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existence

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  1. Ah oui ça peut marcher dans ce sens. Mais si ce ressenti est associé à une foi en particulier, il y a quelque chose de culturel. Selon la culture qui t'a influencé, tu peux devenir n'importe quelle religion. Même en supposant que tu n'aies aucune influence culturelle à la base, à ce moment-là, la personne qui t'a dit c'est Jésus et c'est Dieu, elle a associé ton sentiment à une représentation religieuse, et si tu avais rencontré un musulman, il t'aurait dit que c'est Allah, un bouddhiste que c'est la foi dans l'éveil, un hindou que c'est la présence de Krishna, etc.
  2. héhé mais pas besoin non plus de répéter plusieurs fois ton message pour être en connection avec casdenor :smile2: ben au minimum, chelsea83, il faut que quelqu'un t'ai expliqué une façon de voir et de ressentir le concept de dieu.
  3. Ah bah pour discuter y a les forums de discussion. Où si tu veux parler à quelqu'un en particulier, y a les messages personnels (MP), pour cela, tu cliques sur un pseudo, et tu fais le bouton vert "envoyer un message".
  4. Je me vois dans la nécessité de rappeler que le terme "croyance" dans une religion ne veut pas dire "croyance" au sens de croire ce que quelqu'un vous dit. Il s'agit de croire bien entendu les livres sacrés et le clergé, mais aussi de croire à des choses contraire à notre perception habituelle, de transformer notre perception afin de percevoir ce qu'on est censé percevoir. C'est donc une transformation de la subjectivité bien plus que simplement avoir confiance dans une affirmation d'autrui.
  5. D'un point de vue matérialiste, l'esprit produit de la subjectivité, qui contient un monde virtuel avec des besoins, des croyances, de la matière (représentée), Jésus-Christ, Allah, Ganesh etc. Ainsi la substance spirituelle est d'une certaine façon le résultat de l'activité neuronale. La chaine causale est alors la suivante : le monde physique produit les êtres vivants qui produisent des neurones qui produisent la subjectivité qui produit un monde virtuel avec de la matière et des âmes. Le point de vue spiritualiste revient à tordre cette chaine causale, en disant que l'âme crée l'esprit qui crée la subjectivité qui crée un monde virtuel qui crées le monde physique avec de la matière. Il me semble qu'il est face de tester cette hypothèse spiritualiste, en s'appliquant à penser quelque chose qui n'existe pas. Les croyants le font depuis des milliers d'années, et on n'a pas constaté l'apparition des choses auxquelles ils croient dans le monde physique. La religion a donc effectué la démonstration de la fausseté de l'hypothèse spiritualiste. Par honnêteté intellectuelle, on constate que la thèse spiritualiste a été prouvée comme fausse, et que la thèse matérialiste n'a pas été prouvée comme fausse. Ce qui bien entendu, ne prouve pas la thèse matérialiste, mais au minimum fait disparaitre son principal adversaire. Je pense que si l'on veut préciser que l'on parle d'un matérialisme qui ne nie pas le spirituel mais le replace en bout de chaine causale, alors on peut utiliser une expression comme "le matérialisme spirituel". Le fait que le spirituel soit en bout de chaine causale ne veut pas dire qu'il ne peut pas être une cause à son tour dans la réalité, puisque la spiritualité influencent les neurones qui sont à la base des actions qui sont des actions sur le monde physique. Et les églises constituent une preuve de ce phénomène de retour de la spiritualité sur le monde réel.
  6. existence

    L'agnosticisme...

    Ah oui si tu veux empêcher une possibilité. Dans ce cas, c'est que, en partie, cette possibilité dépend de ton action ou de ton inaction. Si tu raisonnes de ton point de vue subjectif, tu peux te dire que tu empêches une possibilité de se réaliser, ou que tu laisses une possibilité se réaliser, dans la mesure de ton rayon d'action. Mais d'un point de vue extérieur, avec suffisamment d'information, on aurait pu prévoir que tu prendrais connaissances des informations sur l'évènement éventuel, que dans ton évaluation de ce qui te semble bon ou mauvais, tu prendrais la décision d'intervenir, et donc que l'évènement ne se produirait pas. Donc, avec suffisamment d'information, on aurait pu savoir que l'événement était impossible parce que tu allais l'empêcher. Comme souvent nous n'avons pas suffisamment d'information, on ne peut pas prévoir jusque là, et donc c'est simplement l'ignorance de tous les paramètres qui nous empêche de savoir ce qui va arriver ou pas, et donc de savoir quels sont les événements possibles et nécessaires, et les événements impossibles et non nécessaires. C'est pour cela que le terme 'destin' est paradoxal. On se le représente comme des événements qui doivent nécessairement arrivé, or la causalité ne fonctionne généralement pas comme cela. Ce qui va arriver est plutôt basé sur des enjeux et des besoins et la façon dont ils interagissent entre eux. Quand on fait un choix, on pèse le pour et le contre. Selon notre degré de sadomasochisme, qui peut changer selon l'état d'esprit, on va choisir une action qui aura plus ou moins de souffrance. Si on est pas sadomasochiste du tout, on prendra nécessairement l'option qui représente le plus grand bien pour nous-mêmes et/ou pour autrui. Dans ce cas, il est assez simple de prévoir le choix en question. Ben quand tu modélises ce que tu cherches à modéliser, tu peux te mettre dans le système ou mettre un observateur dans le système même si a priori il n'interagit pas avec le système. C'est la même problématique que celle de savoir quels éléments ont met dans le système. Selon ce qui nous intéresse, cela sera plus ou moins significatif d'incorporer un élément. Pas tout à fait, mais il me semble que c'est où mène ton opposition au déterminisme sur la base de la physique quantique. Une sorte de flou, mais qui n'a pas de contenu. Tout à fait d'accord, mais cela est juste une question de la taille du système envisagé. Oui, je comprends ce que tu veux dire. Cela dit, le beau et le bon (gustativement) ont une large part de déterminisme génétique : les enfants c'est beau, le sucre c'est bon, etc. Le comptage des systèmes est une notion subjective. Une personne, est-ce un seul système ou l'assemblage des bras, des jambes, du cerveau etc. ? Une table est-ce un seul système ou l'assemblage de la surface et de chaque pied ? Les gens d'une ville, est-ce un assemblage de personnes ou un assemblage de familles ? On est pas obligé de chercher aussi loin pour la plupart des phénomènes. On est pas obligé de comprendre les causes sous-jacentes à un phénomène à partir du moment où l'on connait le fonctionnement des éléments du système en fonction de leurs interactions. Concernant les humains, on est pas obligé de connaitre la mécanique quantique pour réfléchir aux déterminismes neuronaux à partir du moment où l'on comprend comme un neurone fonctionne. En d'autres termes, on est pas obligé de tout questionner pour réfléchir, déduire et prévoir. Dans une telle perspective, la question de l'origine, simple ou multiple, des choses est sans objet.
  7. Merci, je suis touché. :)

  8. Je ne fais pas référence à une comparaison explicite mais de passer d'un sujet à un autre sans transition, qui revient à faire une comparaison implicite. Non, je veux juste dire que tu essayes de noyer le poisson. D'accord. Non mais c'est ce que tu croyais que je voulais dire. Cela me pose problème que tu accuses préventivement les athées de faire des génocides par peur qu'on dise que les croyants font des génocides. Il ne s'agit pas de faire un marché pour se dire qu'aucun des deux ne fait de génocides comme cela on est tranquille. Il n'y a pas de génocides pour des prétextes athées. Et cela n'implique rien de particulier concernant des prétextes religieux. C'est une autre question, et je n'ai pas spécialement envie de défendre la religion de ce genre d'accusations.
  9. existence

    L'agnosticisme...

    On peut incorporer l'observateur dans le système. C'est un faux problème. Là tu sors de l'hypothèse de départ que j'avais supposé, à savoir un monde déterministe. Le monde que nous connaissons n'est pas totalement déterministe, donc il y a une petite marge d'erreur, qui est non significative pour beaucoup de choses et qui peut être significative pour d'autres. Pour des prédictions à long terme. Où vas tu chercher tant de complication de ce qui est simple ? Cela me semble être juste de la prise de tête pour rien. Non plus. Je disais qu'on ne sait pas les choix qu'on va faire avant d'avoir réfléchi, comparé les options, etc. Ce qui n'est pas du tout convaincant. Tu te bases sur des incertitudes quantiques, qui existent certes, pour prouver que l'humain n'est pas déterministe alors que pour l'essentiel, il n'est pas à un niveau où le quantique est important. C'est un peu comme si tu disais que la moindre imprécision rendait tout flou et complètement indéterminable. C'est faux, sinon il n'y aurait même pas de physique possible. Par exemple, Newton est une approximation d'Einstein, et peut-être qu'Einstein est une approximation d'autre chose. Pour autant, Newton avait raison sur l'essentiel. Ce que je dis n'est pas en contradiction avec cela.
  10. Comme vous le savez, un croyant affirme que ce qu'il ressent est vrai, que dieu existe vraiment. Il y a de nombreuses religions, et tous les croyants, qu'ils soient monothéiste, polythéiste ou autre chose, affirment qu'ils ressentent une présence. Certains appellent cette présence Jésus, d'autres Yahweh, Allah, d'autres Ganesh, à l'époque de la Grèce antique, Zeus ou Vénus, etc. Or ces noms sont des sons, des syllabes, qui sont très diverses. Donc, si la présence dont il parle existe vraiment, on en déduit qu'elle n'a pas de nom précis. Et puis, les mots sont conventionnels pour désigner les choses, dépendent de la langue, etc. Il n'y a donc pas de nom particulier qui soit adéquat. On entend simplement ce mot dans une certaine culture et on finit par l'associer à l'expérience religieuse. De même, les images utilisée pour représenter les dieux sont très diverses, un éléphant, un homme crucifié, une tortue, une lumière, un homme sur un nuage qui lance des éclairs, une femme qui sort de la cuisse d'un autre dieu, etc. Clairement ces images sont contradictoires les unes avec les autres, et donc ne peuvent pas représenter la chose supposée. Elles sont culturelles, on est habitué à les voir parce qu'elles sont dessinées, représentées par des statues, décrites avec des mots, etc. D'autre part, certains pensent qu'il y a plusieurs dieux et d'autres pensent qu'il y en a un seul, et d'autres ne croient pas en des dieux mais en des esprits de la nature ou des esprits des ancêtres. S'il n'y avait qu'une seule présence chaque fois, on pourrait lui donner le temps de cette analyse le nom "dieu", c'est ce que font les déistes. Mais cette unicité n'est pas évidente. Le terme de dieu contient aussi une idée hiérarchique, les dieux sont au-dessus des anges, etc. alors que le terme esprit ne précise pas cela. Tous sont d'accord en revanche pour parler de spiritualité, d'un rapport entre notre esprit et d'autres esprits, avec une sensation de présence. La sensation de présence est semblable à celle qu'on a en présence d'un autre être humain, à part qu'elle peut être démultipliée, transformée, etc. Il y aurait un ou plusieurs esprits d'après les croyants. Si on y réfléchit, soit différents croyants perçoivent différentes parties d'une même chose, soit cette chose peut prendre plusieurs forme selon le contexte culturel, soit cette chose est diffuse et se modèle en fonction des influences culturelles sans être ces formes culturelles. Si c'était une seule entité, il y a tout de même peu de chance qu'elle soit perçue en plusieurs parties par d'autres. Si la multiplicité/unicité dépend du contexte culturel, c'est que cette chose n'existe pas en elle-même. On en déduit que, si chose il y a, elle peut prendre différentes formes et apparences sans être ces formes et apparences, tout comme la pâte à modeler. Si on fait une forme en pâte à modeler, la pâte à modeler n'est pas la forme. En d'autres termes, on en déduit que si cette chose existe, elle n'a pas de forme particulière, elle est semblable à une substance, et cette substance interagirait avec l'esprit des gens. On en déduit déjà que toutes les religions révélées, et toutes les religions qui affirment que les choses spirituelles ont une forme particulière, c'est-à-dire la très grande majorité des religions du monde, sont erronées, se bornent à proposer des formes possibles pour cette pâte à modeler, et en restant à ces formes qui ne sont pas la substance en question. La sensation de vérité de voir Jésus, de parler à Dieu, d'être en communion avec Ganesh, d'écouter les esprits de la nature, etc. cette sensation de vérité est une illusion, parce que ces formes sont conventionnelles. Aller prêcher cette vérité n'a donc pas de sens. Il reste donc une substance supposée, ressentie comme une présence, dont on ne dit pas grand chose au bout du compte.
  11. existence

    L'agnosticisme...

    Que des systèmes locaux, non, mais si l'interaction des systèmes locaux est déterministe, ben si le tout est déterministe. Après, faut préciser ce qu'on entend par déterministe. On en veut pas dire que c'est simple à déterminer. Des très petites différences dans des conditions à un moment donné peu donner une grande différence à long terme. On appelle cela la théorie du chaos, ou bien l'effet papillon, encore que là, l'on donne l'impression qu'une petite chose peut avoir beaucoup d'effet à elle seule, alors que c'est la combinaison de l'ensemble qui donne un résultat différent. Après, je n'ai pas dit que le monde était déterministe, mais qu'on pouvait le supposer pour beaucoup de choses. La mécanique quantique peut faire que ce n'est pas tout à fait déterministe, mais c'est très peu significatif, à part au début de l'univers. Oui, mais cela n'a rien à voir avec la question du déterminisme. Si bien sûr tu raisonnes au niveau des parties de façon déterministe, cela ne suffit pas à prédire l'ensemble, puisque les parties interagissent, et influencent donc ce qui se passe "dans le déterminisme" des autres parties. Comme tu vois, ce n'est pas que le déterminisme ne soit pas vrai, mais qu'il est différent quand on ajoute des éléments. Quel rapport avec ce dont on parle ??
  12. existence

    L'agnosticisme...

    Les Bogdanoff n'ont rien prouvé. Ils disent que notre univers et improbable et ils écartent discrètement le principe des univers nombreux. En même temps, c'est astucieux de le faire l'air de rien. S'ils niaient frontalement qu'il y a d'autres univers, il y aurait plus de réactions, et ils seraient obligé de débattre sur ce point.
  13. existence

    L'agnosticisme...

    Si on admet que le monde est déterministe, alors oui si on cherche dans le monde réel, on ne trouve que des possibles nécessaires. Déjà, il faut préciser que nous faisons des choix, donc quand on réfléchis à ce qui est possible, on imagine et selon nos actions on influence. Après coup, comme le monde est déterministe, on sait qu'on aurait fait ce choix de toutes façons, donc ce possible était nécessaire, et les autres étaient en fait impossible. Mais au moment de la réflexion, on ne sait pas. De même, par rapport à toutes sortes des choses qui peuvent arriver, on ne connait pas tous les déterminants, et donc on considère un ensemble de possibles, même si certains n'arrivent pas. Encore une fois, c'est notre ignorance qui fait qu'on parle de possibilité. Je t'invite à ce sujet à lire mon billet Où va le vent où j'aborde cette question. Le terme "possible" est semblable au terme "hasard". Quand on dit qu'un événement est du hasard, implicitement, on dit que l'on ne connaissait pas suffisamment de déterminants pour savoir que cela allait arriver. Si on fait la différence entre le passé et le futur, on a la même chose sauf que l'on plus de marge de manœuvre, et donc que l'on peut influencer pour que les possibles qu'on imagine arrivent. Quand on parle de métaphysique, je pense que le terme "possible" est identique "existant". Si un monde est possible, il existe, et s'il n'est pas possible, il n'existe pas. Concernant un dieu, je suppose que c'est possible qu'un dieu existe, mais je ne pense pas que ce soit le cas dans notre univers.
  14. Il semble que les croyants associent de la bienveillance à Dieu. Si l'on parle de la bienveillance dans nos esprits, alors en tant qu'athée, je souhaite que la bienveillance existe. Si Dieu c'est la bienveillance, alors je crois en Dieu... mon dieu ! Les croyants souhaitent qu'arrive le règne de Dieu, donc le règne de la bienveillance. Or pour moi, la bienveillance ne peut pas régner comme une reine, parce qu'alors ce n'est plus de la bienveillance. En effet, elle se vit, elle se partage, elle se donne et elle se reçoit. Mais à partir du moment où il y a une tyrannie, ce n'est plus de la bienveillance, mais de la domination, de l'ordre. Cela peut être un ordre bienveillant, un dieu bienveillant, mais cela n'en reste pas moins une oppression hiérarchique à moins d'aimer la soumission. Si les croyants aiment se soumettre à la bienveillance, que c'est leur façon d'exprimer de la bienveillance, alors qu'ils le fassent. Je dirais même tant mieux. Mais personnellement, je n'aime pas cela. Pour moi, la bienveillance est quelque chose de spontané, une envie, presque un besoin humain qui peut être à notre service, mais qui est avant tout hors du champ de la hiérarchie. Le problème quand on associe bienveillance et ordre, c'est que l'on oblige la bienveillance à se faire de façon dominatrice, ce qui revient à la détruire au moins en partie. On n'aime pas toujours être aidé par peur d'être asservis, alors si dès le départ, la bienveillance est assortie de la notion d'un chef suprême, il y a des chances qu'on prenne nos jambes à notre cou, alors même qu'on aurait pu en bénéficier. Que le croyant dise qu'il ne cherche pas à dominer lui-même, qu'il se soumet à dieu ne change pas la nature de ce lien, puisqu'implicitement, cela revient à dire à celui qui est aidé qu'il a une dette en vers dieu. S'il est vrai qu'on aime rendre la pareille quand on a été aidé, en revanche, on n'aime pas être endoctriné pour l'occasion. Je t'ai aidé, maintenant tu as une dette envers la Bible. Je t'ai aidé, maintenant tu as une dette envers le Coran. Je t'ai aidé, maintenant tu as une dette envers mon groupe. Ce n'est pas de la bienveillance, mais de la stratégie ! Si la stratégie peut être utile à la bienveillance, la stratégie n'est qu'un moyen. Je souhaite que la bienveillance soit libre. Notre esprit peut manifester de la bienveillance. Cela peut être conscient ou inconscient, associé à notre ego ou pas. C'est un ressenti subjectif qui peut avoir des conséquences positives concrètes. On ne peut que souhaiter la bienveillance. Quand elle n'est pas associée à notre ego, on la ressent de façon impersonnelle, extérieur à nous-mêmes. Dans ce cas-là, on peut être tenté de l'associer à une entité imaginaire, comme dieu, la fée clochette, les esprits de lumière ou je ne sais quoi d'autre. L'athéisme ne nie pas la bienveillance ni qu'on peut avoir des représentations d'entités imaginaires (pour l'occasion appelées spirituelles). Mais il affirme que ces entités ne sont pas extérieurs à nous-mêmes, elles ne sont pas des sources de bienveillance indépendamment de nos esprits. En d'autres termes, on peut être un illuminé sans pour autant croire à des entités spirituelles. Je rajouterais qu'associer la bienveillance à Jésus-Christ crucifié sur sa croix est une très mauvaise idée.
  15. Tu préfères donner du pouvoir à la Charia juste pour ta satisfaction intellectuelle que ce soit plus simple ?
  16. Souvent, les croyants se sentent rejetés quand on nie l'existence de dieu. Il y a peut-être un malentendu. Le mot Dieu est utilisé pour parler de plein de choses, et l'athéisme ne nie pas nécessairement ces choses. Par exemple, Dieu est l'expression d'une notion de volonté profonde. Dire que Dieu n'existe pas ne veut pas dire qu'on nie qu'on puisse avoir une volonté profonde. Dieu peut aussi être associé au contrôle, notamment de soi-même. L'athéisme ne nie pas qu'on puisse se contrôler. Souvent aussi, on dit que Dieu est amour. L'athéisme ne dit pas que l'amour n'a pas de sens, ou que l'amour n'est pas possible. On dit que Dieu est partage. L'athéisme ne dit pas qu'on ne peut pas partager. Dieu est réconfort. L'athéisme ne dit pas qu'on ne peut pas se réconforter les uns les autres. Dieu est tout-puissant. En tant qu'athée, je considère que personne n'est tout puissant, et qu'on a pas besoin de faire appel à un être imaginaire tout-puissant pour le comprendre. Dieu est parfait. L'athéisme ne nie pas que la perfection peut être ce qui nous guide quand on souhaite réaliser quelque chose, même si de part sa définition, la perfection est souvent irréalisable. Cela n'empêche pas qu'elle puisse être une direction. Dieu est le Bien, la moralité. L'athéisme ne nie pas qu'on puisse avoir une morale, il nie simplement qu'elle soit dictée. Que les parents disent à leurs enfants "ceci est bien" ou "ceci est mal" dans un but pédagogique, cela ne pose pas de problème. Simplement, cette façon de voir les choses ne peut pas être ultime. Le bien n'est pas une question d'obéissance. L'athéisme remet en question le principe de péché qui lie la désobéissance et le mal. Faire le mal, ce n'est pas une question de désobéissance, c'est une question des conséquences des actions en termes de bonheur et de souffrance. Dieu est normatif. Il affirme qu'il y a des règles à suivre. L'athéisme ne nie pas qu'on puisse édicter des règles pour un bon fonctionnement communautaire. Il appel juste à faire appel à notre sagesse et à notre intelligence pour déterminer ces règles. Dieu est sagesse. D'un point de vue athée, la sagesse ne peut pas être une question de conformité avec des écritures dites sacrées. Si des gens souhaitent s'organiser selon des écritures sacrées, ils peuvent le faire, mais dans le respect des lois séculaires. Voilà pourquoi la négation de dieu peut induire un malentendu. Quand un athée dit que dieu n'existe pas, il n'affirme pas plus que cela. S'il dit autre chose, ce n'est pas en tant qu'athée, mais en tant qu'individu ayant ses propres opinions, ou bien en tant que membre d'un autre groupe dont il fait aussi partie.
  17. Une institution qui dicte, c'est à double tranchant. Pense à l'époque où l'Eglise chrétienne était unie, et imagine si les musulmans étaient unis. Tu veux sûrement dire Allah wak bar.
  18. Ben non, c'est toi qui croit qu'il y a un rapport. Je disais juste que tu faisais de la provocation en comparant la colère de dieu et la colère des athées. C'est ça, c'est ça. Ben non, c'est toi qui fait le parallèle, et c'est toi qui croit qu'on accuse les croyants d'être des génocidaires. Moi ce qui me pose problème, c'est que la Bible glorifie des génocides, puisque commis par dieu censé être le Bien. Ah oui bon ben là chacun vois le message qu'il veut là où il veut. Ben je pense que l'agnosticisme n'est pas défendable dans un cas pareil. Et je suis sûr qu'au fond de toi tu es d'accord avec moi. C'est juste pour la forme que tu es agnostique. Il ne s'agit pas d'intention, il s'agit de réaction émotionnelle basique. Peut-être parce que pour toi un génocide ne pose pas de problème. Ah. Non, une paroisse, c'est un territoire dominé par une institution religieuse. Que ce soit encore employé alors que la religion est moins en position de force, ce n'est pas à moi d'en porter le poids.
  19. existence

    Désir de victime

    Euh, tu t'autoplussoies ?
  20. Ben non. Pourquoi tu dis ça ? Cela n'a rien à voir avec quelqu'un d'énervé sur le moment et c'est une généralisation abusive. Pour discuter de cela, j'ai créé un fil de discussion : http://www.forumfr.com/sujet475964-quelles-lecons-l-atheisme-doit-tirer-des-goulags.html Je vois, tu veux accuser tous les athées d'être des génocidaires pour défendre la religion ? C'est pas un argument valable. Ben non, je n'ai pas accusé les religieux de faire des génocides. On parlait de dieu dans la bible, pas des croyants. De quoi ? Ben en gros, si, c'est censé être un témoignage et raconter la filiation de la religion etc. Après, si tu admets que la religion n'a rien d'historique et que ce qui est dit que dieu a fait dedans est faux, personnellement alors je n'ai rien d'autre à te convaincre. L'appel à l'ignorance pour justifier les génocides, alors là c'est pire que tout. Ben si tu trouves que la jalousie de ne pas être vénéré est une raison intelligente, c'est aussi ton avis. C'est bien ça qui fait peur. Pourquoi, tu considères que l'ancien testament est moins vrai que le nouveau ? Effet miroir. La notion de paroisse ne me concerne pas.
  21. existence

    L'agnosticisme...

    Tu te prends pour Dieu ? Personne ne nie ce phénomène. Mais tout ce que cela prouve, c'est que l'humain peut avoir la foi, pas que la foi est justifiée ou qu'elle apporte des informations réelles sur le monde extérieur. Si la foi apporte des informations, c'est sur l'esprit humain.
  22. Ce qui énervant dans ce que tu viens d'écrire, c'est que tu fais un parallèle entre Dieu et les athées. En effet, tu parles de la colère de Dieu et tu embrayes sans transition sur la colère des athées. Cela n'a rien à voir, les athées ne font pas des génocides dès qu'ils sont énervés, sinon cela ferait longtemps qu'il n'y aurait plus personne sur Terre. D'autre part, un athée n'a pas plus de pouvoir que cela. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas faire un génocide. Bref, il faut comparer ce qui est comparable. Il y a une différence entre ce qui est subjectif et ce qui est réel. Or selon la Bible, qui se prétend historique, ce n'est pas que dieu a pensé à faire un génocide, c'est qu'il l'a fait à maintes reprises. Non seulement le génocide n'est pas un façon de régler les problèmes, mais en plus, les raisons invoquées sont stupides. Et l'obéissance à l'insensé est glorifié par la religion. Dans le même temps, encore un effet miroir, les non croyants sont considéré être des insensés parce qu'ils ne sont pas croyants. Et si, Dieu est censé être jaloux d'après la Bible. Il est censé vouloir être le seul dieu, c'est ce que veut dire la majuscule. Sinon, une majuscule peut aussi vouloir dire une généralisation conceptuelle, et dans ce cas, eh bien Dieu n'existe pas autrement qu'en tant que concept, comme prototype abstrait de tous les dieux. Mais un prototype abstrait, ça n'est pas jaloux, cela inclut. Et un prototype ne prétend pas à l'existence.
  23. Tout à fait. Bon, pour argumenter un peu, c'est l'argument de l'idiotie. En gros, cela revient à discréditer celui qui dit quelque chose au sujet de la religion. Ben, oui, les voies du Seigneur sont impénétrables = tu es trop con pour avoir un avis sur la question.
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