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Les créatures du jour

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orangine

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Membre, 63ans Posté(e)
orangine Membre 431 messages
Forumeur alchimiste ‚ 63ans‚
Posté(e)

 

 

On croit souvent que la lumière révèle tout, qu’elle dissipe les ombres et chasse les menaces. Pourtant, au cœur du jour, vivent d’autres êtres, plus insidieux encore que ceux qui hantent la nuit. Car les créatures du jour avancent sans se cacher : elles prospèrent au grand soleil, dissimulant leurs méfaits derrière l’éclat rassurant de la clarté.

Elles se nourrissent du tumulte humain. Parmi elles, les Sylphides solaires, dont les ailes étincelantes sèment dans l’air des poussières d’or trompeuses : quiconque les respire se croit invincible, plus fort que le temps, et se jette dans les excès sans voir qu’il se consume lentement. Elles ne veulent pas le mal ; elles vivent simplement de l’orgueil des hommes, qu’elles attisent comme on attise un feu pour se réchauffer.

Viennent ensuite les Coureurs d’Aube, ces êtres rapides comme la pensée, qui glissent sur les routes du matin en soufflant sur les esprits la précipitation, l’impatience, le besoin frénétique d’avancer sans jamais regarder derrière. Leur méfait est subtil : ils volent aux humains la capacité de s’arrêter, de respirer, d’observer. Sans ce calme, le monde du jour devient une course effrénée où l’on s’égare sans même s’en rendre compte.

Plus redoutables encore sont les Radieux, créatures aux visages parfaits, faits de lumière pure. Ils brillent de mille éclats, attirent les regards, forcent l’admiration. Leur beauté est un piège : quiconque les contemple sent naître en lui la comparaison, la jalousie, la honte de ne pas briller autant. Ils ne cherchent qu’à se nourrir de ces émotions corrosives, qu’ils aspirent comme du nectar. Leur lumière est douce, mais elle brûle l’âme de ceux qui la suivent trop longtemps.

Et puis il y a les Ombres Blanches — paradoxales, silencieuses, presque invisibles. Elles glissent dans les lieux de travail, dans les espaces ouverts saturés de bruit, dans les halls de verre et d’acier où le soleil frappe fort. Leur pouvoir est d’éroder le temps : elles volent des heures entières sans qu’on les voie passer, laissant derrière elles une fatigue sourde, un vide difficile à nommer. Leurs méfaits ne laissent pas de blessures, mais des absences. Et ce sont peut-être les blessures les plus profondes.

Les créatures du jour n’ont pas la noirceur évidente de celles de la nuit. Elles ne grondent pas, ne scintillent pas dans l’obscurité, ne se cachent pas dans les forêts. Elles sourient, paraissent bienveillantes, et c’est là leur plus grande ruse. Car le danger le plus grand est souvent celui qui se tient face à nous, baigné de lumière.

Pourtant, elles ne sont pas entièrement mauvaises. Comme les créatures nocturnes, elles cherchent leur place dans un monde que l’humain façonne sans cesse. Elles chérissent la lumière parce qu’elle leur donne vie ; elles s’accrochent au regard des hommes parce qu’il les définit. Leurs méfaits ne sont que les conséquences d’un excès, d’un déséquilibre : trop de jour, comme trop de nuit, finit par déformer ce qu’il touche.

Et peut-être que, dans la juste rencontre de l’ombre et de la lumière, ces créatures — toutes — pourraient enfin vivre sans blesser.

 

Texte né d'une IA mais tellement joliment dit

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