La dictée de Lili

Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)
;) J'ai encore fait des fautes, comme au code pas moyen de faire 0 faute ! :smile2:

Pour poindre, je vérifie et pour moi il ne se conjugue pas au passé : http://dictionnaire.tv5.org/dictionnaires....indre&che=1

Merci Dame Lili pour cette dictée et ce corrigé, on remet ça à la rentrée ? ;)

(PS ce ne sont pas que des habitués, je crois que yop ne l'avait jamais faite !)

Pas avant la rentrée, Chapacha? Allons, allons... ;)

Des sources incontestables vont dans le sens de ce que tu as trouvé: poindre n'est utilisable qu'à l'infinitif, à la troisième personne de l'indicatif présent, imparfait et futur quand il prend le sens de "pointer", "commencer à paraître" ; il s'écrit par contre aussi au passé simple quand il prend le sens de "piquer". L'utilisation faite par le traducteur dans ce texte est selon le premier sens, elle est donc erronée. Il vaudrait mieux alors utiliser le verbe se peindre, comme tu l'as proposé, ou apparaître et tous ses synonymes. Bravo minette!

Je suis désolée, je vais faire plus attention la prochaine fois à ce que l'extrait ne comporte ni faute ni tournure douteuse.

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)

Ah aaaah, je prends 5 bons points et je titille la maîtresse en L, et Kamoulox !! ;)

;) Avant la rentrée ??? Euuuh ;) d'ac :smile2: parce que moi aussi je l'aurai un jour, je l'aurai... la Lili ;)

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le Joker Membre 2 236 messages
...est passé par ici.‚ 36ans
Posté(e)

pour Lili :smile2:

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:

" Venez, mes brave, dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchérent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment diable ! continua le roi ; à vous 4, sept gardes de Son èminence mis or de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte là, Son Eminance serait forcé de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire apliquer les édis dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.

- Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils vienne tous contris et tous repentant lui faire leurs excuses.

- Tout contris et tous repentans ! Hum ! fit le Roi, je ne me fis point à leurs faces hipocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.

" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? c'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui là qui a donné ce rude cou d'épée à Jussac ?

- Et ces deux beau coups d'épée à Bernajoux.

- Véritablement !

- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tirée des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma trés humble révérence à Votre Majesté.

- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre sain gris ! Monsieur de Tréville, comme eut dit le roi mon père. é ce métier-là, on doit trouer forces pourpoins et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?

- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoi que le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompanse de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.

- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez-voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouverai quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez les moi. Et maintenant, voyons, jeune-homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ces détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensembles au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifesté de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ces plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.

- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.

- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poigné d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mis donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demi, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attend quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévoument, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?

- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceau pour Votre Majesté.

- Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demie voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un novicia, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sorti et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partagant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empéchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :

" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont a vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.

La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :blush:

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Fidelia Membre+ 30 122 messages
Sirène des abysses de l'Asile‚ 42ans
Posté(e)

" Venez mes braves dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. " (j'ai enlevé les virgules que je trouvais inutiles ici... je ne sais pas s'il y a aussi des fautes de ponctuation :coeur: )

Les mousquetaires s'approchèrent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment Diable ! continua le roi ; à vous 4, sept gardes de Son Eminence mis hors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte là, Son Eminence serait forcé de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.

- Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tous contrits et tous repentants lui faire leurs excuses.

- Tout contrits et tous repentants ! Hum ! fit le Roi, je ne me fis point à leurs faces hypocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.

" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? c'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui-là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ?

- Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux.

- Véritablement !

- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment ci ma très humble révérence à Votre Majesté.

- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre sain gris ! Monsieur de Tréville, comme eut dit le roi mon père. é ce métier là, on doit trouer forces pourpoints et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?

- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoique le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.

- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouverais quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez-les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensembles au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifestée de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ses plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.

- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.

- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mise de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mis donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demi, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attends quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?

- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté.

- Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demi voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un novicia, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partageant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empêchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :

" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont à vous ? "

Prem's :bo:

Bisous lili :blush:

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Laguardia Membre 6 639 messages
Inside‚
Posté(e)
C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:

" Venez, mes braves, dit le Roi, venez ;? j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchéèrent en s'inclinant ;? d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment diable ! continua le roi ;? à vous 4 quatre, sept gardes de Son Eminence mis orhors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. éA ce compte- là, Son Eminaence serait forcée de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ;? mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop. "

- "Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tous contrits et tous repentants lui faire leurs excuses. "

- "Tout contrits et tous repentants ! Hum !" fit le Roi," Je ne me fis point à leurs faces hypocrites ;? il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.

" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? cC'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui -là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ? pas moyen de placer "

-" Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux. "

- "Véritablement ! "

- "Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma tréès humble révérence à Votre Majesté. "

-" Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre saint- gGris ! Monsieur de Tréville, comme euût dit le rRoi mon père. é Ace métier-là, on doit trouer force pourpoints et briser force épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ? "

- "Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoi que le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompaense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père. "

-" Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouveraiez quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez- les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous cses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensemble au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifesté de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de cses plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ;? vous devez être satisfaits. "

-" Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes. "

-" Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mis donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demie, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attend quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ? "

- "Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté. "

-" Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demi- voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un noviciat, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! pPardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partagant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cCardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empéêchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :

" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont a vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.

La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :blush:

les "?" c'est pour quand je n'aurais pas mis cette ponctuation, mais "," par exemple

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Invité donjuan
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Humm, elle est longue et dure la dictée.

Je m'y mets dimanche.

Promis. :blush:

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Invité Danaos
Invité Danaos Invités 0 message
Posté(e)
C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:

" Venez, mes braves, dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchèrent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment diable ! continua le roi ; à vous 4, sept gardes de son Eminence mis hors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte-là, son Eminence serait forcée de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.

- Aussi, sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tous contrits et tous repentants lui faire leurs excuses.

- Tous contrits et tous repentants ! Hum ! fit le Roi, je ne me fis point à leurs faces hypocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.

" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? C'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui-là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ?

- Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux.

- Véritablement !

- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma très humble révérence à Votre Majesté.

- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre-saint-gris ! Monsieur de Tréville, comme eût dit le roi mon père. é ce métier-là, on doit trouer force pour poing et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?

- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoi que le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.

- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouvez quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez-les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensemble au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifestée de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ces plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'en est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.

- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.

- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mit donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demi, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attends quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?

- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté.

- Bien, bien ; mais restez entier : cela vaut mieux, et vous me serez plus utile. Tréville, ajouta le roi à demi-voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps Nous avons décidé qu'il fallait faire un noviciat, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! Pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouvât partageant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que, pendant huit jours, il abandonnât le jeu du roi, ce qui n'empêchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :

" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont à vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.

La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :blush:

Modifié par Danaos

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Il est un peu tard. :blush:

Tu permets que je la fasse demain? :coeur:

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Sirène des abysses de l'Asile‚ 42ans
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Dégonflé !! :blush:

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Dégonflé !! :coeur:

oups, moi qui pensais que tout le monde était couché. :blush:

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Fidelia Membre+ 30 122 messages
Sirène des abysses de l'Asile‚ 42ans
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Je ne dors que d'un oeil :blush:

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C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:

" Venez, mes brave, dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchèrent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

" Comment diable ! continua le roi ; à vous quatre, sept gardes de Son éminence mis hors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte là, Son éminence serait forcé de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.

- Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tout contris et tout repentant lui faire leurs excuses.

- Tout contris et tout repentant ! Hum ! fit le Roi, je ne me fis point à leurs faces hypocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.

" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? c'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui-là qui a donné ce rude cou d'épée à Jussac ?

- Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux.

- Véritablement !

- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma très humble révérence à Votre Majesté.

- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre saint gris ! Monsieur de Tréville, comme eut dit le roi mon père. é ce métier-là, on doit trouer forces pourpoings et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?

- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoique le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.

- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez-voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouverez quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez-les moi. Et maintenant, voyons, jeune-homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ces détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensemble au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifesté de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ces plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.

- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.

- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poigné d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mise de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mis donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demi, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attend quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévoument, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?

- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceau pour Votre Majesté.

- Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demie voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un novicia, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sorti et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partagant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empéchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :

" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont à vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.

La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :blush:

J'ai un problème avec le mot contris, contrit?

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)
C'est la rentrée, alors on reprend le stylo avec un classique:

" Venez, mes braves, dit le Roi, venez ; j'ai à vous gronder. "

Les mousquetaires s'approchérent en s'inclinant ; D'Artagnan les suivait par-derrière.

" Comment diable ! Continua le roi ; à vous quatre, sept gardes de Son éminence mis hors de combat en deux jours ! C'est trop, messieurs, c'est trop. é ce compte-là, Son éminence serait forcée de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.

- Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tous contrits et tout repentants lui faire leurs excuses.

- Tout contrits et tout repentants ! Hum ! fit le Roi, je ne me fie point à leurs faces hypocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. "

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.

" Et bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? c'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui-là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ?

- Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux.

- Véritablement !

- Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tirée des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma très humble révérence à Votre Majesté.

- Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre saint gris ! Monsieur de Tréville, comme eut dit le roi mon père. é ce métier-là, on doit trouer forces pourpoints et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?

- Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoi que le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.

- Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouverez quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez-les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? "

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensembles au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifesté de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

" C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre Cardinal ! sept hommes en deux jours, et de ses plus chers ; mais c'est assez comme cela, messieurs, entendez-vous ! c'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.

- Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.

- Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. "

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mit donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

" Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demie, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attends quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?

- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté.

- Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demie-voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un novicia (?? connais pas !), placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! Pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. "

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partageant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empéchait pas le Roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :

" Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont à vous ? "

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires.

La première partie est difficile, afin d'enrichir vos connaissances avec la correction. La deuxième est plus simple et surtout, si vous avez l'habitude du topic, vous devez pouvoir repérer la plupart des pièges. Par exemple, faites attention à la différence entre les démonstratifs ces et les possessifs ses. :coeur:

Vache, tu nous a gâtés !! :blush:

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)

" Vné mé brav di le roa, vné ; g a vou grondé "

Lé msqutR saprochèr en s1clinan ; dartagnan lé suiV pr dèrièr.

" Koman diabl ! kontinua le roa; a vou 4, 7 gard d Son éminans mi or d koma en 2 jr ! C tro, Msrs,c tro. A ce cont la, son éminans seré forcé d renouvlé sa cie dan 3 smn, é moi 2 fèr apliké lé édi dns tte leur rigueur. 1 par azar, j ne di pa ; mé 7 en 2 jr, j le répèt, c tro, c bcp tro.

- Oci, sir, votr maGté voi kil vièn ts contri é ts repantan l fèr lr Xcuz.

- Tt contri é ts repantan ! Hum ! fi l roi, j n m fi poin a lr fass ipokrit ; il i a srtou laba 1 figur d gascon. Vné ici, Mr. "

dartagnan, ki conpri ke cété a lui ke l conpliman sadréC saprocha en prenan son R l + dsespéré.

" é bi1, ke me disié-vou dc ke cété 1 jeun om ? c 1 anfan, Mr d Trévi, 1 Vritabl anfan ! é c clui la ki a doné c rud cou dépé a Jussac ?

- é c 2 bo c dépé a Bernajou.

- Vritablmnt !

- San conté, di Atos, ke sil n mavé pa tiré dé m1 d Biskara, j nauré tré crtainmnt pa loneur d fèr en ce moman ci ma tré 1bl révérans a votr maGsté.

...

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)
" Vné mé brav di le roa, vné ; g a vou grondé "

Lé msqutR saprochèr en s1clinan ; dartagnan lé suiV pr dèrièr.

" Koman diabl ! kontinua le roa; a vou 4, 7 gard d Son éminans mi or d koma en 2 jr ! C tro, Msrs,c tro. A ce cont la, son éminans seré forcé d renouvlé sa cie dan 3 smn, é moi 2 fèr apliké lé édi dns tte leur rigueur. 1 par azar, j ne di pa ; mé 7 en 2 jr, j le répèt, c tro, c bcp tro.

- Oci, sir, votr maGté voi kil vièn ts contri é ts repantan l fèr lr Xcuz.

- Tt contri é ts repantan ! Hum ! fi l roi, j n m fi poin a lr fass ipokrit ; il i a srtou laba 1 figur d gascon. Vné ici, Mr. "

dartagnan, ki conpri ke cété a lui ke l conpliman sadréC saprocha en prenan son R l + dsespéré.

" é bi1, ke me disié-vou dc ke cété 1 jeun om ? c 1 anfan, Mr d Trévi, 1 Vritabl anfan ! é c clui la ki a doné c rud cou dépé a Jussac ?

- é c 2 bo c dépé a Bernajou.

- Vritablmnt !

- San conté, di Atos, ke sil n mavé pa tiré dé m1 d Biskara, j nauré tré crtainmnt pa loneur d fèr en ce moman ci ma tré 1bl révérans a votr maGsté.

...

Pour ce flood, tu prendras un averto la prochaine fois. :blush:

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

Voici venu le temps des rires et des chants... enfin surtout du corrigé. :)

Les mousquetaires s'approchèrent en s'inclinant ; d'Artagnan les suivait par derrière.

Ce passage est en soi amusant puisque quand on suit quelqu'un on est forcément derrière lui. :snif:

« Comment diable ! continua le roi ; à vous quatre, sept gardes de Son éminence mis hors de combat en deux jours ! C'est trop, Messieurs, c'est trop. é ce compte là, Son éminence serait forcée de renouveler sa compagnie dans trois semaines, et moi de faire appliquer les édits dans toute leur rigueur. Un par hasard, je ne dis pas ; mais sept en deux jours, je le répète, c'est trop, c'est beaucoup trop.

Attention à privilégier les guillemets français (« » ), plutôt que les guillemets anglo-saxons (""). Pas besoin de majuscule à continua puisque l'on n'entame pas une nouvelle phrase ; c'est plus évident quand il s'agit d'une virgule à la place d'un point d'exclamation. On utilise pas les chiffres arabes sauf pour les énumérations (14 800 votants, la ville compte 827 567 habitants), les dates (le 11 novembre 1918), les numéros d'ordre (comme dans les adresses par exemple), les articles de loi, les divisions d'armée, les notes ou appels de notes (le paragraphe 3 de l'article 2), les mesures (alliages, calibres, degrés, latitudes, longitudes, températures, mesures d'angle, échelles, mesures topographiques, prix, pourcentages, rapports, sommes, taux, etc.), les quantités s'exprimant à plus de trois chiffres (2 500 603, de 3 000 à 4 000 personnes). Les titres honorifiques prennent une majuscule à chaque terme, éminence (que ce soit le sommet ou le titre) prenant un E, comme le slip :bo: . Mais c'est tout de même un nom féminin, c'est pourquoi il faut accorder le verbe en conséquence, même s'il s'agit d'un homme ! Pour messieurs, la majuscule n'est pas obligatoire, ici elle semble assez naturelle dans un contexte de hiérarchie-flatteries-style ampoulé.

Le texte original utilise le conditionnel (serait forcée) : on pourrait se contenter d'un futur si le roi ne voulait signifier que la chose ne devra pas se reproduire. édit a gardé le T du latin edictum.

¿ Aussi, Sire, Votre Majesté voit qu'ils viennent tout contrits et tout repentants lui faire leurs excuses.

¿ Tout contrits et tout repentants ! Hum ! fit le roi, je ne me fie point à leurs faces hypocrites ; il y a surtout là-bas une figure de Gascon. Venez ici, Monsieur. »

Contrit prend un T, y compris au pluriel. Son féminin est contrite(s). Quand on a un doute sur la terminaison d'un mot, il ne faut pas hésiter à essayer de le décliner dans l'autre genre et dans l'autre nombre pour voir ce que ça fait, car parfois cela vient un peu automatiquement et donne la réponse au doute. On doit opter pour tout plutôt que tous car il ne s'agit bien sûr pas de la totalité des protagonistes, mais de l'adverbe équivalant à totalement. Repentant est adjectivé et à mettre sur le même plan.

Roi ne prend pas de majuscule s'il n'est pas en tête de phrase, alors que Sa Majesté prend la majuscule à chaque terme. Toutes les fonctions et titres civils (roi, prince, préfet, président, député, chancelier, secrétaire général, souverain pontife, pape, ministre, émir, empereur, etc. ne prennent pas de capitale, sauf à considérer qu'il s'agit d'un titre honorifique (« le conflit entre l'Empereur [napoléon Ier] et le Pape [Pie VII] », le Cardinal [Richelieu, si le nom propre est sous-entendu]). Pour d'Artagnan, la particule ne prend de majuscule que lorsqu'elle se trouve en tout début de phrase comme ici. Ce sont toutefois des conventions d'imprimeur et des majuscules dans ces cas ne seront pas considérées comme des fautes d'orthographe. D'ailleurs, dans pas mal de textes officiels on trouve une foison de capitales pompeuses.

Attention à la manière dont se conjugue le verbe se fier (pas de S, puisque verbe du premier groupe). Au passage, savez-vous d'où vient l'onomatopée Fi ! et l'expression faire fi de quelque chose ? La première date du XIIIe siècle et vient du latin fimus qui signifie « fiente, fumier » pour exprimer le dégoût. Peu à peu on a employé le terme fi de quelque chose, jusqu'à l'expression complète faire fi de quelque chose, au début du XIXe siècle pour dire « dédaigner, mépriser ».

D'Artagnan, qui comprit que c'était à lui que le compliment s'adressait, s'approcha en prenant son air le plus désespéré.

« Eh bien, que me disiez-vous donc que c'était un jeune homme ? C'est un enfant, Monsieur de Tréville, un véritable enfant ! Et c'est celui-là qui a donné ce rude coup d'épée à Jussac ?

¿ Et ces deux beaux coups d'épée à Bernajoux.

¿ Véritablement !

Il ne faut pas écrire « et bien » mais « eh bien », toujours suivi d'une virgule, ou d'un point d'exclamation s'il est employé seul, car il s'agit d'une interjection. On retrouvera d'ailleurs ce terme correctement écrit plus loin. Celui-ci et celui-là prennent un trait d'union.

¿ Sans compter, dit Athos, que s'il ne m'avait pas tiré des mains de Biscarat, je n'aurais très certainement pas l'honneur de faire en ce moment-ci ma très humble révérence à Votre Majesté.

¿ Mais c'est donc un véritable démon que ce Béarnais, ventre-saint-gris ! Monsieur de Tréville, comme eût dit le roi mon père. é ce métier-là, on doit trouver forces pourpoints et briser forces épées. Or les Gascons sont toujours pauvres, n'est-ce pas ?

¿ Sire, je dois dire qu'on n'a pas encore trouvé des mines d'or dans leurs montagnes, quoique le Seigneur leur dût bien ce miracle en récompense de la manière dont ils ont soutenu les prétentions du roi votre père.

Athos étant un homme, comme le savent généralement, sinon les lecteurs des Trois Mousquetaires du moins les spectateurs des nombreuses adaptations cinématographiques, on n'aura pas d'accord au féminin du participe passé de tirer. Attention aux accents, qu'avec notre habitude de l'anglais on se met à reléguer au second plan. On n'utilise plus le juron si sympathique «ventre-saint-gris » donc on se rappelle rarement qu'on l'écrit tout attaché avec des traits d'union. Il est effectivement attribué à Henri IV et on ne sait pas trop d'où il vient, certains disent du Vendredi saint, d'autres du ventre de saint Denis. :coeur:

Il y a un piège avec la conjugaison de dire dans la phrase suivante : comme (ici conjonction de subordination) doit être suivi du subjonctif, donc on a un circonflexe sur eut, parce qu'il y a antériorité de la subordination sur la première partie de la phrase. On aurait utilisé un indicatif si le fait relaté s'était passé au même moment ou plus tard (ventre-saint-gris comme je le dis souvent ; ventre-saint-gris comme le relateront les biographes de mon père »). Si vous avez trouvé l'erreur, c'est que vous êtes très forts, moi c'est le genre d'erreur que je ne vois plus à force de voir des fautes encore plus grossières. Je ne voulais pas vous piéger par plaisir :blush: , mais pour avoir l'occasion de revenir sur cette règle.

Force est invariable ici, je crois l'avoir déjà expliqué dans une autre dictée, car il signifie « beaucoup de » et est maintenant devenu archaïque. Par contre on utilise encore la locution dans des expressions telles que « force est de constater¿ ». Bien sûr, comme il est question d'un grand nombre, on met un S à épée. On met une majuscule à Seigneur parce que c'est une sorte de titre honorifique pour Dieu, et ensuite il s'agit d'une nouvelle conjonction de subordination c'est pourquoi nous avons affaire à quoique et non quoi que et encore un subjonctif imparfait avec son circonflexe caractéristique. Il y a aussi une allusion sur le passé (les guerres d'Henri IV). Pourpoint prend un T.

¿ Ce qui veut dire que ce sont les Gascons qui m'ont fait roi moi-même, n'est-ce pas, Tréville, puisque je suis le fils de mon père ? Eh bien, à la bonne heure, je ne dis pas non. La Chesnaye, allez voir si, en fouillant dans toutes mes poches, vous trouverez quarante pistoles ; et si vous les trouvez, apportez-les moi. Et maintenant, voyons, jeune homme, la main sur la conscience, comment cela s'est-il passé ? »

Pas de trait d'union entre aller et voir et pourtant on en a un dans allez-y, mais ici il s'agit de deux verbes. Par contre, on en a un dans l'inversion apportez-les, tout comme un peu plus loin avec s'est-il. Le futur dans trouverez est un peu curieux, je me serais contentée d'un présent puisque la Chesnaye va faire ça tout de suite. :coeur:

D'Artagnan raconta l'aventure de la veille dans tous ses détails : comment, n'ayant pas pu dormir de la joie qu'il éprouvait à voir Sa Majesté, il était arrivé chez ses amis trois heures avant l'heure de l'audience ; comment ils étaient allés ensembles au tripot, et comment, sur la crainte qu'il avait manifestée de recevoir une balle au visage, il avait été raillé par Bernajoux, lequel avait failli payer cette raillerie de la perte de la vie, et M. de La Trémouille, qui n'y était pour rien, de la perte de son hôtel.

Ses détails : le possessif est impératif parce que¿ le démonstratif n'est pas possible. Il renverrait à une énumération des détails antérieurs, or si l'on a bien une description des faits, elle est donnée après. Le possessif se prête mieux à la tournure, il se rapporte à l'aventure. Ensemble est invariable.Manifestée prend la marque du féminin à cause de l'accord du COD placé avant le verbe : il avait manifesté quoi ? la crainte.

« C'est bien cela, murmurait le roi ; oui, c'est ainsi que le duc m'a raconté la chose. Pauvre cardinal ! Sept hommes en deux jours, et de ses plus chers ; mais c'est assez comme cela, Messieurs, entendez-vous ! C'est assez : vous avez pris votre revanche de la rue Férou, et au-delà ; vous devez être satisfaits.

¿ Si Votre Majesté l'est, dit Tréville, nous le sommes.

¿ Oui, je le suis, ajouta le roi en prenant une poignée d'or de la main de La Chesnaye, et la mettant dans celle de d'Artagnan. Voici, dit-il, une preuve de ma satisfaction. »

Cardinal ne prend pas de majuscule, nous l'avons vu plus haut. Ensuite nous avons de nouveau un possessif au lieu d'un démonstratif, pour les mêmes raisons que précédemment.

é cette époque, les idées de fierté qui sont de mises de nos jours n'étaient point encore de mode. Un gentilhomme recevait de la main à la main de l'argent du roi, et n'en était pas le moins du monde humilié. D'Artagnan mit donc les quarante pistoles dans sa poche sans faire aucune façon, et en remerciant tout au contraire grandement Sa Majesté.

Dans l'expression « être de mise », mise ne prend jamais de S, la mise étant formée à partir du participe passé féminin de mettre et « l'action de placer quelque chose dans une position particulière ». Bien sûr, on accorde le verbe mettre à la troisième personne du singulier puisque le sujet est d'Artagnan.

« Là, dit le roi en regardant sa pendule, là, et maintenant qu'il est huit heures et demie, retirez-vous ; car, je vous l'ai dit, j'attends quelqu'un à neuf heures. Merci de votre dévouement, Messieurs. J'y puis compter, n'est-ce pas ?

On dit une demi-heure, mais huit heures et demie, car il s'agit d'un préfixe dans le premier cas et d'un nom (la demie d'une heure) dans le second.

- Oh ! Sire, s'écrièrent d'une même voix les quatre compagnons, nous nous ferions couper en morceaux pour Votre Majesté.

- Bien, bien ; mais restez entiers : cela vaut mieux, et vous me serez plus utiles. Tréville, ajouta le roi à demi-voix pendant que les autres se retiraient, comme vous n'avez pas de place dans les mousquetaires et que d'ailleurs pour entrer dans ce corps nous avons décidé qu'il fallait faire un noviciat, placez ce jeune homme dans la compagnie des gardes de M. des Essarts, votre beau-frère. Ah ! Pardieu ! Tréville, je me réjouis de la grimace que va faire le cardinal : il sera furieux, mais cela m'est égal ; je suis dans mon droit. »

On met le pluriel à morceau car on imagine bien qu'un être humain coupé le sera en plusieurs morceaux. Demi- est cette fois le préfixe, et on y ajoute alors un trait d'union. Noviciat prend un T, il s'agit de la période de préparation à la vie religieuse, transposé ici au temps d'apprentissage de la vie militaire.

Et le roi salua de la main Tréville, qui sortit et s'en vint rejoindre ses mousquetaires, qu'il trouva partageant avec d'Artagnan les quarante pistoles.

Et le cardinal, comme l'avait dit Sa Majesté, fut effectivement furieux, si furieux que pendant huit jours il abandonna le jeu du roi, ce qui n'empêchait pas le roi de lui faire la plus charmante mine du monde, et toutes les fois qu'il le rencontrait de lui demander de sa voix la plus caressante :

« Eh bien, Monsieur le cardinal, comment vont ce pauvre Bernajoux et ce pauvre Jussac, qui sont à vous ? »

Pas d'auxiliaire à sortir, il s'agit bien du passé simple qui prend un T à la troisième personne du singulier. Un circonflexe est nécessaire sur le verbe empêcher.

Un petit rappel également : dans un dialogue, l'ouverture de la parole d'un des protagonistes se fait de préférence avec un tiret de dialogue (¿) légèrement plus long que le trait d'union(-).

Merci à tous pour votre participation ou vos lectures attentives. J'espère que je n'ai pas laissé de fautes, mais de toute façon il y aura bien une âme charitable pour le signaler. :bo:

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Invité filipe59
Invité filipe59 Invités 0 message
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Heureux qui comme filipe, n'a pas tenté ce voyage..

l'aurais massacré ton texte... :blush: :coeur:

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Laguardia Membre 6 639 messages
Inside‚
Posté(e)

pas simple, et on commet bien plus de fautes qu'on ne pense

et bien, peut-être mieux armée pour la prochaine dictée :blush:

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)

Merci Dame Lili (avec majuscules :blush: ) !

Je serai charitable, je ne soulignerai pas tes fautes car je n'en ai pas trouvé ! :coeur:

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