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Dieu métaphore de la bienveillance

existence

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Il semble que les croyants associent de la bienveillance à Dieu. Si l'on parle de la bienveillance dans nos esprits, alors en tant qu'athée, je souhaite que la bienveillance existe. Si Dieu c'est la bienveillance, alors je crois en Dieu... mon dieu !

Les croyants souhaitent qu'arrive le règne de Dieu, donc le règne de la bienveillance. Or pour moi, la bienveillance ne peut pas régner comme une reine, parce qu'alors ce n'est plus de la bienveillance. En effet, elle se vit, elle se partage, elle se donne et elle se reçoit. Mais à partir du moment où il y a une tyrannie, ce n'est plus de la bienveillance, mais de la domination, de l'ordre. Cela peut être un ordre bienveillant, un dieu bienveillant, mais cela n'en reste pas moins une oppression hiérarchique à moins d'aimer la soumission.

Si les croyants aiment se soumettre à la bienveillance, que c'est leur façon d'exprimer de la bienveillance, alors qu'ils le fassent. Je dirais même tant mieux. Mais personnellement, je n'aime pas cela. Pour moi, la bienveillance est quelque chose de spontané, une envie, presque un besoin humain qui peut être à notre service, mais qui est avant tout hors du champ de la hiérarchie.

Le problème quand on associe bienveillance et ordre, c'est que l'on oblige la bienveillance à se faire de façon dominatrice, ce qui revient à la détruire au moins en partie. On n'aime pas toujours être aidé par peur d'être asservis, alors si dès le départ, la bienveillance est assortie de la notion d'un chef suprême, il y a des chances qu'on prenne nos jambes à notre cou, alors même qu'on aurait pu en bénéficier.

Que le croyant dise qu'il ne cherche pas à dominer lui-même, qu'il se soumet à dieu ne change pas la nature de ce lien, puisqu'implicitement, cela revient à dire à celui qui est aidé qu'il a une dette en vers dieu. S'il est vrai qu'on aime rendre la pareille quand on a été aidé, en revanche, on n'aime pas être endoctriné pour l'occasion.

Je t'ai aidé, maintenant tu as une dette envers la Bible. Je t'ai aidé, maintenant tu as une dette envers le Coran. Je t'ai aidé, maintenant tu as une dette envers mon groupe. Ce n'est pas de la bienveillance, mais de la stratégie ! Si la stratégie peut être utile à la bienveillance, la stratégie n'est qu'un moyen. Je souhaite que la bienveillance soit libre.

Notre esprit peut manifester de la bienveillance. Cela peut être conscient ou inconscient, associé à notre ego ou pas. C'est un ressenti subjectif qui peut avoir des conséquences positives concrètes. On ne peut que souhaiter la bienveillance. Quand elle n'est pas associée à notre ego, on la ressent de façon impersonnelle, extérieur à nous-mêmes. Dans ce cas-là, on peut être tenté de l'associer à une entité imaginaire, comme dieu, la fée clochette, les esprits de lumière ou je ne sais quoi d'autre.

L'athéisme ne nie pas la bienveillance ni qu'on peut avoir des représentations d'entités imaginaires (pour l'occasion appelées spirituelles). Mais il affirme que ces entités ne sont pas extérieurs à nous-mêmes, elles ne sont pas des sources de bienveillance indépendamment de nos esprits. En d'autres termes, on peut être un illuminé sans pour autant croire à des entités spirituelles.

Je rajouterais qu'associer la bienveillance à Jésus-Christ crucifié sur sa croix est une très mauvaise idée.




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