La dictée de Lili

Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Pardon pour le retard. Je tiens à féliciter les participants car la dictée n'était pas facile et vous l'avez bien réussie. Il y avait des pièges qui me donnent l'occasion de revenir sur des particularités ; je considère que si vous êtes tombés dedans ça ne remet pas en question le niveau d'ensemble.

Voilà ce qui s'était passé: Les journaux avaient annoncé que les Allemands employaient des chiens de guerre, des chiens-loups bien dressés, une ligue bleu-blanc-rouge de l'arrière avait fait appel au sentiment patriotique bien connu des Françaises et toutes celles qui avaient déjà donné leur fils, leur frère, leur fiancé, leur mari, leur père ou leur amants, ou leur petit cousin, filleul, neveu, s'étaient fendues pour immoler leur chien sur l'autel de la patrie.

Vous l'aviez vu, chien-loup prend un tiret comme la majorité des substantifs formés de deux mots (mais malheureusement ce n'est qu'une majorité et pas une règle absolue :mur: ). Les deux composants prennent le pluriel: là aussi, ce n'est pas toujours le cas, comme accroche-coeur qui donne au pluriel accroche-coeurs). En cas de doute, il faut s'interroger sur la nature des mots qui composent le nouveau substantif: s'il est fait de deux noms, ceux-ci auront tendance à s'accorder ; s'il est fait d'un nom et d'un verbe, le nom prendra le pluriel, mais le verbe restera au singulier.

Bleu-blanc-rouge prend des tirets, car c'est un ensemble de couleurs qui sont liées sur l'objet qui les porte. La plupart des grammairiens ou dictionnaires n'accordent pas, d'ailleurs, le féminin de bleu et de blanc (ex.: une cocarde bleu-blanc-rouge et non une cocarde bleue-blanche-rouge). Arrière prend un accent grave. Française prend bien la majuscule, car il s'agit de l'habitante de la France et non de l'adjectif. Amant reste au singulier (comme leur): l'auteur a dû considérer qu'avec un seul c'est déjà bien du tracas? :o On aurait pu mettre le pluriel, mais il aurait fallu accorder leur. Cependant au vu de l'énumération au singulier, il devenait évident que ce terme ferait comme les autres. Il faut mettre le verbe fendre au pluriel (accord du participe passé avec l'auxiliaire être).

Qui avait envoyé un saint-bernard ensellé qu'elle n'arrivait plus à nourrir et qui un caniche obèse et ophtalmieux, le molosse de la charcutière, une levrette, un boule, un carlin, une chienlit (chie-en-lit) de chiens de chasse, d'arrêts ou courants, des doux épagneuls aux yeux tendres, des stupides lévriers qui se grattaient sans discontinuer, le mâtin de la bistrote du coin, le pékinois ou le king charles de la poule de luxe, le toutou qui aboie dans les tapis de la petite dame entretenue quand on monte l'escalier de son entresol et passe devant sa porte, et chaque vieille fille son chien-chien, bruxellois ou loulou de Poméranie, et chaque concierge son affreux roquet qu'elle tient pour un mirobolant parce qu'il est pisseux et geignard et plante son nez dans le derrière des passants, et fuit quand on l'appelle.

L'appellation des chiens est rarement étudiée à l'école, c'est l'occasion ou jamais d'y revenir. On ne met pas de majuscule (on ne le fait que pour le prénom ou surnom du toutou :o ), y compris à "bernard" dans saint-bernard (lequel prend un tiret), puisque seuls les "vrais" saints prennent la majuscule). Ce nom reste invariable au pluriel. Obèse a un accent grave tandis qu'ophtalmieux prend un X: ce terme n'existe pas et a été problement inventé par l'auteur pour faire un mot d'esprit :mur: . Chienlit s'écrie bien ainsi, mais il est écrit "chien-en-lit" dans mon édition :o , je ne sais pas pourquoi, car si Blaise Cendrars avait voulu faire un jeu de mot, il aurait du mettre "chien-lit", par exemple. :D Après mûre réflexion, j'avance deux hypothèses: 1/ Il a fait une faute d'orthographe et l'éditeur ne l'a pas vu, 2/ Il a voulu faire un jeu de mot sur le fait qu'un chien peut crotter partout (surper subtil tout de même :mur: ). Le mot a deux sens, l'un au masculin ("masque"), l'autre au féminin ("désordre").

Ensuite, j'ai mis un énorme piège :mur: : "d'arrêt" reste au singulier (un chien d'arrêt est chargé de repérer le gibier et de s'arrêter devant pour indiquer à son maître où il se trouve) tandis que courants reste au pluriel car on sous-entend des chiens courants (qui sont destinés à poursuivre le gibier): l'adjectif devient un nom par substitution à l'expression complète.

Epagneul prend un accent aïgu (pas pu le mettre sur la capitale :mur: ). Le verbe gratter prend deux T. Mâtin prend un circonflexe quand il s'agit du chien. Chien-chien reprend un peu la règle du chien-loup: il s'agit d'un terme à part entière, donc il prend un tiret. Roquet et geignard s'écrivent bien comme vous l'avez corrigé. Revoyez vite le verbe appeler si vous ne l'avez pas écrit ici avec deux P et deux L.

C'était une rigolade mais je vous jure que je n'exagère pas car je dois à la Ligue féminine des chiens de guerre français une des plus grandes joyeusetés de ma vie et cela me valut, en outre, une balade de huit jours dans tous les secteurs de la division où je passais distribuer mes chiens à raison de deux ou trois par bataillon, remettant à l'homme de confiance qui s'en chargeait l'imprimé et les instructions de la Ligue, bref le mode de s'en servir. Je crois que tous ces cabots ont terminé dans la poêle à frire des escouades au cantonnement, car jamais je n'en ai revu un par la suite ; mais, moi, je rentrais ravi à Frise, ramenant à la ferme Ancelle, où mon escouade perchait, un petit fox-terrier amusant comme tout, que j'avais baptisé Black and White parce qu'il était tacheté comme celui de la Voix de son Maître, alors le chien à la mode, mais que les hommes appelèrent tout simplement Whisky.

Le passé simple de valoir prend bien le T (sans jeu de mots :smile2: ). Si vous avez lu le topic "Pièges ou curiosités de la langue française" dans la même rubrique :o , vous saviez qu'au sens de "promenade", balade ne prend qu'un seul L, erreur classique et malheureusement sempiternelle sur ce forum [soupir]. Dans à raison, le A n'est pas l'auxiliaire avoir, donc il prend bien un accent. Contrairement à mâtin (nouveau piège :mur: ), cabot ne prend pas d'accent circonflexe, ce qui était le cas, par contre, de poêle. Fox-terrier s'écrit avec un tiret, alors que king charles n'en prenait pas, allez savoir pourquoi. :mur:;) Attention, n'oubliez pas que maître prend un accent circonflexe.

Encore bravo, et rassurez-vous, la prochaine fois j'en mettrai une facile, pour changer. :o

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Invité donjuan
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Merci pour la correction ( et la dictée plus facile :smile2: :o ).

;)

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

La p'tite facile...

Le Delphin avait un bon ékipage ; non pas des marins de combat, des matelos d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bor constituait en deux petits pierriers propre seulement à faire de signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérences des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eu dépassé la limite des eaux britaniques. Du reste, pas un navire en vu ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul batiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavilon anglais. Le suivre, bien ; l'empecher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivis.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.

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Invité donjuan
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Donjuan fera-t-il zéro faute?

Suspense......

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Zen Membre+ 4 221 messages
\o/‚ 26ans
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Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des matelots de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes manœuvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards-là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils couraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord consistait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt il eut dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivi.

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Plimsoll Membre 4 671 messages
Terrien d'eau douce‚ 32ans
Posté(e)
La p'tite facile...

Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eu dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivi.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.

N.B : Concernant l'article associé aux noms des navires, il existe de nombreux avis divergents, certain accorde l'article suivant le genre du nom (Le Normandie, La Jeanne-D'arc....), d'autre n'emploie que le masculin (Le France), un troisième courant consiste a accorder suivant le genre du type de navire (Le France s'il s'agit d'un paquebot, La France s'il s'agit d'une frégate), certain même supprime carrément l'article ("Je vous présente Normandie" fut-il dit au lancement du Normandie). Bref c'est une jolie pagaille ;)

A noter d'autre part que "ship" en anglais est considéré comme étant féminin et animé, "She is underway" diront-ils pour un navire en route et non "It is underway".

Je n'irais pas plus loin car j'ai bien peur d'avoir commis plus de faute dans ce paragraphe que dans ma dictée. :smile2:

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Invité donjuan
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oups, j'avais oublié de la faire.

Demain promis. (eh Kimoi c'est bon. :smile2: ;) )

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Invité donjuan
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Posté(e)
Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propre seulement à faire de signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eut dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vu ; la grande route de l'océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivis.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.

J'ai quand même des doutes sur deux points. :smile2:

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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C'est pas un zéro faute donjuan. ;) Et tu as encore oublié un TIRET!!!!! :smile2:

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konvicted Membre+ 26 419 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
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Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien. Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards-là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants. Ils courraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eut dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivis.

Jules Verne, Les forceurs de blocus, Librio, 1995.

Modifié par konvicted

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

Le corrigé:

Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien.

Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards-là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants.

Le fameux tiret avant le: il n'y a que dans les expressions de ci de là, par ci par là, qu'on en a pas.

Ils couraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le verbe courir se conjugue avec un seul R, même si cela ne semble pas évident. Pour vous en souvenir, pensez qu'un R supplémentaire va vous ralentir dans votre course. :mur:

Les couleurs désignent ici le drapeau, composé généralement (tout le temps, même, en dehors du drapeau blanc :mur: ) de plusieurs couleurs et motifs, donc le mot prend bien le pluriel. Bord prend un D (cf. abordage dans la même famille). Propre n'est pas un adverbe ; en tant qu'adjectif, il prend la marque du pluriel.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eut dépassé la limite des eaux britanniques.

Bien évidemment l'auxilaire avoir se conjugue avec un T à la troisième personne du singulier. Britannique prend deux N mais un seul T.

Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais.

Vu est un participe passé, mais ici c'est bien le substantif, vue, qui est utilisé. Bâtiment prend un circonflexe sur le A: pensez qu'un bâtiment a un toît pour vous en souvenir (comme la boîte a un couvercle ;) ). Pavillon prend deux L, sinon on ne peut pas avoir le son Y.

Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivi.

Empêcher prend un accent circonflexe. Suivi ne prend pas de S puisqu'il se rapporte au capitaine James Playfair.

Merci à Plimsoll pour ses précisions sur les noms des navires. :smile2:

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konvicted Membre+ 26 419 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
Posté(e)
Ils couraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le verbe courir se conjugue avec un seul R, même si cela ne semble pas évident. Pour vous en souvenir, pensez qu'un R supplémentaire va vous ralentir dans votre course. :mur:

A un R près du sans faute. :smile2: C'est pas juste, je le conjugue toujours avec un seul R, enfin je crois, et j'ai pas remarqué cette faute. ;) Je peux éditer mon message et le supprimer ? :mur:

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)
A un R près du sans faute. :smile2: C'est pas juste, je le conjugue toujours avec un seul R, enfin je crois, et j'ai pas remarqué cette faute. :mur: Je peux éditer mon message et le supprimer ? :mur:

;)

Oui, bien sûr mais comme c'est bientôt noël, tu peux aussi demander deux billets pour le prochain match des lakers avec billets d'avion et hébergement compris.

;)

J'plaisante, t'as fait mieux que moi, bravo. :mur:

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)
A un R près du sans faute. :smile2: C'est pas juste, je le conjugue toujours avec un seul R, enfin je crois, et j'ai pas remarqué cette faute. ;) Je peux éditer mon message et le supprimer ? :mur:

Le doublement du R indique le futur.

Une faute d'inattention, ce n'est pas bien grave. :mur:

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Jean Bambois Membre 661 messages
Forumeur forcené‚ 53ans
Posté(e)
Dieu ne prend pas de majuscule quand il est précédé d'un article, ma Chapacha chérie :smile2: . On dira « un dieu païen », mais « Dieu, prenez-moi en pitié ». En fait la majuscule n'est admise que dans la religion chrétienne.

(Je sais que ça date un peu, mais ce n'est pas grave, c'est également le cas des bons vins.)

Si les exemples que tu cites sont corrects, l'explication est par contre inexacte. La majuscule n'a rien à voir avec la religion chrétienne. Dieu prend une majuscule dans "Dieu, prenez-moi en pitié", car on s'adresse ici à un dieu bien défini, c'est-à-dire le grand homophobe magique dans le ciel qui s'appelle Dieu. En d'autres termes, c'est ici un nom propre. Par contre dans "un dieu païen", "un dieu chrétien" ou "un dieu papou", on utilise une minuscule car on ne parle pas de "Dieu" la personne, on parle d'un dieu en tant que nom commun.

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

De toute façon dans les autres religions, on dit Bouddah, Allah, etc.

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)
Le corrigé:

Le Delphin avait un bon équipage ; non pas des marins de combat, des matelots d'abordage, mais des hommes man¿uvrant bien.

Il ne lui en fallait pas plus. Ces gaillards-là étaient tous des gens déterminés, mais tous plus ou moins négociants.

Le fameux tiret avant le: il n'y a que dans les expressions de ci de là, par ci par là, qu'on en a pas.

Ils couraient après la fortune, non après la gloire. Ils n'avaient point de pavillon à montrer, point de couleurs à appuyer d'un coup de canon, et d'ailleurs, toute l'artillerie du bord constituait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le verbe courir se conjugue avec un seul R, même si cela ne semble pas évident. Pour vous en souvenir, pensez qu'un R supplémentaire va vous ralentir dans votre course. :mur:

Les couleurs désignent ici le drapeau, composé généralement (tout le temps, même, en dehors du drapeau blanc :mur: ) de plusieurs couleurs et motifs, donc le mot prend bien le pluriel. Bord prend un D (cf. abordage dans la même famille). Propre n'est pas un adverbe ; en tant qu'adjectif, il prend la marque du pluriel.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt, il eut dépassé la limite des eaux britanniques.

Bien évidemment l'auxilaire avoir se conjugue avec un T à la troisième personne du singulier. Britannique prend deux N mais un seul T.

Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l'Océan était libre. D'ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n'avait le droit de l'attaquer sous pavillon anglais.

Vu est un participe passé, mais ici c'est bien le substantif, vue, qui est utilisé. Bâtiment prend un circonflexe sur le A: pensez qu'un bâtiment a un toît pour vous en souvenir (comme la boîte a un couvercle ;) ). Pavillon prend deux L, sinon on ne peut pas avoir le son Y.

Le suivre, bien ; l'empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi, James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n'être pas suivi.

Empêcher prend un accent circonflexe. Suivi ne prend pas de S puisqu'il se rapporte au capitaine James Playfair.

Merci à Plimsoll pour ses précisions sur les noms des navires. :smile2:

En tout cas, merci pour la correction.

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mamidu67 Membre 4 733 messages
pas membre +‚ 107ans
Posté(e)
;) Oui Lili continue STP ! Je sais bien que l'orthographe est la science des idiots, mais j'aime m'améliorer dans tout ce que j'aime faire, y compris la stupidité ! ;)

Bon et bien j'ai loupé pas mal de fautes, j'espère faire mieux la prochaine fois !

Merci Lilichoute :smile2:

Erreur de citation Chapounette, c'est l'écriture qui est la science des ânes ;) pour l'orthographe j'ai trop triché sur cette dictée... Et de toutes manières je n''étais en la matière qu'un cancre las....

C'est super Lili! C'est du Pivot!

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

dictée n°13 (je rappelle le principe: le texte a été volontairement truffé de fautes qu'il s'agit de corriger. Je mettrai la correction dans quelques jours).

Freda installa sur le sol la nappe brodé qui s'envola immèdiatement et menaça d'aller se pendre dans les branches d'un chène. Coudes et genous à terre et postérieur en l'air, elle pria Brenda de bien vouloir l'aider. A elles d'eux elles réussirent à arimer les quatre coins de l'étoffe en y déposant le panier, les poulets rotis, le sac de pommes de terres et une pierre. Les hommes de l'usine hésitaient à déposer leurs provisions sur la nappe. Cramponés à leur musette et leurs sacs en papiers, ils demeuraient gochement assis dans l'herbe. A la dérobée, car le cache cache de quelques heures autour du chateau leur avait ouverts l'appétit, ils arrachaient une bouchée de pain et machonnaient une tranche de saucission.

- Ma parole, proposa Freda, on met la nouriture en commun.

Semblable à une infirmière major et raide comme la justice dans son manteau de peau laînée, elle semblait distribuer à chacun sa dose de médicaments. Eux obtenpéraient en mastiqant silencieusement: ils entassèrent devant elle morceaux de pain et châpelets de saucisses.

Quelques enfants courraient dans l'herbe ; ils s'arrétèrent à une distance prudente pour regarder les toneaus de vin installés sur le tron d'un chène abattu.

Beryl Bainbridge, Sombre dimanche, 10/18, 2003.

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konvicted Membre+ 26 419 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
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Freda installa sur le sol la nappe brodée qui s'envola immédiatement et menaça d'aller se pendre dans les branches d'un chêne. Coudes et genoux à terre et postérieur en l'air, elle pria Brenda de bien vouloir l'aider. A elles deux, elles réussirent à arrimer les quatre coins de l'étoffe en y déposant le panier, les poulets rôtis, le sac de pommes de terre et une pierre. Les hommes de l'usine hésitaient à déposer leurs provisions sur la nappe. Cramponnés à leur musette et leurs sacs en papiers, ils demeuraient gauchement assis dans l'herbe. A la dérobée, car le cache-cache de quelques heures autour du château leur avait ouvert l'appétit, ils arrachaient une bouchée de pain et mâchonnaient une tranche de saucisson.

- Ma parole, proposa Freda, on met la nourriture en commun.

Semblable à une infirmière major et raide comme la justice dans son manteau de peau lainé, elle semblait distribuer à chacun sa dose de médicaments. Eux obtempéraient en mastiquant silencieusement: ils entassèrent devant elle morceaux de pain et chapelets de saucisses.

Quelques enfants courraient dans l'herbe ; ils s'arrêtèrent à une distance prudente pour regarder les tonneaux de vin installés sur le tronc d'un chêne abattu.

Beryl Bainbridge, Sombre dimanche, 10/18, 2003.

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