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Athéisme et figure paternelle

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Membre, 134ans Posté(e)
Sylver_ghost Membre 388 messages
Forumeur accro‚ 134ans‚
Posté(e)
Le 01/08/2026 à 15:21, Black3011 a dit :

Bon, ici je commence un topic à partir d'une idée qui m'est venue... comme ça, par hasard.  

Comme quoi. Le hasard ne fait pas toujours bien les choses.

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 286 messages
Maitre des forums‚
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Le 01/08/2026 à 16:38, gnou a dit :

Quatre annees sans voir d'humain. Rien que ces choses emballees de torchon noir.

" Grâce " à de la parentèle aussi proche que possible, je connais " cette histoire ", il n'empêche que ta formulation m'a bien percuté. Mais c'est ça.  :(  Notre père a fait en sorte que ça ne se reproduise pas, je l'en remercie. Mon père (pas seul) a volé de la nourriture ... aux cochons. 

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 225 messages
Mentor‚ 44ans‚
Posté(e)
Le 01/08/2026 à 15:21, Black3011 a dit :

En tout cas dans l'imaginaire occidental, Dieu est souvent associé (à tort ou à raison, là n'est pas la question) à un père.

Si j'ai bonne souvenance, on en est là parce que quelqu'un à eu l'idée un jour de dire "mon père" au lieu de "dieu". C'est là qu'un concept virtuel immanent est devenu un être ponctuel à forme humaine. C'est là que son existence n'était plus à douter, comment y aurait-il un fils s'il n'y a pas de père ?

Cet influenceur de Nazareth a bien joué son coup, on a fondé une religion là-dessus, et son coup de pub est devenu un bloc de titane indéboulonnable de la culture humaine. 1000 ans après on génocidait encore des peuples dont on les accusaient de ne pas croire en ce dieu-là.

Le 01/08/2026 à 15:21, Black3011 a dit :

D'où : le fait d'avoir eu dans son enfance un père absent, ou inadéquat, auquel il n'a pas été possible de se lier pour former une triade harmonieuse (le fameux triangle dit "oedipien" : père - mère - enfant), cette situation aurait tendance à favoriser un rejet massif de Dieu

Ca se tient. Si dieu a choppé l'image du père, avoir une relation négative avec son père renverra cette négativité à chaque mention de la paternité qui désigne dieu.

Mais ce qui marche dans un sens ne marche pas obligatoirement dans l'autre. S'il y a des gens qui n'aiment pas dieu à cause de leur père, la vaste majorité des gens qui rejettent la religion ne se basent pas sur leur père pour le faire.

J'ai rejeté la religion vers 8 ans en réalisant l'énormité des carabistouilles racontées autour de ça, et mon père était quelqu'un de bien.

Après j'ai fait mon bonhomme de chemin en valorisant la science, les faits avant tout, et ce n'est pas la panacée non plus. Vers 40 ans on se dit qu'il y a bien des questions importantes que la science ne peut approcher (c'est sa force, elle cadre bien son périmètre). Alors on ressent ce manque de spiritualité qu'on cherche à combler, par la philosophie par exemple. Il y a une philosophie derrière chaque religion, derrière chaque art martial ou autre discipline, et derrière chaque courant de pensée. On peut rejoindre le monde spirituel et les humains qui l'explorent, sans tomber l'adoration béate d'une idole fantastique.

Avant l'apparition de notre espèce, les choses se sont organisées pour mener un jour à l'humain, quelle impulsion l'a permis ? Rejeter la religion c'est bien mais le problème qui se posait avant qu'elle ne vienne brouiller les cartes, existe toujours.

De plus, l'humain a besoin de développer sa moralité, orienter ses actes vers le bien plutôt que le mal, construire des images et des archétypes est nécessaire pour y arriver. Avant de faire équipe avec la monarchie pour plonger l'Europe dans l'obscurantisme pendant 1000 ans, le christianisme a tout de même instauré des règles civiles qui nous ont sorti des temps anciens où regarder des gens mourir était le divertissement par défaut.

Dieu, c'est censé être un gentil mensonge pour guider l'humain vers le mieux, mais c'est devenu un vilain prétexte pour dominer, tuer et asservir durablement entre humains. D'où un rejet du système complet de la part des plus lucides.

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Membre, 61ans Posté(e)
Black3011 Membre 769 messages
Forumeur expérimenté‚ 61ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, ashaku a dit :

Si j'ai bonne souvenance, on en est là parce que quelqu'un à eu l'idée un jour de dire "mon père" au lieu de "dieu". C'est là qu'un concept virtuel immanent est devenu un être ponctuel à forme humaine. C'est là que son existence n'était plus à douter, comment y aurait-il un fils s'il n'y a pas de père ?

Cet influenceur de Nazareth a bien joué son coup, on a fondé une religion là-dessus, et son coup de pub est devenu un bloc de titane indéboulonnable de la culture humaine. 1000 ans après on génocidait encore des peuples dont on les accusaient de ne pas croire en ce dieu-là.

Ca se tient. Si dieu a choppé l'image du père, avoir une relation négative avec son père renverra cette négativité à chaque mention de la paternité qui désigne dieu.

Mais ce qui marche dans un sens ne marche pas obligatoirement dans l'autre. S'il y a des gens qui n'aiment pas dieu à cause de leur père, la vaste majorité des gens qui rejettent la religion ne se basent pas sur leur père pour le faire.

J'ai rejeté la religion vers 8 ans en réalisant l'énormité des carabistouilles racontées autour de ça, et mon père était quelqu'un de bien.

Après j'ai fait mon bonhomme de chemin en valorisant la science, les faits avant tout, et ce n'est pas la panacée non plus. Vers 40 ans on se dit qu'il y a bien des questions importantes que la science ne peut approcher (c'est sa force, elle cadre bien son périmètre). Alors on ressent ce manque de spiritualité qu'on cherche à combler, par la philosophie par exemple. Il y a une philosophie derrière chaque religion, derrière chaque art martial ou autre discipline, et derrière chaque courant de pensée. On peut rejoindre le monde spirituel et les humains qui l'explorent, sans tomber l'adoration béate d'une idole fantastique.

Avant l'apparition de notre espèce, les choses se sont organisées pour mener un jour à l'humain, quelle impulsion l'a permis ? Rejeter la religion c'est bien mais le problème qui se posait avant qu'elle ne vienne brouiller les cartes, existe toujours.

De plus, l'humain a besoin de développer sa moralité, orienter ses actes vers le bien plutôt que le mal, construire des images et des archétypes est nécessaire pour y arriver. Avant de faire équipe avec la monarchie pour plonger l'Europe dans l'obscurantisme pendant 1000 ans, le christianisme a tout de même instauré des règles civiles qui nous ont sorti des temps anciens où regarder des gens mourir était le divertissement par défaut.

Dieu, c'est censé être un gentil mensonge pour guider l'humain vers le mieux, mais c'est devenu un vilain prétexte pour dominer, tuer et asservir durablement entre humains. D'où un rejet du système complet de la part des plus lucides.

Tu confirmes que mon hypothèse n'est confirmée que dans un nombre limité de cas, et c'est effectivement ce que j'avais reconnu précédemment. mais tu enrichis le débat, et je t'en remercie !

Comme tu le rappelles, c'est bien parce que Jésus a appelé Dieu "mon Père" que la notion de "Dieu le Père" s'est généralisée en Occident chrétien. Cette personnalisation est renforcée presque quotidiennement grâce à l'art chrétien, la liturgie (la messe) et la théologie (notamment en rapport avec la notion de Trinité). Le Dieu chrétien est donc vu comme une figure masculine, paternelle et patriarcale.

D'ailleurs, à l'époque de Jésus (vers le début du Ier Siècle... de l'Ere Chrétienne !), c'est le père qui représentait l'autorité, la loi, la transcendance, et qui transmettait son nom; alors que la mère représentait surtout la nature, la fécondité, la terre, bref l'immanence. Cette situation est encore présentée par Simone de Beauvoir dans "Le Deuxième Sexe", au XXe Siècle !

Tout ça pour dire aussi que l'on peut comprendre que l'une des revendications féministes soit de remplacer cette vision masculine de Dieu par une image plus féminine, ou par une image neutre, "non genrée" de la divinité (pour celles qui y croient bien sûr).

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 225 messages
Mentor‚ 44ans‚
Posté(e)
il y a 4 minutes, Black3011 a dit :

Comme tu le rappelles, c'est bien parce que Jésus a appelé Dieu "mon Père" que la notion de "Dieu le Père" s'est généralisée en Occident chrétien. Cette personnalisation est renforcée presque quotidiennement grâce à l'art chrétien, la liturgie (la messe) et la théologie (notamment en rapport avec la notion de Trinité). Le Dieu chrétien est donc vu comme une figure masculine, paternelle et patriarcale.

Quand on y pense, Jesus est l'auteur de la première hérésie commise par un humain dans l'histoire de l'humanité. Il a tué dieu-concept pour créer dieu-être, père de l'humain.

Bon, la façon dont les gens on repris son idée par la suite pour produire les catastrophes dilue fortement la responsabilité de Jesus, qui a joué son rôle de héros du peuple en son temps (martyr volontaire, instaurateur du progrès, je ne l'élude pas). Mais son idée est à l'origine de toute cette confusion que le catholicisme n'a cessé d'entretenir.

 

il y a 5 minutes, Black3011 a dit :

D'ailleurs, à l'époque de Jésus (vers le début du Ier Siècle... de l'Ere Chrétienne !), c'est le père qui représentait l'autorité, la loi, la transcendance, et qui transmettait son nom; alors que la mère représentait surtout la nature, la fécondité, la terre, bref l'immanence.

Je l'ignorais, et je trouve que ça fait sens. Je me demande quel monde aurait été le nôtre s'il avait été construit avec des valeurs plus immanentes que transcendantes ? Bon l'un comme l'autre sont faibles comparés à l'union des deux. Je ne maitrise pas ces concepts mais je rapproche la transcendance de la hiérarchie et l'ordre, la parole qui vient d'en haut et tranche. L'immanence serait la potentialité, l'ouverture, rendre les choses possibles en liant. La vie et l'existence sont faites d'alternance et de complicité entre ces deux concepts. Créer des possibilités puis en sélectionner une, ne faire que l'un des deux fonctionne moins bien.

Cela ajoute une clarification au déséquilibre social vécu par tout le monde, suite au déséquilibre culturel entre hommes et femmes. Une information de plus à mettre dans la liste des solutions, nous avons trop de tranchage masculin pour pas assez de liaison féminine. Et cela rejoint avec la théorie une idée qui a déjà été atteinte par l'empirisme : il faut plus de femmes (de parité) à des postes décisionnaires.

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 25 103 messages
scientifique,
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Le 01/08/2026 à 16:29, Mite_Railleuse a dit :

Ne pas croire, ce n’est pas nécessairement un "rejet", c’est juste ne pas croire. Aucune rébellion, aucun antagoniste, rien. De l’indifférence.

Effectivement je ne rejette pas dieu disons que je n'ai pas besoin de cette hypothèse pour avoir une vie équilibrée et qui respecte les lois morales. Puisque Dieu est indémontrable, croire ou pas ne change rien à ma vie

Chaque religion s'appuie sur ce besoin majoritaire de croyance en dieu pour installer un ensemble de croyances à son avantage, en particulier celui de son clergé 

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