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Neopilina

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Tout ce qui a été posté par Neopilina

  1. Dans sa " République ", Platon est le premier à avoir conscience qu'il développe une utopie, un texte utopique. Ses expériences, bien réelles, avec les despotes de Syracuse, le ramèneront, douloureusement, sur Terre. Comparons ce qui peut l'être. L'individu qui deviendra Hô Chi Minh est passé par le syndicalisme français, il a joué du revolver au Congrès de Tours, etc., les " méthodes " d'Hô Chi Minh, de Pol Pot, ne sont pas des méthodes françaises, même pas des années 1920. Staline : " Je ne fais pas confiance aux communistes français ". Un sbire dont j'ai oublié le nom : " Pourquoi ? " Staline : " Parce qu'ils sont français ". Staline n'était pas un imbécile, ça " chagrine ", mais c'est un fait.
  2. Sur ce coup, le grand Karl aurait mieux fait de se coucher. En philosophie, il a adopté une ligne anglo-saxonne, il est mauvais. Déjà dit (échanges avec Loufiat, Leverkhun, etc.). L'hégélianisme en l'état n'accouche de rien, ne mène à rien, de concret. Pas même un ou des totalitarismes. Il ne le peut pas. Pourquoi ? Hegel adopte le cogito, la conscience de Soi, telle quelle : " Je pense donc je suis ". Stricto-sensu, il l'a écrit noir sur blanc " 1 000 " fois. Donc, il en reste prisonnier. Marx, génie, n'en déplaise, est un pur produit de l'Académie allemande, qui est à l'époque hégélienne. Marx voit très bien que l'hégélianisme en l'état ne mène à rien, ne permet rien, de concret. Mais il n'a jamais bien compris pourquoi. A partir de là, son coup de force sur l'hégélianisme est empirique, et, beaucoup plus grave, en passant, il va jeter aux orties la conscience de Soi hégélienne, cartésienne donc, qui le gène tant, pour pouvoir passer à l'acte. Et, effectivement, au bout, il y a des totalitarismes, des " abattoirs ", des fosses communes, etc. Ce n'est pas des accidents, des dérives, non, non, c'est intrinsèque et constitutif du marxisme (etc.), on déclenche une dynamique, une économie, qui a sa propre autonomie, inertie, ce pourquoi, chaque fois que je parle de cela, je dis " Le Bolide marxiste ". C'est mettre en mouvement quelque chose, et une fois qu'il est en mouvement, advienne que pourra. Marx meurt en 1883, il n'a jamais entendu parlé d'une victime du marxisme, du communisme, etc., c'est " mieux ". Jésus-Christ n'a pas vu l'Inquisition, etc., c'est " mieux " aussi. Sade s'est permis un petit barbarisme qui s'applique à pas mal de monde, genre les " apprentis sorciers " : " On ne métaphysique pas impunément ". Et c'est bien ainsi que l'Enfer se retrouve pavé de bonnes intentions.
  3. C'est exactement ça. P.S. Dans la vie courante, quand on me dit " ça n'existe pas ", je ne suis pas handicapé, et je ne fais pas le philosophe intempestif, hein, , mais l'intitulé de cette section, c'est bien " Philosophie ".
  4. Dans le texte que je suis allé rechercher pour pascalin, c'est bien précisé : en philosophie, ontologie, dire d'une chose qu'elle existe, c'est un pléonasme. Qu'est-ce qu'une chose ? C'est, ça existe, etc. Et ici, ça suffit, c'est le plus petit dénominateur commun, ontologique, constitutif, de la chose, condition sine qua non. Ensuite, on va préciser. Si les mathématiques s'arrangent très bien des grandeurs négatives, en philosophie, elles traduisent toujours un manque, une défaillance, une carence, une insuffisance, etc. Quand le Néant s'invite dans le propos de Descartes, c'est un symptôme, un effet comptable, etc., qui donc, exige un diagnostic, ça doit constituer un signal d'alarme. Quand Platon examine ce thème dans son " Sophiste ", il finit par admettre le Non-Être. Ça constitue un échec. J'ai repris l'argumentaire de Platon dans ce texte, et je peux lui donner tort. Quand Hegel finit par admettre que " le non-être absolu et l'être absolu, c'est la même chose ", ça constitue de fait un échec parfaitement similaire, c'est le même échec ontologique, dialectique et philosophique. On peut bien me dire tout ce qu'on veut sur la plus insignifiante des choses, c'est d'abord une chose sinon on ne peut même pas en causer. " II - Du pseudo-parricide de Platon dans le "Sophiste", et donc de l'Etant. A la fin du " Théétète ", Socrate, Théodore et Théétète se donne rendez-vous pour le lendemain. Et donc le lendemain Théodore et Théétète se présentent au rendez-vous accompagnés d’un étranger, Théodore, début du dialogue : " Nous sommes fidèles à notre engagement d’hier, Socrate : nous voici à point nommé et nous amenons un étranger que voici. Il est originaire d’Elée. Il appartient au cercle des disciples de Parménide et de Zénon et il est un véritable philosophe ". Les choses sont donc bien claires, l’étranger est un éléate. On décide rapidement que ça sera Théétète qui donnera la réplique à l’étranger. Mais dans les dialogues platoniciens, il n’y a qu’un patron : Platon. Quand Théétète parle c’est Platon qui parle, quand c’est l’étranger qui parle, c’est Platon qui parle. Dans ce dialogue Platon à travers les personnages qu’il met en scène et fait parler, se propose de définir le sophiste et il le fait. Mais dès l’antiquité, c’est bien la longue digression centrale, qui court de XXIV à XLIV, et occupe la moitié du texte qui a retenu toute l’attention et fait l’objet d’une abondante littérature jusqu’à aujourd’hui. Même si elle participe pleinement à la définition du sophiste, l’objet de cette digression est de ruiner, de surmonter, de dépasser l’orthodoxie éléate quant à l’Être et le Non-Etre, dont le sophiste est censé se servir pour pouvoir émettre des discours erronés. Ces deux orthodoxies, en l’état, mettent littéralement la pensée, la connaissance, de l’époque, à l’arrêt. C’est premièrement, " l’Être est, absolument, et il ne saurait être autre, devenir ", et deuxièmement " le Non-Être, absolument, en tant que tel, n’est pas ". L’objectif du dialogue est donc de remettre en cause ces deux stérilisantes ultra-univocités. Faire dire à l’éléate, là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, que l’Etre n’est pas en quelques manières et que le Non-Être doit pouvoir également être d’une certaine façon, et ce afin de pouvoir continuer à penser, à penser le devenir. Et effectivement à la lecture du dialogue, il semble que Platon parvienne à ses fins, mais j’ai dit " il semble " d’où mon expression " pseudo-parricide " Platon respecte Parménide, c’est celui qu’il respecte le plus, et redoute le plus. C’est pour ça qu’on parle de parricide, terme qui apparaît dans le dialogue lui-même, en 241 b – 241 e, l'étranger : " Maintenant j’ai encore une prière plus pressante à t’adresser ". Théétète : " Laquelle ? " L’étranger : " De ne pas me regarder comme une sorte de parricide ". Théétète : " Qu’est-ce à dire ? " L’étranger : " C’est qu’il nous faudra nécessairement, pour nous défendre, mettre à la question la thèse de notre père Parménide et prouver par la force de nos arguments que le non-être est sous certains rapports et que l’être, de son côté, n’est pas en quelque manière ". Si Platon veut développer son propre système, il lui faut surmonter la critique éléate, il lui faut donc mettre à mal ces deux ultra-univocités dialectiques, et il le dit, d’où l’expression historique de parricide dialectique. Le " Sophiste " est un très grand texte, notoirement à cause de la digression centrale, où le dialecticien Platon est au sommet de son talent. Et il a donc plutôt intérêt, il y va de sa propre pensée. D’un point de vue doctrinal, il est sans doute le dialogue le plus important. Et beaucoup tienne pour acquis le parricide dialectique, Platon ayant surmonté la critique éléate, qui met la pensée, la connaissance, en panne, il sort celles-ci de ce cul de sac et nous propose sa propre théorie, celle de la participation, où le Non-Être a toute sa place et où l’Être n’est plus tout à fait ce qu’il était. Les éléates ne nient pas le devenir, c’est absurde de le soutenir. Comme tout le monde, ils se levaient le matin, les oiseaux continuaient à voler et à chanter, les choses non seulement à être mais à devenir. Mais les éléates n’en convinrent pas moins de poser l’Être intangible, immuable, étranger au Devenir, et que le Non-Être n’est rien d’autre que ce qu’en dit Parménide dans son poème. Pour beaucoup, les éléates eux-mêmes ne proposent aucune alternative, ne disposent pas de l’issue, à ce que tout le monde considère comme des positions aporétiques. Mais l’aporie est ailleurs. Et ils défendent bec et ongles leurs positions. Si les fragments de Zénon sont tous plus gênants, aporétiques, les uns que les autres, c’est qu’avec ceux-ci il se propose de bien illustrer à quel point c’est la philosophie grecque toute entière qui est dans l’aporie. Il faut bien se souvenir qu’à l’époque le " philosophe " est aussi physicien, astronome, biologiste et s’intéresse à tout, qu’il cumule, si j’ose dire plusieurs casquettes. Mais si mon interprétation du poème en deux parties est la bonne, les éléates proposent une solution, ils ont les premiers l’intuition que la situation est intenable, aporétique, qu’il y a deux domaines bien distincts de la connaissance, que ce divorce épistémologique entre les deux est un impératif. Mais Platon n’entend pas cette distinction donc l’orthodoxie éléate a forcément tord quelque part. Le résultat c’est le parricide dialectique du " Sophiste très ironiquement mené soi dit en passant par un soit disant éléate. La digression centrale intervient comme suit au début de XXIV, l’étranger : " C’est que réellement bienheureux jeune homme, nous voilà engagés dans une recherche tout à fait épineuse, car paraître et sembler, sans être, parler mais sans rien dire de vrai, tout cela a toujours été plein de difficultés, autrefois comme aujourd’hui. Car soutenir qu’il est réellement possible de dire ou de penser faux et, quand on a affirmé cela, qu’on n’est pas enchevêtré dans la contradiction, c’est véritablement Théétète, difficile à concevoir ". Théétète : " Pourquoi donc ? ". L’étranger : " C’est que cette assertion implique l’audacieuse supposition que le non-être existe, car, autrement, le faux ne pourrait pas être. Or le grand Parménide, mon enfant, au temps où nous étions enfants nous-mêmes a toujours du commencement jusqu’à la fin professé contre cette supposition et il a constamment répété en prose comme en vers : " Non, jamais on ne prouvera que le Non-Être existe. Ecartes plutôt ta pensée de cette route de recherche ". Tel est son témoignage. Mais le meilleur moyen d’obtenir une confession de la vérité, ce serait de soumettre l’assertion elle-même à une torture modérée. C’est là, par conséquent, ce dont nous avons à nous occuper d’abord, si tu le veux bien ". Et, à la fin de la digression, c’est ainsi qu’il revient à proprement parler au sophiste, au début de XXIV, en 259 e – 260 e, l’étranger : " Il nous est apparu que le non-être était un genre déterminé parmi les autres et qu’il est distribué en tous les êtres ". Théétète : " C‘est exact ". L’étranger : " Il faut dès lors examiner s’il se mêle à l’opinion et au discours ". Théétète : " Pourquoi donc ? ". L’étranger : " S’il ne s’y mêle pas, il s’ensuit nécessairement que tout est vrai. Qu’il s’y mêle, l’opinion fausse devient possible, et le discours aussi. Juger ou dire ce qu’il n’est pas, voilà, je pense, ce qui constitue la fausseté, dans la pensée et dans le discours ". Je ne reprendrais pas point par point les différentes argumentations, brillantes, qui amènent à la théorie platonicienne de la participation, qui a, entre autres, requis la ruine des deux orthodoxies éléates quant à l’Être et au Non-Être. A la fin de la digression, tout juste avant de revenir au sophiste, on a donc droit à ceci, l’étranger : « Il nous est apparu que le non-être était un genre déterminé parmi les autres et qu’il est distribué en tous les êtres ». Et avant même ce final radical on a eu progressivement droit à une foule de conclusions toutes plus scandaleuses, inadmissibles, les unes que les autres pour l’éléatisme, et ce afin de parvenir à la théorie platonicienne de la participation. Prenons par exemple celle-ci, en 256 e – 257 b, l’étranger : " Quand nous énonçons le non-être, nous n’énonçons pas, ce me semble, quelque chose de contraire à l’être, mais seulement quelque chose d’autre ". Si un éléate s’était trouvé devant Platon, il l’aurait tout de suite arrêté. En substance ainsi, l’éléate : " Tu as pu dire Non-Être ? " " Oui " " Donc au moins dans cette mesure, il est ? " " Oui " " Donc le Non-Être existe, est, et est Un " " Oui, c’est très exactement ce que j’ai dit ! " " C’est pourtant, ce pourquoi, très précisément, en tant que tel, le Non-Être, n’est pas ". " … Mais c’est peut-être autre chose ? " " Non. Ce mince, très mince, bibelot, tel que nous venons de l’enfermer, de le circonscrire, ne peut plus rien être d’autre et on ne peut rien en dire d’autre. Alors posons-le dans un coin, et parlons donc de cette autre chose ". Je peux écrire, dire, " Non-Être ", donc ne serais ce que dans cette mesure, il est, ce pourquoi très précisément, absolument, en tant que tel, il n’est pas. Ceci bien entendu, il n’y a plus qu’à paraphraser, répéter, ce que Parménide en dit dans la première partie de son poème. La pensée ne peut que s’écarter de cet objet, le plus fantomatique qui soit qui ne peut rien être d’autre et dont on ne peut rien dire d’autre. De même, quant à l’Être, un éléate face à Platon n’aurait jamais admis, que celui-ci puisse ne pas être en quelques manières. Le Non-Être est posé sur une étagère et il y prend définitivement la poussière. Et deux mille cinq cents ans plus tard, il s’avère que les éléates avaient raison, ils ont eu l’intuition de la nécessité de ce divorce entre les deux domaines fondamentaux de la connaissance, ce que je crois donc discerner dans le poème. Et effectivement la connaissance se sert de l’Etant, j’entends par Etant, suite à ce divorce, tout, absolument tout ce qui advient intérieurement, produit par l’a priori, et qui une fois advenu ne saurait devenir. Si on interdit à Platon l’usage du Non-Être, comme je l’ai fait au-dessus, on réfute son postulat qui dit que le penser et parler faux, l’erreur, le discours erroné, impliquent l’existence du Non-Être, qu’il soit d’une certaine façon, ce qui l’amène à attaquer l’orthodoxie éléate quant au Non-Être. Mais ontologiquement parlant, ceux-ci sont des Etants à part entière, comme les autres. Il n’y a pas d’autre Non-Être que celui que j’ai circonscrit. On peut penser une chose totalement fausse, cela ne l’empêche surtout pas d’être pleinement un Etant. Il y a du vrai dans toute pensée dans la mesure où celle-ci est, c’est tout. Mais cela ne l’empêche surtout pas, au cas échéant d’être totalement fausse. Un exemple. Je vois un renard traverser la route, à la suite de quoi, j’affirme : " Une fouine vient de traverser la route ". Cette proposition d’un point de vue philosophique, dialectique, ontologique, ontique, est un Etant absolument pleinement tel. Par contre le fait que ça soit un renard et non une fouine qui a traversé la route relève de la zoologie, de la science, et est philosophiquement, ontologiquement, quand même un Etant à part entière. Et c’est la zoologie, la science, qui apporte la solution, qui dit que c’était un renard et non une fouine, pas la philosophie. " Tu as vu un renard ", c’est en soi un Etant, mais dans ce cas et beaucoup d’autres, le rôle de la philosophie se borne à le constater et s’arrête là. Le renard intéressera la zoologie, la biologie, l’écologie, l’éthologie, etc., en un mot, la science. En supposant qu’on veuille faire une thèse scientifique donc, sur la biologie du renard, cela se fera tout de même grâce à un maximum d’Etants concernant le renard. C’est l’examen par la conscience critique, sous une forme ou une autre, par la ou les disciplines concernées, d’une collection d’Etants suscitée par une même chose extérieure qui me permet de connaître celle-ci, de savoir. Dans le cas des Etants advenus intérieurement spontanément (Pensées, rêveries, fantasmes…), l’objet à connaître est le Sujet que je suis à priori. Et même si mon interprétation du poème est erronée, le dit divorce a de toutes façons historiquement eu lieu, empiriquement, laborieusement. On a désormais une foule de disciplines parfaitement différenciées. La seule façon de surmonter l’orthodoxie éléate est de sortir de la situation aporétique où se trouve la philosophie grecque toute entière est d’entériner ce divorce entre philosophie, dialectique, sciences humaines et sciences dures, ce que propose, me semble- t-il, pour la première fois Parménide avec son poème en deux parties. A partir de là, comme je l’ai déjà dit, l’intégrité dialectique de l’Être et de l’Etant peuvent et doivent subsister dans l’intérêt même de la connaissance. Il y a bien aujourd’hui deux grands domaines de la connaissance parfaitement différenciés. Chez moi, l’Etant est le fruit de la perception, et donc au lieu de réduction phénoménologique, je dis « perception – réduction Idéalisante», parce que c’est elle qui génère des Etants, de l’Être. Nous, et même mes deux chats, fonctionnons a priori, scientifiquement, biologiquement, neurologiquement et philosophiquement dit ainsi. Et l’Etant une fois advenu ne pourrait devenir, même si l’instant d’après la même chose extérieure suscite un nouvel Etant, qui ressemblera sans doute beaucoup au précédent s’il est question de mon stylo. Mais il y a d’autres exemples de choses moins triviales qui peuvent susciter en moi des Etants manifestement différents. Voilà ce qui subsistera aujourd’hui de l’orthodoxie éléate : l’intégrité dialectique de l’Etant. Même si les débats sont loin d’être clos quant aux modalités concrètes de la perception et de la connaissance, personne ne remet en cause l’intégrité dialectique du fruit de la perception, ce pourquoi, à propos de celui-ci, je dis Etant. Je crois qu’on a là, enfin, une définition simple, consensuelle, non-problématique, de celui-ci. La perception génère des Etants, c’est pourquoi je parle de " perception – réduction Idéalisante " et ce pourquoi je pense que l’ontologique et le phénoménologique sont absolument consubstantiels. L’Etant, pleinement donné a priori et intrinsèquement suspect, puisque relevant de Ma Subjectivité, c’est donc le lieu correct du cogito, et le matériel de base de la connaissance, du savoir, de la conscience qui sera forcément critique. Chaque Etant étant le fruit de Ma subjectivité, du Sujet, de l’ priori, dans l’absolu devrait faire l’objet d’une démarche inquisitoriale de la part de la conscience critique. Et une fois ce divorce entériné, la science ayant récupérée ce qui lui revenait, que reste- t-il de l’Être ? Se pourrait-il qu’il ne soit plus qu’un produit de la pensée obtenu a posteriori et a contrario en ôtant tous les attributs d’un Etant, à commencer par le premier d’entre eux, le fait qu’il advienne, se déploie, intérieurement, Un ? La question semble se poser, mais je me garderais bien d’y répondre à la légère. On verra ".
  5. Bien flippant. A tort ou à raison, j'ai pensé à la Scientologie. Y'a un air de " famille ". La formule est un oxymore.
  6. Si la tête d'affiche au second tour est Mélenchon - Le Pen (Bardella), Mélenchon n'a aucune chance de gagner. Et j'étaye mon propos : jeter un oeil sur le " camembert " de l'Assemblée nationale, 50 nuances de " bleu ". Mais " bleu " à outrance. Je dis ce que je pense, je dis ce que je fais, je fais ce que je dis. Comme d'habitude avec ce mode de scrutin maudit, j'irais voter contre celui qui me déplait le plus.
  7. Remarque judicieuse, j'avais pas vu !! Mais en philo, il y en a aussi qui nous parle d'absolu (divers et variés). Ce mot ne fait pas partie de mon discours. Mais ce que j'en ai dis vaut, pour moi, en philosophie et en religion.
  8. Mais comme tout discours spécialisé, la philosophie n'est pas celui de la vie courante. Le Père Noël, ça existe, oui ou on ? La réponse philosophique à cette question est oui. Ensuite, on préciser à propos du Père Noël, en répondant à une autre question : qu'est-ce que c'est ? Texte toujours fondamental, d'actualité, ici : le " Sophiste " de Platon.
  9. De rien. Trop bon, trop con, faut que j'imprime.
  10. Pour les juifs. Il y a une prodigieuse " injustice mémorielle " dans cette tragédie : le rôle de l'U.R.S.S., de Staline, immédiatement après le 8 mai 1945. Ce n'est pas avec les juifs survivants originaires de l'Europe occidentale qu'il y a eu " problème ", mais bien avec les juifs de l'Est. Et, comme il se doit, la Russie s'en balek de façon cosmique. Il faudrait faire une petite recherche. Mais sur la totalité des juifs en attente dans des camps de réfugiés à l'Est après 1945, en gros, trois tiers : un tiers qui ont pu rentrer chez eux et qui ont décidé d'y rester, un tiers partis aux U.S. (ils les laissent venir à partir de 1947, 8, chais pus) et le dernier tiers est parti pour la " Palestine mandataire ". Ne pas oublier qu'après la déclaration d'indépendance d'Israël, quasiment tous les juifs du monde arabe ont émigré. Avant, ils n'étaient pas à la fête, après, c'est devenu pire.
  11. De la façon la plus générale qui soit, je ne me dérobe pas. A fortiori, en philosophie. Je te montre : 1 - Je t'ai posé une question qui me paraît à la portée du plus grand nombre. 2 - Tu n'as pas répondu. 3 - C'est toi qui te dérobes. Pas que. Hé oui, le Père Noël existe, les illusions d'optique aussi, etc. et donc ad libitum et ad nauseam. Constater qu'une chose existe (pléonasme ontologique, philosophique donc), ce n'est certainement pas répondre à la question " qu'est-ce que c'est ? " Pour le Père Noël, je me permets de te renvoyer à Wikipédia, pour savoir ce que c'est le Père Noël, ça ira. Si tu arrives à discuter de quelque chose qui n'existe absolument pas, je t'écoutes avec la plus grande attention.
  12. Ha non, je n'irais pas jusque là. Tous les " polygones " militaires n'accueillent pas des tirs d'artillerie. Très très réglementé tout ça. A Canjuers, au Nord de Marseille, les avions tirent dans les falaises, etc., c'est pas des coins à pique-nique !!!
  13. Neopilina

    Mali et Sahel.

    Et pis un homme hérite de son rang social via sa mère, y'a plein de trucs. Google est notre ami. C'est une société adaptée à son " environnement ", le désert, le Sahel, c'est des pasteurs nomades. Ils vivent de leurs bêtes en vendant dans tous les pays du pourtour du Sahara. Ils n'ont absolument rien d'autre. A chacun sa " croix ". La France a la sienne en Afrique (surtout), c'est bien assez.
  14. " Teufer ", sur un terrain militaire, employé par l'artillerie. C'est une nouvelle loterie ?
  15. Neopilina

    Mali et Sahel.

    Hé oui. Il faut peut être les laisser s'étriper jusqu'à plus soif. Les européens ne sont pas intrinsèquement meilleurs. C'est juste qu'ils se sont étripés jusqu'à plus soif, pendant 1 500 ans. Maintenant, ça va " mieux ", j'en entends plein dire qu'on est devenus des couilles molles. Mais on sait pourquoi on est devenus des couilles molles.
  16. " Bon ", je vois que tu n'as rien compris, rien de grave. Je prends un autre exemple : le Père Noël, ça existe oui ou non ? J'insiste, dans le cas présent, ces deux options, oui ou non, suffisent. Alors, oui ou non ?
  17. Neopilina

    Mali et Sahel.

    Allez, encore une fois, plate-forme replay d'Arte, " Poutine et l'Afrique ". La junte et leurs amis russes sont tellement plus " sympathiques ". Éviter le pop-corn. Un déserteur de l'armée " régulière " burkinabé : " On peut penser ce qu'on veut des français, mais ils ne tuaient pas des gens qui n'avaient rien fait ". Le mieux est de toujours laisser la parole aux premiers concernés. Il y a 150 000 réfugiés maliens en Mauritanie (nourris par ces cons d'occidentaux). Ils ont fui qui ? Les touaregs, les djihadistes ? Non. Ils ont fui l'armée " régulière " (noire) et ses amis russes. Je ne fais pas d'angélisme avec les touaregs, certainement pas. Mais c'est un peuple déchiré par les frontières tracées par le Colon français. Une société touarègue ne peut pas adopter la charia (etc.), sinon, ce n'est plus une société touarègue. " C'est tout ".
  18. Des fans de " vérités absolues " ou d'Absolus, j'en ai croisé quelques uns, je les ai écouté, attentivement, je reste sceptique sur cette idée, c'est souvent par défaut, un aveu d'échec, d'impuissance, un ultime asile de l'ignorance, qui ne dit pas son nom. Je jetterais un oeil.
  19. Neopilina

    Philosophons

    Il faut absolument nous en dire un peu plus sur ces recherches. Aux États Unis, tous les titulaires d'un doctorat, quel qu'il soit, sont de facto, d'office, aussi, " Docteur en philosophie ". A partir de là, on comprend très bien quels prodiges peut réaliser la philosophie anglo-saxonne. Aux États Unis, il y a des " Docteurs en philosophie " qui pensent que Rousseau était français, etc., tu comprends bien que je vais m'arrêter là pour les exemples. Les profondeurs et les cimes de la philosophie anglo-saxonne n'excèdent pas le centimètre dans les deux cas, elle est tellement " grande " qu'elle tient dans un dé à coudre. Mais c'est une façon comme une autre de perdre son temps. Encore une fois, c'est élémentaire, si tu ne te sens pas bien en France, si cet " Environnement " ne te convient pas, il faut en changer, c'est ton bien être qui est en jeu, c'est important, le bien être. Et puis " cracher dans la soupe ", d'un point de vue éthique, ce n'est pas formidable pour l'intégrité, la probité, etc. Mais tout espoir n'est pas perdu : on voit aujourd'hui de jeunes philosophes anglo-saxons se remettre à la philosophie " continentale ", parce que la leur ne mène plus à rien. Un philosophe, en tant que tel, il en a rien à foutre du destin scientifique, physique, de l'univers, le sort du gueux au bout de la rue l'intéresse, à juste titre, beaucoup plus. Alors ne généralise pas trop ton cas. Évite de parler au nom d'autrui. Je considère à titre personnel que ma conscience ne flotte pas au delà qu'entre mes deux oreilles. Philosophiquement, ce que peut croire quelqu'un, moi le premier, c'est le cadet de mes soucis. C'est une conséquence directe du cogito. Si je peux l'éliminer philosophiquement, je le dois, et je le fais, c'est pénible, douloureux, mais je le fais. La philosophie n'est pas là pour faire perdurer ce que je suis, mais pour le modifier. Tu as le droit de te vautrer, mais laisses la philosophie en dehors de ça. Pour filer la métaphore. Tu n'as pas l'intention de sortir ton " train d'atterrissage ", alors tu le dis, et tu laisses tranquille la philosophie.
  20. Qu'on m'explique déjà ce que c'est qu'une " vérité absolue ", je ne sais pas. Et dans la section " Philosophie ", je suis aussi sérieux que possible.
  21. Page 9 de cette section, fil intitulé " De l'existence de Dieu ", page 2 du fil : " L'intitulé du fil, " De l'existence de Dieu ", ne pose pas de problème, si on ne commet pas l'erreur habituelle : porter toute son attention sur le mot " Dieu ". C'est une erreur méthodologique éculée. Le meilleur moyen de faire des ronds dans l'eau pendant des siècles, ou toute sa vie. Le sujet de la question, c'est bien l'existence (" De l'existence ... ") de Dieu, pas Dieu. En premier, il faut se pencher sur le terme " existe ", qu'entend t-on par là ? Pour mentionner un auteur bien connu, au moins de nom, Platon, notoirement dans le dialogue intitulé " Le Sophiste ", se demande ce que ça veut dire " être ", " exister ", etc. Il est bien obligé de constater que l'ignorance, l'erreur, le mensonge, etc., existent bel et bien, bref, quand on a constaté que ça existe, on n'est pas très avancé. Pour les besoins du raisonnement, il me plaît d'imaginer des mammouths violets. Pour les besoins du raisonnement, par fantaisie, etc., tout ce qu'on veut, il n'empêche que les mammouths violets, ça existe. Dire d'une chose qu'elle existe, c'est déjà, intrinsèquement, une tautologie (1). Platon, toujours par le truchement de Socrate qu'il met en scène et fait parler, dit à plusieurs reprises que la question pertinente à propos d'une chose, c'est " Qu'est-ce que c'est ? ". Dieu, les Dieux, consorts, analogues, et compagnie, ça existe. Ça, c'est acquis, la base, méthodologiquement, le point de départ d'une ou plusieurs démarches. Si une chose n'existe pas, si je ne suis pas au courant de son existence, on ne coure pas le risque d'en causer, en fait, c'est impossible. C'est la condition sine qua non initiale. " C'est tout ". (1) Qu'est-ce qu'une chose ? C'est. Et ça répond à cette question. De la méthode. Sinon ? Sinon, que dalle, on fait des ronds dans l'eau, longtemps, très longtemps, pendant des millénaires, et on a déjà donné, vu, avec la science par exemple. A posteriori, une fois la science bien établie, on a cherché ses meilleurs précurseurs. Et " pas de bol ", dans le lot, il y a Aristote dans sa vieillesse (1), mais ce n'est pas celui là qui a eu la plus grande postérité, dommage !!! On aurait gagné un " peu " de temps ... (1) " Aristote " de Werner Jaeger, une référence indispensable, si on décide de s'y mettre.
  22. Neopilina

    Mali et Sahel.

    Oui. Le " problème " touareg est un héritage de la colonisation. Le colon, comme d'habitude, a fait n'importe quoi. Et les états advenus avec les indépendances n'ont pas fait mieux. Avant la décolonisation, les revendications touarègues sont connues, formalisées, etc., et elles étaient raisonnables : elles sont dans les archives française noir sur blanc. Si on connaît très bien, mieux que personne, les problèmes du " coin ", c'est parce que le Colon c'était nous. C'est aussi simple. Il y a toujours eu des relations, et elles existent encore, entre les français et les touaregs, et très concrètement, via les militaires. Les derniers a s'être battus contre la colonisation française, c'est eux. C'est les français qui ont conquis les grands massifs du Sahara, pas les pays qui les possèdent aujourd'hui.
  23. Si le mal y est, c'est que le Dieu n'y est pas, et il n'y a aucun doute sur l'identité du coupable : le Sujet.
  24. Plus ou moins officiellement, il y a des ukrainiens, des israéliens, etc., partout dans le Golfe. A la télé, un enturbanné dit qu'ils cogneront comme des sourds sur les pays du Golfe. Ça a le mérite d'être clair. Le F-15 U.S. a été abattu par un Manpads (ce n'est pas un pluriel, c'est l'acronyme) russe, le monde entier le sait, sauf Donald.
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