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yop!

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Tout ce qui a été posté par yop!

  1. Et hop! les agnostiques deviennent des athées... toute la magie de la simplification et du manichéisme. Ce n'est pas ce que je lis... Pour moi, l'agnostique est par essence non-croyant puisqu'il range comme possibles deux hypothèses : Dieu existe ou Dieu n'existe pas. Il doute, il se questionne, et par cela il devient forcément non-croyant. L'existence ou l'inexistence de Dieu étant croyances puisqu'aucune des deux ne présente de preuve irréfutable et absolue. Ensuite, l'agnostique peut sinuer entre les deux. Des aspects de sa vie peuvent être régis par la négation de Dieu ou sa possible existence (et ce que ça impliquerait selon le concept qu'il s'en fait). Il croit aux deux. Il peut devenir athée ou déiste selon les moments. Le croyant et l'athée sont, eux, portés par leur idée dans tous les aspects de leur vie. Je pense que beaucoup de gens sont agnostiques, par doute intellectuel ou désintérêt, ou encore superstition. L'agnostique vu par le croyant représente plutôt l'athée : il estime possible l'inexistence de Dieu. Donc il s'oppose. L'agnostique vu par l'athée tend plutôt à la superstition : il estime possible l'existence de Dieu. Donc, il s'oppose. Chacun aborde ça comme le verre à moitié vide ou plein.
  2. Merci de ne pas trop vous éloigner du sujet aussi !
  3. Bein finalement; dire : "Je n'irais pas en cure de désintoxication" et mourir à 27 ans, c'est un bel exemple pour dénoncer les dangers de la drogue et de l'alcool. C'était son vrai nom, en plus. Pas un nom de scène ! En français, ça ferait Amy Cave-à-vin...
  4. yop!

    La France n'a plus d'identité

    La vie à la française est menacée avant tout par la mondialisation industrielle et financière, cette course au profit qui bouscule nos vies et dictée par un système international établi pour une caste de profiteurs. Tous les pays sont touchés et les gens s'alignent lentement sur un profil travailleur/esclave/consommateur. Les états, à force de devenir des marchés de plus en plus privatisés, se font sucer la moelle et ne régule rien. La pensée individualiste, l'accélération du temps, le climat de défiance, la difficulté des temps post-modernes, la précarité, les nouveaux médias, la densité de population, reproches, séparation des classes sociales,... tout cela coupe les relations entre les gens... qui du coup vivent moins de choses ensemble et ne sont plus dans la logique de peuple, cette grande tribu. S'intégrer à la société est devenu difficile pour tous, le statut de l'immigré, qu'il soit communautarisé ou rejeté, complique la chose mais n'est pas le facteur le plus lésant. C'est ce mode de fonctionnement universel qui veut faire du monde une grosse entreprise et des gens des esclaves dociles et complaisants/consommateurs insconscients et frénétiques. La France est un pays aux valeurs écrites, au patrimoine culturel accessible, au terroir préservé. C'est la modernité et non le multiculturalisme qui mettent le plus en danger la perpétuation des valeurs. On le constate : la transmission se fait mal, partout. Le modernisme réduit le lien avec l'histoire, avec autrui. Multiculturalisme et communautarisme, ce sont deux concepts bien différents, opposés même. Je pense que l'identité française ne peut pas être en danger d'échanger idées, visions de la vie, pratiques et relations avec l'étranger, même au sein de son peuple. Elle s'est fait comme ça. Nos lois et notre constitution nous guident encore, même si elles sont souvent bafouées autant par la classe dirigeante que par les plus modestes. Et pour ceux qui ont oublié : " Impossible n'est pas français !"
  5. yop!

    Pub Halal

    Les chrétiens n'ont pas des interdits alimentaires aussi lourds que les musulmans. On ne verra probablement pas fleurir de produits équivalents mais beaucoup de produits alimentaires portent fièrement la symbolique religieuse (légitimement ou pas) dans leur image de marque. On en voit plein à la télévision. Pour les produits vraiment consacrés, on vend bien de l'eau bénite... Sinon, il y a tout les commerces canoniques : librairie, musique, figurines, tourisme... Sur les croisières/pélerinage, c'est l'étalage de toute la gamme de produits ciblés, pire que Lourdes et ses vierges en plastique qui clignotent. Et l'Eglise en tire surement quelques intérêts. Bref, la récupération n'avait pas attendu l'islam. presque! mais licence récupérée par les labos Oméga Pharma cherchez encore! Les tenants des marques halal sous-traitent l'acte de consécration et mettent en place une chaîne d'abattage un peu différente, mais ce sont des industriels avant tout. Avec les mêmes méthodes. Par exemple, Zakia appartient au groupe Panzani. Quick, qui propose aujourd'hui des fast-food halal, n'est pas non plus un groupuscule musulman. Un article sur les coulisses industrielles : http://www.al-kanz.org/2011/07/28/zakia-halal-sfcvh/ La percée de la marque halal montre surtout à quel point l'islam est une religion directive, qui régit fortement ces aspects de la vie quotidienne et comment on n'a plus aucun scrupule à faire d'un précepte religieux un argument marketing. Mais il était évident qu'on allait y arriver... le marketing est une machine à communautariser les individus en groupes-cibles, le branding surfant ensuite sur ces ciblages. Ce qui est rigolo, c'est que l'offre halal existait déjà depuis longtemps, exposée dans les kebabs, et ça ne dérangeait pas vraiment. Qu'est-ce qui est révoltant ? L'exploitation commerciale d'une religion ? Le fait de voir l'islam s'exposer à la télé ? Que les grandes mosquées aient trouvé un moyen de financement ?
  6. yop!

    Pub Halal

    Vous vouliez peut-être dire "probante" ? ========== Le sujet : Faux, les publicitéspour des gammes de produits halal passent déjà depuis des mois, voire plus d'un an. Scandaleux ? Les marques surfent toutes sur des concepts souvent bien plus proches de l'idéologie que d'autre chose. Le halal est une niche commerciale et n'enfreint pas la loi en le clamant (mieux vaut d'ailleurs, comme ça on est libre de ne pas acheter halal). Des produits estampillés "catholique" existent aussi. En Syrie, on tue des gens. Pourquoi on n'aurait pas le droit en France. Pour info,la France n'est pas un pays religieux, les musulmans ne sont pas une majorité. Y'a de la place pour tous.
  7. Accident, c'est un terme faible pour définir toute une chaîne d'événement, puisque l'acte barbare est la résultante d'une idéologie poussée à l'extrême. Jean-Marie Le Pen lui-même intègre l'attaque d'Oslo à un phénomène idéologique plus global (la peur de l'immigration). Il est donc hypocrite. On peut dire aussi que le bain-marie xénophobe dans lequel baignait le terroriste est aussi (voire plus) important que les problèmes et enjeux réels dus à la gestion de l'immigration. Tout ceci n'est pas accidentel. La logique anti-occidentale qui mène à des actes agressifs ou terroristes est la même. On répond à l'envahisseur réel ou supposé (néo-libéralisme à l'américaine pour beaucoup) et on frappe les symboles. On n'a pas parlé d'accident pour les attentats du 11 septembre, par exemple. Même s'ils sont de la main de fous exaltés, ils ne parviennent pas à cette folie sur un coup de tête. Accident, ça veut presque dire "hasard". Ça veut presque dire que l'idéologie politique du rejet n'a rien à voir avec ça...
  8. Elle avait bien commencé sa carrière musicale mais foiré sa vie. C'est toujours affligeant de voir qu'on peut partir à la dérive derrière une façade de réussite artistique. A mon avis, elle ne laissera qu'une toute petite empreinte dans la musique tellement tout a été vite. Elle a déjà des tonnes de remplaçantes. Tempus fugit. ========== C'est marrant de la part de quelqu'un qui dit ne pas dissocier l'oeuvre de l'auteur d'avoir si peu de compassion pour la faillibilité humaine. Quand c'est Little Richard qui fait un caprice ou Korn qui annule avec mépris un concert parce que le temps leur semble mauvais, je comprends qu'on hue. Quand c'est une Amy Winehouse qui n'arrive même plus à gérer sa vie, je trouve cruel de l'enfoncer encore plus. La scène est quelque chose d'exigeant, les artistes deviennent des marathoniens. Pour des gens sains et en forme, c'est déjà un sacré défi d'assurer des tournées à la chaîne avec la notoriété de feue miss Winehouse. On n'a pas à devenir consommateurs tyranniques, complices de la course au profit. Quand je vais voir un artiste, je lui pardonne s'il se foire, s'il n'est pas en forme. Je n'exige une performance hors du commun, surtout de la part d'une fille qui part en couille total. J'ai du bol : les artistes que je vais voir vont plutôt bien ! ====== Toutes les stars ont une emprise sur leur public. Pour le cas de Marilyn Manson, tes inquiétudes sont vaines : il ne prône pas de mauvaises choses. Ceux qui l'adulent au premier degré ne le comprennent pas plus que ceux qui le conspuent au premier degré. Il s'est souvent expliqué à ce sujet. Manson est un artiste extrême, qui a pris le parti d'incarner des personnages représentant la décadence américaine, tous les vices hypocritement cachés, afin de nous montrer ce qu'il en est. La musique dure et les mises en scène géniales appuyant le côté spectacle grand guignol outrancier, typique aussi de l'Amérique. Ses textes et idées sont plutôt simples : cultivez-vous, ne croyez pas n'importe quoi, ne vous laissez pas abrutir,... doublé de critiques sur la société.
  9. Les profilages, c'est inhérent à toute affaire de notoriété publique. Les tueurs en série ont des personnalités qui fascinent (alors qu'avant leurs actes, on les regarde souvent comme de vulgaires paumés de la vie ou des losers). DSK est un homme très en vue, surement rempli de failles. Nafissatou Diallo n'a pas l'air plus nette et est maintenant aussi très en vue. Ça croustille ! Mais en fin de compte, peu importe leurs personnalités décrites par des tiers et les suppositions sur ce qu'il/elle pourrait faire ou pas : soit il y a eu viol, soit il n'y a pas eu viol. Un pervers sexuel phallocrato-dominant qui violerait une arnaqueuse menteuse aux fréquentations douteuses ou un saint homme qui violerait une sainte femme, ce serait toujours un viol. On croit connaître les gens, supposer de ce qu'ils ne pourraient JAMAIS faire jusqu'à ce qu'on ait la surprise de sa vie : votre voisin, oui, cet homme charmant, séquestrait sa fille dans sa cave et lui a fait 6 enfants. Ou votre fils, modèle de politesse, a tué quelqu'un à l'aide de 48 coups de couteau et d'un marteau. Des trucs comme ça.
  10. Il est vrai que souvent, sur les forums, un musulman qui prône l'islam de la paix - conception plutôt positive- se voit traité de menteur, assimilé aux exactions des islamistes hermétiques, tourné en dérision et attaqué sur ses croyances (alors qu'il brandit les même textes pour établir un autre discours que celui des intégristes). Tout le monde n'a pas les moyens de se lancer dans ce genre de bagarre rhétorique, ni de mettre de côté sa foi en demandant de ne pas la juger. Et ceux qui les défendent se voient traités d'islamophiles niaiseux ou d'antisémites refoulés ! Du coup, ça fait plutôt le jeu des... intégristes.
  11. C'est un témoignage sur la personnalité de l'individu mais ça ne va pas apporter grand chose pour élucider ce qui s'est réellement passé au Sofitel, en admettant que ce témoignage soit recevable. Il n'est d'ailleurs ni particulièrement nuisible ni très favorable à DSK, sur le plan de l'affaire. On est dans le registre de la presse people ou de la morale.
  12. La majorité des français manifeste peu contre les propos sur les bougnoules ou les nègres que l'on peut toujours entendre en 2011 ! On râle beaucoup a posteriori. C'est à peu près pareil pour les propos islamistes fanatiques. Je comprends qu'on n'ai pas envie de systématiquement prendre la parole pour désamorcer des idioties avérées, au nom d'un esprit de corps supposé, alors qu'on n'a rien en commun avec les gens qui profèrent ces trucs. En tant que français, je ne m'exprime pas systématiquement et au nom des français pour les propos racistes d'un ministre -par exemple. Je constate juste, je donne mon avis ou pas. Les musulmans anglais ont peut-être peur, font peut-être confiance à la loi, tolèrent, trouvent ça tellement niais, approuvent ou s'en foutent. Normalement, dans nos sociétés, on ne nous demande pas de faire justice nous-même... Reste que religieux ou pas, les ghettos sont des zones difficiles à faire éclater : c'est le terminus des exclus, des communautés non intégrées, de l'économie parallèle. Si les forces assermentées, armées légalement et matériellement n'y arrivent pas, pourquoi le musulman de base y arriverait ?
  13. yop!

    SOS Racisme se gave d'argent public

    Je ne pense pas qu'ils ne font pas leur travail mais que leur action est datée, que leur réflexion doit se moderniser. Ils touchent au racisme des années 80, le racisme canonique du pauvre individu de couleur discriminé pour sa peau. Mais les motifs ont bougé, les gens peuvent être discriminés pour d'autres raisons que leur peau et le blanc est aussi devenu cible. Dominique Sopo, malgré ses discours plutôt sensés, ne semblent pas vouloir s'engager dans cet élargissement. Or, les gens qui subissent vont se tourner vers d'autres soi-disant justiciers : le FN ou d'autres groupes pires. Le FN qui lui ne prend pas non plus le parti de défendre tout le monde. Heu... une subvention publique n'a pas de couleur. Il n'y a pas que les blancs qui payent des impôts ! L'action contre Zemmour était justifiée. Le mutisme sur certains sujets est plus problématique, par contre.
  14. Les aides sociales ne sont pas des salaires mais des aides. Elles ne demandent pas à l'individu un travail en contrepartie mais sont là pour soutenir la survie de la personne, pour l'aider à ne pas sombrer et se désocialiser totalement. Reste à ce que la personne trouve moyen d'améliorer sa situation ensuite et de quitter ces aides. Ce n'est pas forcément évident : situation compliquée, accoutumance aux aides, rapport travail/salaire pas valable, fainéantise parfois,... Le principe d'un travail contre une aide minimale ressemble à un chantage difficile à avaler dans tout ce qu'il implique (il ne suffit pas de regarder son voisin fainéant et de dire "quel gros con, il ne fout rien, qu'on le mette à casser des cailloux !"). Si c'est un travail, on rémunère selon le code du travail. Les aides viennent en plus, en à-côté, ou alors sont stoppées. Elles répondent à des critères de situation, non à une logique d'emploi rémunéré. Le mélange des genres... Ces 5 heures hebdomadaires sont par contre un bon outil pour garder les gens dans une dynamique de société, dans le contact au travail et aux autres, pour empêcher l'oisiveté molle et le laisser-aller. Beaucoup de collectivités fonctionnent comme ça : celui qui n'a pas beaucoup d'argent compense en effectuant des tâches pour le bien commun. Il s'agit donc d'une sorte de bénévolat, de coup de pouce en nature. Le minimum sera de défrayer les personnes qui filent un coup de main à la société et de bien séparer ce système de celui qui permet de bénéficier des aides. Ce bénévolat social pourrait aussi être ouvert aux gens qui veulent simplement s'impliquer pour la société. Et dans le domaine, il y a besoin de beaucoup de gens... Problème : en démocratisant le bénévolat, on instaure un situation ambigüe. On risque d'en devenir dépendant, voire d'en profiter au point de nuire à la création d'emplois. Gros paradoxe !. Le service public s'appuierait ainsi sur l'exploitation des gens qui n'ont pas les moyens de s'émanciper. Et ne doutez pas qu'en ces temps difficiles, on ne profitera pas d'une masse de travailleurs gratuits. On part d'une logique solidaire, volontariste et optimiste pour en arriver à une logique de profit, d'exploitation, de mépris des règles du travail. Pour enfoncer la fonction publique et l'emploi, pour avoir un service public effectué par les pauvres,... ira t-on vers le mieux ? Cela permettra t-il vraiment à sortir les "assistés" du marasme ? Hmmmm... j'ai quelques doutes.
  15. yop!

    Tu contestes, on te cogne

    Le chauffeur n'a pas eu tort de demander à ces femmes de montrer leurs visages mais il n'a pas fait forcément preuve de la meilleure décision en refusant de les accepter comme passagers. C'est un choix épineux, entre la loi, les règlements et le respect envers les individus. En tout cas, c'est toujours la même chose : ce sont les métiers au contact de la population qui vont éponger les décisions de l'état ou de la population qui n'exige pourtant pas qu'on dilapide ses impôt pour la mise en place d'encadrement. Et oui, on ne fait pas de transition magique entre le port du voile intégral et son abandon simplement en décrétant le voile intégral hors la loi ! On complique encore certains rapports sociaux pas au top en imposant une conduite sans soutien derrière. Bref, ce conducteur était bien seul et j'ai l'impression qu'il a écopé d'une double peine sans l'avoir vraiment mérité.
  16. yop!

    SOS Racisme se gave d'argent public

    SOS racisme reçoit des subventions parce que c'est une association d'utilité publique. Reste à définir si elle l'est toujours vraiment, ce qu'elle apporte à la société et si elle ne se fourvoie pas dans une idéologie contradictoire (sans parler des conflits d'intérêt ou des abus de gestion, voire des malversations inhérentes à toute structure qui grossit autant). SOS racisme part du principe simple de discrimination des minorité ethniques dans une société à dominante blanche, à l'état d'esprit qui érige le blanc en valeur étalon. Or, il y a de plus en plus de gens de couleur, de métis, de blancs ouverts d'esprits... et il y a aussi une discrimination envers le blanc (pourquoi serait-il épargné ?) puisque la société française contient divers angles de pensée, pas toujours les bons. L'esprit de revanche sur la domination blanche s'est muée assez facilement en un racisme-réflexe que l'on peut constater en cité quand on y a mis un peu les pieds. Ça ne concerne pas tout le monde, heureusement, et c'est souvent classable comme "racisme ordinaire" que comme acte grave; mais c'est là. SOS racisme se doit de prendre ce combat en compte, sinon, cela devient de l'imbécilité et enfreint carrément un principe constiutionnel (égalité), ce qui devrait provoquer l'arrêt de la subvention. Pour l'argent public et les associations, ce n'est certainement pas là qu'il y a de la dilapidation au vu des coupes de budget, l'accès complexifié aux subventions qui restent. L'état s'est bien renfloué au détriment d'un paquet de petites assos ou d'associations comme le planning familial à l'utilité incontestable. Mais outre ces considérations, le bilan de SOS racisme est aussi à regarder. Est-il bon ?
  17. Sujet nettoyé. Merci de débattre dans la courtoisie et éviter les vulgarités à tout bout de champ.
  18. 30 ans et 14 ans, ça me semble vraiment deux mondes différents. Je ne crois pas vraiment à une histoire d'amour de ce genre qui ne soit pas gorgées de fantasmes et d'illusions (remarque, c'est le cas de beaucoup d'histoires dites normales). En tout cas, cet homme s'expose à la loi en jouant avec une fille de 14 ans (oui oui, on croit tous être murs, lucides et sensés à 14 ans, mais on se fait jouer facile). Car je pense qu'il joue et assouvit un fantasme plutôt que de l'amour. Enfin, patiente plutôt 4 ans et tu pourras voir ensuite s'il t'a attendue ! Si tu ne veux pas mentir à tes proches et que tu ne te sens pas de leur dire la vérité, laisse le tomber.
  19. Oui, c'est subjectif. Etablir une liste de prénoms officiels sera tout aussi subjectif, qui plus est tenant d'une idéologie unique et pourquoi pas xénophobe. Ce n'est pas un prénom qui fait l'assimilation. Et si les gens rencontrent certaines difficultés à cause de leur patronymes, c'est un problème de mentalité de notre société (qui a ses raisons). S'appeler Jean-Edouard Ngoulou, ça n'empêchera pas aux mêmes gens de juger sur l'origine du nom de famille, avec un petit mépris colonial de l'étranger qui imite le français. Bah si, c'est un fait que ça te plaise ou non. On s'intègre mieux à une communauté en assimilant ses codes, et celui qui veut changer ce fait élémentaire de la nature humaine en disant vouloir "changer les mentalités", celui-là s'engage dans le totalitarisme. Oui, ça arrive. Je voulais dire "ce n'est pas acceptable d'être exclu de la société par son prénom". Le changement de mentalité, il est laissé ouvert au peuple lui-même. Ce n'est donc pas du totalitarisme. Vouloir imposer un non changement (puisque la liste de prénoms "bien français" ne va faire que valider le fait de pouvoir discriminer au prénom, inciter à rester dans cette logique) est une directive se passant de l'avis du peuple, lui coupant la possibilité d'évoluer. Cela a toujours été comme ça. Les prénoms sont des outils de transmission de parent à enfant. De plus, tu devrais soutenir une liste de prénoms populaires pour lutter contre la classe bourgeoise. Et interdire toutes les variantes communautaires régionales, fortement en lien avec l'étranger. La proposition de raboter les angles visible ne changera pas le fond du problème : l'intégration, ou simplement les préjugés. On peut aussi peindre les noirs en blancs, débrider les asiatiques, mettre une gouttière aux latino pour ne plus qu'ils roulent de "r", comme ça ils s'intègreront mieux. Si si, il faut s'aligner sur l'autochtone canonique ! Tu es naïf de croire que le prénom officiel changera beaucoup de chose. On aura le droit à un appauvrissement patronymique, une stigmatisation encore plus forte des différences.
  20. yop!

    La supériorité des juifs

    Si on crée un groupe communautaire sur un critère (juif, français, blanc, femme,...), on pourra toujours y extirper des élites et des individus plutôt lambda. Ce n'est pas "reconnaître un génie communautaire" d'untel ou d'untel mais une constatation assez facile à établir. Parler de supériorité d'un peuple uni sur un critère unique en mettant en avant son élite, ça devient de la dérive. Pourquoi n'auraient-ils pas le droit de viser l'excellence et de bien se placer dans le monde ? Tout le monde aspire à ça. Ensuite, la théorie du complot est mise à mal par l'éclatement de la communauté juive, qui se dissout ou se divise ça et là (le juif Attali le souligne dans sa vidéo). C'est toi qui fait cet amalgame. Maintenant, c'est la persécution envers les juifs qui vient légitimer le nouveau portrait du complot juif. La mondialisation, peut importe que des juifs s'y soient accrochés ou en aient été à l'avant-garde, ce n'est pas le seul fait des juifs mais des profiteurs du monde entier, toute ethnie confondues. C'est cette race là qui est universelle, fourbe, est d'une cohérence qui fait croire au complot. La mondialisation est un mouvement global et devenu inévitable par la soif du profit, confronté aux limites des frontières, puis de la matière, puis de la structure étatique, etc.. On en porte tous le fardeau. Qu'un juif comme Attali, qui semble tenir pieusement à sa communauté, ait envie qu'elle se perpétue, ce n'est pas du complot. Il n'a pas parlé de soumettre le monde non plus, ni de survivre au détriment des autres humains.
  21. Elle est floue et quasiment inappliquée. Il existe même un site où les gens témoignent des prénoms ridicules qu'ils rencontrent, et donc que l'administration a validés. Fanta, Gaylord, Zébulon, Chems-Eddin (Chems pour James, Eddin pour Dean, James Dean...), Rex, Aya... Même l'orthographe des prénoms conventionnels n'est plus réglementé. (...) Cerise sur le gâteau : dans le 95 une femme a appelé son fils Clitis, pourquoi ? comme Clitis Woud explique-t-elle, manifestement fan de Clint Eastwood. Vive la liberté et à bas le totalitarisme ! Si les agents de l'administration font mal leur boulot ou que les parents (plus ou moins cultivés) tiennent à l'originalité envers et contre tout, c'est un autre problème. On ne peut pas être exclu de la vie sociale parce que notre prénom reflète ci ou ça. Le sujet est la différence de francitude, la différence de traitement des gens, en jugeant que d'après un prénom tel individu serait "plus ou moins français" donc traité différemment. S'appeler Mohammed n'est pas une erreur orthographique, c'est respectable comme Martin, et pourquoi serait-ce lésant en France ? Les prénoms s'internationalisent. Qu'un politique relaye une idéologie populaire sous-entendant une hiérarchie entre les français est pourrie. Le délit de prénom, de nom, de faciès n'est pas anodin. Pour des raisons légitimes et pragmatiques. Ton jugement de moral est anachronique, il faut sortir des carcans de la pensée contemporaine et remettre les choses dans leur contexte historique. Les femmes sont restées très longtemps après la révolution sous l'influence des curés, et l’Église étant le grand allié de la monarchie, les républicains craignaient que les femmes concourent à rétablir la monarchie si elles avaient le droit de vote. La libération des prénoms tient de la même logique d'émancipation du carcan religieux, immiscé dans les habitudes populaires. Rien d'illogique dans mon jugement puisque présumer que les femmes soient des idiotes influençables a été une grangrène qui a survéu longtemps après que le "risque monarchique" ce soit éteint, malgré l'élan révolutionnaire.
  22. yop!

    La supériorité des juifs

    Des gens intelligents peuvent faire oeuvre de narcissisme (je retire le "crétin", si tu veux). Au début de sa tirade, il ne tremble pas sur le rôle spécial du peuple juif, pris entre sa foi et son analyse pourtant fine et documentée de la situation actuelle de la communauté juive. Corrélations et causalités sont amalgamées, avec un certain idéalisme aussi. Cela dit, en effet, il ne compare pas directement les ethnies. Il parle juste de la position du peuple juif.
  23. yop!

    La supériorité des juifs

    Il y a une différence entre "il y a pas mal de juifs haut placés dans certaines domaines" et "les juifs nous dominent". De plus, les élites ne sont pas trustées uniquement par des juifs, et tous ces juifs ne forment pas systématiquement une groupe uni. Du coup, ce que dit Attali, ça n'engage que lui et il rentre dans ma définition de crétin narcissique. Dès qu'un français fait un truc bien, c'est COCORICO ! Le chauvinisme est flatté même si la majorité des français n'a rien à voir avec l'événement. On loue le passé comme le futur (ou le potentiel). Par peuple, je n'entendais pas forcément un truc religieux, hein...
  24. Boaf, on nous fait manger diverses merdes depuis des décennies sans que ça mettent en alerte générale les services sanitaires. Tu ne parles pas vraiment d'abattage traditionnel français depuis des pages, mais d'abattage industriel, de masse. L'abattage franchouillard des campagnes ("Pok !"et "Couic !", le lapin !!), il n'est pas très éloigné des traditionnels halal ou kasher. L'étourdissement étant plutôt utilitaire et pas forcément obligatoire ("un canaaaard sans têêêête !"). Egalement tous les abattages se ressemblent dans le pire dès qu'ils deviennent des chaînes. Un grand débat sur l'abattage en général, ses dangers, ses limites, ça ne peut qu'être bénéfique. L'abattage industriel standard est une horreur -j'y ai bossé- et j'imagine que l'abattage industriel halal ou kasher comportent leur part spécifique de risque. Abattre un animal est cruel de toute façon, il faudrait peut-être ré-enseigner ça aux gens. Mais le simple concept de tuer autant et voir autant de viande partir à la poubelle, sans plus de corrélation avec les besoins des consommateurs (qui s'en foutent à 99% du temps) est aberrant. Produire toujours plus, plus vite, plus centralisé, sans plus aucun rôle responsable... ça n'est pas sensé. D'autre part, l'élevage est ultra-coûteux écologiquement et c'est idiot de gâcher autant (argument pragmatique). Les rituels religieux peuvent encore nous contraindre à penser à ce qu'est l'abattage (au lieu de tout déléguer à la mécanisation). C'est déjà important que le débat soit relancé sur la dignité, la souffrance animale, le sens de l'acte d'abattage,... puisque dès que la chaîne tourne (et elle tourne aussi pour les viandes consacrées) tout le monde se rendort. Personne n'a le monopole de l'abattage parfait, surtout pas à la chaîne. C'est ça qui est important, pas le fait qu'on puisse ajouter une connotation religieuse aux choses. C'est un débat sur l'industrialisation, sur le système moderne, en fait. Tout ce qui passe à l'échelle industriel devient forcément massif, forcément pire. Peu de gens chialent sincèrement après avoir mangé un bon saucisson alors que la vie d'un porc industriel lambda est un pur cauchemar, bien pire que -par exemple- un porc élevé bio abattu selon un rite religieux (:D). L'animal ne naît pas juste avant l'abattage, si on veut parler de souffrance et de respect. Pour l'intrusion du religieux/commercial dans la vie de la société, dans les choix de consommation éthique, l'encadrement sera plus nécessaire que l'interdiction. La laïcité doit garantir un équilibre, et surement empêcher que le religieux devienne intrusif dans la vie de ceux qui n'en veulent pas (déjà qu'on nous impose l'industrie de masse...). On est dans un pays de penseurs éclairés, non ?
  25. La France était donc une horrible société totalitaire jusque dans les années 80, car jusque là une loi existait pour que ne soient acceptés que les prénoms français. Elle fut largement assouplie en 1981 et achevée en 1993. Mais il est assez ironique que tu parles de totalitarisme et de liberticide, cette loi étant est le fait de la Révolution française. Comme quoi la conception de liberté à quelque peu changée, ce n'est plus qu'un élément de déclin. Sur le point du choix des prénoms, c'était tout à fait liberticide, oui. Mais c'était plus ou moins dans les moeurs jusqu'à ce qu'on s'en émancipe. Tu n'es pas assez naïf pour croire qu'ils ont torché tout le boulot à la Révolution (ils n'ont pas donné le droit de vote aux femmes du premier coup, hé !). La Révolution a été un grand pas en avant mais il y a encore beaucoup de pas à faire. Le monde change, oui ! Pour le totalitarisme, je ne parlais même pas de la France d'antan (le couplet culpabilisant, peu me chaut). Je décrivais la démarche d'un état qui voudrait réinstaurer une obligation sur les prénoms (avec interdiction) alors qu'on avait acquis la liberté de choix. C'est un retour en arrière, une privation de liberté dans un but arbitraire de contrôle de l'essence profonde des individus, donc de la population. Une sélection peu justifiée, plutôt fantasmatique, d'une logique précédant pourquoi pas l'eugénisme. On nous retirerait le droit d'avoir un prénom original, en lien avec une histoire familiale ou quelque choix que ce soit au profit d'un prénom d'idéologie, presque un label sur des unités standardisés. Ça change de l'élan révolutionnaire, ne trouves-tu pas ? =========== Il existe déjà une loi, si le prénom est susceptible de porter préjudice à l'enfant. Penser que nommer Mamadou soit handicapant, c'est au jugé de chacun mais ça n'a pas à être décidé par une idéologie imposée de force. C'est toi qui parle de totalitarisme pour la Révolution. D'où ta circonspection.
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