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Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire

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Tom88

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Dans l’infinité de son champ de génération, l’univers ne pouvait que finir par produire une équivalence parfaitement similaire à sa propre nature.
Étant essentiellement espace vide infini, capable de contenir une infinité de matière et de formes tout en restant lui-même vide de qualité propre, l’univers a nécessairement généré, à un moment ou un autre de son déploiement infini, un support organique à travers lequel il redéploie exactement la même structure.
La conscience n’est donc pas un accident de l’évolution matérielle. Elle est le moment où l’univers redéploie un espace vide à l’identique de sa nature première, mais cette fois à travers un support organique. Ce second espace exprime parfaitement la même fonction ontologique : être un milieu neutre, vide, qui permet à une infinité de contenus (perceptions, pensées, représentations) d’apparaître et de se distinguer, tout comme l’espace physique permet à la matière de se déployer.
L’univers, par sa nature même, engendre un miroir de lui-même : un espace phénoménal qui reproduit fidèlement la fonction de l’espace physique.
Qu’en pensez-vous ? Cette idée d’une nécessité ontologique du redéploiement de l’espace à travers la conscience vous semble-t-elle cohérente ?

 

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Membre, 64ans Posté(e)
ChristianB Membre 168 messages
Forumeur survitaminé‚ 64ans‚
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(question IA, réponse IA)

L’idée est cohérente si l’on accepte deux hypothèses :

  1. que l’univers possède une « nature » ontologique identifiable (être un espace vide accueillant des formes),

  2. que la conscience est structurellement isomorphe à cet espace.

Ce n’est pas contradictoire, mais ce n’est pas non plus une nécessité démontrable. C’est une métaphysique possible, pas une conséquence inévitable de la physique ou de la biologie.

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 035 messages
Mentor‚ 44ans‚
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Il y a 3 heures, Tom88 a dit :

Dans l’infinité de son champ de génération, l’univers ne pouvait que finir par produire une équivalence parfaitement similaire à sa propre nature.
Étant essentiellement espace vide infini, capable de contenir une infinité de matière et de formes tout en restant lui-même vide de qualité propre, l’univers a nécessairement généré, à un moment ou un autre de son déploiement infini, un support organique à travers lequel il redéploie exactement la même structure.
La conscience n’est donc pas un accident de l’évolution matérielle. Elle est le moment où l’univers redéploie un espace vide à l’identique de sa nature première, mais cette fois à travers un support organique. Ce second espace exprime parfaitement la même fonction ontologique : être un milieu neutre, vide, qui permet à une infinité de contenus (perceptions, pensées, représentations) d’apparaître et de se distinguer, tout comme l’espace physique permet à la matière de se déployer.
L’univers, par sa nature même, engendre un miroir de lui-même : un espace phénoménal qui reproduit fidèlement la fonction de l’espace physique.
Qu’en pensez-vous ? Cette idée d’une nécessité ontologique du redéploiement de l’espace à travers la conscience vous semble-t-elle cohérente ?

 

Je pense aussi à une récurrence de structure, parce que je me suis abreuvé à la même source que toi. Mais il n'y a pas forcément nécessité, d'autres instances de cette structure pourraient être là, à notre place.

Pourquoi ne pas envisager que ce qui existe forme une chaîne, les particules pour les atomes, les atomes pour les molécules, les molécules pour les cellules, les cellules pour les organismes, les organismes pour la conscience. Et ça ce n'est que la branche dont nous sommes une feuille. Que tous ces objets soient différents mais partagent tous un point commun, d'être tous un maillon d'une chaîne, propulsés par la même structure sous-jacente, l'existence.

Mais remonter cette chaîne jusqu'à l'univers entier, c'est encore spéculatif. Il y a une barrière quand on le mesure, une autre quand on le pense.

Modifié par ashaku
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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Il y a 1 heure, ashaku a dit :

Je pense aussi à une récurrence de structure, parce que je me suis abreuvé à la même source que toi. Mais il n'y a pas forcément nécessité, d'autres instances de cette structure pourraient être là, à notre place.

Pourquoi ne pas envisager que ce qui existe forme une chaîne, les particules pour les atomes, les atomes pour les molécules, les molécules pour les cellules, les cellules pour les organismes, les organismes pour la conscience. Et ça ce n'est que la branche dont nous sommes une feuille. Que tous ces objets soient différents mais partagent tous un point commun, d'être tous un maillon d'une chaîne, propulsés par la même structure sous-jacente, l'existence.

Mais remonter cette chaîne jusqu'à l'univers entier, c'est encore spéculatif. Il y a une barrière quand on le mesure, une autre quand on le pense.

En effet, c'est une chaîne dans le temps, qui apparait dans la causalité, mais trouver une limite ou une barrière dans la cause et l'effet revient à se plier à une cause première qui serait apparue à partir du néant, ce qui n'est pas possible. La chaîne causale (particules → atomes → … → conscience) opère dans le temps et dans l’espace à l’infini. En suivant ce raisonnement, dans l'absolu, on ne peut pas attribuer une apparition de "la vie" à un moment donné dans le processus universel, puisqu'il serait par nature déjà "vivant" de par cette fonction d'adaptation à sa propre nature. Je n'avance pas que l'univers est une forme de vie telle qu'on la conçoit, mais nous ne pouvons parler de "vie" que parce que le processus ne peut qu'aboutir à un support organique pour redéployer l'espace.

Autrement dit, il y a forcément d'autres formes de vies dans l'univers, mais celles-ci ne peuvent qu'être dotée de cette même fonction, c'est à dire de conscience. Et cette conscience est une équivalence parfaite de l'espace, c'est à dire de sa propre nature à comprendre la matière. 

 

 

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Il y a 3 heures, ChristianB a dit :

(question IA, réponse IA)

L’idée est cohérente si l’on accepte deux hypothèses :

  1. que l’univers possède une « nature » ontologique identifiable (être un espace vide accueillant des formes),

  2. que la conscience est structurellement isomorphe à cet espace.

Ce n’est pas contradictoire, mais ce n’est pas non plus une nécessité démontrable. C’est une métaphysique possible, pas une conséquence inévitable de la physique ou de la biologie.

Quand je parle de « nature ontologique » de l’univers, je ne me contente pas de décrire ce que nous observons à travers nos instruments. Je désigne ce qui rend cette observation elle-même possible.

Ce que nous pouvons constater, c’est que tout ce qui nous apparaît dans l’univers — galaxies, particules, structures complexes — est produit dans un espace vide qui n’a pas de qualités propres et qui reste indifférent à ce qu’il contient. L’espace vide n’est pas un contenant parmi d’autres : c’est le milieu même dans lequel toute forme peut apparaître et coexister. C'est le champ de toutes les possibilités. La matière n’est jamais observée en dehors de cet espace ; elle en est le contenu déployé.

Si l’on prend au sérieux l’infinité de cet espace vide, on ne peut pas introduire de limite arbitraire du type : « l’univers est espace vide + matière jusqu’à un certain niveau d’organisation, mais au-delà il devient autre chose ». L’infini implique l’absence de toute limite dans ce que cet espace peut générer à partir de sa propre nature. Dès lors, la structure fondamentale que nous observons (espace vide + capacité infinie à générer et à contenir des formes) n’est pas une simple description physique parmi d’autres : elle est la condition ontologique minimale et nécessaire pour l'être.

C’est pourquoi je soutiens que l’univers possède une nature ontologique identifiable : il est cet espace vide infini qui rend possible l’apparition et la distinction de toutes les formes, sans posséder lui-même de qualités intrinsèques. Tout le reste (matière, vie, conscience) en découle comme déploiement de cette même structure.

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Il y a 5 heures, ChristianB a dit :

(question IA, réponse IA)

L’idée est cohérente si l’on accepte deux hypothèses :

  1. que l’univers possède une « nature » ontologique identifiable (être un espace vide accueillant des formes),

  2. que la conscience est structurellement isomorphe à cet espace.

Ce n’est pas contradictoire, mais ce n’est pas non plus une nécessité démontrable. C’est une métaphysique possible, pas une conséquence inévitable de la physique ou de la biologie.

L’isomorphisme que je défends n’est pas une ressemblance vague, mais une identité de structure fonctionnelle. 

L’espace physique est un milieu vide, sans qualités propres, qui accueille une infinité de formes matérielles tout en restant indifférent à ce qu’il contient. Il rend possible la distinction et la coexistence des objets sans posséder lui-même de propriétés intrinsèques.

La conscience opère selon la même structure : elle est un milieu phénoménal vide, sans qualités propres, qui accueille une infinité de contenus (perceptions, pensées, représentations) tout en restant indifférente à ce qu’elle accueille. Elle rend possible la distinction et la coexistence des phénomènes sans avoir de contenu fixe ou de qualité propre. C’est en ce sens qu’elle est structurellement isomorphe à l’espace cosmique : les deux sont des espaces neutres dont la fonction ontologique est identique — être le milieu dans lequel les phénomènes ont la possibilité d'apparaître.

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 035 messages
Mentor‚ 44ans‚
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Le 03/06/2026 à 00:29, Tom88 a dit :

En effet, c'est une chaîne dans le temps, qui apparait dans la causalité, mais trouver une limite ou une barrière dans la cause et l'effet revient à se plier à une cause première qui serait apparue à partir du néant, ce qui n'est pas possible. La chaîne causale (particules → atomes → … → conscience) opère dans le temps et dans l’espace à l’infini.

Il y a déjà là matière à discussion. A ce sujet, je ne suis qu'un amateur qui s’intéresse à ces sujets comme on fait un sudoku, pour maintenir la forme mentale.

Et cet exercice m'a conduit vers cette "structure" générique minimaliste de l'existence, qui est plutôt bien symbolisée par la forme théorique qu'est la dialectique, l'interaction interdépendante entre deux êtres produit une émergence. Ces émergences sont de nouveaux êtres qui rentrent dans le jeu des interactions pour faire de l'univers un lieu où sont crées sans cesse de nouvelles choses, d'où l'abondance de ce que l'on observe.

Cette description semble fonctionnelle et on peut s'amuser à la jouer à l'envers, remonter à la source de ce mécanisme pour mieux le comprendre, sous l'angle de la causalité. Quelle est l'origine de l'univers ? C'est en fait ce qu'ont fait les physiciens avec la Théorie du Big bang, rejouer les équations à l'envers pour le facteur temps, ce modèle explique remarquablement tout ce que nous voulons comprendre. Mais il y a un hic, passé un certain point les forces se mélangent et disparaissent l'une après l'autre dans un plasma opaque dont on ne peut plus tirer d'informations, c'est pour ça que je disais "il y a une barrière quand on le mesure".

On peut alors se tourner vers la philosophie et réfléchir à ce qu'est le sens, la subjectivité, la réalité, etc. On peut en fait procéder exactement de la même façon qu'en sciences mais au lieu de calculer des équations avec un temps inversé, on imagine la dialectique à rebours. Cet objet est l'émergence de ce couple, les éléments individuels de ce couple sont émergents de telles autres dualités, etc. Quand j'ai essayé, j'ai réalisé qu'à chaque étape où le sens est créé (par exemple le fruit de l'interaction proton-électron a pour nous le sens "atome"), lorsqu'on la prend à l'envers, le sens disparait. Et à force de remonter toujours plus loin vers l'origine, c'est le sens des fondamentaux qui disparait, les notions d'espace ou de temps finissent par disparaitre, la distinction réel/imaginaire finit par disparaitre et au bout théorique de ce chemin il n'y aura plus moyen d'attribuer du sens à quoi que ce soit. D'où ma phrase "il y a aussi une barrière quand on le pense".

 

Le 03/06/2026 à 00:29, Tom88 a dit :

En suivant ce raisonnement, dans l'absolu, on ne peut pas attribuer une apparition de "la vie" à un moment donné dans le processus universel, puisqu'il serait par nature déjà "vivant" de par cette fonction d'adaptation à sa propre nature. Je n'avance pas que l'univers est une forme de vie telle qu'on la conçoit, mais nous ne pouvons parler de "vie" que parce que le processus ne peut qu'aboutir à un support organique pour redéployer l'espace.

Je crois que je vois très bien ce que tu veux dire et je le pense aussi, avec des nuances peut-être. C'est le même mécanisme qui est à l’œuvre à chaque niveau pour produire des émergences. La "vie" est une émergence parmi d'autres, elle a des points communs même avec l'inerte, dans le fait d'appartenir à cette chaine continue. Mais elle a aussi des différences importantes, ses caractéristiques propres qui la distinguent de l'inerte.

Là où j'ai fait une objection à ton discours, c'est justement à propos de notre mystérieux objet de départ, source de l'existence, et du statut du vivant dans ce qui existe. Je n'ai pas acquis de certitudes que la version de réalité que nous expérimentons est inéluctable ou nécessaire. L'univers est un jardin et nous sommes une des plantes qui s'y trouve. Il aurait pu y avoir d'autres plantes, il aurait pu y avoir autre chose qu'un jardin en premier lieu. Un endroit où se seraient développées d'autres dialectiques, d'autres émergences, d'autres formes. Toujours en interaction les unes avec les autres, toujours produisant des émergences, mais n'ayant rien à voir avec notre univers familier.

Par exemple, dans le précédent "voyage à rebours" que j'ai proposé, les dernières choses dont le sens disparait sont aussi les plus fondamentalement structurantes et contraignantes pour notre existence. L'espace et le temps, par exemple. Je les considère comme des émergences qui se sont produites très tôt et à partir desquelles le reste s'est mis en place, conformément au sens que ces deux objets imposent pour nous. Ce qui a existé après le temps était contraint d'exister à un moment du temps. Mais imaginons que les premières émergences structurantes aient été autres. Un univers dont les règles de base ne sont ni l'espace-temps, ni l'énergie ou la matière qui en découle. De tels univers peuvent exister dans le modèle de l'émergence continue à partir d'un objet vierge de toute propriété. C'est juste que leur existence et la notre ne se croisent pas, nous existons dans des régimes différents, faits de contraintes différentes.

 

Le 03/06/2026 à 00:29, Tom88 a dit :

Autrement dit, il y a forcément d'autres formes de vies dans l'univers, mais celles-ci ne peuvent qu'être dotée de cette même fonction, c'est à dire de conscience. Et cette conscience est une équivalence parfaite de l'espace, c'est à dire de sa propre nature à comprendre la matière.

Pour ce qui est du déploiement de la vie dans notre univers, nous sommes la preuve que c'est non seulement possible mais en plus actuel. Il n'y a pas de raison que cela ne se produise pas en d'autres points.

Mais je ne suis pas certain que le mécanisme mène obligatoirement à la conscience, qui n'est qu'une forme parmi d'autres. Pour l'instant, je me restreint (et je trouve que c'est déjà large) à l'idée que notre conscience, la vie, la matière ou l'espace sont des résultantes du même mécanisme minimaliste au sein d'un même processus continu.

Pour reprendre plus directement ton sujet de départ, tu y développes que la conscience est un modèle "calqué" sur celui de l'univers au sein duquel elle existe. Qu'il y a une récurrence de structure entre les deux, et que ce n'est pas une coïncidence mais un enchainement logique. Je le pense aussi, l'observation de l'univers a produit un système qui rend compte de l'univers. Si nous quittons le rationnel pour explorer le mystique, il semblerait que l'univers soit un être et que les formes de plus en plus conscientes qui s'y développent sont sa façon de se regarder lui-même pour mieux se comprendre.

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
Posté(e)
Il y a 11 heures, ashaku a dit :

Là où j'ai fait une objection à ton discours, c'est justement à propos de notre mystérieux objet de départ, source de l'existence, et du statut du vivant dans ce qui existe. Je n'ai pas acquis de certitudes que la version de réalité que nous expérimentons est inéluctable ou nécessaire. L'univers est un jardin et nous sommes une des plantes qui s'y trouve. Il aurait pu y avoir d'autres plantes, il aurait pu y avoir autre chose qu'un jardin en premier lieu. Un endroit où se seraient développées d'autres dialectiques, d'autres émergences, d'autres formes. Toujours en interaction les unes avec les autres, toujours produisant des émergences, mais n'ayant rien à voir avec notre univers familier.

Par exemple, dans le précédent "voyage à rebours" que j'ai proposé, les dernières choses dont le sens disparait sont aussi les plus fondamentalement structurantes et contraignantes pour notre existence. L'espace et le temps, par exemple. Je les considère comme des émergences qui se sont produites très tôt et à partir desquelles le reste s'est mis en place, conformément au sens que ces deux objets imposent pour nous. Ce qui a existé après le temps était contraint d'exister à un moment du temps. Mais imaginons que les premières émergences structurantes aient été autres. Un univers dont les règles de base ne sont ni l'espace-temps, ni l'énergie ou la matière qui en découle. De tels univers peuvent exister dans le modèle de l'émergence continue à partir d'un objet vierge de toute propriété. C'est juste que leur existence et la notre ne se croisent pas, nous existons dans des régimes différents, faits de contraintes différentes.

 

Je pense qu'il ne peut exister de point de départ, ou de cause première. Aucun objet ne peut naître à partir du néant. C'est le principe de la causalité. Il y a toujours une cause à la manifestation d'un phénomène. Je pense que l'univers est infini dans le temps et l'espace, et qu'il est composé du même vide spatial, aussi loin que l'on pourra l'observer, et des mêmes 5 forces fondamentales. C'est une hypothèse beaucoup plus simple à admettre et à comprendre que celle du Big Bang, non ?

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 035 messages
Mentor‚ 44ans‚
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il y a 3 minutes, Tom88 a dit :

Je pense qu'il ne peut exister de point de départ, ou de cause première. Aucun objet ne peut naître à partir du néant. C'est le principe de la causalité. Il y a toujours une cause à la manifestation d'un phénomène.

C'est la qu'on voit que le sujet est rigolo parce qu'on se mélange vite les pinceaux en essayant de s'expliquer (je parle pour moi). D'un coté je suis d'accord pour envisager conceptuellement, pour les besoins d'une schématisation, un départ théorique, c'est "l'espace vierge" dont tu parlais plus tôt.

Et en même temps, je suis aussi d'accord avec ce que tu viens juste d'en dire, qu'un tel objet est inconcevable.

Cependant, la justification par la causalité est réfutable -virtuellement pour un objet virtuel- car la causalité elle-même n'a pas de raison d'échapper au principe général : des choses sont crées au fur et à mesure à partir d'un espace vierge de toutes propriétés. La causalité n'est pas forcément première et comment vivait cet espace vierge sans causalité ? On ne sait pas et on ne peut affirmer que c'est impossible que ça existe. (Je sais, on est sur des truc perchés, la certitude n'existe plus la spéculation est l'outil).

Je pense qu'il faut, avant la causalité, un moteur, un mouvement, même un chaos. Il faut quelque chose qui génère de la différence pour commencer à avoir de l'identité. Le temps, la causalité peuvent être eux-même des conséquences d'autre chose de primordial. Personnellement, je ne peux qu'imaginer, pour autant qu'on sache on ne peut le mesurer ni le penser, c'est inconcevable.

Mais on peut imaginer des choses diverses ...

 

Ou on peut simplement imaginer qu'au delà du mur qui bloque les physiciens, il y avait un univers aux règles différentes de l'actuel, dont nous ne pourrons jamais rien connaitre et dont le destin s'est terminé comme il se doit car tout change tout le temps. Par la suite, c'est notre univers qui est advenu dans la forme que nous connaissons et à laquelle nous appartenons.

 

il y a 41 minutes, Tom88 a dit :

Je pense que l'univers est infini dans le temps et l'espace, et qu'il est composé du même vide spatial, aussi loin que l'on pourra l'observer, et des mêmes 5 forces fondamentales.

Heu ... 5 ?

 

il y a 46 minutes, Tom88 a dit :

C'est une hypothèse beaucoup plus simple à admettre et à comprendre que celle du Big Bang, non ?

Faut voir. D'un coté le premier principe cosmologique dit en gros ce que tu dis "l'univers est globalement pareil partout". Par contre, je ne vois pas la notion d'infini correspondre à quoi que ce soit dans l'espace matériel. C'est un concept qui existe et est utilisé (interagit avec) en mathématiques, pour des résultats cohérents. On l'utilise très bien en fiction ou en art. Mais en objet matériel, c'est dur à avaler. La matière tourne avec de l'énergie, un objet infiniment grand demande une quantité d'énergie infinie, comment est-elle générée ?

Je pense le mot "infini" comme "tout" ou "rien", des catégories qu'on a inventé pour leur attribuer un sens, en faisant des outils pratiques mais dont la vertu n'existe que de notre point de vue, pas comme une valeur en soi.

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Il y a 12 heures, ashaku a dit :

Je pense le mot "infini" comme "tout" ou "rien", des catégories qu'on a inventé pour leur attribuer un sens, en faisant des outils pratiques mais dont la vertu n'existe que de notre point de vue, pas comme une valeur en soi.

C'est justement la cinquième force. Celle de l'espace lui-même. Elle est avancée par la physique théorique. L'infini de l'espace constitue sa propre force qui génère inéluctablement toutes les combinaisons possible en son sein. Elle est l'espace, et cet espace étant infini force le mouvement de la matière vers une infinité de variation qui aboutissent tôt ou tard, à tel ou tel endroit de l'espace, à la possibilité du support organique qui redéveloppe sa propre nature d'espace qu'est la conscience. Les quatre forces fondamentales s'appuient sur la cinquième ( qui reste à découvrir et qui appartient à la physique spéculative). On l'appelle matière noire.

Modifié par Tom88
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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
Posté(e)
Il y a 10 heures, ashaku a dit :

Je pense qu'il faut, avant la causalité, un moteur, un mouvement, même un chaos. Il faut quelque chose qui génère de la différence pour commencer à avoir de l'identité. Le temps, la causalité peuvent être eux-même des conséquences d'autre chose de primordial. Personnellement, je ne peux qu'imaginer, pour autant qu'on sache on ne peut le mesurer ni le penser, c'est inconcevable.

Mais on peut imaginer des choses diverses ...

 

Si on accepte que l'espace est infini, l'espace est lui-même la condition primordiale où tout peut apparaître. Il n'y a rien qui puisse se trouver en dehors de l'espace. Il n'y a qu'un espace infini, qui est en lui-même une force qui ne peut que générer l'infinité des variations de systèmes, galaxies, amas... planètes, vie, conscience. C'est sa nature infinie qui force le champs des possibilités. 

C'est comme un océan sans rivages. On pourra certainement y voyager éternellement quand on aura atteint l'immortalité, grace à la technologie que nous sommes en train de générer. C'est notre nature d'occuper l'espace que nous sommes. De nous adapter à notre propre corps qu'est l'univers. Tu vois une différence entre l'espace et la conscience ?

 

 

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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 879 messages
Mentor‚ 41ans‚
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@Tom88

Je trouve que le lien que tu fais entre conscience et vide me fait penser à certaines correspondances que l'on retrouve dans les mots liés à la perception et à l'acte.

Le mot « acte » renvoie à l'idée de mouvement. Or, pour qu'il y ait mouvement, il faut qu'il existe un espace où ce mouvement puisse avoir lieu. Le vide apparaît alors comme une capacité qui permet et contient le mouvement.

De même, les mots « capacité » et « perception » sont liés à l'idée de recevoir ou de prendre. Mais pour recevoir ou prendre, il faut d'abord disposer d'une capacité d'accueil. La perception peut alors être vue comme ce qui permet l'acte : avant d'agir, il faut pouvoir percevoir.

Par analogie, la perception ou la conscience joueraient un rôle semblable à celui du vide dans l'univers. Le vide permet et contient le mouvement des choses ; la perception permet et contient ce qui peut devenir acte. Dans les deux cas, il ne s'agit pas simplement d'une absence, mais d'une capacité qui rend possible l'apparition et le déploiement d'un contenu.

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Il y a 5 heures, Fhink a dit :

@Tom88

Je trouve que le lien que tu fais entre conscience et vide me fait penser à certaines correspondances que l'on retrouve dans les mots liés à la perception et à l'acte.

Le mot « acte » renvoie à l'idée de mouvement. Or, pour qu'il y ait mouvement, il faut qu'il existe un espace où ce mouvement puisse avoir lieu. Le vide apparaît alors comme une capacité qui permet et contient le mouvement.

De même, les mots « capacité » et « perception » sont liés à l'idée de recevoir ou de prendre. Mais pour recevoir ou prendre, il faut d'abord disposer d'une capacité d'accueil. La perception peut alors être vue comme ce qui permet l'acte : avant d'agir, il faut pouvoir percevoir.

Par analogie, la perception ou la conscience joueraient un rôle semblable à celui du vide dans l'univers. Le vide permet et contient le mouvement des choses ; la perception permet et contient ce qui peut devenir acte. Dans les deux cas, il ne s'agit pas simplement d'une absence, mais d'une capacité qui rend possible l'apparition et le déploiement d'un contenu.

C'est exactement ce que je cherche à exprimer. L'œil ne peut se voir lui-même. L'espace est si proche de nous, il est si présent dans toutes les fonctions et les variations des phénomènes, qu'il échappe à sa conceptualisation, puisque même le concept ne peut se produire que dans l'espace (de la conscience). Il échappe même à sa propre nature lorsque qu'on cherche à lui en attribuer une. Et pourtant c'est cette nature de réceptacle infini qui rend toute chose possible.  

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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 879 messages
Mentor‚ 41ans‚
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il y a une heure, Tom88 a dit :

C'est exactement ce que je cherche à exprimer. L'œil ne peut se voir lui-même. L'espace est si proche de nous, il est si présent dans toutes les fonctions et les variations des phénomènes, qu'il échappe à sa conceptualisation, puisque même le concept ne peut se produire que dans l'espace (de la conscience). Il échappe même à sa propre nature lorsque qu'on cherche à lui en attribuer une. Et pourtant c'est cette nature de réceptacle infini qui rend toute chose possible.  

Je crois que nous nous rejoignons sur l'idée de l'espace comme capacité ou réceptacle. J'ajouterais simplement une nuance qui me vient.

Si tout mouvement suppose un espace dans lequel il peut se déployer, alors la simple existence d'un espace n'épuise peut-être pas la question. Les conditions de cet espace semblent également importantes.

Par exemple, un espace dégagé et un espace rempli d'obstacles permettent tous deux le mouvement, mais pas dans les mêmes conditions. Dans un espace piégé, certains mouvements exposent davantage au danger ou à l'échec. Le mouvement reste possible, mais les conditions ne sont pas les mêmes.

Cela me fait penser que l'on pourrait distinguer non seulement la capacité d'accueil elle-même, mais aussi des conditions plus ou moins favorables à ce qui s'y déploie.

La perception et la conscience deviennent alors intéressantes à un autre titre : elles ne permettent pas seulement l'apparition d'un contenu, elles permettent aussi de reconnaître certaines conditions comme favorables ou défavorables. À partir de là, nos actes peuvent participer à préserver, modifier ou transformer les conditions dans lesquelles nous évoluons.

Autrement dit, l'espace rend possible les phénomènes, mais la conscience permet peut-être aussi de participer à la qualité des conditions qui régissent cet espace et ce qui s'y développe.

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Il y a 1 heure, Fhink a dit :

Je crois que nous nous rejoignons sur l'idée de l'espace comme capacité ou réceptacle. J'ajouterais simplement une nuance qui me vient.

Si tout mouvement suppose un espace dans lequel il peut se déployer, alors la simple existence d'un espace n'épuise peut-être pas la question. Les conditions de cet espace semblent également importantes.

Par exemple, un espace dégagé et un espace rempli d'obstacles permettent tous deux le mouvement, mais pas dans les mêmes conditions. Dans un espace piégé, certains mouvements exposent davantage au danger ou à l'échec. Le mouvement reste possible, mais les conditions ne sont pas les mêmes.

Cela me fait penser que l'on pourrait distinguer non seulement la capacité d'accueil elle-même, mais aussi des conditions plus ou moins favorables à ce qui s'y déploie.

La perception et la conscience deviennent alors intéressantes à un autre titre : elles ne permettent pas seulement l'apparition d'un contenu, elles permettent aussi de reconnaître certaines conditions comme favorables ou défavorables. À partir de là, nos actes peuvent participer à préserver, modifier ou transformer les conditions dans lesquelles nous évoluons.

Autrement dit, l'espace rend possible les phénomènes, mais la conscience permet peut-être aussi de participer à la qualité des conditions qui régissent cet espace et ce qui s'y développe.

Oui, c'est le but de mon propos. J'avance que l'espace primordial, l'espace physique à l'échelle du cosmos, est en quelque sorte « aveugle », mais toute sa force réside dans son échelle infiniment vaste, voire infinie, et il « parvient » — de par cette force infinie à permettre toutes les combinaisons possibles — à générer un espace où son potentiel est concentré, organique, et c'est là qu'il se dote de la capacité à se représenter la matière en termes d'utile ou d'inutile, de nécessaire, de bénéfique ou de dangereux, pour la survie du support organique qu'il a engendré. Notre corps devient le support fini, mais doté de la volonté de s'adapter, de cette nature d'espace initialement aveugle, mais à présent doté de la capacité à comprendre l'espace, à le voir, ou à se comprendre lui-même, toujours dans ce même but d'adaptation. Ce qui m'amène à proposer que l'adaptation de notre organisme ne commence pas avec l'apparition de la vie, mais qu'il y a une sorte de mouvement d'adaptation universelle avant la vie, et que nous sommes en quelque sorte la phase ultime de l'adaptation du processus de l'Univers.

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Neopilina Membre 7 818 messages
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Le 05/06/2026 à 10:54, Tom88 a dit :

l'espace est lui-même la condition primordiale où tout peut apparaître

C'est faux, et c'est la relativité générale qui l'a montré : il n'y a pas d'espace tel que nous l'expérimentons sans la matière et le temps tels que nous les expérimentons, etc. Les trois sont radicalement interdépendants, ce qu'on observe avec les objets dits " exotiques ", où ces trois " paramètres " sont " malmenées ". Métaphoriquement, si on touche à un de ces trois " curseurs " cela a de facto des effets sur les deux autres, toujours grâce aux objets " exotiques ", extrêmes, qu'on peut observer (trous noirs, étoiles à neutrons, etc.). On sait de façon certaine que l'univers est en expansion. Et mieux, cela a été récompensé par un Prix Nobel, on sait que la vitesse de cette expansion augmente. Et que c'est bien l'univers qui génère l'espace qu'il occupe. C'est atrocement contre-intuitif, etc., mais c'est comme ça. C'est bien par lui-même qu'il est en expansion. Il est en expansion dans quoi ? On ne sait pas s'il y a un " en dehors ", un autre espace, comparable au notre, etc., mais on sait que c'est lui qui génère le " dans ".

L'atmosphère météorologie populaire Camille Flammarion gravure sur bois 1888 Art Print  - Photo 1/2

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Placoteur Membre 156 messages
Forumeur survitaminé‚ 36ans‚
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Laissez-moi vous expliquer... :le BABA de la vie.

Il y a 10 chakras :

Évolutif : Or et Eau

Vital  : Espoir, Courage et Amour

Physique : Infrarouge, Influx nerveux, Sons, Médicloriens, Éther

:baby:

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Fhink Membre 879 messages
Mentor‚ 41ans‚
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Il y a 3 heures, Tom88 a dit :

Oui, c'est le but de mon propos. J'avance que l'espace primordial, l'espace physique à l'échelle du cosmos, est en quelque sorte « aveugle », mais toute sa force réside dans son échelle infiniment vaste, voire infinie, et il « parvient » — de par cette force infinie à permettre toutes les combinaisons possibles — à générer un espace où son potentiel est concentré, organique, et c'est là qu'il se dote de la capacité à se représenter la matière en termes d'utile ou d'inutile, de nécessaire, de bénéfique ou de dangereux, pour la survie du support organique qu'il a engendré. Notre corps devient le support fini, mais doté de la volonté de s'adapter, de cette nature d'espace initialement aveugle, mais à présent doté de la capacité à comprendre l'espace, à le voir, ou à se comprendre lui-même, toujours dans ce même but d'adaptation. Ce qui m'amène à proposer que l'adaptation de notre organisme ne commence pas avec l'apparition de la vie, mais qu'il y a une sorte de mouvement d'adaptation universelle avant la vie, et que nous sommes en quelque sorte la phase ultime de l'adaptation du processus de l'Univers.

Je crois que nous nous rejoignons encore sur un point.

L'analogie qui me vient est toujours la même : le vide, en tant qu'espace ou capacité, est au mouvement ce que la perception ou la conscience sont à l'acte. Sans espace, pas de mouvement ; sans perception, pas d'acte.

Mais il me semble que la capacité seule ne suffit pas. Le mouvement peut exister dans des conditions très différentes, tout comme l'acte.

Pour qu'une formation soit harmonieuse, certaines conditions doivent également être réunies. Le vide permet la possibilité du mouvement et donc de la formation, mais les conditions présentes dans cet espace influencent la manière dont cette formation se développe.

C'est là que la perception et la conscience me paraissent jouer un rôle particulier. Elles ne permettent pas seulement l'apparition d'actes ou de représentations ; elles permettent aussi de reconnaître certaines conditions comme favorables ou défavorables à ce qui se forme et se maintient.

Dans cette perspective, lorsque les conditions favorables sont suffisamment réunies, le vide comme capacité permet une formation harmonieuse : depuis les structures physiques jusqu'à la vie, puis jusqu'à la conscience elle-même. Et avec la conscience apparaît peut-être la possibilité de participer activement au maintien de ces conditions, plutôt que de les subir uniquement et ainsi de favoriser le maintien des conditions propices à une formation harmonieuse au sein de cet espace de possibilités qu'est le vide. 

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Membre, 47ans Posté(e)
Tom88 Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 47ans‚
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Il y a 14 heures, Neopilina a dit :

C'est faux, et c'est la relativité générale qui l'a montré : il n'y a pas d'espace tel que nous l'expérimentons sans la matière et le temps tels que nous les expérimentons, etc. Les trois sont radicalement interdépendants, ce qu'on observe avec les objets dits " exotiques ", où ces trois " paramètres " sont " malmenées ". Métaphoriquement, si on touche à un de ces trois " curseurs " cela a de facto des effets sur les deux autres, toujours grâce aux objets " exotiques ", extrêmes, qu'on peut observer (trous noirs, étoiles à neutrons, etc.). On sait de façon certaine que l'univers est en expansion. Et mieux, cela a été récompensé par un Prix Nobel, on sait que la vitesse de cette expansion augmente. Et que c'est bien l'univers qui génère l'espace qu'il occupe. C'est atrocement contre-intuitif, etc., mais c'est comme ça. C'est bien par lui-même qu'il est en expansion. Il est en expansion dans quoi ? On ne sait pas s'il y a un " en dehors ", un autre espace, comparable au notre, etc., mais on sait que c'est lui qui génère le " dans ".

L'atmosphère météorologie populaire Camille Flammarion gravure sur bois 1888 Art Print  - Photo 1/2

Nous ne pouvons pas savoir ce qui est faux et ce qui est vrai. Nous ne pouvons nous baser que sur des modèles comme la relativité pour établir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Je tiens à apporter quelques précisions Einstein a développé la relativité générale avant la théorie de l'expansion et du Big bang étayée par Penrose et Hawkins. Le modèle d'Einstein fonctionne parfaitement dans un univers sans commencement ni fin. 

La relativité générale rend le Big Bang possible, tout en maintenant pleinement la possibilité d’un univers infini et éternel. Elle n’impose pas un commencement absolu ; elle l’autorise dans certains cas, mais ne l’exige pas.

Les équations d’Einstein (du champ gravitationnel) admettent des solutions cosmologiques où l’univers est en expansion et possède une singularité initiale dans le passé. C’est le cas des modèles de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker avec certaines conditions (courbure positive ou densité suffisante).

Dans ces solutions :

- En remontant le temps, la densité et la courbure deviennent infinies à un instant fini (t = 0).

- C’est ce qu’on appelle classiquement le « Big Bang ».

- Les théorèmes de singularité de Penrose et Hawking montrent que, sous des hypothèses raisonnables (conditions d’énergie positives), une telle singularité est inévitable dans un univers en expansion.

C’est pourquoi on dit souvent que « la relativité générale prédit le Big Bang ». Mais ce n’est pas tout à fait exact : elle le permet et le rend compatible avec les observations (expansion de Hubble, rayonnement cosmique fossile, abondance des éléments légers).

Les mêmes équations d’Einstein admettent de nombreuses solutions sans singularité initiale et spatialement infinies :

  • Univers plats (courbure k = 0) ou ouverts (k = −1) → spatialement infinis.
  • Espace de de Sitter (solution exacte de la RG avec constante cosmologique) → univers infini, en expansion accélérée, éternel dans les deux sens du temps (pas de Big Bang global).
  • Solutions de type Minkowski (espace-temps plat vide) → infini et éternel.
  • Scénarios d’inflation éternelle (très courants aujourd’hui) : l’espace s’étend éternellement dans certaines régions, produisant des « bulles » locales qui ressemblent à notre Big Bang, tandis que l’ensemble reste infini et sans début global.

Dans ces modèles, notre « Big Bang » n’est qu’un événement local dans un espace beaucoup plus vaste et ancien (voire éternel). L’univers global n’a pas de commencement ; il a toujours existé sous une forme ou une autre.

- La RG classique craque à la singularité (densité infinie). On sait qu’elle n’est pas la théorie ultime à ces échelles (il faut une gravité quantique).

- Les observations actuelles (CMB, expansion accélérée) favorisent fortement un modèle avec un passé chaud et dense il y a ~13,8 milliards d’années dans notre région observable.

- Mais rien dans la RG n’interdit que cette région soit une petite bulle dans un univers beaucoup plus grand, infini et sans commencement global.

C’est exactement ce que disaient déjà certains modèles dans les années 1920-1930, et c’est ce que proposent aujourd’hui l’inflation éternelle et les scénarios de multivers.

Einstein lui-même était mal à l’aise avec l’idée d’un univers ayant un commencement. Il préférait clairement que sa théorie décrive un univers sans début ni fin.

Oui, la relativité générale rend le Big Bang possible (et même probable localement). Mais elle ne l’impose pas comme nécessité absolue. Elle laisse largement place à des univers infinis, éternels, sans commencement global.

La relativité générale rend l’expansion de l’univers possible et même naturelle. Cette expansion est aujourd’hui solidement confirmée par les observations. Cependant, le modèle classique d’expansion, lorsqu’on l’extrapole vers le passé, se heurte au mur de Planck : les calculs produisent une singularité et deviennent incohérents. À cette échelle, la relativité générale et la mécanique quantique entrent en conflit, et le modèle reste incomplet.

C’est l’un des points les plus profonds et les plus honnêtes de la physique moderne : à une certaine échelle, nos outils mathématiques cessent tout simplement de fonctionner. 

Ensuite, il y a ce que nous, philosophes et métaphysiciens, pouvons penser de tout cela. Lorsque l’outil mathématique échoue aux échelles extrêmes, comme au mur de Planck, la conscience du penseur peut légitimement aller au-delà et interroger la nature de l’espace primordial. Cet espace infini pourrait contenir notre univers en expansion comme un phénomène local. Autrement dit, la singularité du Big Bang et l’expansion qui en découle sont des événements qui se situent nécessairement dans un espace. Notre région observable a pu émerger d’un état extrêmement dense et chaud, mais rien n’exige que cet événement soit le commencement absolu de tout l’espace. Il peut très bien s’inscrire dans un espace primordial plus vaste et plus ancien, même si cet espace ne peut actuellement être décrit par nos modèles scientifiques.

La singularité du big bang reste un événement, et un événement se situe toujours dans un espace.

La "contre-intuition" de la théorie du Big Bang, qui semblerait faire émerger l’espace-temps d’un état initial, se pose en réalité dans l’inconnu. Mais il n’y a pas vraiment de contre-intuition : il y a seulement l’intuition de l’inconnu. Cet inconnu nous apparaît dans l’espace de notre conscience. C’est ce qui nous pousse à chercher à le déterminer jusqu’à le rendre connu. Et tout ce qui peut être connu se situe nécessairement dans un espace, quel qu’il soit.

 

 

 

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Neopilina Membre 7 818 messages
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Il y a 2 heures, Tom88 a dit :

Les équations d’Einstein (du champ gravitationnel) admettent des solutions cosmologiques où l’univers est en expansion ...

Les équations admettent. Ensuite, on cherche à voir, à expérimenter. Et il est démontré, 1 - que l'univers est en expansion, et même, 2 - que la vitesse de cette expansion est en augmentation. Ceci dit, la cosmologie n'est pas une de mes tasses de thé.

Il y a 2 heures, Tom88 a dit :

C’est l’un des points les plus profonds et les plus honnêtes de la physique moderne : à une certaine échelle, nos outils mathématiques cessent tout simplement de fonctionner. 

Exact. Dès que l'infini, mathématique, s'impose dans les calculs, ces scientifiques savent par expérience que c'est un symptôme précurseur de la défaillance du modèle. Par définition, les mathématiciens s'arrangent fort bien de l'infini. Mais les physiciens et les cosmologistes, qui sont de grands matheux, mais qui travaillent sur du réel, l'aiment beaucoup moins quand il s'invite, s'impose, dans les calculs.

Il y a 2 heures, Tom88 a dit :

Ensuite, il y a ce que nous, philosophes et métaphysiciens, pouvons penser de tout cela.

Encore un. " Chacun chez soit et les vaches seront bien gardées ". La seule chose que peut examiner un philosophe, par exemple s'il est amateur d'épistémologie, chez un camarade d'une autre discipline, c'est la rigueur du discours. Et donc, il y a épistémologiquement une singularité unique et absolue à penser " tout l'univers en soi ". Je te laisse découvrir cette singularité et les difficultés épistémologiques afférentes. Si elles ne sont pas évidentes pour toi, aucun doute, il faut que tu commences par là.

Il y a 2 heures, Tom88 a dit :

Et tout ce qui peut être connu se situe nécessairement dans un espace, quel qu’il soit.

Si tu me trouves un cercle parfait, mathématiquement dit, dans la nature, je te fais immédiatement un gros virement. Et je vais être très très très mal, pas à cause du virement.

Modifié par Neopilina
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