Peut-on aimer le travail d'un artiste qui nous déplait humainement?

Cian Membre 1 185 messages
Croqueuse de Pommes !‚ 33ans
Posté(e)
Cian > moi c'est le contraire.

J'adore et ai toujours adoré le groupe Noir Désir et depuis la tragédie de Vilnius rien n'a changé par rapport à leur oeuvre. Le destin personnel d'un des membres n'interfère pas pour moi et n'a rien avoir avec leur musique, paroles , attitudes de groupes sur scène et par rapport au public, engagement politique et humanitaire.

Une oeuvre magistrale ne devient pas un torchon à cause d'actes ou d'idéologies de son auteur, l'exemple de Céline est révélateur.

Des fois j'ai vraiment l'impression de ne pas être comprise sur ce forum! :o

Je suis tout à fait de ton avis, moi aussi j'aime toujours Noir désir, même si il y a eu cet accident affreux. J'ai cité cet exemple car justement, j'aime le travail de cet artiste mais son comportement me déplait humainement!

Sans remettre en cause la valeur artistique de Noir Désir ou la confirmer.

Peut-on parler d'accident?

Battre une femme, même en étant défoncé, n'est jamais accidentel.

Je sais pas trop si c'était un acident ou non, j'ai pas trop suivi l'affaire de très près.... Mais je suis d'accord avec toi que battre une femme n'est jamais accidentel. :o

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Acharon Membre 2 217 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
Posté(e)

La reponse est evidement oui je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport aux posts précedents . On pourrait encore élargir cette liste d'artiste avec ,Monterlant Karl hof , avec le philosophe Heideger , l'historien nazi Walter Franck dont meme Annah Arendt reconnaissait la qualité du travail et beaucoups d'autres .L'exemple de Mishima cité par Stein est édifiant dans le sens ou son oeuvre reflete à la perfection l'homme .

Mishima me tient à coeur du fait que j'avais decidé de rediger un memoire sur cet homme fascinant que je prenais au depart pour une sorte de Don Quijote à la sauce japonaise.Cependant plus je decouvrais l'oeuvre et la vie de l'auteur , plus je m'impregnais de sa pensée , de sa conception du corps ,de la transcendance par l'action plus un sentiment de malaise m'a envahi alterant mon rapport au monde .Au bout de trois mois j'ai decidé d'arreter je ne pouvais plus continuer ........je n'ai plus jamais ouvert une de ses oeuvres depuis .

Modifié par Acharon

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Stein Membre 1 771 messages
Vipère lubrique‚ 74ans
Posté(e)

Un autre poète génial mais dont la vie (la façon dont il traitait ses femmes) et les opinions politiques furent particulièrement controversées (par exemple son admiration personnelle pour Mussolini et son apologie du totalitarisme), Thomas Stearns Eliot (1888-1965) -prix Nobel en 1948-.

Ses poésies, pourtant, sont admirables de profondeur et de sonorité, de recueillement, de maturité et de pensée.

C. S. Lewis a un jour écrit de lui qu'il représentait "a very great evil" [un très grand mal, ou un très grand péril], et qu'il oscillait lui même entre répulsion et fascination devant le talent de cet homme.

Moi-même, lorsque je lis "Little Giding", je me dis qu'il y a de quoi être subjugué.

---

Ash on an old man's sleeve

Is all the ash the burnt roses leave.

Dust in the air suspended

Marks the place where a story ended.

Dust inbreathed was a house-

The walls, the wainscot and the mouse,

The death of hope and despair,

This is the death of air.

(...)

Et voici l'épitaphe qu'il contient:

What we call the beginning is often the end

And to make and end is to make a beginning.

The end is where we start from. And every phrase

And sentence that is right (where every word is at home,

Taking its place to support the others,

The word neither diffident nor ostentations,

An easy commerce of the old and the new,

The common word exact without vulgarity,

The formal word precise but not pedantic,

The complete consort dancing together)

Every phrase and every sentence is an end and a beginning,

Every poem an epitaph. And any action

Is a step to the block, to the fire, down the sea's throat

Or to an illegible stone: and that is where we start.

We die with the dying:

See, they depart, and we go with them.

We are born with the dead:

See, they return, and bring us with them.

The moment of the rose and the moment of the yew-tree

Are of equal duration. A people without history

Is not redeemed from time, for history is a pattern

Of timeless moments. So, while the light fails

On a winter's afternoon, in a secluded chapel

History is now and England.

With the drawing of this Love and the voice of this Calling

We shall not cease from exploration

And the end of all our exploring

Will be to arrive where we started

And know the place for the first time.

Through the unknown, unremembered gate

When the last of earth left to discover

Is that which was the beginning;

At the source of the longest river

The voice of the hidden waterfall

And the children in the apple-tree

Not known, because not looked for

But heard, half-heard, in the stillness

Between two waves of the sea.

Quick now, here, now, always-

A condition of complete simplicity

(Costing not less than everything)

And all shall be well and

All manner of thing shall be well

When the tongues of flames are in-folded

Into the crowned knot of fire

And the fire and the rose are one.

Modifié par Stein

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tiftif Membre 978 messages
Forumeur accro‚ 40ans
Posté(e)

Dommage que je n'ai pas vu ce tpic plus tôt! Je réagit même si c'est avec un peu de retard.

Je trouve que l'éloignement temporel est effectivement un élément très important dans le rapport qu'on a avec l'artiste. Je ne pense pas avoir d'arrière pensée négative si l'envie me prennait d'aller acheter un Céline aujourd'hui. Mais c'est évident que je ne ferai pas la même chose avec mes contemporains (même si à mon avis on n'est pas au courant de tout, mais imaginons que soit le cas).

Quoi qu'il en soit, ma vision sur l'oeuvre de l'artiste n'est pas influencé par ses opinions ou ses actions. J'ai plus tendance à me demander pourquoi cet individu a de telles pensées, ou agit de telle manière. Ne faut-il pas tout simplement être perturbé ou malade pou en arriver là? Je préfère me pencher sur une biographie, un parcours, et ne pas juger. Mais compendre. J'arrive peut-être au consensus en me disant que sans torture de l'esprit il n'y pas d'art. Mais sans torture de l'esprit il n'y a pas de déviance non plus.

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)

Je recherche le texte du discours du rapporteur de la commission de l'assemblée nationale chargée de statuer sur le cea de la pièce de Jean Genet : "les paravents".

Malraux avait participé aux débats.

Qui peux me donner plus de détails sur cette affaire ?

Merci.

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Bruce Lee Membre 38 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

on doit avouer que son travail ou son ouvre est bien mais on est pas obliger de l'aimer.

par ex moi qui m'interesse beaucoup au football , je ne peux pas nier que Ronaldinho (d'apres ses actes, on commence a dire qu'il est raciste) est un bon joueur a de bonnes techniques individuelles..mais aussi je vais pas me forcer de l'aimer ou de le regarder pdant qu'il joue.

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)
Ne pensez-vous pas que cette attitude ne puisse s'appliquer que vis à vis de ceux dont vous êtes relativement proches dans le temps ? L'éloignement historique n'atténue-t-il pas l'importance de la personnalité de l'auteur (que l'on connait souvent alors très peu) en ne laissant que l'oeuvre ?

Pour prendre des exemples précis :

- Arrivez-vous à être ému par la beauté des peintures de Fra Angelico alors qu'on sait bien peu de choses sur la plupart de ses opinions ?

- Pouvez-vous admirer la pyramide de Saqqarah alors que son architecte, Imhotep, est quasiment un personnage mythique puisque du IIIe millénaire avant Jésus-Christ ?

Et quelle attitude adoptez-vous face à une oeuvre anonyme ?

Sans aucune flagornerie je trouve votre idée excellente.

Le facteur temps doit être pris en compte.

Je crois par exemple qu'il faut lire :"Mein Kampf" à titre de de documentaire historique pour tenter de comprendre comment des idées aussi démentielles que celles soutenues par leur auteur ont pu se propager et contribuer à génerer tant de massacres.

Cependant si on peut le faire actuellement, on peut aussi choisir la maison d'édition de l'ouvrage. A savoir : entre celle qui ne publie pas ce livre dans le but de soutenir les idées contenues dedans, et, celle qui au contraire tente de les faire renaître.

Dans le cas de la deuxième, c'est le temps qui, à cet instant, nous rattrape.

Mais vous-même, achéteriez-vous une oeuvre, sachant que l'argent de cette transaction servirait à soutenir une organisation avec laquelle vous êtes en désaccord total ? Une secte, ou un parti politique par exemple...

En étant conscient, bien entendu, que ladîte organisation pourrait vous mettre en danger par le futur.

Vous avez raison, le facteur temps intervient aussi dans ce débat:

J'ai acheté un livre sur l'inquisition Espagnole parce que je savais bien que mon argent nes servirait pas à acheter le combustible nécessaire à brûler une pauvre femme.

Mais je ne crois pas que j'aurais acheté ce livre, même écrit dans un style passionnant, s'il avait fait l'appologie de ladîte Inquisition et si le produit de sa vente aurait servi à financer le renouveau de cette sinistre institution.

Qu'en pensez-vous.

Pour Simplicius, plus particulièrement :

Pourriez-vous m'éclairer sur les idées de Sainte Beuve par rapport au débat présent. J'avoue ne pas bien connaître cet auteur.

Merci à vous.

Sainte-Beuve est un écrivain mais surtout un critique littéraire du XIXe siècle qui avançait, en gros, qu'une oeuvre n'était que le reflet de la vie de l'auteur et ne pouvait donc se comprendre sans se référer à celle ci. Cette conception a notamment été fustigée par Proust, soucieux de la seule analyse stylistique, indépendemment des éléments biographiques.

Je considère pour ma part que l'option retenue par Sainte-Beuve interdit de comprendre les oeuvres dont on ne sait pratiquement rien de l'auteur voire qui sont carrément anonymes. Elles me parait donc outrancière.

Pour le financement supposé de groupements inquiétants, 2 remarques :

- Il est assez rare (ça ne concerne qu'une poignée d'auteurs) qu'on s'enrichisse, de son vivant, par son travail littéraire ou artistique. On a plus de chance d'enrichir une maison d'édition qu'un auteur qui, de surcroit, aurait l'obsession de reverser ses droits à un parti. Ce militantisme absolu ne peut concerner que des fanatiques complets. Céline ou même un collaborationniste plus sincère (du moins jusqu'en 1943) comme Drieu La Rochelle ne pensaient certes pas à se faire les financiers d'Hitler !

- Cette inquiétude peut concerner tous les secteurs de la vie. Tel actionnaire de telle société vendant tel produit d'usage courant peut très bien être un bienfaiteur d'un groupe islamique ou que sais-je encore. Appréhender le monde en craignant que chacune de ses propres actions le corrompt davantage ne peut pousser qu'à vivre en anachorète en puisant l'eau d'un ruisseau et dégustant des baies sauvages.

J'accepte donc le risque d'un mauvais emploi ultérieur de mon argent car je n'ai pas le pouvoir de maîtriser le moindre flux financier. Et ma curiosité intellectuelle voire mon goût pour l'oeuvre me permettent de faire abstraction du reste. C'est ainsi que j'ai acquis le Petit livre rouge de Mao (par pure curiosité et en ne bavant pas des ronds de chapeau sur l'oeuvre qui, soit dit en passant, est un exemple amusant de jésuitisme confus disant un peu tout et son contraire) sans craindre de voir mon argent aussitôt capté pour "le grand oeuvre" du régime de Pékin.

Pour les auteurs dont certains aspects de la vie sont sujets à caution et afin de ne pas faire de jaloux entre les totalitarismes du XXe siècle, citons Aragon, communiste viscéral une grande partie de sa vie, applaudissant au pacte germano-soviétique, partisan pur et dur de l'Epuration et qui, quand Gide (un autre génie du XXe avec Céline) faisait honneur à son intelligence et son honnêteté intellectuelle en écrivant, dès 1936, son Retour d'URSS où il brossait le visage sombre de ce système (ouvrage dont Aragon a essayé d'empêcher la publication), composait lui une Ode au Guépéou. :o

Et évidemment, beaucoup plus inacceptable, Clément Marot dont les qualités poétiques ne peuvent faire oublier qu'il a mangé du lard en Carême ! :o

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mamidu67 Membre 4 733 messages
pas membre +‚ 107ans
Posté(e)
Merci pour vos réponses vos idées m'éclairent.

Maintenant poussons le concept jusqu'au bout:

C'est juste une image ! Je le précise.

Jack l'Eventreur dans son délire ne croyait-il pas faire preuve d'une action artistique?

Qu'en pensez-vous?

Ben oû pourrait se nicher l'art dans cet étalage de boucherie? Il emportait un organe de Sa victime, il a même laissé un billet informant qu'il avait fait frire un morceau de foie....et que c'était trés bon..... Si tu élèves la gastronomie au rang d'art, ben oui ,à sa maniére il fut un artiste.

Il jouait surtout la provoc. avec la police.... Un jeu oui!!! un art???? ( j'sais pas mais j'aime assez l'idée qu'il fut peut étre le petit fils de la Reine Victoria....)

@Bran ruz c'est sur ton insistance au sujet de Jack l'éventreur que j'ai répondu.... en fait bien sûr que l'on peut on peut aimer l'oeuvre d'un artiste infect, j'aime bien l'oeuvre de Picasso!!!!Mais je pense que les mots sont plus clairement subversifs que la peinture...

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Extrait des oeuvres de Céline trouvé sur le net , personne ne l'a forcé , l'oeuvre fut éditée par le reich évidemment , beaucoup d'écrivains français qui ont connu l'Occupation n'ont pas écrit de telles horreurs .

" Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs, par guerres, hybridations burlesques, négrifications mortelles. Le problème racial domine, efface et oblitère tous les autres."

L'école des cadavres, 1938

" Distinction entre les bons Juifs et le mauvais Juifs ? éa rime à rien. Les Juifs possibles, patriotes, et les Juifs impossibles, pas patriotes ? Rigolade ! Séparer l'ivraie du bon grain. [...] Le chirurgien fait-il la distinction entre les bons et les mauvais microbes ?"

L'école des cadavres, 1938

" Racisme d'abord ! Racisme avant tout ! [...] Désinfection ! Nettoyage ! Une seule race en France : l'Aryenne. [...] Trois groupes aryens ! Les Alpins (les plus nombreux), les Nordiques, les Méditerranéens : Aryens tous ! Et c'est marre, et c'est tout."

L'école des cadavres,1938

Modifié par saint thomas

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)

J'apprend beaucoup grâce à vos réponses. Merci. à tous.

Je constate que Céline fait beaucoup plus recette que Jean Genet.

Il faut reconnaître que Jean Genet mériterait plus de figurer dans un débat sur la censure. Je pense. Mais je ne possède pas la science infuse.

A ce propos, si l'on considère Walt Disney comme un créateur, n'avait-il pas des sympathies, il me semble, avec le régime Hitlérien ?

Je crois d'ailleurs qu'elle furent plus activistes que celle de Céline.

Bien évidemment, j'en suis conscient, il faut comparer ce qui est comparable. Disney et Céline n'avaient en commun que deux choses :

La première fut de pouvoir les caser dans le grand tiroir où l'on range commodement ceux que l'on nomme : "artistes" ou "créateurs".

La deuxième fut leur antisémitisme latent. La sorcière de Blanche Neige ressemble étrangement aux caricatures infâmes des propagandes antisémites les plus primaires.(Comme certains méchants dans l'oeuvre d'Hergé. cf: L'étoile mystérieuse, par exemple, mais celui-ci à déjà été évoqué dans ce débat). De plus, comme je l'ai dit plus Disney ne cachait pas outre mesure ses symphaties avec le régime Nazi avant la déconfiture de ce dernier.

Dans l'absolu, qu'est-ce qui différencie la perception actuelle que nous pouvons avoir sur Céline ou sur Disney, (en dehors du fait, je le répète, qu'il ne créaient pas dans le même domaine) ?

Est-ce que l'on oublie plus l'attitude de l'un parce qu'il n'avait pas pris position sur ses opinions dans ses créations de manière aussi explicite que l'autre ?

Est-ce que le fait que le travail

Est-ce que fait que Disney travaille pour les enfants le rende à nos yeux plus anodin ?

Est-ce que Disney fut meilleur homme d'affaire que Céline ?

Qu'en pensez -vous ?

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pascalin Membre 15 222 messages
le corps sur Terre, l'esprit ailleurs ‚ 47ans
Posté(e)
On parle de Céline ça et là, mais il y a encore bien d'autres cas.

Par exemple Richard Wagner... Je ne suis pas un fan de ce genre de musique un peu trop "épaisse" à mon goût, mais certains passages du Ring ou de Parsifal sont admirables quand même. Sauf que son auteur professait des idées parfaitement détestables (voire pire encore), et qu'elles continuent, d'une certaine manière, de se réfléter dans ses compositions.

---

Il y aussi d'autres énigmes, comme par exemple le cas des architectes fascistes italiens, c'est à dire des personnes engagées très profondément dans l'appareil idéologique de leur pays, et qui ont pourtant signé parmi les oeuvres les plus admirables du XXème siècle.

On pourrait citer par exemple "La maison du Fascisme" (Casa del Fascio) à Côme -1928-, signée Giuseppe Terragni (1904-1943), un pur joyau de l'architecture moderne blanche, ciselé par ses proportions et sa volumétrique subtile.

http://www.ared.it/pagfoto/slides.php?a=Te...SCIO&c=COMO

Toute aussi troublante, la Casa Malaparte, signée Adalberto Libera (1903-1963), qui est peut-être la plus belle maison individuelle jamais construite durant tout ce siècle, située sur un site rocheux de l'île de Capri.

http://www.westfordconnection.com/Photos/I...parte/index.htm

---

Enfin, il y a deux autres cas "limites".

Par exemple, celui de l'hymne allemand, le fameux "Deutschland über alles" largement récupéré et travesti par le Troisième Reich. Politiquement, son message est certes exécrable, mais la musique, qui est tirée d'un quatuor à cordes de Haydn, n'en reste pas moins superbe et particulièrement mélodieuse.

Alors, comment faire lorsque deux sentiments contradictoires vous assaillent: horreur, dégoût et ravissement?

Deuxième cas limite, celui d'un artiste qui sans être tout à fait répugnant ni totalement infréquentable, ne représente pas du tout "votre tasse de thé", même si cela se répercute sur son oeuvre.

Je pense par exemple à Johann Sebastian Bach, peut-être le musicien le plus génial de tout ce millénaire, le compositeur absolu par excellence. Pourtant, il s'agissait d'un homme bigot, fanatiquement chrétien et aux humeurs franchement rétrogrades, qui même pour son époque passait pour un genre d'intégriste obtu (c'est dire!). Sauf que lorsque j'écoute l'une de ses innombrables oeuvres religieuses, par exemple la Passion selon Saint-Matthieu (il était obsédé par la religion), je reste sans voix devant tant de beauté, à tel point que dans ces moments là, je me sentirais presque l'envie de me convertir!

je ne suis pas d'accord pour dire que Bach était fanatiquement chrétien car il a été l'un des premier justement à utiliser des intervalles de notes que la religion catholique avait condamné fortement car c'était pour elle l'oeuvre du malin et Bach le savait bien ,il aimait je pense plus la musique que la religion et je pense aussi comme toi que c'est l'un des plus grand compositeur qui est existé justement pour son approche très novatrice pour les canons de l'époque mais tout en faisant attention pour ne pas heurter le dictat de l'église sur la musique

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)

Ca me semble assez dur d'aimer l'oeuvre de quelqu'un qu'on n'estime pas.

Faite avec sincérité, l'oeuvre est un peu de son créateur et véhicule indirectement les convictions de l'artiste.

Certains savent pourtant cloisonner leur vie et dissocier le créateur de l'homme (ou femme) mais ça ne me convainc pas.

En même temps, il est si facile d'idolâtrer ou de cracher sur un artiste dont la vie, en général, génère autant de fantasmes que de projections.

Je pense qu'on reconnaît l'âme d'un artiste s'il l'a mise dans son travail. S'il est honnête. Dans ce cas là, on est juge et comme tous les juges, on peut aussi se tromper lourdement.

Exelmple : J'aimais bien les Cranberries avant les accusations de xénophobie sur la chanteuse. Rumeurs ? Faits avérés ? Je n'ai jamais vraiment su mais ça m'a bloqué pendant des années. J'arrive à les écouter avec plaisir même si je ne suis pas en accord total avec le message catho (un peu candide aussi) des chansons.

Après, la rumeur, je n'ai même plus envie de savoir... La réalité est une illusion ! La partie émotionnelle et la partie raisonnée sont rop liées dans ce rapport faussé que l'on ne peut dissocier l'oeuvre de l'image qu'on a de son créateur. On peut reconnaître des qualités, certes, mais aimer..

Quoique l'amour rende aussi aveugle...

Modifié par yop!

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)

En ce qui me concerne, j'aime un artiste pour ses oeuvres, non pour ses idées personnelles, quand bien même serait-il le diable en personne!

Le plus grand des génies reste un humain avant tout...

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)
En ce qui me concerne, j'aime un artiste pour ses oeuvres, non pour ses idées personnelles, quand bien même serait-il le diable en personne!

Le plus grand des génies reste un humain avant tout...

Même le Diable en personne ?

Sans aucune recherche de conflit de ma part, j'aimerais vous posez une question:

Si Marc Dutrou était peintre, lui achéteriez-vous une toile que vous trouveriez géniale, si vous saviez que votre argent contriburait par la suite à construire des caches où il cacherait ses futures victimes ?

Simplement par curiosité, j'aimerais connaître votre point de vue sur ce cas.

Merci.

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)

Aux Etats-Unis, certains achètent des peintures de serial-killers.Des artistes comme De Niro ou Richard Gere ont acheté certaines toiles de John Wayne Gacy pour des sommes allant de 500 à 1500 dollars.Lorsque l'on demanda à Gacy ce qu'est le Bien, il répondit : "ce qui est bien pour moi!".

Si le diable en personne me vend la plus belle des oeuvres, je lui achète : tout le monde est corruptible, il suffit d'y mette le prix!

Je ne vais tout de même pas balancer le fameux thriller de M.Jackson à la poubelle pour avoir bonne conscience!

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)
Aux Etats-Unis, certains achètent des peintures de serial-killers.Des artistes comme De Niro ou Richard Gere ont acheté certaines toiles de John Wayne Gacy pour des sommes allant de 500 à 1500 dollars.Lorsque l'on demanda à Gacy ce qu'est le Bien, il répondit : "ce qui est bien pour moi!".

Si le diable en personne me vend la plus belle des oeuvres, je lui achète : tout le monde est corruptible, il suffit d'y mette le prix!

Je ne vais tout de même pas balancer le fameux thriller de M.Jackson à la poubelle pour avoir bonne conscience!

Entendons-nous bien il ne s'agit pas de bonne conscience...

Les Serials Killers que vous citez sont en prison et ne peuvent plus nuire.

Et l'argent qu'ils ont recu comme rétribution ne peut servir à tuer personne de leur prison.

Autre question :(cf. Pierre Desproges)

Qu'est-ce que vous n'aimez pas chez Hitler ?

Le peintre

L'écrivain

:o

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)

Facile! Hitler était aussi médiocre peintre qu'écrivain! Comment pourrais-je perdre mon temps à faire un choix! Autre proposition plus intéressante ?

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)

John Wayne Gacy justement, à condition, bien évidemment, qu'il soit en liberté et puisse ainsi se servir pour réaliser ses natures mortes directement sur la bête...

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)

En liberté, John avait des occupations plus jouissives que la peinture...

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Stein Membre 1 771 messages
Vipère lubrique‚ 74ans
Posté(e)
je ne suis pas d'accord pour dire que Bach était fanatiquement chrétien car il a été l'un des premier justement à utiliser des intervalles de notes que la religion catholique avait condamné fortement car c'était pour elle l'oeuvre du malin et Bach le savait bien ,il aimait je pense plus la musique que la religion et je pense aussi comme toi que c'est l'un des plus grand compositeur qui est existé justement pour son approche très novatrice pour les canons de l'époque mais tout en faisant attention pour ne pas heurter le dictat de l'église sur la musique

Mais ce cher Bach n'était pas catholique, c'était un protestant luthérien. :o

Donc votre argumentation n'a plus aucun sens!

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