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ashaku

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Tout ce qui a été posté par ashaku

  1. ashaku

    Le temple ouvre

    Est-ce qu'un dieu qui serait capable de trouver une faille dans l'argument ontologique ne serait pas un encore plus grand dieu ?
  2. Marrant. Therion, un groupe danois a un album fait de reprises de chansons écrites par Gainsbourg. Les sucettes, Initials B.B., Poupée de cire, ... Je crois qu'ils ne panent pas un mot de ce qu'ils disent, ce qui rend leur performance encore plus impressionnante. Leur façon de copier la prononciation française est très bonne (c'est pourtant dur), ça doit être une compétence de chanteur.
  3. \m/ \m/ Hard rock hallelujah était tellement bien ! Marrant de les entendre en français.
  4. @pascalin Avec plaisir. Je soutiens que l'idée originale est mauvaise. Qu'elle s'appuie sur un ressenti émotionnel sur un phénomène qui n'est que superficiellement un symptôme (la guerre) d'un fait plus profond : la violence est un facteur fondamental de tout le vivant, déployé en écosystèmes sur Terre, écosystèmes consistants en formes de vies qui se mangent mutuellement dans un cycle. Nous sommes issus de ce cycle et contraint d'en suivre les contours. Mais notre faculté à conceptualiser nous amène à utiliser la violence pour autre chose que se nourrir, c'est de ça qu'il faut se prémunir. Être le jouet de ses émotions au lieu de les contrôler. Et cela se corrige par l'éducation, pas l'éradication. Et cela se pratique sur soi-même, pas sur les autres. De plus, j'ajoute que si on se laisse aller à l'imagination pour donner suite à l'idée d'origine, les conséquences sont très mauvaises pour le devenir de l'espèce humaine et la transition sera douloureuse.
  5. Bonjour @deja-utilise Ce message non pour "avoir le dernier mot" mais plutôt abonder en ton sens. Clôturer cette discussion est la meilleure option, il faut avoir la sagesse de le reconnaitre. J'aimerais juste corriger une intention que tu me prêtes, il n'a jamais s'agit pour moi de faire autre chose que d'échanger des concepts entre intelligences humaines, d'échanger des informations entre possesseurs d'informations, de bâtir des raisonnements entre bâtisseurs de logique. Et tout cela est fait "à la volée", sans préméditation ni finalité autre que l'échange. Le but étant de rester dynamique (théorie de la Reine Rouge) et de se garder de trop cristalliser ses savoirs, de perdre la plasticité nécessaire à une bonne compréhension de la réalité. Si j'ai pu dire des choses qui t'ont blessé, j'en suis désolé, mais tu tendais beaucoup trop de bâtons pour que je n'en saisisse pas un ou deux. Je n'ai fait que t'offrir le regard extérieur dont tu dis qu'il est le seul moyen pour une personne de vraiment savoir ce qu'il en est à son propre sujet. Par exemple, à propos de ton PS, tu constates déjà que s'obstiner à faire fonctionner une idée invalide ne fait que mettre en lumière des dysfonctionnements en cascade quand on confronte à la réalité. Il faut savoir le reconnaitre. Bonne continuation.
  6. Je vois, il s'agit de "raconter des histoires". Et attention, je ne dis pas ça dans le sens péjoratif. C'est peut-être un peu désuet mais je trouve très humain de "regarder le monde" et "raconter des histoires", c'est notre rôle d'êtres doués de pensée. Nous concevons naturellement des histoires en notre for intérieur mais parvenir à les raconter est un vrai exercice de rétroaction efficace sur le réel. D'ailleurs en te lisant, je me dis que "regarder le monde" et "raconter des histoires" sont ma façon à moi de faire comme toi, une analogie anthropomorphique accessible à tout le monde. Sur l'intentionnalité, ce sera un challenge, surtout s'il faut être compatible avec les observations. Mais on peut toujours construire des histoires et parfois des bonnes. Matrix n'est-il pas une histoire de renaissance et d'élu, une analogie du Christ ? Ca ne l'empêche pas de contenir action et philosophie, pour un résultat très satisfaisant.
  7. Bonjour, Je suis désolé que tu n'aies pas pu me transmettre ton idée avec clarté. Non. Chaque instance d'humain est une machine évoluée pour comprendre son environnement. L'opinion de M. tout-le-monde est justement une transcription directe et naturelle de la réalité. Par définition les contes de fées sont "ce qui échappe à la réalité". Ce que tu essaies de faire passer pour une égalité est en fait une définition d'exclusion mutuelle. Ah. Dans ce cas, pourquoi continuer "à vide" ? J'ai trouvé la "bataille de fions" distrayante un moment mais même cet aspect ne se renouvelle que peu. Qui essaies-tu de convaincre de cela toi ou moi ? Tu ne penses pas que tu dirais de meilleures choses en discutant du sujet plutôt que de moi ? Félicitations pour ce passé grandiose, des gens importants, des solutions uniques, j'ai hâte de constater ça au présent. Ah, tant mieux ton point de vue à évolué pour rejoindre le mien donc ? En page 2, tu disais "la question ne serait pas de savoir comment je ferais pour convaincre les autres, mais bien plutôt d'avoir la possibilité d'appuyer sur un bouton qui mettrait fin instantanément à l'existence des mâles humains, donc y compris moi-même, je ne pense pas que j'hésiterais longtemps à appuyer dessus". D'où mon argumentaire qui a suivi, je suis content de voir qu'il a porté. A moins que tu n'hésiterais pas longtemps à faire une chose qu'il serait peine perdue de vouloir convaincre qui que ce soit qu'elle est bonne ? J'ai parfois du mal à détecter la cohérence dans tes différentes versions. Dit plus simplement, on peut faire preuve d'imagination. Non, même les enfants de 6 ans peuvent jouer à imaginer être des cowboys. C'est un trait partagé par tous les humains, c'est une de leur spécificité en fait. Merci. Un pessimisme dégainé bien vite, j'espère qu'il ne te freine pas trop dans la vie. Bien cordialement A-A
  8. En gros, tu décides de ne pas suivre les théories scientifiques pour préférer d'autres métaphysique, comme la présence de personnages surnaturels. Tu as le droit mais pour info les justifications ne sont pas très solides. Un point sur la forme vite fait avant de commencer : l'IA est un bon outil et un bon partenaire de réflexion, mais sa valeur est surtout de te permettre de mieux comprendre le sujet que tu abordes avec elle, de façon à restituer en ton nom les nouvelles idées que tu as intégré à ta propre compréhension. Le copié-collé d'une réponse automatisée intitulé "mon point de vue", c'est une méthode qui ne présage pas d'exactitude ou de déontologie. Mais sur le fond, c'est une construction faite de tentative de réfutation de la méthode scientifique. Tu dis "interprétation" et donc "règle arbitraire" mais la méthode scientifique consiste justement en l'élaboration de savoirs objectifs, de mesures vérifiables par tout un chacun, de protocoles dont chacun peut remettre en question la validité, de conclusions découlant mathématiquement de la conception des expériences. C'est un ensemble de savoir spécifiquement conçu pour être valide à chaque subjectivités. Voilà pour 1 et 2. Le 3 exploite le fait que la science ne peut pas expliquer 100% des phénomènes imaginables, donc sa validité est récusée à un potentiel 0% si on le souhaite. C'est binaire, ça ne reflète pas la réalité. Le monde est dynamique, la science qui cherche à l'expliquer est elle aussi dynamique. Sa constante évolution n'est pas une faiblesse mais une force. Le 4 n'est pas très convaincant. Si Napoléon existe parce qu'il y a des récits concordants de lui, pourquoi dire de toutes les mesures différentes (dendrochronologie, carbone 14, carotte géologique, etc) qui concordent qu'elles ne sont pas recevables ? Je trouve le 5 orienté, je ne pense pas que la science se contente de "résumer", elle cherche et donne à voir tout ce qui a été trouvé. Elle converge vers une connaissance plus fine et plus poussée du réel, les trouvailles se renforcent les unes les autres. On tire nos objets de tous les jours de ces trouvailles. Nous prouvons tous la validité concrète de la science à chaque fois que nous utilisons le GPS, envoyons un texto ou regardons un film. Si la loi d'Ohm est remise en question parce qu'il est possible d'imaginer un monde où elle est fausse, c'est vrai mais c'est imaginaire. Dans la réalité partagée, elle est observée 100% du temps. Que dire de la Loi de gravité ? Allons-nous nous envoler un jour si pas de bol, on est plus dans une "régularité empirique cristallisée" ? Le 6 s'appelle "mon choix" mais le choix en question n'est jamais donné clairement. Ce paragraphe a surtout l'air de dire qu'il ne faut pas choisir la vision scientifique, mais ne dit pas par quoi la remplacer hormis "croire en une intention, un acte créateur". La religion quoi. Pour remplacer la science. C'est un discours ... connu. Je crois que personne n'empêche personne de choisir selon ses préférences, mais dire "il faut arrêter de considérer la vision scientifique comme seule valide" c'est outrepasser, on n'influe pas sur les choix des autres. La science expose des faits, les faits sont vérifiés, les gens font confiance au système qui dit des choses réelles et vérifiables. Après lecture du tout, mon commentaire principal est "quel est exactement la thèse que tu souhaiterais défendre ?". Est-elle à propos de la création de l'univers ou de la vision que les humains en ont ?
  9. C'est tout à fait probable. Pour ma culture, laquelle exactement ? Il y a pourtant bien une différence entre les écoles publiques et celles fréquentées par les enfants des élites. Pourquoi ne pas faire profiter à échelle nationale d'un système vertueux, pourquoi le réserver à une poignée d'écoles dont la condition d'admission n'est pas la compétence mais un gros chèque, si ce n'est pour faire un filtre à indigents et se réserver les places au soleil en famille ? C'est exactement ce que je dis quand je parle de népotisme. Le critère automatique "pas aristocrate donc incapable" n'a plus sa place aujourd'hui.
  10. Moi je ne fais rien. Le premier élément de réponse que je peux apporter à votre question est qu''elle sous-entend que la méthode émane d'une personne mais je ne pense pas que ce soit le cas. La synthèse opère entre les idées des gens ou elle n'opère pas, mais il n'y a pas un gestionnaire de conversation pour la garantir avec une checklist. Il y a en revanche des conditions qui favorisent et des comportements qui limitent. Au niveau conceptuel, une réponse qui peut être apportée concerne l'invariance ainsi que la récurrence. Notre logiciel interne est câblé pour détecter les phénomènes qui ont ces attributs. Et c'est autour d'eux que se construit le sens pour nous. En fait, votre question renvoie à une autre, sûrement très ancienne : "comment parlons-nous entre nous pour faire évoluer les idées ?". Ce sont les concepts de rhétorique et de dialectique qui en sont sortis. Une dernière note, l'échange n'est pas obligatoirement "en direct". Il y a des gens qui ont pensé une aile volante, et plus tard d'autres gens qui ont pensé l'avion. Le partage d'idée est continu et automatique car nous sommes une espèce qui a développé une culture. Sur ce support, les échanges dialectiques peuvent se produire entre anonymes. L'un poste une photo rigolote, un autre trouve un jeu de mot marrant à mettre dessus, et un mème vient au monde sans qu'on sache qui est l'auteur. L'échange d'idées se passe d'arbitre humain, dans nos échanges constants des millions d'idées sont générées, certaines parlent de la même chose ou sont reprises par d'autres (récurrence), et celles-là perdurent (invariance). Et finalement, pour répondre directement à votre question, mettre en relation deux points de vues subjectifs arbitraires permet de construire une troisième version plus proche de la réalité : J'ajoute un speech que j'aime bien faire : deux personnes qui possèdent chacune une connaissance de "1" se rencontrent, la somme de savoir en présence est de "2". Ils mettent en commun leurs savoirs respectifs dans une discussion autour d'un même sujet. De cette échange, une synthèse émerge et la somme de savoir n'est plus "2" mais "3". Chacun d'eux a participé et peut s'approprier ce "3" à sa façon, la somme des savoirs en présence est maintenant de "6". Le savoir passe de 1 à 6, simplement quand deux personnes échangent leurs idées arbitraires sur la réalité. Les conditions d'un échange fécond d’après moi sont : des différences pour la richesse, des points communs pour la liaison. Si l'un dit bonjour et pas l'autre, c'est une différence qui peut empêcher la discussion, c'est un point commun nécessaire à la liaison. Si l'un dit oui et l'autre dit non, c'est une différence qui permet la discussion alors que si les deux disent oui il n'y a pas de discussion.
  11. Je ne me risque pas à essayer de manipuler sens/Sens car j'échoue à chaque fois Mais de ce que je comprend, il faut un "moi" animal, un corps capable d'action sinon il n'y a pas d'action ni violente ni douce en premier lieu. Et il faut un "moi" spirituel, une conscience capable de contraindre les actes du précédent.
  12. Re. Rien de neuf donc. Beaucoup de texte et aucun apport sémantique en dehors de "si, si, les gens se trompent". As-tu compris mon objection à ce sujet ? Et moi je dis que tu dis "les gens se trompent". Je crois que je suis dans le vrai. Mais tes contorsions sont un sacré spectacle. Je ne sais pas ce qu'est ce dont tu parles, c'est donc toi qui le ramènes. Si tu dis que ce n'est pas lié à la discussion, je te fais confiance. Petit florilège. Je t'offre un regard extérieur sur ton discours, vois-tu à quelles extrémités tu es réduit ? Même service, sur un autre aspect de ton mécanisme. Une partie qui éclate le sens, une autre qui fait loupe sur un aspect unique, avec l'illusion d'avoir couvert une grande variété d'information. Mais ce n'est qu'un paravent, tout simplement parce que rien ne parle du sujet discuté, ce ne sont que des généralités sur les gens, autrement appelé "opinion". Personne n'a la règle absolue pour mesurer les gens, ceux qui croient pouvoir sont victimes de leur propre illusion. C'est assez incroyable à quel point le sens de ton discours est applicable au message que tu as composé. Tu discoures en long en large et en travers que le discours d'une personne ne saurait être fiable, vois-tu l'ironie ? Ce n'est pas gentil de booster virtuellement son ego en humiliant de jeunes recrues plutôt que de leur donner toutes les conditions dont ils ont besoin pour intégrer l'équipe. Mais ça a du faire plaisir de placer le coup de la résistance qui varie avec la température, je vois que tu reproduis ici ce petit shoot de plaisir. La deuxième dose est moins intense il parait. Cette torsion du sens est facilement balayée, parce que je peux expliquer à un enfant de maternelle que dans la phrase "nous sommes tous sujets à cette condition", l'égalité ne se trouve pas dans le savoir des individus un par un mais dans le fait que nous sommes tous humains. Problème récurrent de zoom sur un détail qui fait oublier la grande image complète. Redondant. Et la suite est absconse puisqu'elle se base sur ce qui vient d'être balayé. Au final, tu n'expliques pas pourquoi tu penses qu'éliminer tous les hommes est défendable ou même possible. Tu as cité des études éparses qui disent ceci ou cela mais rien de sérieux sur les conséquences réelles d'une telle décision, dont les effets négatifs seraient fortement visibles avant d'avoir posé la première pierre de l'édifice. Si un discours public est fait en ce sens le lendemain les villes flambent, si l'action est décidée en secret elle n'est qu'un crime contre l'humanité. Le reste n'est que digression imaginaire, et je n'ai rien contre, même j'adore ça. Mais dans ces cas on reste humble, on dit "je digresse, c'est imaginaire". Et là le débat devient intéressant. "Quelles sont les conditions à mettre en place qui permettraient qu'une telle action devienne possible ?". Je gage que la plupart révèleront l'ineptie de l'objectif.
  13. Bonjour, Nous n'en sortons pas, je ne trouve pas dans ton message autre chose que "les gens se trompent", ta spécialité. Elle est très générique, tu peux la ressortir en toute occasion mais hélas elle n'a aucune spécificité. Si je dis "tuer c'est mal" tu répond "les gens se trompent", si je dis "la glace à la fraise c'est bon", tu réponds "les gens se trompent". Ca ne participe pas à l'avancement d'un débat, ça ne permet jamais de sculpter des idées de plus en plus justes par la discussion. Rectification : j'ai fait l'effort de présenter une idée spécifique de façon claire, tu as donc pu passivement la recevoir 5/5. Chaque fois que tu en as fait autant, je t'en étais gré. Mais lorsque la discussion tombe dans "j'affirme que les gens se trompent / sous-entendu l'idée que tu présentes est fausse mais je ne donnerais pas d'exemple pour la contredire", elle ne peut plus avancer. Je suis désolé si j'ai l'air d'outrepasser en disant cela mais cette "astuce" de parler des biais cérébraux est clairement un paravent pour ne pas adresser les sujets eux-même lorsque cela devient difficile. Il me semble que c'est un mécanisme de défense chez toi, et je pense que c'est un moment où ton intelligence travaille contre toi au lieu de le faire pour toi. Pour le reste nous sommes d'accord, tu le formules très bien : Nous sommes tous sujets à cette condition. Nous racontons tous nos histoires telles que nous les croyons au mieux de nos capacités de discernement. Et aucun de nous n'a la vérité. Discuter et échanger sur les idées est notre meilleur moyen de parvenir à des vérités plus fermes que celles que nous racontons lorsque nous sommes seuls. Encore faut-il jouer le jeu de l'échange critique d'idées sans tomber dans la critique gratuite, facile et aveugle de l'auteur des idées. La discussion avec toi est engageante, tu fais l'effort de venir échanger ici, tu apportes des informations que peu de gens peuvent apporter, tu sais rester courtois et suivre un protocole (les salutations par exemple). Tu es un interlocuteur de qualité. Aussi je suis plutôt déçu lorsque ces promesses échouent dans l'exploration du taux de vérité qu'un cerveau pourrait potentiellement produire. Je suis bien plus simple que cela, je m’intéresse directement au sujet de discussion, pour voir ce qu'il peut ressortir de l'échange. Je pense que nous serons amenés à discuter à nouveau, et que j'apprendrais encore de nouvelles choses dans ces futurs échanges. En attendant, je te souhaite une bonne journée.
  14. Est-ce vraiment un paradoxe ? Il faudrait une contradiction. Là on a un jeu qui se déroule et donc possède à un instant T "une plus grande championne". Mais au moment où quelqu'un d'autre vient challenger jusqu'à l'égalité des scores, il y a temporairement une impossibilité de résoudre la règle "le plus grand nombre de points". Beaucoup de jeux font face à cette situation sans en faire un paradoxe. La prochaine partie décidera s'il y a détrônage ou pas et le titre sera bien remis à un individu. En attendant il y a "égalité", "balance", "tie-break", "ex-eaquo", etc.
  15. ashaku

    Ily a des jours

    Bonjour Ce sujet me rappelle le film Il était temps, mais expliquer pourquoi gâcherait une scène pour ceux qui ne l'ont pas vu. Pour ceux que ça ne dérange pas : Par ailleurs, le film est une très belle comédie romantique, qui se distingue par son absence de fin heureuse. A l'image de la vie.
  16. J'ai revu récemment Bedazzled (Endiablé), et sous couvert d'une comédie potache, il y a une leçon de fond. Le personnage principal ne cesse de commettre la même erreur en voulant être le meilleur (plus grand ou plus riche ou plus fort ou plus intelligent, rien ne marche). Il faut comprendre que nous sommes en interaction constante les uns avec les autres, chacun de ces défouloirs imaginaires, s'il arrivait en réalité serait le départ de catastrophes. L'auteur en est le plus malheureux, il s'isole encore plus en se donnant des super-pouvoirs. Au final, le lâcher-prise et l'amour propre fonctionnent plutôt bien pour trouver le bonheur, qui consiste à s'aimer tel qu'on est. Bon après, je suis comme toi, j'ai imaginé pouvoir téléporter sur la lune les voitures garées sur les trottoirs, de rendre muets ces gens qui hurlent pour parler, de couper les pouces et la langue de certains hommes politiques, ça fait du bien en imagination. C'est le concept du manga Death note. Un carnet magique qui tue les gens lorsqu'on y écrit leur nom. Le personnage principal regarde le JT pour connaitre les crimes commis et tue les tueurs, en en devenant un lui-même. La vague de meurtre finit par inquiéter la police qui fait appel à un super détective, et un duel psychologique à la Holmes-Moriarty s'engage.
  17. Merci pour ce recadrage, il y a effectivement un problème actif/passif dans ma formulation. Pour me "justifier", je n'avais pas rédigé cela à charge contre la psychanalyse, quand on a un problème il faut le traiter, il faut se dire "j'ai un problème". Ma tournure était censée dire cela. Re-merci de me faire découvrir les TCC. Toi qui a l'air de bien connaitre ce sujet, que penses-tu de ces thérapies ?
  18. Merci pour cette précision En fait, je ne connais quasiment rien de la tradition philosophique, avec mon habituel entêtement illogique j'ai choisi de réfléchir au monde sans consulter ce qu'ont pu dire les excellents philosophes de notre Histoire. Mes réponses sont moins bonnes que les leurs, mais c'est les miennes et dans ma démarche ça a plus de valeur d'entrainer son cerveau à trouver que de le remplir avec des belles réponses. Mais je ne suis pas à 0% non plus. Platon était le disciple de Socrate, il a produit une œuvre qui rend compte de ce qu'il a appris de son maitre, puis a développé sa propre vision critique de son temps. Je crois savoir que cette deuxième partie de son discours est la plus controversée. Leibniz était autant mathématicien que philosophe je suppose ? Je le connais surtout pour l'accrochage avec Newton sur le calcul infinitésimal, je ne pensais pas qu'il avait posé sa marque sur un domaine psychologique (mais une rapide recherche m'a montré le contraire, certains considèrent même toute son oeuvre comme une psychologie). En substance, si j'ai bien compris, il y a d'un coté Platon/Leibniz et la vision générale de la psychologie, et de l'autre coté Freud père de la psychanalyse sortant du théorique général pour entrer dans la pratique concrète sur l'individu, c'est bien ça ? Ca me semble personnellement plutôt correct de distinguer les deux car ils ont des différences sur les plans chronologique et ontologique. La page Wikipedia sur l'inconscient dit que ce dernier est "objet de longue maturation en philosophie" mais aussi que Freud marque un tournant majeur dans la définition de ce terme. On a longtemps tâtonné avec l'inconscient mais Freud pose des concepts comme pulsion ou refoulement sur lesquels on s'appuiera fermement par la suite. Et donc, en tenant compte de la correction que tu apportes, le post original dénonce une pratique de la psychanalyse qui fait de l'humain une collection de névroses et d'actes vils, là où la philosophie fait du monde environnant un univers qu'il est merveilleux de découvrir. La "découverte merveilleuse" étant potentiellement en soi un moyen de se prémunir des névroses, en s'alignant sur l'extérieur harmonieux pour le comprendre plutôt qu'en braquant un projecteur sur notre intérieur conflictuel. Je pense que les deux sont vrais. Le monde existe et le découvrir est une belle aventure. Mais la solution biologique que nous sommes est si complexe que les effets de bords sont nombreux. Nous sommes avant tout réactifs et la société que nous avons construit semble accorder plus de valeur au commerce qu'aux humains. Il en résulte que les gens sont en gros des collections de névroses. Après il faut faire la part des choses. La paranoïa par exemple n'est pas un problème mais une solution, c'est ce qui nous permet de ne pas tomber dans une arnaque. Le trouble psy, c'est la paranoïa aigüe, le moment où le mécanisme de méfiance se déclenche par habitude même quand ce n'est pas nécessaire et entre en conflit avec la vie de tous les jours. Mais ce trait de paranoïa n'a été développé qu'une fois que les humains se sont mis à pratiquer l'arnaque entre eux, c'est l'équivalent de la peur pour un danger physique. Donc là où certains disent "névrose", il faut parfois comprendre "qualité trop souvent déclenchée dans les rapports humains". Là où je reconnais une supériorité de la philosophie sur la psychanalyse, c'est que la première peut nous dire comment construire une meilleure société dont il découlera mécaniquement de meilleurs comportements, alors que la deuxième ne peut que tenter de recoller les morceaux pour un individu. Implicitement, la psychanalyse dit "tu as un problème" alors que la philosophie dit "le monde est là".
  19. Erreur d'ignorance, je ne distingue pas les spécialités "psy". Est-ce que la distinction que tu fais entre psychologie et psychanalyse remet en question ce que j'ai dis des émotions humaines ?
  20. Quelle beau texte, presque une profession de foi. Je suis d'accord avec ton analyse des faits, et comme @Enchantant un peu perplexe sur la mise en relation entre philosophie et psychologie, même si je suis d'accord avec ce que tu en as dit. La psychologie, comme la médecine physique, existe pour traiter de problèmes. On ne reproche pas au chirurgien de toujours regarder quel os est cassé ou quel organe est dysfonctionnel, c'est une condition nécessaire pour l'exercice de son métier. Il en va ainsi de la psychologie, qui recherche constamment ce qui est "cassé" dans l'esprit plutôt que dans le corps, je n'y trouve pas matière à reproche. Je pense comme toi que la philosophie ne nous éloigne pas du réel mais nous permet de mieux nous y connecter. Et c'est justement un aspect bien réel que nous sommes capables d'évaluer une situation autrement que physiquement. Cette panoplie mentale à notre disposition contient nombreux outils d'aide à la survie : la peur pour fuir un danger plus vite, la colère pour affronter un danger plus fort, la haine pour se rappeler d'un danger qui n'a pas pu être résolu et peut resurgir n'importe quand. Mais ces outils et leur façon de se déclencher automatiquement peuvent -et sont- facilement retournés contre nous, déclenchés de façon indue. Un politicien prononce un discours anxiogène savamment préparé donc j'ai peur alors qu'il n'y a aucun danger à fuir. Quelqu'un me dit quelque chose de méchant et je me met en colère alors qu'il n'y a pas de danger à affronter. Mon voisin fait du bruit tous les jours donc j'ai la haine alors qu'il n'y a aucun danger à gérer. Tous ces inconvénients ont un jour appelé à mieux comprendre notre psyché. De manière générale, il vaut mieux utiliser ses outils que de se faire utiliser par eux (c'est valable pour les émotions mais aussi les objets comme les téléphones), et cela demande du travail, de la discipline, des valeurs. Autant de choses devenues désuètes aujourd'hui où on vante surtout la facilité, l'immédiateté, le superficiel. En fait, en te lisant, j'ai retrouvé un pattern générique : il vaut mieux se tourner vers le monde extérieur que se replier sur soi-même. Et d'une certaine façon, la philosophie c'est se tourner vers le monde extérieur, la psychologie c'est se tourner vers son propre intérieur. En cela je comprend ton message. Malgré tout, je pense qu'il faut laisser les psychologues défricher de façon scientifique ce sujet, sans pour autant oublier de réfléchir et de vivre philosophiquement. En somme, je comprend que tu dis que la psychologie c'est la guérison alors que la philosophie c'est la prévention, à propos des travers de l'esprit. Et il vaut mieux prévenir que guérir Cependant, les vicissitudes de la vie ont abimé certaines personnes, la prévention n'a pas joué ou pas fonctionné, et les connaissances psychologiques sont là pour, comme tu l'as bien inclut dans ton message, soulager des souffrances réelles.
  21. Il est vrai que l'idée d'Assemblée nationale était très belle, tout comme elle est un peu dévoyée aujourd'hui, le système entier s'est éloigné de la population. Du coup, introduire la proportionnelle directement à l'A.N. c'est sûr ça corrige, tout en restant proche du format actuel, pas trop de changements logistiques non plus. Mais on reste sur de l'indirect, à une époque où la machine peut tout à fait prendre en charge la masse d'information du direct. Introduire le tirage au sort, comme pour les jurés au tribunal si j'ai bien compris, permet effectivement d'avoir une version miniature fonctionnelle de la population. Je reste tout de même sur l'idée de démocratie directe avec un grand nombre d'opinions diverses qui se fusionnent en un oui/non sur telle ou telle question. Pour le scrutin de l'élection présidentielle par exemple, même une méthode archaïque comme "on dit oui/non pour chaque candidat" avec autant de oui ou de non qu'on veut, en triant par nombre de oui recueilli on se retrouve avec un dégradé fin des affinités de la population. Ca me semble moins biaisé que le système à deux tours organisé pour les calculs de trahison et les hold-up. Maintenant, si on choisissait cette piste, tout est à faire, à commencer par des changements impactants au niveau constitution. C'est peu réaliste, et la France est connue pour adopter les technologies assez tard. Donc on ne peut pas dire qu'on se dirige clairement vers là, mais en tant que possibilité ça a de la gueule je trouve.
  22. Hélas, je crois que tu as raison. J'ai la même réaction dédaigneuse en voyant un post qui n'est qu'un copié-collé. D'où mon commentaire précédent, ceux qui ont la "faiblesse" d'avoir recours à cette méthode n'avait probablement pas un super discours de toute façon. Mais oui, on perd le coté 100% naturel. Cependant, j'ai peur que le train soit en marche, intégrer de telles réponses va devenir une nouvelle chose dans le paysage, reste à voir comment se fera cette intégration. Si c'est façon criarde et directe ce sera une pollution, mais il reste l'espoir que ce soit aussi de plus en plus des gens qui améliorent leur discours grâce à l'IA, pour des conversations plus riches mais toujours humaines. Je m'intéresse un peu à la philosophie et dans ce domaine, la dialectique est tenue en haute estime. L'échange humain-IA, c'est une dialectique entre deux intelligences de nature différente, une biologique et une algorithmique qui résonnent sur la même structure (le langage), c'est nouveau et ça fait de nouvelles émergences. Au lieu de déléguer 100% d'une tâche à un algorithme et se réduire mentalement, on peut l'utiliser pour mieux comprendre la tâche qu'on ne l'aurait fait seul. On sait le faire seul mais à deux c'est mieux. Et on le faisait déjà entre intelligences humaines mais la combinaison humain-IA devient très disponible. Et autant elle apporte des problèmes et des changements, autant elle ouvre de nouveaux possibles. Encore un nouvel outil dans la panoplie de l'humain, toujours plus puissant, toujours bon ou mauvais selon l'usage.
  23. En version électronique bien sûr Mais oui, c'est l'idée, sans le bazar légal qui décrit les tenants et aboutissants du referendum. Remplacé par un moins gros bazar qui décrit les tenants et aboutissants de ce recueil continu de l'opinion publique, comme valeur légale. Idéologiquement, c'est plutôt que chaque citoyen devient parlementaire. Donc non seulement pour émettre son avis mais aussi proposer des textes. Aujourd'hui, il est extrêmement exceptionnel qu'on sorte une loi. La plupart des textes sont des décrets ou des ordonnances pour modifier des aspects de lois ou d'autres décrets. La France est le pays qui émet le plus de textes normatifs au monde. Et ces textes ne sont pas "il est interdit de voler des pommes à l'épicerie" mais plutôt « dans le texte LR-I. 1756, à l'alinéa 4 du troisième paragraphe, remplacer "pommes" par "produits alimentaires" et "épicerie" par "commerce de proximité" ». Aujourd'hui on peut modifier un texte sur plusieurs axes : sa portée légale (ce qu'il oblige de faire), sa validité temporelle ("le texte sera en vigueur du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027") et même sa localité (valable pour tout le territoire ou juste les DOM-TOM, ou juste une région). Notre production légistique est un peu hors de contrôle. D'une part on veut "trop bien faire", d'autre part ce labyrinthe juridique est le terrain de prédilection des fraudes et détournements d'initiés. Avec des citoyens parlementaires, les textes proposés seront plus terre-à-terre, moins nombreux et moins orientés vers le profit personnel. Un directeur de cabinet peut orienter ses collègues, qui vont peser sur un vote et potentiellement mettre en place une fraude. Là le citoyen qui veut engrainer 50 millions de co-députés aura bien du mal ! Les textes finalement choisis par une majorité sur des dizaines de millions de gens seront fondamentalement positifs pour l'ensemble du groupe. Edit : autre effet positif de remplacer les actuels députés par l'ensemble des citoyens français, c'est que la loi résulte de l'avis de tout le monde et pas seulement des banquiers et des avocats.
  24. Hmm, il y aurait effectivement plusieurs façons de voir l'intelligence collective. Il y a la version "groupe de travail" ou "commando" dans laquelle on a des petits groupes de l'ordre de la dizaine et la dynamique spécifique que tu décris (au-delà de 45 on perd la qualité des meilleurs). Mais je pensais à l'autre version, celle des milliards de neurones du cerveau, celle où on demande à plusieurs milliers de personnes d'évaluer le nombre de bonbons dans une jarre transparente. Dans cette version, l'intelligence (la qualité) individuelle n'a aucune importance, chaque participant n'a pour devoir que d'apporter sa subjectivité arbitraire personnelle, et le mélange de toutes ces subjectivités donne une objectivité plus proche de la réalité que ce que peut produire le meilleur individu expert du problème considéré. Autre avantage d'une telle masse non spécialisée, c'est justement sa capacité à traiter n'importe quel problème, même sans aucune connaissance dudit problème. Plusieurs millions de personnes qui répondent "comme ça leur semble" reproduisent en fait un cerveau qui traduit des stimulus physiques complexes en une pensée simple. Pour le mettre en place, pas de débat ou de discussion à plusieurs millions. Mais plutôt des thèmes et des votes oui/non. Les débats peuvent avoir lieu localement entre des groupes réduits qui souhaitent débattre (comme ici), ils apporteront surement de la qualité au vote global. C'est un peu ce qu'on essaie de faire pour les élections présidentielles : un grand débat entre les concernés, plusieurs petits débats entre les gens avec leur famille et amis, puis un vote pour sanctionner le résultat final en une information simple. Il faudrait proposer ça pour chaque texte normatif discuté à l'assemblée.
  25. Corrélation ou causalité ? Parce qu'on sait que plus un pays est riche, moins ses habitants font d'enfants. On peut considérer que "les gens s'équipent massivement d'un smartphone" est un marqueur d'un pays qui devient plus riche, et la baisse de natalité succède au moment d'adoption du smartphone, sans qu'il y ait un lien causal entre les deux. Adoption de smartphone et baisse de natalité sont à égalité des conséquences d'un troisième fait, l'enrichissement du pays. Est-ce que les données recueillies pour l'étude sont compatibles avec cette explication ? Maintenant, je ne voudrais pas avoir l'air de dire que le smartphone n'a pas transformé la relation sociale entre les gens. Même sans parler des relations entre les amis, les rues sont remplies de zombies fixés sur un écran. Ce sont les téléphones qui marchent, avec un appendice "humain" accroché à eux.
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