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Le sens de mots comme "fascisme", "totalitarisme", "antisémitisme".

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yagmort

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 213 messages
Mentor‚ 44ans‚
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il y a 46 minutes, yagmort a dit :

C'est on ne peut plus clairement le cas d'"antisémitisme".

D'accord. Je ne connais pas bien les nombreuses spécificités du confit Israël-Palestine mais oui ce que tu dis fait sens.

D'ailleurs, les néologismes de la "langue de bois", tombent un peu tous dans le sujet que tu dénonces.

"vidéo-protection" est moins impactant que totalitarisme ou fascisme, mais c'est la volonté d'instiller une saloperie au nom d'un idéal de vertu, par un langage abusif. "Frappe chirurgicale" ou "guerre propre" sont du même tonneau, faire passer une saleté pour quelque chose de bien.

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 926 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
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Il y a 3 heures, ashaku a dit :

"vidéo-protection" est moins impactant que totalitarisme ou fascisme, mais c'est la volonté d'instiller une saloperie au nom d'un idéal de vertu, par un langage abusif. "Frappe chirurgicale" ou "guerre propre" sont du même tonneau, faire passer une saleté pour quelque chose de bien.

Heu, ça je t'en laisse la responsabilité. Que la vidéoprotection, par exemple, puisse servir à autre chose qu'à la protection des honnêtes gens, c'est évident (de toute façon, le fusil qui tue les méchants et pas les gentils n'est pas près d'être inventé, toute avancée technologique peut servir au meilleur et au pire). De là à dire que la protection n'est qu'un prétexte...

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 213 messages
Mentor‚ 44ans‚
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Il y a 6 heures, yagmort a dit :

Heu, ça je t'en laisse la responsabilité. Que la vidéoprotection, par exemple, puisse servir à autre chose qu'à la protection des honnêtes gens, c'est évident (de toute façon, le fusil qui tue les méchants et pas les gentils n'est pas près d'être inventé, toute avancée technologique peut servir au meilleur et au pire). De là à dire que la protection n'est qu'un prétexte...

Pour clarifier mon propos, bien sur je ne sous-entendais pas ce vieux débat entre l'outil et la main qui le tient, je partage pleinement ton avis, la moralité repose dans la main, pas dans l'outil.

Ce que je voulais dire, c'est que la vidéo ne protège pas. Et cette formulation l'instille pourtant dans la tête des gens, pour de mauvaises raisons.

La vidéo ne protège pas car elle n'a pas de bras ni de compréhension interne de ce qu'elle filme. Elle capte de la lumière. Si une vidéo-protection me filme pendant que je me fait poignarder, elle ne me protègera pas, je mourrais. Mais la formulation n'est pas rejetée d'emblée, car elle fait sens, "quelque part". Un manoir avec caméra sera moins souvent cambriolé qu'un manoir sans caméras. La vidéo assure la sécurité des immeubles, c'est vrai. Mais elle ne protège pas les vivants.

Les raisons de cette formulation trompeuse sont mauvaises, il s'agit d'installer des caméras partout et procéder à la surveillance de masse. Formulé ainsi, le projet est dur à vendre alors on invente : vidéo-protection, ça plait aux gens la protection, en tout cas ils ont du mal à dire qu'ils sont contre.

"Cet espace est vidéo-protégé", on se croirait dans une fiction. Les meubles cossus seront saufs.

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 926 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
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Il y a 5 heures, ashaku a dit :

Ce que je voulais dire, c'est que la vidéo ne protège pas. Et cette formulation l'instille pourtant dans la tête des gens, pour de mauvaises raisons.

La vidéo ne protège pas car elle n'a pas de bras ni de compréhension interne de ce qu'elle filme. Elle capte de la lumière. Si une vidéo-protection me filme pendant que je me fait poignarder, elle ne me protègera pas, je mourrais. Mais la formulation n'est pas rejetée d'emblée, car elle fait sens, "quelque part". Un manoir avec caméra sera moins souvent cambriolé qu'un manoir sans caméras. La vidéo assure la sécurité des immeubles, c'est vrai. Mais elle ne protège pas les vivants.

Les raisons de cette formulation trompeuse sont mauvaises, il s'agit d'installer des caméras partout et procéder à la surveillance de masse. Formulé ainsi, le projet est dur à vendre alors on invente : vidéo-protection, ça plait aux gens la protection, en tout cas ils ont du mal à dire qu'ils sont contre.

"Cet espace est vidéo-protégé", on se croirait dans une fiction. Les meubles cossus seront saufs.

Un peu simpliste. Je n'ai pas de données précises, mais a priori la vidéoprotection peut être dissuasive dans la mesure où elle aide à retrouver les auteurs.

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 213 messages
Mentor‚ 44ans‚
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Il y a 3 heures, yagmort a dit :

Un peu simpliste. Je n'ai pas de données précises, mais a priori la vidéoprotection peut être dissuasive dans la mesure où elle aide à retrouver les auteurs.

Alors appelons-là vidéodissuasion ou vidéoretrouveuse.

Mais une vidéo ne protège pas, ce n'est pas simpliste, c'est factuel et véridique.

Un gardien de but protège son but. Un grand frère protège sa soeur. Un garde du corps protège son client. Ces protecteurs ont tous en commun une capacité de compréhension et une capacité d'action, que la vidéo n'a pas.

Ce qui est fourbe c'est que ce système de surveillance de masse ne profite qu'à une minorité de possédants, mais elle se fait au détriment de tout le reste du monde. Et elle est forcée dans l'espace public à coup de slogan "c'est pour votre bien".

Mais il n'en est rien, "cet espace est vidéo-protégé" ne signifie pas "vous êtes en sécurité", ça signifie "ne touchez à rien on vous surveille".

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 926 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
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il y a 16 minutes, ashaku a dit :

Alors appelons-là vidéodissuasion ou vidéoretrouveuse.

Mais une vidéo ne protège pas, ce n'est pas simpliste, c'est factuel et véridique.

Mais il n'en est rien, "cet espace est vidéo-protégé" ne signifie pas "vous êtes en sécurité", ça signifie "ne touchez à rien on vous surveille".

Je parlais de la vidéosurveillance dans la rue. Alors si tu es pour la mise en commun des biens, c'est un autre débat.

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 1 213 messages
Mentor‚ 44ans‚
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il y a 29 minutes, yagmort a dit :

Je parlais de la vidéosurveillance dans la rue. Alors si tu es pour la mise en commun des biens, c'est un autre débat.

Après, je ne voudrais pas que mon aversion pour la surveillance globale détourne ton sujet de départ, le sens des mots qui est dévoyé. En dehors de "antisémitisme", il y en a d'autre qui ont évolué contre leur but d'origine en raison de leur étymologie ?

De tels mots ne doivent pas être créé spontanément, je suppose qu'il doit y avoir un projet politique pour vouloir créer un nouvel usage d'un mot. C'est en fait tout le vocabulaire fourre-tout qu'on reproche aux politiques : bobos, islamo-gauche, voire pastèque. Tout ce qui permet aux gens de s'adonner librement à la critique sans queue ni tête, ce qui permet de diviser le peuple.

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Membre, 108ans Posté(e)
Atipique Membre 11 119 messages
Maitre des forums‚ 108ans‚
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il y a une heure, ashaku a dit :

Après, je ne voudrais pas que mon aversion pour la surveillance globale détourne ton sujet de départ, le sens des mots qui est dévoyé. En dehors de "antisémitisme", il y en a d'autre qui ont évolué contre leur but d'origine en raison de leur étymologie ?

De tels mots ne doivent pas être créé spontanément, je suppose qu'il doit y avoir un projet politique pour vouloir créer un nouvel usage d'un mot. C'est en fait tout le vocabulaire fourre-tout qu'on reproche aux politiques : bobos, islamo-gauche, voire pastèque. Tout ce qui permet aux gens de s'adonner librement à la critique sans queue ni tête, ce qui permet de diviser le peuple.

Je dirais le mot "égoïste", qui devrait signifier d'après son étymologie signifie "concerné par ses propres intérêts"; mais qui est utilisé la plupart du temps pour décrire une personne malpolie, inconsidérée, et qui non seulement manque de savoir vivre, mais  qui en plus empiète sur les droits des autres.

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  • 1 mois après...
Membre, 135ans Posté(e)
En nuit Membre 42 messages
Forumeur en herbe ‚ 135ans‚
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Je reviens ici non pas sur l'étymologie mais sur l'histoire du mot antisémitisme.

 

L’antisémitisme est généralement présenté comme une idéologie politique née dans l’Europe de la fin du XIXᵉ siècle, dont la formulation explicite est associée à Wilhelm Marr et à la diffusion du terme Antisemitismus à partir de 1879. Cette périodisation éclaire l’apparition d’un mouvement politique organisé, mais elle ne suffit pas à expliquer les catégories intellectuelles qui l’ont rendu possible. Bien avant d’être un programme politique, l’antisémitisme moderne prend racine dans une transformation des savoirs du XIXᵉ siècle : sous l’influence de la philologie comparée, de l’orientalisme et de l’histoire des religions, le terme « sémitique », d’abord simple catégorie linguistique désignant une famille de langues, est progressivement investi d’une signification anthropologique et civilisationnelle. Les peuples dits « sémitiques » cessent alors d’être définis par leur langue pour être présentés comme porteurs d’un « esprit » ou d’un caractère collectif supposé, doté de traits intellectuels, religieux et historiques permanents. C’est ce déplacement d’une catégorie linguistique vers une catégorie essentialisée des peuples qui constitue l’un des principaux soubassements intellectuels de l’antisémitisme moderne.

 

Il est particulièrement significatif que l’un des premiers emplois attestés du qualificatif « antisémite » ne provienne pas d’un militant politique comme Wilhelm Marr contrairement à ce qui a été dit ici, mais d’un savant juif : l’orientaliste berlinois Moritz Steinschneider. En 1860, dans la Hebräische Bibliographie, Steinschneider commente la critique formulée par Heymann Steinthal contre Ernest Renan et dénonce les antisemitischen Vorurteile (« préjugés antisémites ») de ce dernier. Il écrit que Steinthal a mis en évidence « les contradictions dans les conceptions fondamentales de Renan » ainsi que « les conséquences, ou plus exactement les incohérences, de ses préjugés antisémites ».¹ 

 

Cet emploi du terme précède d’environ vingt ans la popularisation du substantif Antisemitismus par Wilhelm Marr. Il ne désigne donc pas encore une doctrine politique organisée, mais une critique d’une manière nouvelle de penser les peuples dits « sémitiques ». Cette première utilisation montre que le vocabulaire antisémite apparaît d’abord dans un contexte intellectuel où certaines représentations du « sémitique » font déjà l’objet d’une contestation.

 

Dans son essai De la part des peuples sémitiques dans l’histoire de la civilisation (1859-1862), Renan propose une caractérisation générale des peuples sémitiques, en insistant notamment sur leur supposée tendance au monothéisme.²  Il oppose alors le « génie européen », associé à l’héritage grec, à la rationalité scientifique et à la liberté intellectuelle, au « génie sémitique », auquel il attribue des limites structurelles dans les domaines de la philosophie, de la science et de la pensée critique.

 

Chez Renan, le « sémitique » cesse donc d’être seulement une catégorie linguistique. Il devient un principe explicatif de l’histoire des civilisations. Les peuples sémitiques sont présentés comme porteurs d’un caractère collectif supposé, qui déterminerait leur rapport à la religion, à la pensée et au développement historique.

 

Cette logique atteint son expression la plus radicale dans ses textes. Renan y affirme que l'islam constitue « la chose sémitique par excellence », faisant de cette religion l'incarnation la plus achevée de ce qu'il nomme l'« esprit sémitique ». L'islam n'est plus seulement décrit comme un système religieux, mais comme une forme de civilisation intrinsèquement opposée à l'Europe.

 

Le contexte colonial de la seconde moitié du XIXᵉ siècle confère à cette opposition une portée explicitement politique. Renan écrit ainsi :

 

« Jusque-là le sémitisme était maître encore sur sa terre. L'Orient musulman battait l'Occident, avait de meilleures armées et une meilleure politique, lui envoyait des richesses, des connaissances, de la civilisation. Désormais les rôles sont changés. [...] À l'heure qu'il est, la condition essentielle pour que la civilisation européenne se répande, c'est la destruction de la chose sémitique par excellence, la destruction du pouvoir théocratique de l'islamisme, par conséquent la destruction de l'islamisme. [...] Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d'Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. [...] L'islam est la plus complète négation de l'Europe [...] c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à toute recherche rationnelle. »³

 

Chez Renan, la critique de l'islam ne relève donc pas seulement de la polémique religieuse ; elle participe d'une représentation civilisationnelle qui associe le monde musulman à une altérité irréductible et fait de son effacement la condition de l'universalisation de la civilisation européenne.

 

Il convient néanmoins de distinguer cette essentialisation culturelle des théories raciales biologisantes qui se développent dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Comme le montrent Gideon Botsch et Werner Treß dans leur étude sur Paul de Lagarde, la pensée de Renan relève encore principalement d’une lecture historique et culturelle des peuples sémitiques. Ils reprennent l’analyse selon laquelle Renan décrit « l’esprit et le caractère » des peuples sémitiques, la « somme de leurs aptitudes » et le « type de leur culture », tandis que le déplacement opéré par des auteurs comme Gobineau consiste à transformer un « caractère historique d’un peuple » en un « caractère racial » naturalisé.⁴ En réalité, Renan formule dans cet essai toute une série d'attributions hostiles, qui ne concernent pas seulement les Juifs mais aussi les Arabes musulmans et d'autres objets de son orientalisme. Ces catégories peuvent ensuite être reprises, radicalisées et transformées dans des discours politiques nationalistes et racialisants.

 

Cette circulation apparaît clairement dans le cas de Paul Anton de Lagarde, orientaliste antisémite et inspirateur de la pensée nazie. Les travaux d’Ina Ulrike Paul montrent que Lagarde reprend plusieurs schèmes présents dans l’environnement intellectuel de Renan, notamment l’idée d’une prétendue stérilité intellectuelle du judaïsme rabbinique. Elle souligne que Lagarde reprend ainsi « le reproche de la stérilité intellectuelle de l’érudition talmudique », critique également formulée dans le cadre des débats autour de Renan.⁵

 

Cette généalogie fait apparaître deux versants d’une même logique d’essentialisation du « sémitique » : un versant judéophobe, dans lequel le Juif est construit comme une altérité intérieure à l’Europe, supposée porter un caractère collectif incompatible avec l’identité nationale, et un versant islamophobe, dans lequel l’islam est construit comme une altérité civilisationnelle extérieure, présenté dans certains discours orientalistes comme l’expression d’une nature religieuse et culturelle figée. Ces deux phénomènes ne se confondent pas et ne relèvent pas des mêmes histoires, mais ils procèdent d’un mécanisme intellectuel comparable : la transformation de catégories historiques, religieuses ou culturelles en essences supposées définir durablement des peuples et des civilisations.

 

---------------------------------------

¹ Moritz Steinschneider, Hebräische Bibliographie. Blätter für neuere und ältere Literatur des Judenthums, vol. III, Berlin, A. Asher & Comp., 1860, p. 16. 

 

² Ernest Renan, De la part des peuples sémitiques dans l’histoire de la civilisation, Paris, Michel Lévy frères, 1862.

 

³ ibid. 

 

⁴  Gideon Botsch et Werner Treß, « Moderner Antisemitismus und Sattelzeit: Das Beispiel Paul de Lagarde », dans Hartmut Behlmer et al. (Hg.), Der Nachlass Paul de Lagarde: Orientalistische Netzwerke und antisemitische Verflechtungen, Berlin/Boston, De Gruyter, 2020, p. 119-120.

 

⁵ Ina Ulrike Paul, « Paul Anton de Lagarde und "die Juden" », Un-/Ordnungen denken. Beiträge zu den Historischen Kulturwissenschaften, vol. 46, 2020, p. 18. Bis zur allgemeinen Geltung der echt deutschen Nationalreligion seiner Prägung, so Lagarde 1853/73, verliehe die talmudische „Religions-Erziehung“ den
Juden immer noch eine so „furchtbar[e]“ 

 

Modifié par En nuit
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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 1 926 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
Posté(e)

Ca n'a plus qu'un intérêt anecdotique puisque, dès lors que l'antisémitisme est devenu projet concret avec Wilhelm Marr, il n'a plus ciblé que des Juifs ou supposés Juifs. Les nazis, les plus virulents antisémites, ont fait les yeux doux au monde arabe. Hitler si on en crois les propos privés que lui ont attribués Bormann et Speer, n'a pas caché son admiration pour l'Islam.

 

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