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Name

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  1. Parce qu'on ne peut trouver ce qu'il n'y a pas à chercher. Le bonheur n'est pas un dû à chercher à l'extérieur, c'est un don que l'on se fait et qu'on offre au monde.
  2. Tu fais tienne cette conception et n'en accepte pas la contradiction. Mais la position de Kant est discutable. Elle s'appuie sur l'uniformité de pensée du genre humain en ne proposant qu'une définition du bonheur et un seul chemin d'accès. Hors cette uniformité de pensée n'existe pas, et un bonheur conçu comme une contrainte est un contresens. Le bonheur est accessible à chacun sans mérite ni contrainte, sinon ce n'est pas le bonheur.
  3. Au temps pour moi. En quoi s'interdit-il de l'approcher ? Parce qu'il n'est pas d'accord avec ta vision des choses ? L'argument est très léger. En disant que quiconque n'est pas d'accord avec ta vision des choses s'interdit d'approcher le bonheur, cette vision des choses est de fait exclusive et excluante. Ta liberté absolue ressemble fort à "libre à vous de ne pas être de mon avis et donc d'avoir tort".
  4. La raison produit l'étalon par rapport au bonheur conçu comme idéal, donc par définition inatteignable. L'étalon n'a donc aucune utilité dans l'absolu. Il oblige la raison à poursuivre toujours un but qu'elle n'atteindra jamais, la maintenant toujours en état de manque, quel que soit le niveau individuel de bonheur atteint, ce qui signifie que si heureux qu'on soit, on ne connaîtra jamais le bonheur. Je doute du caractère sain de la démarche surtout quand elle est considérée comme exclusive. Et cette démarche n'est pas qu'individu elle, puisqu'elle est exclusive. Elle s'applique à tous. Nous avons donc des milliards d'individus en compétition avec eux mêmes et l'autre, puisque chacun peut prétendre selon ses résultats se revendiquer étalon. Mais la position de Kant te sert d'autorité.
  5. Tu dis aussi que celui qui ne se conforme pas à cette définition ne mérite pas le bonheur. C'est la racine du totalitarisme. D'abord de décréter cette définition exacte, alors que c'est discutable. Chacun peut avoir sa définition du bonheur et s'y conformer. Ensuite décréter que c'est le seul moyen de bonheur, excluant ainsi quiconque n'y adhère pas. Une façon d'être heureux exclusive et excluante, un totalitarisme. "Libre à chacun de s'en inspirer ou non", quand on affirme que c'est l'exclusif moyen du bonheur, ça veut dire "libre à chacun d'être heureux ou non ", ce qui est creux et déplacé, puisque chacun est libre d'être heureux à sa manière.
  6. Tu admets aussi que la compétition est avec l'autre, celui qui établit l'étalon. Je réponds à ta condescendance qui consiste à t'établir étalon de la discussion en décidant que tu détiens la vérité et que toute contradiction ne saurait être pertinente, que tout intervenant s'opposant à ton point de vue doit être remis dans le chemin de la vérité. Or, tu ne détiens pas la vérité mais un savoir, et tu prends l'un pour l'autre. Dialoguer philosophiquement ne signifie pas étaler la philosophie de Kant et l'eriger en argument d'autorité pour avoir raison.
  7. Pas tant que ça. Au nom de quoi les religions ou les totalitarismes ont-ils fait des dizaines de millions de morts au bas mot dans l'histoire de l'humanité ?
  8. On en revient à la notion de totalitarisme. On doit se conformer à la règle générale pour être heureux, et on rejette ceux qui ne s'y conforment pas, c'est le bûcher ou le camp. Or le bonheur est affaire individuelle, je persiste, chacun est heureux à sa façon. Tu admets donc et l'idée de mode d'emploi auquel se conformer et l'idée de compétition que je t'ai objectée. Pour demain tu réviseras les notions de mauvaise foi et de dialogue philosophique en les appliquant à ta personne. Le point où on est d'accord avec toi et où on admire ton point de vue. Tu dois être bien malheureux. Sauf que le bonheur n'est pas un idéal extérieur à atteindre mais un état intérieur à vivre. Tout cela se vit simplement, en dehors de toute notion de performance, pour la simple raison que l'idéal par définition n'est jamais atteignable, et que par conséquent, si heureux qu'on soit on ne l'est jamais assez. C'est partir avec un handicap insurmontable qui n'est pas nécessaire. Soyons heureux pour être heureux sans se soucier du reste.
  9. Cette définition que tu donnes de Kant, il faut bien s'y conformer selon toi pour atteindre le bonheur, ce qui veut bien dire que ceux qui ne s'y conforment pas ne savent pas être heureux, ce qui est discutable. Si ceux qui veulent être heureux doivent se conformer à cette définition, ils doivent aussi bien le faire : "suis-je assez ceci ou cela", ce qui revient à dire que quand bien même la définition serait respectée, l'unité de mesure de l'étalon, du fait de pousser sans cesse vers la perfection, se réhausse toujours, et le parfait d'hier est le assez bien d'aujourd'hui. On a là l'idée de performance, et cette définition s'appliquant collectivement de compétition. On aime la critique, mais on ne souffre pas la contradiction. La condescendance n'est pas un critère kantien d'accès au bonheur, ce me semble.
  10. Nous sommes donc d'accord, il faut être heureux pour jouir du bonheur, et non jouir du bonheur pour être heureux. Il faut donc se prédisposer au bonheur, l'avoir en soi pour en éclairer l'extérieur.
  11. Où ils les mettent, plutôt
  12. Ton etalon, utile pour mesurer ses progrès en direction de la dignité, en quoi consiste-t-il ? Le vrai, le beau, le juste ? Est-ce un étalon valable pour l'ensemble de l'humanité ? Si oui, c'est un ensemble de règles précises à suivre par tous, autrement dit un mode d'emploi. Pour savoir ce qu'est le meilleur étalon, il va bien falloir effectuer un classement, et donc mettre en compétition le plus vrai, le plus beau, le plus juste. Tout ça en même temps, mon capitaine. Toi qui te bases sur les faits, l'histoire est pleine de religions et de mouvements politiques prétendant imposer sa vision du bonheur pour le bien de l'humanité. Le bonheur est affaire d'individu, et réside justement dans la convenance. Qu'importe la plénitude, seule compte sa plénitude. Pourquoi s'épuiser à la recherche d'une plénitude quand nous sommes limités ? Limitons notre bonheur à notre convenance, voilà le bon étalon, le nôtre. Si je veux dessiner un cercle, c'est que j'ai l'idée du cercle. Continuons sur cette image, pour montrer notre désaccord : pour toi, le bonheur c'est de dessiner un cercle, pour moi c'est de dessiner. Carrément Tu comprendras que ce que tu écris peut être critiqué, que tu es sur un forum de discussion libre et que nous ne sommes pas tes élèves.
  13. Il n'y a pas de définition du bonheur. Le bonheur vit en soi, et s'il est permanent, il n'empêche pas le malheur d'arriver. Le bonheur n'efface pas le malheur, il le surmonte.
  14. Ce qui est plaisant avec toi, c'est que tu t'imposes le manque d'argumentation que tu reproches aux autres.
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