La dictée de Lili

Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 32ans
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C'est très pertinent pour ego, mais comme tu dis pourquoi égoïsme et j'ai mal à l'ego, encore une fantaisie littéraire.

Ce n'est pas tant une fantaisie littéraire qu'une conséquence de l'histoire de la langue. Les mots qui viennent directement d'une autre langue et en particulier du latin, s'écrivent en principe de la façon originelle. Ego, veto, ou locutions comme sine qua none. Les mots qui viennent du grec sont translittérés selon l'alphabet latin en suivant des règles strictes. Alphabet, hydre, chlorophylle (φ -> ph, χ -> ch se prononçant maintenant "k" alors que c'est κ que l'on transcrit "k", accent rude que l'on transcrit avec un h au début du mot...), etc. Par contre, les mots qui ont été francisés (et qui sont souvent des mots latins, mais qui n'ont plus le véritable "statut" de mot latin), s'écrivent suivant l'usage de la langue française : égoïsme, altérité... (et pour d'autres langues, comme l'hébreu : léviathan) ; ce n'est pas quelqu'un qui a décidé de ces règles un beau jour, mais l'usage qui a été consacré au fur et à mesure du temps : lorsque le bas-latin devenait ancien français, les mots se sont "fondus" pour ainsi dire dans ce qui allait devenir la langue française ; les mots qui par contre ont été plus tard "ré-empruntés" au latin ont gardé leur forme de base, car ils prenait dès lors leur position de "mots d'emprunt", la frontière était dès lors devenue nette. Mais c'est un mouvement continu : les mots étrangers dont on oublie qu'ils sont étrangers, ont tendance à s'intégrer totalement à la langue, et il est fort possible qu'au XXIIIème siècle tout le monde écrive "égo", après tout (surtout si de moins en moins de gens s'intéressent ni n'apprennent le latin).

Modifié par Criterium

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ElNix Membre 4 891 messages
Forumeur tacheté ‚ 29ans
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C'est pas drôle, mon navigateur corrige les fautes d'ortho automatiquement donc j'ai tout vu souligné :blush:

Bon y a les fautes de grammaires, mais je préfère tenter la prochaine du coup !

Initiative géniale ! :coeur:

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Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
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En principe ego ne prend pas d'accent, car il provient directement de la racine grecque sans francisation

euh... latine ? ou cubique, je ne sais plus... :blush:

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Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 32ans
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Latine (ego) et grecque (ἐγώ) (la latine provenant de la grecque) :blush:

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
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A quand le dernier délai pour faire la dictée?

lapinagile.gif

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Tu me mets toujours en retard. :blush:

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
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dictée n°18:

Ai-je été nourri par ma mère? Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait? Je n'en sais rien. Quelque soit le sein que j'ai mordue, je ne me rapelle pas une caresse du temps où j'étais tout petit ; je n'ai pas été dorlotté, tapoté, baisotté ; j'ai été beaucoup fouetté.

Ma mère dit qu'il ne faut pas gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins ; quant elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.

Mademoiselle Balandreau m' y met du suif.

C'est une bonne vieille fille de cinquante ans. Elle demeure au dessous de nous. D'abord elle était contente: comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure. « Vlin! Vlan! Zon! Zon! - voilà le petit Chose qu'on fouette ; il est temps de faire mon café-au-lait. »

Mais un jour que j'avais levé mon pan, parce que ça me cuisais trop, et que je prenais l'air entre deux portes, elle m'a vu; mon derriere lui a fait pitié.

Elle voulait d'abord le montrer à tout le monde, ameuter les voisins autours ; mais elle a pensé que ce n'était pas le moyen de le sauver, et elle a inventé autre chose.

Lorsque elle entend ma mère me dire: "Jacques, je vais te fouetter!

- Mme Vingtras, ne vous donnez pas la peine, je vais faire ça pour vous.

- Oh! chère demoiselle, vous êtes trop bonne! »

Mlle Balandreau m'emmène ; mais au lieu de me fouetter, elle frappe dans ses mains ; moi, je crie. Ma mère remercie, le soir, sa remplaçante.

« A votre service », répond la brave fille, en me glissant un bonbons en cachette.

Mon premier souvenir date donc d'une fessée. Mon second est plein d'étonnements et de larmes.

Jules Vallès, L'enfant, coll. « Folio », Gallimard, 1989.

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

Les corrigés:

dictée n°18:

Ai-je été nourri par ma mère? Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait? Je n'en sais rien. Quel que soit le sein que j'ai mordu, je ne me rappelle pas une caresse du temps où j'étais tout petit ; je n'ai pas été dorloté, tapoté, baisotté ; j'ai été beaucoup fouetté.

En cas d'inversion sujet/verbe, on met un trait d'union. Je rappelle la différence entre quelque et quel que. Quelque est adjectif (variable) quand il porte sur un nom (lui-même suivi ou nom d'un adjectif), ou adverbe (invariable) quand il modifie un adjectif ou un adverbe. Ex. : quelques pommes constituèrent son déjeuner ; les quelques rares promeneurs. Sous cette forme il peut être synonyme de quoique (forme plus archaïque) : quelque subtile que fut sa réponse, elle n'en fit pas moins mouche. En tant qu'adverbe, il donne un sens au nombre, il désigne une petite poignée, une rareté.

Quel (que) est un pronom (donc s'accordant en genre et en nombre) suivi du subjonctif pour accompagner un verbe d'état, un auxiliaire ou les verbes pouvoir et devoir. Ex. : quelle que soit la robe que tu choisiras, elle t'ira à merveille. La distinction n'est pas facile à faire, mais pour simplifier on pourrait dire que quelque précède un nom ou un adjectif et quel que un verbe au subjonctif.

Mordu ne prend pas de E car c'est le sein qui l'a été. Rappeler prend un autre L quand il est conjugué. indique le temps/lieu et non la liaison, donc il ne faut pas oublier l'accent. é cause de fouetté et baisotté, on serait tenté de doubler le T pour chacun des verbes de l'énumération¿ et bien il ne faut pas : dorloter ne double pas cette lettre, tapoter non plus.

Ma mère dit qu'il ne faut pas gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins ; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.

Mademoiselle Balandreau m'y met du suif.

Gâter prend le circonflexe comme gâteau, encore une fois un S latin disparu. Quand est bien un adverbe interrogatif dans ce cas, donc avec un D. Heure prend le pluriel, puisqu'il y en a quatre.

C'est une bonne vieille fille de cinquante ans. Elle demeure au-dessous de nous. D'abord elle était contente : comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure. « Vlin! Vlan! Zon! Zon! ¿ voilà le petit Chose qu'on fouette ; il est temps de faire mon café au lait. »

Attention au deuxième I dans vieille pour avoir le bon son. Café au lait ne prend pas de traits d'union.

Mais un jour que j'avais levé mon pan, parce que ça me cuisait trop, et que je prenais l'air entre deux portes, elle m'a vu ; mon derrière lui a fait pitié.

Elle voulait d'abord le montrer à tout le monde, ameuter les voisins autour ; mais elle a pensé que ce n'était pas le moyen de le sauver, et elle a inventé autre chose.

L'auxiliaire avoir se conjugue en fonction du sujet, donc avec le S de la première personne et pas le T. C'est l'inverse pour le verbe suivant, cuire.

@ Chapacha : pan est en principe la partie flottante d'un vêtement (pan de chemise, de rideau), ici le vêtement n'est pas désigné, alors je me demande si ce n'est pas un patois pour pantalon.

Autour ne prend jamais de S, c'est un adverbe, contrairement à alentour qui est invariable quand il est adverbe, mais variable quand il est substantivé (ex. : personne aux alentours).

Lorsqu'elle entend ma mère me dire: « Jacques, je vais te fouetter !

¿ Mme Vingtras, ne vous donnez pas la peine, je vais faire ça pour vous.

¿ Oh! chère demoiselle, vous êtes trop bonne! »

Mademoiselle Balandreau m'emmène ; mais au lieu de me fouetter, elle frappe dans ses mains ; moi, je crie. Ma mère remercie, le soir, sa remplaçante.

Il faut uniformiser les termes dans l'ensemble du texte : soit Mademoiselle partout, soit Mlle partout. Notez qu'il est d'usage d'utiliser l'abréviation avant le nom de famille, mais un auteur peut bénéficier de libertés littéraires ; ici la formule longue a été choisie alors qu'elle est plus courante sans patronyme. Emmène double le M. Attention à la conjugaison de crier, verbe du premier groupe. La cédille permet d'avoir le son [ss].

« é votre service », répond la brave fille, en me glissant un bonbon en cachette.

Mon premier souvenir date donc d'une fessée. Mon second est plein d'étonnement et de larmes.

Il y a nécessairement plusieurs larmes, donc on ajoute un S. é l'inverse on laissera étonnement au singulier, il ne s'agit pas de quelque chose de palpable. Ex. : plein de ressentiment, beaucoup de désir ; plein de puces. Toutefois, beaucoup de termes abstraits sont plutôt employés au pluriel, c'est pourquoi on écrira plutôt

____________________________________________

Dictée n°19

He stood still for a moment, to make this resolution firm and clear.

Le verbe stod n'existe pas, il fallait donc trouver le plus approchant, notamment grâce au contexte de la phrase, et le temps du verbe, grâce aux verbes suivants. C'est pourquoi on arrive au verbe to stay, « rester », au passé stood. Ensuite, il fallait ajouter un T à momen-, comme pour notre moment français. Enfin clear prend un E, sans quoi il l'aurait vraisemblablement pris à la fin.

There was an omnibus passing ¿ going into the country ; the conductor thought he was whishing for a place, and stopped near the pavement. It was too much trouble to apologise and explain ;

é cause de l'article an, singulier, il faut modifier la conjugaison du verbe to be au passé : singulier was, au lieu du pluriel were, puisque c'est un seul omnibus qui passait là. Country prend bien un U, en principe c'est un mot connu car nous le retrouvons dans la boustifaille, les céréales ou les potatoes du même nom (cf. aussi la bonne orthographe plus loin dans le texte). Le lecteur attentif aura noté que tous les verbes sont au passé, c'est pourquoi il faut conjuguer to think de même, pour respecter la concordance des temps. L'anglais n'avale pas forcément les lettres, d'où un E supplémentaires dans pavement. Là aussi, le français nous aide bien, pour une fois. Much ne prend pas de E au bout, ce serait trop frenchy. :coeur:

so he mounted upon it, and was born away ¿ past long rows of houses ¿ then past detached villas with trim gardens, till they came to the real country hedge-rows, and, by-and-by, to a small country town.

Born est un verbe irrégulier, toujours au passé, normalement connu car rabaché au collège :coeur: . Il faut un pluriel à house, car une rangée de maisons prend le pluriel aussi chez nous, c'est juste logique, une rangée est composée de plusieurs éléments. D'ailleurs ce pluriel a été astucieusement conservé comme indice dans detached villas. :blush: By-and-by est une locution complète avec des traits d'union comme notre là-bas, par exemple.

Ne pas oublier le deuxième L à small, sinon le mot se prononcerait bien différemment.

Then everybody got down ; and so did Mr. Thornton, and because they walked away, he did so too.

Everybody est attaché, comme somebody et nobody. Il me semble que cela n'a pas toujours été le cas, mais je ne suis pas très bonne en ancien anglais, je ne saurais garantir que c'est juste une forme moderne. Le because est facile à retrouver. Ensuite il y avait un petit piège, le temps du verbe to walk, encore une fois il devait être au passé comme les autres.

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)

J'aime bien le concept de dictée en anglais.

Ca me semble plus facile que le français. :blush:

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

première dictée de 2010, la n°20:

hier des arméniens menèrent au sérail une jeune esclave de circassie, qu'il voulait vendre. Je la fis entrer dans les appartements secrets, je la désabillais, je l'examinais avec les regards d'un juge, et plus je l'examinais, plus je lui trouvais de graces. Une pudeur virginal semblait vouloir les dérober à ma vue : je vis tous ce qu'il lui en coutait pour obéir : elle rougissait de se voir nu, même devant moi, qui, exemp des passions qui peuvent alarmer la pudeur, suit inanimé sous l'emprise de ce sex, et qui, ministre de la modestie, dans les axions les plus libres, ne porte que de chastes regars et ne puits inspirer que l'innocence.

dés que je l'eu jugé digne de toi, je baisais les yeux ; je lui jetais un manteau d'ékarlate ; je lui mis au doigt un aneau d'or ; je me prosternais à ses pieds ; je l'adorai comme la reine de ton coeur ; je paya les carméniens ; je la dérobais à tout les yeux. Heureux Usbek! tu possède plus de beautés que n'en enferme tous les palais d'orient. Quel plaisir pour toi de trouver, à ton retour, tout ce que la perse eut de plus ravissant, et de voir dans ton séraille renaitre les grasses, à mesure que le temps et la possession travaillent à les détruire !

Montesquieu, Lettres persanes, Garnier-Flammarion, 1964.

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Feuille Membre 10 893 messages
Tête en l'air‚ 33ans
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Youpie ! Une dictée ! :blush:

Hier des arméniens menèrent au sérail une jeune esclave de Circassie, qu'ils voulaient vendre. Je la fis entrer dans les appartements secrets, je la déshabillai, je l'examinai avec les regards d'un juge, et plus je l'examinais, plus je lui trouvais de graces. Une pudeur virginale semblait vouloir les dérober à ma vue : je vis tout ce qu'il lui en coûtait pour obéir : elle rougissait de se voir nue, même devant moi, qui, exempt des passions qui peuvent alarmer la pudeur, suis inanimé sous l'emprise de ce sexe, et qui, ministre de la modestie, dans les actions les plus libres, ne porte que de chastes regards et ne puis inspirer que l'innocence.

s que je l'eus jugée digne de toi, je baissai les yeux ; je lui jetai un manteau d'écarlate ; je lui mis au doigt un anneau d'or ; je me prosternai à ses pieds ; je l'adorai comme la reine de ton coeur ; je payai les arméniens ; je la dérobai à tous les yeux. Heureux Usbek ! Tu possèdes plus de beautés que n'en enferment tous les palais d'Orient. Quel plaisir pour toi de trouver, à ton retour, tout ce que la Perse eut de plus ravissant, et de voir dans ton sérail renaître les grâces, à mesure que le temps et la possession travaillent à les détruire !

Quelques doutes sur des noms... propres ou communs, je ne savais pas trop, on verra. :coeur:

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Invité donjuan
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Oui, moi aussi,je la fais. :blush:

C'est quand le dernier délai?

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Rinya Membre 51 messages
Forumeur en herbe‚ 32ans
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Bon je n'ai pas participé jusqu'ici mais je vois que Lili a une formation de correctrice et peut-être que tu peux me répondre :blush:

J'ai un texte avec une expression type "des yeux en forme d'amande". Est-ce qu'on accorde "amande" à "yeux", soit "des yeux en forme d'amandes" ou pas ?

J'ai tendance à mettre au singulier mais un peu plus bas j'ai un "des yeux en forme d'yeux" qui me parait beaucoup plus naturel que "des yeux en forme d'oeil".

Si tu sais ça ça serait sympa :coeur:

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

Les deux solutions sont acceptées, il me semble. Mais je ne peux pas être formelle, il faudrait que je vérifie et je ne suis pas chez moi avant dimanche soir pour consulter mes sources.

Pour moi, l'expression "en forme de" préfère normalement le singulier, sauf quand l'objet qui sert de référence est systématiquement pluriel (ex.: en forme de lunettes), car on sous-entend une forme et donc la forme d'un objet. Pourtant, lorsqu'on désigne plusieurs objets, le pluriel peut être perçu en quelque sorte comme "visuellement" plus logique.

Par réflexe, je mettrai plutôt des yeux en forme d'amande, mais je pense que je rectifierais vite avec des yeux en forme d'amandes puisque on compare les yeux à deux amandes côte à côte.

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
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première dictée de 2010, la n°20:

Hier des Arméniens menèrent au sérail une jeune esclave de Circassie, qu'il voulaient vendre. Je la fis entrer dans les appartements secrets, je la déshabillais, je l'examinais avec les regards d'un juge, et plus je l'examinais, plus je lui trouvais de grâces. Une pudeur virginale semblait vouloir les dérober à ma vue : je vis tout ce qu'il lui en coûtait pour obéir : elle rougissait de se voir nue, même devant moi, qui, exempt des passions qui peuvent alarmer la pudeur, suis inanimé sous l'emprise de ce sexe, et qui, ministre de la modestie, dans les axions les plus libres, ne porte que de chastes regards et ne puits inspirer que l'innocence.

s que je l'eus jugée digne de toi, je baissais les yeux ; je lui jetais un manteau d'écarlate ; je lui mis au doigt un anneau d'or ; je me prosternais à ses pieds ; je l'adorais comme la reine de ton coeur ; je payai les Carméniens ; je la dérobais à tous les yeux. Heureux Usbek ! Tu possèdes plus de beautés que n'en enferment tous les palais d'Orient. Quel plaisir pour toi de trouver, à ton retour, tout ce que la Perse eut de plus ravissant, et de voir dans ton sérail le renaître les grâces, à mesure que le temps et la possession travaillent à les détruire !

Montesquieu, Lettres persanes, Garnier-Flammarion, 1964.

Ouf elle est courte :coeur:

(Il ne fait pas bon être jolie parfois... :blush: )

Et merci aussi pour la correction de l'autre, je n'avais pas vu ! :coeur:

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
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Fayotte... :blush:

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)

Fainéant... :blush:

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
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Nan, demain dès l'aube. :blush:

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)
première dictée de 2010, la n°20:

Hier des arméniens menèrent au sérail une jeune esclave de circassie, qu'ils voulaient vendre. Je la fis entrer dans les appartements secrets, je la deshabillai, je l'examinais avec les regards d'un juge, et plus je l'examinais, plus je lui trouvais de grâces. Une pudeur virginale semblait vouloir les dérober à ma vue : je vis tout ce qu'il lui en coutait pour obéir : elle rougissait de se voir nu, même devant moi, qui, exempt des passions qui peuvent alarmer la pudeur, suis inanimé sous l'emprise de ce sexe, et qui, ministre de la modestie, dans les axiomes les plus libres, ne porte que de chastes regars et ne puits inspirer que l'innocence.

dès que je l'eus jugé digne de toi, je baisais les yeux ; je lui jetais un manteau d'écarlate ; je lui mis au doigt un anneau d'or ; je me prosternais à ses pieds ; je l'adorai comme la reine de ton coeur ; je payai les carméniens ; je la dérobais à tous les yeux. Heureux Usbek! tu possèdes plus de beautés que n'en enferment tous les palais d'orient. Quel plaisir pour toi de trouver, à ton retour, tout ce que la Perse eut de plus ravissant, et de voir dans ton séraille renaître les grâces, à mesure que le temps et la possession travaillent à les détruire !

Montesquieu, Lettres persanes, Garnier-Flammarion, 1964.

Pas tout à fait l'aube. :blush:

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Rinya Membre 51 messages
Forumeur en herbe‚ 32ans
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Les deux solutions sont acceptées, il me semble. Mais je ne peux pas être formelle, il faudrait que je vérifie et je ne suis pas chez moi avant dimanche soir pour consulter mes sources.

Pour moi, l'expression "en forme de" préfère normalement le singulier, sauf quand l'objet qui sert de référence est systématiquement pluriel (ex.: en forme de lunettes), car on sous-entend une forme et donc la forme d'un objet. Pourtant, lorsqu'on désigne plusieurs objets, le pluriel peut être perçu en quelque sorte comme "visuellement" plus logique.

Par réflexe, je mettrai plutôt des yeux en forme d'amande, mais je pense que je rectifierais vite avec des yeux en forme d'amandes puisque on compare les yeux à deux amandes côte à côte.

Un merci -tardif- pour cette réponse. J'ai finalement tout mis au pluriel comme j'ai eu pas mal de réponses similaires dans mon entourage. Comme je tenais à garder un pluriel, c'était mieux pour la cohérence.

Faut que je la fasse la dictée mine de rien, à la correction du texte en question j'ai vu plus de fautes que je ne le croyais :blush: * fera ça en soirée *

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