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Sur 100 euros dépensés en France, 10 vont dans les caisses des Mulliez : la justice fissure leur empire, au législateur d’agir !

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Doïna

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Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 837 messages
Maitre des forums‚
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Bonjour,

Mercredi 7 janvier, la justice a confirmé l’illégalité du tentaculaire plan de licenciements d’Auchan. Pour les 2 389 salariés, de l’hypermarché de Croix-de-Neyrat à Clermont-Ferrand, en passant par celui de Woippy en Moselle, et Bar-le-Duc dans la Meuse, la victoire est éclatante. Pour la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan, les conséquences dépassent le montant des indemnités qu’elle devra verser.

La « galaxie » Mulliez est un cas d’école de l’accaparement des richesses. Par le biais de l’Association Famille Mulliez (AFM), 1500 personnes ont la main sur 130 entreprises qui constituent le plus grand conglomérat du commerce français. Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, Kiabi, Boulanger, Flunch, Saint-Maclou, toutes leur appartiennent. Sur 100 euros dépensés en France, 10 vont dans les caisses d’une enseigne Mulliez. Leurs enseignes emploient 175 000 salariés, faisant théoriquement des Mulliez le premier employeur français.

Seulement, les dirigeants de ce vaste empire nient en bloc être à la tête d’un groupe. Juridiquement, l’AFM n’est qu’un « groupement d’intérêt économique », constitué de quatre holdings, qui se partagent le capital de chaque enseigne. Ces dernières ne sont jamais détenues à plus de 50 % par une holding, pour ne pas être considérées comme des filiales. Les bénéfices sont ainsi répartis, sans jamais être centralisés. Quant aux Mulliez, ils détiennent des actions de chaque enseigne. « Tous dans tout », un mantra qui garantit cohésion familiale, remontée des profits et invisibilité fiscale.

La porosité entre enseignes est l’atout des Mulliez pour prospérer. 

En revanche, quand arrivent les pertes, il n’y a plus de mutualisation. Les Mulliez ne sont pas un groupe. Ils n’ont donc pas l’obligation de proposer un reclassement. C’est ainsi qu’ils ont pu licencier 2 400 personnes à Auchan, sans leur proposer de poste dans les autres enseignes, tout en se versant un milliard d’euros de dividendes… 

Ce que la justice a fissuré, ce n’est pas seulement un plan de licenciement : c’est une architecture juridique conçue pour concentrer les richesses tout en diluant les responsabilités. Le législateur ne peut plus fermer les yeux sur ces montages.

Article entier :

https://www.humanite.fr/en-debat/auchan/sur-100-euros-depenses-en-france-10-vont-dans-les-caisses-des-mulliez-la-justice-fissure-lempire-mulliez-au-legislateur-dagir

 

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Membre, 78ans Posté(e)
Ximène Membre 11 543 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
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Il y a 7 heures, Doïna a dit :

Le législateur ne peut plus fermer les yeux sur ces montages.

y'a un sacré ménage à faire !

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 66 255 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 9 heures, Doïna a dit :

Bonjour,

Mercredi 7 janvier, la justice a confirmé l’illégalité du tentaculaire plan de licenciements d’Auchan. Pour les 2 389 salariés, de l’hypermarché de Croix-de-Neyrat à Clermont-Ferrand, en passant par celui de Woippy en Moselle, et Bar-le-Duc dans la Meuse, la victoire est éclatante. Pour la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan, les conséquences dépassent le montant des indemnités qu’elle devra verser.

La « galaxie » Mulliez est un cas d’école de l’accaparement des richesses. Par le biais de l’Association Famille Mulliez (AFM), 1500 personnes ont la main sur 130 entreprises qui constituent le plus grand conglomérat du commerce français. Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, Kiabi, Boulanger, Flunch, Saint-Maclou, toutes leur appartiennent. Sur 100 euros dépensés en France, 10 vont dans les caisses d’une enseigne Mulliez. Leurs enseignes emploient 175 000 salariés, faisant théoriquement des Mulliez le premier employeur français.

Seulement, les dirigeants de ce vaste empire nient en bloc être à la tête d’un groupe. Juridiquement, l’AFM n’est qu’un « groupement d’intérêt économique », constitué de quatre holdings, qui se partagent le capital de chaque enseigne. Ces dernières ne sont jamais détenues à plus de 50 % par une holding, pour ne pas être considérées comme des filiales. Les bénéfices sont ainsi répartis, sans jamais être centralisés. Quant aux Mulliez, ils détiennent des actions de chaque enseigne. « Tous dans tout », un mantra qui garantit cohésion familiale, remontée des profits et invisibilité fiscale.

La porosité entre enseignes est l’atout des Mulliez pour prospérer. 

En revanche, quand arrivent les pertes, il n’y a plus de mutualisation. Les Mulliez ne sont pas un groupe. Ils n’ont donc pas l’obligation de proposer un reclassement. C’est ainsi qu’ils ont pu licencier 2 400 personnes à Auchan, sans leur proposer de poste dans les autres enseignes, tout en se versant un milliard d’euros de dividendes… 

Ce que la justice a fissuré, ce n’est pas seulement un plan de licenciement : c’est une architecture juridique conçue pour concentrer les richesses tout en diluant les responsabilités. Le législateur ne peut plus fermer les yeux sur ces montages.

Article entier :

https://www.humanite.fr/en-debat/auchan/sur-100-euros-depenses-en-france-10-vont-dans-les-caisses-des-mulliez-la-justice-fissure-lempire-mulliez-au-legislateur-dagir

 

Et le double dans les caisses de l'Etat français...

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Membre, Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis, 54ans Posté(e)
DroitDeRéponse Membre 93 040 messages
54ans‚ Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis,
Posté(e)
Il y a 2 heures, Ximène a dit :

y'a un sacré ménage à faire !

Ce n’est pas aussi simple . Car si il est évidemment souhaitable de favoriser le reclassement des éventuels salariés qui ne seraient pas repris par Intermarché. Il est assez logique de cloisonner les activités pour éviter qu’une activité qui boit le bouillon ne plombe une autre activité qui se porte bien . En effet les groupes intégrés de grande distribution se portent mal . Si cette activité plombe par exemple décathlon qui se retrouve par exemple à couvrir les déficits de la branche supermarché, son autofi va baisser et décathlon peut aussi se retrouver dans l’embarras . Le souci est la porosité financière, ce sont des boites indépendantes ou pas . La justice a estimé que non . Et on la comprend , en effet quand il y a un Auchan , décathlon n’est jamais bien loin .

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