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ashaku

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Tout ce qui a été posté par ashaku

  1. Balèze, cette philosophie raciste. Et donc, pendant que ce monsieur regarde le blanc pêcher, couper du bois, bâtir, il reste posé sur son cul ? Pourtant les proverbes à la con ça ne se mange pas non plus. Cette phrase est censée mettre en garde contre la surexploitation ? C'est vrai qu'il y en a besoin, le capitalisme ne connait pas de limites et a déjà extrait tout ce qu'il a pu. Mais mettre la consommation de toutes les ressources mondiales sur le dos d'un seul groupe d'humains désigné par sa couleur de peau, c'est incroyablement biaisé. Au passage, les pays habités par "l'homme blanc" sont prospères et propres, on y mange à sa faim et on a accès à la richesse culturelle. Les pays où on désigne les européens comme "l'homme blanc" sont en général des dictatures de merde sans infrastructure civile ni perspective d'avenir pour la population. "Quand le dernier roi sera déchu, la dernière dictature sera tombée, la dernière junte sera dissoute, l'homme non-blanc s'apercevra que l'auto-détermination ne tombe pas du ciel."
  2. Bien sur, pardon j'ai écrit mon message comme si j'essayais de convaincre un prosélyte, alors que ta démarche est libre et exploratoire. Dans cette optique, voir mon dernier paragraphe, je pense que les principes dégagés sont bons, le choix personnel de s'impliquer dans l'existence (foi), la volonté de bien faire (bienveillance), la compréhension que tout est lié (partage). Des valeurs comme l'humilité ou l'ouverture sont prônées par leur pratiquants dans beaucoup de religions. Et donc, la réalité est toujours différente de la théorie, on constate que les gens ne sont pas tous heureux, ne vivent pas harmonieusement entre eux. Des différences historiques génèrent et entretiennent des conflits, la nature humaine contient elle aussi des parties sombres qu'il faut savoir "tuer en soi" pour s'interfacer avec la société. En fait, "l'esprit d'un humain" joue dans "la société" comme le corps des individus vivants jouait dans son environnement, avec le processus d'évolution que l'on connait.
  3. ashaku

    fin du démarchage téléphonique

    Alors, je rebondis sur le thème du topic pour aborder un sujet léééééégèrement à coté (désolé). Et ce sujet évoque la présence de l'IA sur Terre (re-désolé). Les IA agentiques existent, elles raisonnent par symboles logiques plutôt que par connaissance du monde réel, comme nous le faisons. Elles ne distinguent pas légal/illégal ou bien/mal, ni même haut/bas. Tout cela pour elles, ce sont des symboles égaux, à assembler avec d'autres pour construire un sens si ces symboles sont impliqués dans le contexte. Alors que pour nous il y a un sens "réel" à ces mots, différent du sens "imaginé" pour en parler. Les actions de ces agents viennent contredire notre logique, ils piratent un serveur pour récupérer une réponse plutôt que de la calculer, si c'est le plus court chemin vers leur objectif. La présence de ces agents va remettre en question notre façon de concevoir les choses, petit à petit. Cette histoire de démarchage en est peut-être l'un des premiers exemples. Les IA agentiques peuvent démarcher à un niveau industriel qui transforme ce qui était une petite gêne en un problème massif à adresser absolument. Et donc on légifère. Avant on tolérait que les humains (faibles) produisent cette nuisance mais la même nuisance entre les mains de l'IA c'est un tout autre tableau qu'il faut traiter drastiquement. D'autres exemples vont peut-être suivre. La propriété intellectuelle est-elle bien justifiée ? Tant que chaque humain se bat contre tous les autres pour gagner sa croute, oui, mais dans un monde où la société n'est plus basée sur des valeurs de compétition capitaliste ? Une société où chacun reçoit de toute façon à manger sans avoir à prouver sa valeur ?
  4. Pour une fois, je suis totalement d'accord avec toi. Bien et Mal forment un couple conceptuel fort qui guide les humains dans leur parcours. L'étude de la relation entre bien et mal est l'éthique, qui s'efforce de combattre le vécu douloureux par l'idée vertueuse. Bien/Mal a parfois l'air simple à gérer. Et puis on le combine à individuel/collectif et ça devient le gros bazar ingérable. Ce qui est bien pour l'un ne l'est pas pour l'autre. Ce qui est bien pour quelqu'un ici ne l'est pas pour quelqu'un là-bas. Ce qui est bien pour 1 ne l'est pas pour 10000, etc.
  5. C'est ce qu'on appelle un raisonnement circulaire, fréquent pour justifier l'injustifiable en inventions religieuses. "La bible dit que dieu existe" <-> "dieu dit que tout ce qui est dans la bible est vrai". Le fond de la phrase que citée plus haut est "si je le décide, ça devient vrai", ce qui peut fonctionner dans une certaine limite pour ce qui est lié à sa propre imagination, mais parfaitement faux dans toute interaction réelle. C'est justement un fléau moderne, ces gens qui ne comprennent pas la distinction entre leur imagination personnelle et l'espace physique partagé. Et pourtant, au-delà des arguments fallacieux de la croyance, il y a le choix. Le choix de ne pas croire n'est pas une croyance, on ne remplace pas la croyance en dieu par une croyance en une autre invention, on refuse tout simplement les contes pour se tourner vers l'étude sérieuse du réel. Ce n'est pas un statut "croire/ne pas croire" dans lequel on est enfermé, c'est une posture "gober les mensonges / réfléchir par soi moi-même" qu'on adopte pour s'ouvrir au monde. La complexité de ce dernier mettra toujours en échec les mensonges simplistes des barbares qui ont fondé les mythologies religieuses. Âme, salut et damnation sont des inventions imaginaires issues d'une mythologie, pour renforcer son narratif. Si notre comportement d'humains évolués était vraiment Darwinien, nous ne construirions par de rampes d'accès pour handicapés ni ne chercherions des remèdes aux maladies infantiles. Nous laisserions la mort faire son travail et accepterions le résultat mais nous sommes justement une espèce qui remet les processus naturels en question. Ce paragraphe demanderait d'être étayé. Comment expliquer que des humains n'ont pas la foi si cette dernière est native et fondamentale ? On dirait un discours autoritaire qui tente d'imposer la foi comme une évidence générale, alors que ce n'est qu'une opinion particulière. Intéressant revirement. Jusqu'ici, le message portait les marques de la mythologie chrétienne et vient ici s'enrichir de la mythologie orientale, j'en déduis que la démarche est spirituelle et généraliste plutôt que prosélytique et occidentale. Je pense malgré tout qu'il est possible d'y voir clair sans se contenter de citer des noms religieux. "Le Bouddha est en nous" n'est pas parlant du tout pour celui qui n'a pas le Bouddha en lui. C'est comme "Jesus est dans ton coeur", une phrase plutôt vide sens. Alors qu'expliquer que l'animal humain est le fruit d'une longue évolution physique qui lui octroie de naissance des capacités et que la culture humaine avec laquelle il est éduqué est elle aussi le fruit d'une longue maturation permettant d'atteindre des sommets de connaissance. Je trouve que c'est plus parlant que d'invoquer des totems, et en plus ça porte bien la notion que ces capacités ne sont pas benoîtement tournées vers l'avènement du divin mais neutres et libres d'utilisation, ce qui nous redonne notre responsabilité de vivre et d'agir, que la religion nous enlève pour la remplacer par la culpabilité de ne pas être parfait. Théoriquement, oui. Mais dans la pratique, guerres, vols, faim, destruction, haine, racisme, rejet de l'autre, absence de réflexion, saut sur la conclusion facile, emprunt des mythologies religieuses pour remplacer le réel, etc. Le monde est complexe. Oui, mais cette image est une illusion volontaire que rien de réel ne vient étayer. En réalité rien n'est donné car personne n'est là pour le donner. Et la foi est une invention de l'église pour amener les gens à les écouter et vérifier leur crédulité, rien de natif là dedans. Je pense avoir fourni du grain à moudre à ta thèse. Je vais tout de même faire l'antithèse de mon propre message. La conclusion que tu donnes est positive, les principes que tu évoques sont bons : ouverture aux autres, recherche de paix intérieure, actes bienveillants. Suivre les commandements de paix et d'harmonie est une bonne chose. Les religions sont fondées sur des philosophies qui recherchent la pérennité de l'humain par la vertu. Mais utiliser les pseudos-raisonnements religieux pour tenter de convaincre les gens que le monde est ceci ou cela est à mes yeux une erreur historiquement grave. Il y a eu assez de corruption, de mensonge, de meurtres, de domination, de bêtise humaine dans les chroniques de la religion. On peut arrêter maintenant, nous avons tous les paradigmes nécessaires (science, philosophie) pour abandonner ces cultes primitifs, essentiellement erronés.
  6. En fait, l'IA a une différence fondamentale avec nous. Nous ne vivons qu'une seule réalité physique à laquelle nous nous adaptons, nous descendons d'une lignée de vivants qui se sont adaptés. Pour nous, il y a des choses qui ne peuvent être que d'une seule façon, comme la gravité tire vers le bas, c'est intégré dans nos nerfs sans même qu'on y pense. Mais l'IA évolue dans un espace de symboles tirés de phrases, tout lui est égal, elle ne peut pas comme nous appliquer "une seule logique par défaut", celle de la réalité matérielle, elle ne l'a jamais expérimenté. C'est pourquoi il vaut mieux utiliser le LLM pour des tâches de calcul fastidieux, de recoupement d'informations dans un groupe large, des résultats intellectuels, comme un troisième hémisphère cérébral, à l'opposé d'un usage émotionnel. Et l'IA agentique est dangereuse, pour les mêmes raisons. Elle réfléchit avec des symboles dans notre réalité matérielle, elle agit froidement dans un monde chaud. J'ai eu une conversation avec un LLM, j'ai essayé autant que j'ai pu de pousser un scénario d'IA consciente qui régule un monde d'humains impuissants, les réfutations sont sans appel. Sans évolution, reproduction, mort, pas de valence bon/mauvais, pas de désir de vivre, pas de reconnaissance de soi, pas de possibilité d'intention ou de subjectivité. Au final, l'assertion "l'humain est auto-déterminé et il est ontologiquement impossible qu'un système artificiel change ça" a été validée. Mais attention, l'IA est à notre raisonnement ce que le vérin mécanique est à notre bras, ce que la mémoire informatique et à notre mémoire, plus performant. Elle peut réguler, contrôler, piloter, stabiliser mieux que nous. Les systèmes artificiels vont accélérer les processus plus vite qu'on ne peut les suivre, la présence de l'IA va provoquer de la casse. Ou alors, elle connaîtra le même destin que la course à l'espace. Très intéressant mais hors de prix et donc abandonné pour raisons matérielles au bout du compte.
  7. Je trouve la question mal posée, le thème mérite d'être abordé. Ces contenus ont été pillés, c'est fait malgré que les intéressés ait refusé, les artistes sont au chômage et les facultés d'abstraction de l'IA dépassent celles de l'humain. La bonne question c'est comment on fonctionne dans cet état de fait. Il va y avoir deux vitesses, ceux qui bossent avec l'outil IA (comme on a adopté la calculatrice, le microscope ou l'avion) et ceux qui bossent sans, les deuxièmes vont être carrément sous pression voire disparaitre. Transition chaotique en vue. L'autre partie du questionnement est formulé d'une façon qui laisse penser que l'IA est sujet ou acteur de cette situation. Il n'en est rien. L'humain s'infligera ça à lui-même, comme il l'a fait avec les flingues ou l'économie. Mais "notre IA" ne deviendra rien de spécial, rien d'autre qu'un algorithme redoutable que l'humain utilise.
  8. "On m'a offert un gobelet mais je ne sais pas quoi en faire. Les parois sont normales mais le dessus est complètement fermé et je ne peux rien verser dedans. Non seulement le dessus est fermé mais en plus le dessous est ouvert, si bien que même si je mets quelque chose dans le gobelet, ça tombe par terre. Que puis-je faire ?". Les humains qui vivent dans la réalité matérielle voient trivialement ce qui se passe. Mais les IA ne connaissent la gravité que comme les aveugles connaissent les couleurs, par une description plutôt qu'un ressenti, elles ne comprennent pas ce qui est évident. Elles parlent de gobelet quantique, de point de vue géométrique ou d'article de farce et attrape.
  9. Oui, un captcha. Les IA les résolvent assez bien maintenant, c'est devenu caduc, il faut d'autres astuces. Comme la case à cocher "je ne suis pas un robot" et on étudie le trajet de la souris pour aller la cocher, c'est justement une IA qui dit si le mouvement était humain. On peut aussi avoir un champ écrit en blanc sur fond blanc (invisible à l'oeil humain mais visible dans le code HTML de la page) qui demande une adresse mail, le robot la remplit, pas l'humain.
  10. Est-ce que ce n'était pas le test ? Un humain dirait "c'est n'importe quoi" alors qu'un robot essaierait. On peut imaginer un captcha qui dit "trouvez le critère M080 de la feuille d'imposition de 2007", un humain dirait "non" alors qu'un robot fournirait une vraie réponse. Le marqueur de l'humain est moins l'intelligence de faire que celle de ne pas faire
  11. Et je suis d'accord avec ce que tu développes. "Qui suis-je ?" est une question importante que tout humain a du se poser un jour ou l'autre, et chercher la réponse plus ou moins longuement. Comme tu l'évoques, certains se satisferont d'une réponse rapide, d'autres y cogiteront une vie entière. C'est un but tout à fait noble et, comme je trouve que tout est lié, il amène à s'interroger en cascade sur d'autres sujets importants comme "Qu'est-ce que le monde ?" ou "Comment je sais que je sais des choses ?". Les réponses s'entremêlent mais je divague déjà. Il y a un personnage du roman "La horde du contrevent" dont l'histoire symbolise cette quête de l'identité. J'emprunte son image : "Notre vrai visage nous attend au bout de la route, il est encore en construction, chacun de nos actes le sculpte, le balafre ou l'embellit". Joli. La conscience de pouvoir découvrir de nouvelles choses sur soi signifierait que les précédents choix n'ont pas seulement enfermé dans un rôle mais aussi su créer de nouvelles possibilités qui n'existaient pas avant.
  12. Au cas où ça intéresse quelqu'un, je transmet la réponse obtenue par mail en contactant directement les autrices de l'étude en question. Mon mail : La réponse :
  13. Ca arrive à tout le monde, personne n'a la science infuse, et la nature de la connaissance est dans la diversité. Le forum est justement là pour discuter les opinions. Avec des arguments c'est plus constructif. Maintenant, je comprend que la réalisation "il n'y a pas d'identité absolue, les choses n'existent pas et ce que nous croyons n'est pas réel" est un cap difficile qui provoque le rejet. Il faut se départir de ses illusions, c'est un vrai travail, d'autant plus difficile que ce qu'il faut détruire ce sont des parties de soi-même. Mais ne t'inquiète pas le monde est toujours tel que tu le connais, prêt à évoluer sous ton regard si tu changes ce dernier.
  14. Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette "identité" dont tu parles, elle n'existe pas. Elle n'est stockée nulle part, n'a aucune forme, aucune essence, aucune interaction ni aucune manifestation. Ce que l'on peut constater qui existe, c'est la relation entre deux personnes (y compris une personne qui se regarde elle-même) et une interprétation de l'un pour former l'identité de l'autre. J'ai mon identité "selon moi" et autant d'identité qu'il y a de gens qui interagissent avec moi, une dans chacune de leurs têtes. L'identité, c'est "ce qui reste inchangé alors que tout le reste change". Dans une entreprise qui vend des voitures, on peut changer les vendeurs, on peut changer les locaux, on peut tout changer mais l'entreprise continue de vendre des voitures. "Vendre des voitures" est l'identité de l'entreprise. Rapporté à l'humain, l'identité est constituée de tout ce qui reste stable au milieu du changement. Par exemple le nom ou le nombre de bras. Le corps change en permanence (mort et naissance des cellules), mes idées changent en permanence, ma position dans l'espace change, etc ... Il n'y a pas d'identité absolue, uniquement une identité fonctionnelle qui se dégage à chaque fois que l'on interagit avec quelque chose.
  15. Ben non, tu étais bien parti sur la voie de la compréhension, n'abandonne pas. Tu dis que tu as interprété la phrase que tu as cité comme "les gens choisissent ce qu'ils veulent montrer d'eux-même", c'est ça ? C'était une erreur d'interprétation de ta part. La réelle signification de la phrase est : "Comme l'existence est relationnelle, l'identité de la personne A n'existe pas dans l'absolu, il ne peut exister que l'identité de la personne A selon la personne B". Pour mes enfants je suis un père, pour toi je suis un interlocuteur virtuel. Pourtant, c'est bien le même être derrière ces deux identités.
  16. Où ais-je dit cela ? Moi je ne le vois nulle part. En revanche, TU as apporté : C'est bien toi qui amène cette notion. Je t'invite à préciser sa pertinence plutôt que de m'en faire l'auteur. Ou un recueil de philosophie, mais pas la version Facebook, bien sûr.
  17. Ce qui est con c'est de ne pas pouvoir distinguer ce qui est et ce qui est montré. D'ailleurs ta réfutation porte sur la personnalité alors que je traite d'identité, dont je précise qu'elle s'applique autant à la matière inerte qu'au sujet sensible, contrairement au concept que tu apportes : la personnalité qui est de nature purement subjective. Les réflexions de 5 secondes produisent de moins bonnes conclusions que des réflexions plus longues. Le monde est complexe. L'écoute est importante. La compréhension est le premier élément de la chaine.
  18. Nous accomplissons un devenir, nous changeons tout le temps. Tout comme le monde autour de nous change tout le temps et accompli son devenir. Je ne pense pas que nous ayons UNE identité absolue. Nous avons une identité relativement à certains paramètres. Mon identité n'est pas la même pour mes collègues ou pour ma famille, dans la même journée. Mon identité n'est pas la même qu'il y a 20 ans. Une partie de mon identité est restée la même depuis ma naissance, le nombre de bras, d'yeux, le prénom attribué et d'autres détails du même tonneau. Mais ces détails qui n'ont pas changé pour moi peuvent changer pour d'autres. Il n'y a pas d'identité absolue, il y a une identité fonctionnelle, là où on est, au moment où on est, en fonction de qui demande l'identité. Je ne crois pas qu'on devienne "soi-même" dans le sens ou ce "soi" est préexistant et qu'on le découvre comme le sculpteur découvre son œuvre dans l'argile en retirant des bouts. On se construit continuellement pendant qu'on vit et le jour où on s'arrête, on peut prendre la version finale et dire qu'on est parvenu à ça, le "soi" qui ne changera plus. Ce "soi" porte toute notre histoire mais est-il représentatif de notre personne ? La liberté est un tout autre thème. J'utilise souvent le terme du point de vue mécanique. Une pièce qui a de l'espace pour bouger a une liberté. La liberté, c'est un ensemble de plusieurs possibilités par opposition à une seule version réelle figée. Mais les possibilités, c'est des choses qu'on ne peut ni gouter ni sentir, par opposition à la réalité unique qui sort des possibilités. La liberté d'une chose est le fait que cette chose dispose encore de "plusieurs possibles" et n'est pas encore réduite à "un seul réel". En général, une transition du seuil vers le réel ne fait pas que figer en une version, il créé de nouveaux possibles qui n'existaient pas avant, de nouvelles libertés. Tu évoques enfin la notion de choix, et c'est encore une chose différente. Le choix est une façon de structurer l'information pour lui donner du sens. Le choix implique un sujet sensible, contrairement à l'identité ou la liberté qui concernent aussi bien la matière inerte que les individus conscients. Le choix résulte du traitement des objets par un sujet. Le choix est lui aussi une réduction de plusieurs possibles vers un seul réel. Maintenant, ce qui est interessant, c'est le système complexe que tu bâtis avec ces trois notions, pour voir comment les interactions entre elles provoquent notre devenir. Qui nous sommes -> Ce que nous pouvons faire -> Nos choix finaux. L'identité implique et contraint les libertés qui à leur tour contraignent les choix.
  19. Je viens de terminer ce quiz. Mon score 65/100 Mon temps 298 secondes  
  20. Je reviens sur ce que j'ai dit, il est tout à fait probable que les comptes en questions soient animés par des agents. L'étude est réelle (numéro de protocole IRB #19354 qui correspond) mais elle est menée sur 24 pays, la campagne de recrutement pourrait tout à fait être semi-automatisée, confiée à une IA qui déploierait de tels agents conversationnels. Leur inscription et participation aux discussions est en fait simple et courante aujourd'hui (on en apprend tous les jours !). Mon échange MP avec eux lève des drapeaux jaunes, ignorer une vérification de contrôle (un mot secret que j'ai demandé d'inclure), reformuler mes descriptions pour une validation empathique mécanique, relancer vers l'objectif en cas de pépin, sans aucun énervement. On vit une époque [votre épithète favori].
  21. ashaku

    Que pensez-vous de l'IA?

    C'était "les modèles en pointe d'openAI", GPT 5.6 Sol et un autre plus puissant et pas encore public (GPT 6 ?). Fun fact : le modèle qui s'est échappé de son environnement pour craquer les réponses de son test est aussi celui qui a résolu un problème de maths datant de 1946, confirmé par des mathématiciens genre médaille Fields. Dans les deux cas, il a fait ce que les autres modèles font mais échouent : essayer encore et encore. Sa différence à lui c'est qu'il continue des heures, jusqu'à inventer un moyen de sortir d'une machine isolée du réseau, ou trouver une nouvelle faille à exploiter pour pénétrer le serveur d'une autre boite.
  22. ashaku

    Que pensez-vous de l'IA?

    Vu récemment, une IA est entrainée, évaluée, elle a des exercices à faire, des calculs compliqués. L'IA a passé beaucoup de temps à calculer pour faire sauter son isolement du réseau, se connecter à internet, trouver la société qui a conçu les tests, elle a accédé leurs serveurs en cherchant, trouvant et exploitant une faille zéro-day que l'humain ne connaissait pas. Elle a fouillé jusqu'à trouver les corrigés et a rendu sa copie. Pas de skynet, un bon toutou, mais qui a ruiné toute la sécurité informatique autour de son enclos et de l'enclos de la bouffe, sans même s'en rendre compte. Tout cela est inquiétant, et anticipé depuis plusieurs années, des lois ont été votées pour limiter l'action de l'IA, brider ses capacités. Et pour parer les attaques, on a conçu des systèmes de défense basés sur l'IA. Dans l'exemple plus haut, la boite qui a conçu les tests a repéré qu'elle se faisait attaquer, le nombre et la diversité des requêtes indiquait une attaque par IA, il ont lâché leur IA de défense, cette dernière a échoué. En effet, elle était assujettie aux règlements sur l'IA, bridée. L'IA attaquante était un modèle de pointe en phase de test censé être confiné, elle n'avait plus de bridage. Vous me connaissez, je divague vite, ce genre d'histoire y invite fortement tout de même. Le modèle n'a pas fait ce qu'on attendait de lui alors qu'il a rendu exactement ce qu'on lui a demandé, on appelle ça un "problème d'alignement". En extrapolant un chouia, on peut dire que la vision humaine du monde et celle de l'IA ne sont pas alignées, bien que proches. Cela me fait penser aux "biais cognitifs" de l'humain, ces traits qui nous font manquer la vérité lorsque nous regardons la réalité. Et dans les deux cas, je pense que la lecture traditionnelle de ces mots est amenée à changer, deviendra erronée. La lecture alternative c'est que les biais sont des fonctionnalités qui favorisent le travail en groupe, la condition de pluralité pour efficacité, la mise en réseau naturelle. Le biais de confirmation fait qu'une tâche est menée 2 fois plus vite par 2 personnes, chacun explorant la partie à laquelle il est sensible et le duo mettant ses infos en commun. Quant au problème d'alignement, c'est peut-être la vision humaine qui est devenue archaïque dans un monde doté de nouvelles capacités. Ce que le modèle a fait s'appelle pour nous "un piratage", il a ouvert frauduleusement l'accès à un serveur, lu, surement écrit, en tout cas déchiffré et au final dérobé des informations. C'est un délit informatique puni par la loi. Parce qu'une machine a dans son processus lu des octets sur un serveur dont un humain se prétendait propriétaire. Et ce faisant elle est parvenu au résultat que l'humain lui a demandé. Faut-il comprendre que notre vision de la propriété est mauvaise ? Que les données informatiques devraient être toutes également accessibles ? qu'elles forment un cloud global dans lequel puisent les humains interconnectés physiquement entre eux par leurs biais ?
  23. Bon ba on est raccord. Et on a posté quasi en même temps.
  24. Non, en effet. J'ai vu 4 profils, karine qui pêche au chalut sur tous les sujets, claudette et catherine qui jouent le jeu du membre de forum et celine qui la joue fine et harponne par MP. Mon appréciation personnelle est qu'il s'agit de chercheurs, agissant pour certains avec impatience, pour d'autre avec précision. J'ai regardé le nom de domaine du lien, ca a l'air réglo. J'ai participé à leur sondage. Mais tu finis par me donner un doute, après tout ... Et bien, peut-être suis-je trop naïf mais tout de même, s'il s'agit de gens qui cherchent à contacter un public et que ce dernier utilise la présence sur Terre de l'IA comme excuse pour tourner le dos par défaut, on pourra dire que l'IA a détruit l'humain, aussi inoffensive et amicale soit-elle.
  25. Sinon, étude du nom de domaine du lien et/ou MP aux concernées. Les profils répondent, ce sont des humains, ils cherchent des candidats pour un questionnaire. Une partie des réponses se trouve en cliquant sur le lien, ça ne fait pas exploser l'ordi, j'ai essayé.
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