer inaperçues tel un ruisseau devant sa porte.

Il a son hiver aussi de pâleur défiguré,

Sans quoi il renierait sa nature mortelle.

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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La Fontaine, Jean de (1621-1695) : poète, fabuliste, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français. Ses fables constituent la principale oeuvre poétique du classicisme et l'un des plus grands chefs d'oeuvre de la littérature française. Sources : Wikipédia

La Mort et le Bûcheron

Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,

Sous le faix du fagot aussi bien que des ans

Gémissant et courbé marchait à pas pesants,

Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.

Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,

Il met bas son fagot, il songe à son malheur.

Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?

En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?

Point de pain quelquefois, et jamais de repos.

Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,

Le créancier, et la corvée

Lui font d'un malheureux la peinture achevée.

Il appelle la mort, elle vient sans tarder,

Lui demande ce qu'il faut faire

C'est, dit-il, afin de m'aider

A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.

Le trépas vient tout guérir ;

Mais ne bougeons d'où nous sommes.

Plutôt souffrir que mourir,

C'est la devise des hommes.

Modifié par chirona

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Invité Yu gi
Invité Yu gi Invités 0 message
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V comme Voltaire... Zadig ! :blush:

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