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yop!

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Tout ce qui a été posté par yop!

  1. yop!

    Manifestation anti FN

    Mais non, ce n'est pas une menace. C'est... rien du tout. C'est bien beau de manifester contre le FN mais s'il est en forme, c'est parce qu'il se nourrit de tous les méfaits du libéralisme, de toutes les conséquences de la paupérisation et de l'abandon des citoyens modestes dans des poudrières à délinquance et amertume, du sabotage des services public sur lequel on s'appuie d'autant plus en cas de crise, etc... Le FN, c'est un symptôme. Ça ne sert à rien de manifester contre : il faut régler les problèmes, proposer mieux et certainement pas proposer plus d'austérité sacrificielle. Dans cette configuration, manifester contre le FN est assez vain. Je veux les voir dans la rue contre le Traité transatlantique et la position du gouvernement complaisant, par exemple.
  2. Merci à touTES, plutôt ! :)

  3. Tu rigoles ? On en a entendu sur l'affaire Merah. Je ne sais pas où tu étais ou si ta mémoire est un peu trop sélective. De plus, l'islamofascisme et le radicalisme sont dénoncés. C'est plutôt les amalgames qui gênent la critique et la condamnation populaire parce qu'il y a toujours des gens pour les faire sciemment. Et puis, de toute façon, il y a toujours des hordes G_pu_rien pour venir dénoncer ceux qui ne dénoncent pas (ou à deux vitesses) alors tout va bien !
  4. En tout cas, je n'ai jamais entendu un musulman dire que le tabou du porc était un principe végétarien parcourant l'islam. Juste que c'est interdit parce qu'impur parce que c'est comme ça.
  5. Non, je n'ai jamais écrit ça : c'est juste toi qui lis en déformé. Donc tu peux conjurer autant que tu veux. Mon propos : Tu notes que je ne prônes pas la sanction de mal-pensants parce que je pense qu'on ne peut pas - factuellement- empêcher les gens de penser ce qu'ils veulent à part effectivement par des moyens contraires au respect humain. La société, ça veut dire "ce qu'on construit par le dialogue, la confrontation des idées et le rapport social, dans le cadre général fixé par la Constitution et les lois". la société, ce n'est ce que tu penses mais ce qu'on crée en commun. Si la propagation de clichés se transforme en propagation de clichés malveillants pour finir par une propagande raciste et enfin des appels à la haine et à la violence, poser un limite légale est saine. C'est ça le cadre. Il est gentil, en plus, il nous laisse même être "modérément raciste" en public, et même totalement raciste en pensée. Toi, tu veux simplement détruire le principe de responsabilité en caricaturant le pire et surtout en te trompant de cible : le pouvoir n'est pas dans la poursuite judiciaire mais dans la calomnie médiatique, parfois organisée. Les gens ne sont pas punis simplement pour "racisme", pour la bonne raison que c'est très dur. Il y a toujours un chef de condamnation précis avec... et factuel, comme tu dis. Condamner Anne Roumanoff pour racisme, devant la loi, c'est actuellement impossible et ça le restera à moins de rendre les gens muets. Il n'y a pas matière, juste des interprétations morales diverses. Et l'intention contredit toute accusation. C'est toi qui est persuadé que je prône la sanction des pensées. Je prône que c'est à nous de faire notre propre pensée. Cela dit, d'abord on pense et ensuite, on vit en société. Le cadre de loi n'est là que pour limiter les abus, et encore faut-il recourir à la loi. La cadre constitutionnel est une sorte de boussole philosophique nationale. On a même le droit d'être contre la Constitution, tu imagines. Il faut ensuite savoir si on veut faire un peuple soudé autour de ces principes ou si on veut n'être qu'un conglomérat d'unités prétentieuses confondant liberté avec individualisme absolu. La société n'est pas que la justice. L'immense majorité des propos racistes échappent à la justice. Et d'ailleurs, il y a une différence entre être jugé raciste par les gens et être condamné devant la loi pour "racisme". Tu fais comme si les deux étaient systématiques. C'est un chant victimaire qui clame le refrain "aujourd'hui on a peur de s'exprimer parce qu'on va aller en prison ". On voit bien que l'affaire Roumanoff existe et a des conséquences sur l'opinion sans même qu'un recours en justice soit fait. Juste l'annonce suffit et parfois même pas : juste une accusation morale. Dont on peut parfois critiquer les excès et l'aveuglement. Que quelqu'un ait peur de dire que "les arabes n'ont pas leur place en France", par exemple, ce n'est imputable à la loi mais à la pression morale. C'est bien parce que c'est une idée dangereuse mais c'est également dommage parce qu'on rend le racisme clandestin et que finalement, on le règle moins, on l'enferme sans le désamorcer. Cela dit, les propos racistes sont aujourd'hui très décomplexés et ont leurs hérauts. La diffamation peut revêtir des habits hautement subjectifs. Idem pour la liberté des uns et des autres. Tu es donc un partisan de l'inquisition de la pensée. Bouh ! Personne n'est condamné en justice pour un propos comme ça. Il faut un support qui soit une incitation publique ou communautaire à le faire (et encore) ou bien d'avoir forcé des gens à suivre cette idéologie contre leur gré (et encore). Tu vois que la loi n'a que peu de prise, déjà, sur ce genre d'expression. Par contre, quiconque oserait dire ça publiquement se prendrait probablement une volée de bois vert moral, et peut-être même des menaces de poursuites. Là, le pouvoir de pression idéologique est plus fort. J'avais compris. Ça doit faire la 10ème fois que tu le dis et je vois bien que tu ne viens pas discuter mais faire des procès, distiller ton idée fixe. je en te donne même pas tort sur tout mais tu es loin d'avoir 100% raison. En tout cas, on n'a pas la même conception du cadre, ni des rapports de forces. Ah bein tu vois ! Ce n'est pas la loi. A vrai dire, aux USA, la tyrannie des propagandes idéologique est encore plus efficace. Y'a t-il un équilibre ? Non. Anne Roumanoff aux Etats-Unis ne serait pas bien plus armée contre les gens qui lui tomberaient sur le poil, de façon parfois très organisée, très médiatique et avec un écho international plus fort que ce qui se passe en France. J'oserais même penser qu'avec le communautarisme idéologique, l'accès aux armes et compagnie, ce serait plus même flippant. A part ça, c'est assez drôle de voir que tu ne conçoit les autres que comme des censeurs, et pas de contradicteurs. Si je voulais me victimiser, je pourrais également dire que tu joues les censeurs, que tu veux m'imposer ta bien-pensance au nom, en plus, d'une parodie de liberté. Question indiscrète (tu réponds si tu veux) : Tu as déjà été condamné devant la loi à cause de tes idées ? Question subsidiaire : si c'est le cas, en es-tu bien sûr ? Va-y ! Donne-moi des exemples concrets de gens qui veulent réformer la loi pour pouvoir condamner une Anne Roumanoff. Moi, je ne vois que les bombages de torse habituels et les menaces moutonnières de recours devenues tellement peu crédibles qu'avec ou sans loi, ce serait pareil. Je vois aussi qu'Anne Roumanoff subit beaucoup plus la pression de l'opinion publique et des juges moraux que de la partialité honteuse de notre corpus législatif. Pour le reste, tu es dans un portrait grossissant simplement parce que tu es en infériorité idéologique - comme tu l'expliques toi-même.
  6. Oui, tu es dans une vision exagérée de "la tyrannie contre l'expression et la pensée". Pour oser me ranger dans les zélateurs du contrôle moral par la répression, il faut bien ça. Tu prônes donc un système à l'américaine où l'on peut tout dire et où il serait injuste de punir le propos raciste. Or, il est écrit dans la Constitution l'inverse du racisme. C'est un devoir national que de faire valoir ces valeurs. L'instrumentalisation de la liberté d'expression à des fins de dire de la merde, ou l'instrumentalisation du langage, ou l'utilisation de la justice comme moyen de pression idéologique, ce sont des usages qui ne remettent en cause qu'eux-mêmes, et pas nos principes constitutionnels. Des propos relevant de l'incitation à la haine, la discrimination raciale (ou autre), font office de prémisses à des actes et sont sanctionnables en tant que propos (un acte est sanctionné comme un acte). Mais tout citoyen à le droit de se défendre. Les débats lors de procès ne donnent pas toujours raison ou tort : ils respectent les bornes législatives. En fait, c'est tout ce qui se passe autour qui est vicieux. Et la pression médiatique est plus forte que les sanctions légales : c'est là qu'est le pouvoir. Mais les kabbales sont également retournées pour dresser des portraits victimaires de héros brimés par la dictature policière de la pensée. Pourquoi "arbitraire total". La loi est un arbitrage entre les comportements qu'on souhaite et ceux qu'on condamne. Au sein de ce cadre, on a encore la liberté de s'aménager des espaces de tolérance, ce qui est largement le cas pour la liberté d'expression, par exemple. Et on a aussi la liberté de se contredire et de s'affronter. Tu pars du principe que la loi bénéficie systématiquement à une "bien-pensance totalitaire" mais c'est faux. Il ne s'agit pas de la Justice mais d'affrontement moral, idéologique, dialectique dans le débat public, les médias, etc... Dans tout affrontement, il y a des vainqueurs et des perdants. L'accusateur public peut aussi être condamné pour diffamation et de toute façon, on peut encore ignorer totalement les condamnations et les acquittements dans le débat idéologique. C'est là qu'est l'absence de limite et de parité. On a du mal à mesurer quantitativement le préjudice concret que représente un tabassage médiatique. On n'a pas de recours légaux, justement, si ce n'est un "préjudice moral" très flou. Et ces réjudices peuvent être très étalés dans le temps, très sournois. Malheureusement, on ne peut compter que sur l'intelligence collective pour arrêter ces conneries. Et comme nous sommes collectivement imbéciles... Tu fais un procès dans le vide. Regarde les compte-rendus : ils sont très précis sur les condamnations. Par exemple, Eric Zemmour a été condamné pour " incitation à la discrimination raciale à l'embauche" mais pas pour sa généralisation sur les "dealers qui sont noirs et arabes". Et il a eu le temps de partager sa pensée bien longtemps avant d'avoir la moindre poursuite un peu concrète. Zemmour, il serait très fort de le voir comme une victime judiciaire. Par contre, les procès médiatiques ou publics qu'on lui fait vont parfois très loin et me semblent dépasser en proportion les propos du mec et le danger réel. Si être pour une liberté d'expression totale inclut la liberté de voir des nazis s'exprimer, que le KuKluxKlan ait le droit de s'afficher et autre fantaisies, je suis contre. De toute façon, la France est Constitutionnellement contre les idéologies de la haine de l'autre. Tu surestimes volontairement la pression légale. La vraie pression réside dans les lois internationales, la pression économique, l'influence médiatique, la pénétration idéologique dans les mentalités. Il suffit de voir combien les condamnations n'ont pas d'effet éducatif mais simplement une radicalisation des positions. Mais ce n'est pas mieux aux USA où les lynchages idéologiques sont puissants, où les propagandes extrêmes aussi. Puisqu'il n'y a plus de bornes dans ce grand rêve néolibéral. Reste que Roumanoff ne risque pas de condamnation. Il est même possible que les tentatives de poursuites n'aboutissent même pas. Reste donc le pouvoir de l'opinion publique et des médias, qui va décider quel procès on lui fait et quelle sanction tombera, ou s'il y a relaxe ou encore non-lieu.
  7. yop!

    Ce que soulève la jupe...

    Sujet nettoyé. Quand vous aurez fini de glisser du commentaire de propos à l'attaque personnelle (de tout côté) vous me ferez signe.
  8. Je suis pessimiste mais pas résigné ! C'est exactement ça : ce genre de projet est repoussé mais revient systématiquement en changeant de nom, en s'élargissant un peu ou changeant de domaine mais toujours avec les mêmes principes de fond. Ils se font virer par la porte mais rentrent ensuite par la fenêtre, voire par la chatière. Ce qui me désole, ce sont tous les précédents qui ont réussi à passer (rappel récent : le traité européen). Entre la désinformation et le détournement de l'attention citoyenne, les brèches sont nombreuses. Un petit coup de pouce à la crise française serait très utile, si tu vois ce que je veux dire... Bien sûr, ce traité ne sera pas soumis à un grand débat public contradictoire et auquel on réservera une attention particulière. Ce sera présenté comme un chiant truc technique mais "très bon pour la croissance française".
  9. yop!

    Ce que soulève la jupe...

    Si tu t'arrêtes sur ce jugement de "ridicule", tu passes à côté de tout ce que cette initiative peut apporter d'autre. Qu'un jeune gars mette une jupe, ça signe un engagement visible et masculin contre les gens qui méprisent les femmes. En gros, ça peut permettre de se compter ou au moins, d'afficher concrètement sa position, en vue de débats futurs. Qu'un mec mette une jupe, c'est incongru mais marquant. C'est aussi prendre le risque de se faire traiter de pédé, de tafiole et à mon avis, ça rentre dans le même cadre de lutte puisque le sexisme et l'homophobie vont souvent de paire (:D). Il ne faut pas non plus surévaluer ce combat : c'est une initiative lycéenne sur une journée, dans des lycées. C'est un micro-événement qui n'a pas à être jugé à l'aune de la cause générale du sexisme, qui dépasse largement le cadre des rapports entre jeunes lycéens et lycéennes. En tout cas, je ne vois pas en quoi ça va aggraver les choses, ni en quoi ce serait nuisible. Pour ma part, à leur âge, j'aurais certainement mis la jupe, histoire de montrer qu'un "vrai mec" soutient les femmes. Mettre la jupe pour un événement n'est pas non plus le meilleur ou le seul argument. La récup' des anti-mariage et l'argumentaire "une brique de plus dans la destruction des genres" est de loin beaucoup plus ridicule. C'est au contraire une solidarité des genres, pas un brouillage des genres. Ça montre à quel point certains sont obsédés par leur doctrine, au point d'avoir un regard déformé. Ridicule et un peu triste, aussi. Je n'ai pas tout lu, je ne sais pas ta position exacte mais tant pis si tu te sens personnellement visé. :D
  10. C'est caricatural de tout réduire à dictature policière de la pensée, en France en tout cas. Pour se taper une amende, il faut déjà aller très loin dans le propos et dans sa diffusion - et encore, tout accusé est présumé innocent et a le droit de se défendre. Qu'il y ait oppositions d'interprétation, d'idées, de degré de condamnation morale, ça fait partie du débat public. Il faut aussi mettre en adéquation la base constitutionnelle qui est la société à laquelle on souscrit et la marche de la pensée générale. Les lois sont des bornes, c'est ensuite aux gens de discuter. Bien sûr, il y a toujours des manipulateurs, des procéduriers, des groupes idéologiques, etc... mais on peut exprimer beaucoup de choses en France. Le gros problème vient du lynchage médiatique, à mon avis. Sans sanction légale, ça peut prendre des proportions qui sont parfois pires qu'une amende. Je me rappelle de l'affaire Pascal Sevran. Là, il faut que le débat public serve aussi à modérer. Mais la mode est au propos binaire et radical, malheureusement. Parce que c'est rentable, spectaculaire, que ça donne l'impression d'être un combattant. ======== Il faut trouver la juste mesure, oui. Et ne pas non plus occulter l'objet de l'indignation parce que certains vont trop loin dans sa dénonciation et perde toute lucidité. Ces arguments là peuvent très bien être retournés pour nourrir l'impunité de tout propos, notamment racistes. Ça fait donc aussi partie d'un certain combat et on peut aussi invoquer la pression qui est mise aux gens qui veulent simplement s'indigner ou mettre en lumière quelque chose d'être des censeurs moralistes, des policiers de la pensée, des méchants dictateurs, des bien-penseurs insupportables violeurs de la liberté d'expression. Et tous les débats sur la question raciste finissent par se ressembler, avec cette guerre des tranchées accusatoire. Je ne me réjouis pas qu'Anne Roumanoff soit conspuée à outrance et pour des choses qu'elle n'a visiblement pas voulues et qui sont amenées bien plus loin que leur contexte originel mais je trouve sain qu'on réagisse aux implications de ses propos, qu'on puisse en discuter. Je suis dépité que ça parte immédiatement en vrille lorsqu'il n'y a pas besoin. Les intégrismes de toutes parts, ça semble être la tendance actuelle. Pour ma part, je les emmerde tous. D'autant plus que je comprends leurs mécanismes. J'essaye aussi de discuter, de briser les clanismes idéologiques moutonniers, de réconcilier les positions - mais c'est très dur, rien qu'ici.
  11. Putain, j'ai un meilleur plan : si on faisait 300 milliards d'euros d'économies en supprimant carrément toutes les prestations sociales et en revendant tous ces services publics coûteux à des firmes privées. Bien sûr on ferait croire qu'ils sont si calamiteux qu'ils devront être cédés à un quart de leur valeur réelle mais sur le coup, ça ferait quand même un sacré pactole ! Et comme la France aura encore besoin que quelques milliards, on devrait faire tomber toutes les lois et les morales qui empêche de créer de nouveaux marchés... De toute façon, les citoyens seront tellement empêtrés dans leur paupérisation, une énième scission sociétale, l'immigration et autre joujoux qu'ils ne diront rien. Et puis : "c'est la crise !". Et si vous n'êtes pas content, j'appelle Blackwater pour venir vous bottez les fesses.
  12. yop!

    Ce que soulève la jupe...

    Enième nettoyage (partiel) de flood, HS, invectives, attaques, trollages et compagnie. Merci à l'ensemble des auteurs !
  13. Sujet tout d'abord nettoyé (invectives personnelles, attaques, flood, hors-sujet). Puis en remontant les pages, j'ai vu que c'est devenu depuis longtemps un doublon du sujet " Mariage pour tous". Donc je ferme.
  14. Des clichés "sur les juifs", oui. On ne peut pas empêcher les gens d'avoir des visions du juif canonique, du chinois canonique ou du noir canonique. La société, en revanche, doit veiller à ce que ces clichés ne dérivent pas vers la réduction raciste. Mais on n'abolira pas les archétypes, comme on a l'archétype du mâle, du jeune, du business man ou de l'ouvrier... L'antisémitisme, ça va quand même plus loin que dire qu'il y a des accents associable aux juifs : il relève d'une intention de propager des chose négatives et méprisantes sur une communauté de gens (parfois fantasmée). Prendre un accent pied-noir, c'est cliché mais pas fondamentalement antisémite. Ça dépend de ce qu'on va en faire. Si c'est pour lire un extrait des Protocoles, ça peut être raciste (sauf si c'est fait au second degré et dans le but de dénoncer, et encore plus efficace : par un juif. C'est assez intéressant de voir que la caution ethnique a un tel poids, aujourd'hui.) Et il y a une question de degré : entre la simple caricature un peu facile et l'odieux portrait raciste, il y a une très nette différence. Les mots et outils ne sont pas les mêmes. Si on place tout sur le même plan, simplement dire que quelqu'un est noir peut être taxé de racisme. Alors que ça peut être un simple constat, même un constat réducteur et faux (noir est variable) mais ce n'est pas du racisme. " Sale noir", c'en est. " Sale négro" encore pire. Et "mange ta banane, la guenon", c'est le top. L'accent qu'à pris Roumanoff a clairement dépassé son intention et c'est un peu hypocrite de prendre des positions contre elle. Mais, en étant intellectuellement honnête, on ne peut pas nier qu'elle a touché la frontière entre rire et interrogation, que sa façon de faire porte peut-être encore la vision simpliste des noirs - vision encore trop répandue dans la société blanche devenue mixte ? Avec en plus, les récentes affaires autour de Taubira en filigrane, on ne peut pas reprocher aux anti-racistes d'être un peu trop chatouilleux.
  15. Fin des invectives personnelles, des attaques, du ton agressif et grossier.
  16. yop!

    Ce que soulève la jupe...

    Ça ne m'étonne pas que la Manif pour tous et consorts détournent cette initiative pour en faire un épouvantail annonçant le déclin de la société. : c'est leur commerce idéologique et ils font feu de tout bois. MAIS, tout ça ne relève pas de "la destruction des genres, on transforme les mecs en femmes, les femmes en objets sexuels et tout le monde en pédés". Pourquoi ? Parce que c'est une initiative ponctuelle, basée sur le spectaculaire retournement de genre (pour les gars) destinée à faire passer un message qui prône l'acceptation, la lutte contre le sexisme avec le concours des mecs. Dans le même genre, on pourrait tous se teinter la peau en noir pour lutter contre le racisme contre les noirs. Ce ne serait pas "la destruction des différences cutanées". Juste une action-choc (symboliquement) et immersive. Je pense que ça (la journée de la jupe) peut aussi lutter contre l'homophobie. Et ça reste une action sur le vivre-ensemble, le quotidien. Ils ne sont pas en train de légiférer ou de faire rentrer de force des idées dans la tête des gens mais proposent la confrontation à l'altérité. Je ne suis pas sûr qu'ils sachent exprimer tous clairement leur démarche mais c'est ça. Et ils ont le droit d'être candides et de croire que ça va faire reculer l'intolérance crasse. Ce sont des ados. Alors bon, les grands discours...
  17. Mais ces personnes peuvent-elles éviter la médiatisation de leur histoire quand l'accusé est si connu ? Et pourquoi faudrait-il un timing juste pour porter plainte ? Si ces personnes ont vraiment été victimes, elles ont le droit de le faire savoir, de le crier au monde par-dessus le statut de star de Michael Jackson ou simplement d'avoir une reconnaissance. Ce sont peut-être de simples guignols en mal de notoriété mais je te trouve très catégorique dessus. C'est un sacré risque de porter de fausses accusations de ce calibre, la famille peut attaquer (le patrimoine Jackson dépend aussi de son image post-mortem). C'est aussi un peu dément d'oser passer pour le plus grand connard du monde si tout ça se révèle faux, c'est violent de s'afficher comme victime de viol pédophile. Et surtout, ça n'est quasiment plus qu'une histoire de parole - mais ce n'est pas exceptionnel que des victimes se révèlent collectivement bien après le drame, parce qu'une a osé franchir le pas de témoigner.
  18. Les perspectives sont assez sombres. Soit on signe cet accord et on ouvre la porte à l'ultra-libéralisme sans bornes qui profitera aux profiteurs établis et à notre détriment, soit on refuse et de toute façon, comme nous sommes entourés et infiltrés, les réformes libérales passeront plus lentement mais passeront quand même. Il suffit même de quelques petites crises de plus pour que les dirigeants affolés - ou complices - cèdent. Naomi Klein avait bien expliqué ce modus operandi dans la Stratégie du Choc, écrit avant la crise actuelle. Il n'y a qu'a observer pour voir à quel point elle a raison et se rendre compte que le traité est un rêve pour certains et un cauchemar pour la majorité des citoyens du monde.
  19. L'utilisation de clichés et de préjugés est quasiment inévitable. Ils changent, sont remis en cause, mais l'humain organise son monde sur des postulats parfois niais. Aujourd'hui, dans notre culture, on sait quand même relativiser : un cliché n'est pas systématique, il peut même être carrément fantasmé. Certains se vérifient dans des tendances, d'autres sont obsolètes ou carrément hors-sujet. Et on connote encore ethniquement selon le faciès. Il faut savoir comment on les utilise ensuite. Si c'est pour rigoler, dans un bon esprit, ce n'est pas grave : on joue avec, on prend de la distance avec le cliché. Pour l'imitation d'Anne Roumanoff, l'usage de l'accent envoie un message flou - parce qu'elle n'a pas mesuré jusqu'à quel point ça pourrait être lu. Ça aurait pu être une moquerie raciale voire raciste mais comme elle fait de l'humour plutôt gentil, on ne peut pas la condamner. A part pour maladresse. Ce qui est dangereux, ce ne sont pas les clichés mais de manquer de recul, de les prétendre vrais et systématiques, de mettre en place une logique du monde sur ce genre de vérités en parvenant même à intégrer les gens qui n'y répondent pas comme "exceptions confirmant la règle". Du simplisme qui devient odieux quand il est doublé de mépris et de malveillance, quand il sert à la dévalorisation d'autrui. Les clichés positifs, eux, sont idiots aussi mais au moins, ils sont valorisants. Ça me rappelle un épisode excellent de South Park sur les clichés raciaux/ethnique... qui se vérifient : http://www.youtube.com/watch?v=fhRHCGYiWX4 (en anglais) ====== Je ne pensais pas lire un paragraphe sur l'autologisme/hétérologisme dans ce sujet. :smile2:
  20. Vive les compagnons ! :)

  21. Que des langues se délient alors qu'il n'y a plus vraiment de pognon à soutirer, c'est assez dérangeant. Ou ces gens sont fous, essayent d'acquérir une célébrité, aiment se faire plaindre, veulent salir l'image de Michael Jackson, ou il sont portés par un vrai besoin de clamer ce qu'ils ont subi. En tout cas, si tout ça est vrai, la reconnaissance est un minimum... même si ça va être dur.
  22. Evidemment, ça aurait atténué le cliché parce qu'on n'a pas encore acquis le réflexe de dénoncer l'intériorisation de clichés raciaux chez des personnes qui sont censées en être les victimes. Quand ça émane d'un blanc, avec toute la connotation coloniale que porte l'accent "petit nègre" proféré par un blanc, l'écho sémantique est plus fort. C'est une évidence culturelle. Oui, ça ne mérite pas grande polémique. Pour moi, ça se limite à quelques commentaires sur ce forum, et encore parce qu'on me relance. Tout ceux qui s'offusquent ne sont pas des abrutis. Ce ne sont pas non plus des "malveillants ou des fous". C'est un non-argument qui montre un refus de comprendre les raisons de l'autre. On peut ne pas être d'accord sur le degré d'offuscation sans forcément faire un déni de la vision qu'autrui peut avoir. Non, toi tu parles de l'impunité d'expression. Ce n'est pas pareil. La liberté d'expression est de pouvoir dire mais la loi est là pour poser des jalons et les citoyens peuvent l'utiliser. Les plus procéduriers sont une menace mais les plus roublards peuvent dire beaucoup de choses odieuses et passer entre les mailles du filet. La liberté c'est de dire tout et n'importe quoi n'importe comment, sans être confronté ou même poursuivi si besoin ? C'est une vision ultra-libérale à laquelle je ne souscris pas. la société humaine a besoin de mettre des garde-fous en place, par consensus, et sans en abuser ensuite au risque de les galvauder. Ça ne ressemble pas à un principe de tyrannie. Anne Roumanoff ne risque rien à part l'offuscation officielle de quelques personnes ou groupes. Pas la peine d'employer la métaphore du "chemin vers la dictature", surtout pour étouffer le fait qu'on puisse s'indigner de cette partie du sketch. Encore heureux qu'on puisse commenter, la critiquer ou la soutenir, après, c'est toujours monté en polémique et la polémique moderne tend quasiment toujours vers l'idiotie. Le titre du sujet est volontairement orienté : personne ne fait de grand procès à Anne Roumanoff, qui n'est pas devenue une raciste officielle à qui on jette des cailloux. Ces réactions sont gonflés par d'autres idéologues pour qui c'est du pain béni pour dénoncer les dérives de la bien-pensance.
  23. C'est ma lecture : je constate qu'elle choisit de caricaturer Christiane Taubira avec l'accent "petit nèg' " pour répondre plutôt à une convention qu'à un vrai travail de caricature personnalisé. C'est la représentation canonique de la négresse. En tout cas, vu notre passé culturel, c'est dur de faire comme si ça n'y faisait pas écho. Une caricature qui tombe trop vite dans la généralisation, c'est de la facilité. En jouant sur le cliché "petit nèg' ", je lis ça comme une généralisation raciale facile et surtout un peu inappropriée. C'est peut-être juste un accent antillais raté qui ressemble beaucoup à un accent africain. Cela dit, c'est également une facilité. Ça c'est évident : tout est arbitraire. Mais par contre, je ne lui fais pas procès d'intention mais procès de résultat : voilà ce qui peut arriver avec l'emploi de clichés. Qu'on ne joue pas les étonnés. Je dis ça en étant bon public : j'aime bien les blagues racistes (proférées par des non-racistes) et même les imitations accents.
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