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Tout ce qui a été posté par Anachel
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Pas même celui qui m'a valu d'être banni 3 jours ?
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Eh bien le prix pour rester ici, et donc pour continuer à m'exprimer.....est de me taire. Curieux paradoxe. Je le résous donc en continuant à poster le sujet qui m'a valu un bannissement temporaire jusqu'à ce qu'il devienne définitif, ou que les modérateurs s'expliquent de leurs pratiques, ce qu'ils ne feront pas.
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Je viens ici saluer une dernière fois tous ceux avec qui j'ai pu échanger courtoisement ou qui ont retiré quelque agrément de la lecture de mes interventions. J'aurais voulu continuer cette aventure mais le prix à payer pour rester ici est malheureusement devenu tel que j'ai le sentiment qu'on exige de moi que je sacrifie mon intégrité, ce que je me refuse à faire. Je devrais éviter d'aborder certains sujets ou taire certaines idées, lisser mes propos, ne pas faire de vagues…. Puisque je ne saurais dénoncer certaines pratiques qui heurtent ma conception de la liberté d'expression sans me faire bannir de ce forum, c'est donc au prix de mon exclusion que je vais m'entêter à le faire. Me taire n'étant pas pour moi une option acceptable. C'est donc profondément chagriné, mais fermement résolu, que je viens ici vous remercier de la patience que vous avez eu à mon égard, des idées que nous avons échangé, des nouvelles perspectives que vous m'avez offertes et des rires que vous avez suscité. Je vous souhaite le meilleur, Anachel.
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Il me semble que le périmètre de ce qui est dicible semble se réduire dangereusement avec le temps, ou plutôt de se déformer au bon vouloir du modérateur. Je ne suis certainement pas un expert en modération et je ne remet pas en doute le fait que ce soit une activité qui comporte des difficultés d'appréciation quant à la teneur de certains propos, cependant je vois assez fréquemment des termes comme "facho", "nazi", raciste", "transphobe" et autres graves injures utilisées à l'encontre de forumeurs être utilisés et parfaitement tolérés par la modération, alors que dans le même temps, la simple remise en cause du sexe d'Imane Khelif, ou ne serait-ce que l'expression d'un doute à ce sujet est vu comme du harcèlement. Au vu des preuves présentées je suis quant à moi convaincu qu'il s'agit d'une femme mais je trouve absolument scandaleux que certains sujets deviennent tabous. On a donc le droit de discuter du sexe d'Imane Khelif mais uniquement pour dire que c'est une femme et qu'elle a parfaitement sa place dans les compétitions féminines. Comme je l'ai précisé je ne suis pas versé dans l'art de la modération aussi et peut être me corrigera-t-on mais admettre non pas de simples insultes comme "connard" mais de bien plus graves comme celles citées plus haut me semble fautif. Les personnes utilisant ce genre d'invectives devraient être averties, puis exclues en cas de récidive. En tout cas c'est ma conception, peut être erronée, de la modération. Ensuite, qu'on ferme un sujet sous le prétexte que certains avis exprimés ne soient pas conformes à ce qui est politiquement correct de déclarer n'est rien d'autre que de la censure. De la censure légale, puisque le modérateur possède une marge d'appréciation pour juger de ce qui est ou non acceptable; et de la censure socialement acceptée puisque désormais l'élargissement excessif des qualifications de propos haineux et de harcèlement permet d'englober de simples questionnements exprimés avec courtoisie, mais de la censure tout de même. Le modérateur n'est pas un arbitre de la vérité et ne doit pas censurer les idées simplement parce qu'il ne les partage pas ou qu'il les considère comme erronées. Sa mission est de garantir la liberté d'expression dans les limites du respect des autres et de la loi. Cependant lorsque la loi l'y encourage, il peut se transformer en gardien de la pensée unique tout en gardant son ancien titre et en étant persuadé de ne pas avoir changé d'activité. Et lorsque cette activité ne peut même plus être discutée, nous savons ce qu'il en est.
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Vous devriez tous deux être avertis, ou sanctionnés en cas de récidive. Je suis pour que toutes les idées puissent être exprimées et discutées, mêmes les plus choquantes ou horribles, mais cela doit être fait dans la courtoisie et le respect.
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Il me semble que le périmètre de ce qui est dicible semble se réduire dangereusement avec le temps, ou plutôt de se déformer au bon vouloir du modérateur. Je ne suis certainement pas un expert en modération et je ne remet pas en doute le fait que ce soit une activité qui comporte des difficultés d'appréciation quant à la teneur de certains propos, cependant je vois assez fréquemment des termes comme "facho", "nazi", raciste", "transphobe" et autres graves injures utilisées à l'encontre de forumeurs être utilisés et parfaitement tolérés par la modération, alors que dans le même temps, la simple remise en cause du sexe d'Imane Khelif, ou ne serait-ce que l'expression d'un doute à ce sujet est vu comme du harcèlement. Au vu des preuves présentées je suis quant à moi convaincu qu'il s'agit d'une femme mais je trouve absolument scandaleux que certains sujets deviennent tabous. On a donc le droit de discuter du sexe d'Imane Khelif mais uniquement pour dire que c'est une femme et qu'elle a parfaitement sa place dans les compétitions féminines. Comme je l'ai précisé je ne suis pas versé dans l'art de la modération aussi et peut être me corrigera-t-on mais admettre non pas de simples insultes comme "connard" mais de bien plus graves comme celles citées plus haut me semble fautif. Les personnes utilisant ce genre d'invectives devraient être averties, puis exclues en cas de récidive. En tout cas c'est ma conception, peut être erronée, de la modération. Ensuite, qu'on ferme un sujet sous le prétexte que certains avis exprimés ne soient pas conformes à ce qui est politiquement correct de déclarer n'est rien d'autre que de la censure. De la censure légale, puisque le modérateur possède une marge d'appréciation pour juger de ce qui est ou non acceptable; et de la censure socialement acceptée puisque désormais l'élargissement excessif des qualifications de propos haineux et de harcèlement permet d'englober de simples questionnements exprimés avec courtoisie, mais de la censure tout de même. Le modérateur n'est pas un arbitre de la vérité et ne doit pas censurer les idées simplement parce qu'il ne les partage pas ou qu'il les considère comme erronées. Sa mission est de garantir la liberté d'expression dans les limites du respect des autres et de la loi. Cependant lorsque la loi l'y encourage, il peut se transformer en gardien de la pensée unique tout en gardant son ancien titre et en étant persuadé de ne pas avoir changé d'activité. Et lorsque cette activité ne peut même plus être discutée, nous savons ce qu'il en est.
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Moi non plus, mais j'ai un ordinateur.
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Ah tiens, j'ai entendu Matthieu Bock-Côté dire ça hier.
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Cela suffit maintenant que l'état s'est accaparé du monopole de la violence légitime et, comme vous le précisez, qu'il s'est doté des moyens de faire respecter les lois mais ce ne fut pas toujours le cas. Ainsi en des époques reculées où les nations encore balbutiantes étaient gouvernées par des formes de pouvoir centralisé n'ayant ni les ressources ni les moyens techniques d'intervenir partout et rapidement sur leur territoire, les religions (notamment les monothéistes) constituaient un substitut, certes très imparfait à cette carence d'autorité en offrant un cadre moral ainsi que des promesses de récompense ou de punition en fonction de votre comportement.
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Choquée par la cérémonie d’ouverture des JO, la Bulgarie interdit « la propagande » LGBT+ dans les écoles
Anachel a répondu à un(e) sujet de Pirene dans International
On ne saurait me suspecter de tendresse exagérée pour le wokisme et ses différentes manifestations dont le prosélytisme des lobbys LGBT, sujet sur lequel je m'exprime fréquemment et prend fermement position. Ce sera donc sans surprise si je me réjouis ici de voir des nations résister aux outrances de ces mouvements diversitaires. Je modère cependant mon enthousiasme car beaucoup de ces résistances s'accompagnent couramment d'intolérance envers les minorités sexuelles. Chacun devrait avoir le droit de vivre sa vie comme il l'entend sans avoir à être stigmatisé pour ce que l'on est, ce que l'on crois ou qui l'on aime. Je n'ai personnellement rien contre lesdites minorités, je ne m'insurge que contre leurs débordements et ceux de leurs thuriféraires. Les pays de l'est ont une culture marquée par la tradition et la religion orthodoxe et ce conservatisme ne fait pas bon ménage avec l'idéologie diversitaire qui entend tout déconstruire mais pour moi l'observance aveugle des coutumes du passé comme leur rejet systématique ne sont que les deux faces d'une même pièce. Une pratique ancestrale ou une idée devrait être jugée selon sa valeur et ses mérites propres, non à partir d'un a priori idéologique. Je respecte les peuples attachés à leur histoire et leur culture qui savent tenir tête aux sirènes de la mode et à l'intimidation morale du dogme diversitaire mais je déplore que cette fermeté ne soit pas assortie de bienveillance ou, à minima, de tolérance et d'ouverture d'esprit. -
Est-ce qu'aujourd'hui ce sketch serait encore possible ?
Anachel a répondu à un(e) sujet de panda_en_kimono dans Actualités - Divers
Par nature les humoristes sont sur la ligne de front de ce qui est socialement acceptable. Dérision des personnages publics, ironie sur des phénomènes sociaux ou humour noir, l'humoriste non consensuel teste en permanence les limites du convenable. A celui qui fait une plaisanterie de mauvais gout mais extrêmement drôle, beaucoup sera pardonné, mais on ne laisse rien passer à celui qui choquera sans faire rire. Et pourtant l'intention est la même, l'un n'est pas animé par de plus nobles intentions que l'autre. L'un à simplement réussi où l'autre à échoué et bien souvent ce peut être le même homme en deux occasions différentes avec plus ou mois d'inspiration, voire même avec un public plus ou moins réceptif. S'il ne me semble pas tout à fait aberrant de célébrer l'un et de conspuer l'autre, aujourd'hui il devient courant de manifester sa réprobation en injuriant en ligne, et le cumul de ces attaques créé une shitstorm qui s'apparente aisément à du harcèlement, voire à menacer de mort. Il n'est plus très rare de voire un artiste annuler ses spectacles, cédant sous la pression ou lâché par ses producteurs. L'avènement des réseaux sociaux donnant une voix à chacun, peu nombreux sont ceux qui désormais osent encourir le courroux hystérique de ces meutes numériques. De même il est dorénavant courant de voir un artiste hier acclamé, être aujourd'hui traité de raciste, de transphobe ou je ne sais quoi d'autre pour n'avoir pas ménagé telle ou telle communauté désormais sacrée. Les livres doivent maintenant être approuvés par des sensitivity readers. Des œuvres du passé sont "corrigées'. Films et séries doivent obtenir l'approbation d'innombrables comités de lecture aux exigences si nombreuses que le résultat est presque systématiquement lisse, fade et convenu à l'extrême. L'exigence de conformité envahi tous les domaines de la société et bien mal avisé est celui qui ne se soumet pas. Il n'est plus acceptable d'être indifférent à un sujet, de ne pas avoir d'opinion ou de laisser couler. Il faut réagir, s'indigner et condamner. Et plus vous le ferez avec ostentation, plus vous gagnerez de like, de followers et d'amis numériques qui n'hésiterons pas à vous crucifier le jour où vous même ferez un pas de travers. -
Comme j'ai pris soins de le préciser, nous ne sommes pas encore dans l'état totalitaire où chacun doit s'autocensurer de peur d'être dénoncé par un proche ou un quidam mais il est difficilement contestable qu'il existe une volonté totalitaire qui gagne du terrain. Cette dernière n'est pas impulsée par le pouvoir en place mais par une frange de la population désireuse de faire le bien, les institutions se contentant souvent de relayer leur discours et d'appliquer une politique en conformité avec celui-ci, souvent moins par conviction que par souci d'afficher son allégeance à cette forme naissante de dictature de la vertu. En 2018, en Russie 400 personnes ont été pénalement sanctionnées pour avoir exprimer leurs idées en public. Cette même année 3300 personnes au Royaume-Uni ont subit ce même sort, et pour les mêmes raisons. Il sera intéressant de connaître les chiffres de 2024 maintenant qu'en Ecosse, des propos tenus en privé peuvent également vous être reprochés. Alors oui je déplore qu'aujourd'hui on ne puisse plus faire une innocente plaisanterie, même de mauvais goût, sans que des hordes de censeurs et de pères-la-pudeur viennent nous expliquer que nous sommes des racistes et des agents de la haine. La société dont font le lit ces commissaires politiques du nouveau monde à déjà été testée mille fois dans l'histoire humaine, et peu importe qu'ils soient persuadés d'agir au nom du bien car c'est toujours au nom d'une conception personnelle du bien que le pire se réalise. Le terme réactionnaire ne me gêne pas car au fond il n'exprime pas grand chose de substantiel. Il désigne supposément un adversaire du progrès, farouche dans sa volonté de retour en arrière. Mais tout changement n'est pas nécessairement un progrès, comme tout retour en arrière n'est pas inéluctablement une régression. Tout homme attaché à certaines valeurs verra la marche en avant de la société faire de lui d'abord un conservateur puis un réactionnaire, seules de persistantes girouettes échappent à ce phénomène. Un réactionnaire n'est qu'un individu fidèle à ses convictions qui se laisse distancer par le mouvement perpétuel de la fenêtre de Hoverton. La dignité humaine est absolue ? Voulez-vous dire qu'elle a une existence indépendante des esprits qui la pensent ? Qu'elle flotte, pure et éthérée dans le monde platonicien des idées jusqu'à ce que le treuil ontologique de la volonté humaine la fasse descendre jusque parmi nous ? Mais si c'est un critère absolu qui n'est pas conditionné comme l'est celui de la moralité publique, que n'existait-elle par elle-même en tous temps et en tous lieux ?
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Est-ce qu'aujourd'hui ce sketch serait encore possible ?
Anachel a répondu à un(e) sujet de panda_en_kimono dans Actualités - Divers
Bach, Mozart, Molière, Montaigne, Le Caravage ou Botticelli sont des vieilleries issues de temps encore plus reculés. Depuis quand juge-t-on quelque chose sur son ancienneté ? En quoi est-ce un argument pertinent ? Si vous souhaitez critiquer ce sketch, ainsi soit-il, mais au moins ayez l'élégance de le faire avec grâce et à propos. -
JO 2024 - Boxe. Deux femmes ayant échoué aux tests de genre participeront au tournoi olympique
Anachel a répondu à un(e) sujet de Pirene dans Actualités - Divers
C'est le facteur principal quand un combat oppose deux individus du même sexe mais lorsqu'un homme combat une femme il y a bien d'autres éléments à prendre en compte comme la densité des os, les différentes hormones, le taux et la répartition de la masse musculaire, etc.... -
JO 2024 - Boxe. Deux femmes ayant échoué aux tests de genre participeront au tournoi olympique
Anachel a répondu à un(e) sujet de Pirene dans Actualités - Divers
Si (et je dis bien si) Imane Khelif est biologiquement un homme alors il n'a rien à faire dans une compétition féminine, quelles que soient les thérapies hormonales ou les interventions chirurgicales qu'il pourrait avoir subies. Un changement de sexe cela n'existe pas. Si c'est biologiquement une femme alors la question n'est pas plus compliquée et elle est tout à fait à sa place, quel que soit par ailleurs son taux de testostérone. Si ce dernier lui confère une force anormalement haute pour son sexe et son gabarit, peu importe. Bien que rares, il a toujours existé des individus ayant une puissance extraordinaire et on n'a jamais empêché un Mike Tyson ou un George Foreman de boxer sous prétexte qu'ils frappaient bien plus fort que les boxeurs de leur catégorie. Tant qu'un sportif ne se dope pas et que ses performances extraordinaires sont d'origine biologique, il n'y a aucune raison de l'exclure des compétitions. Pour ce que j'en sais, Lin Yu Ting est biologiquement un homme et il n'aurait donc pas dût être autorisé à participer aux compétitions féminines. Concernant Angela Carini, l'adversaire de Imane Khelif, je déplore sa réaction. Abandonner au bout de 46 secondes de combat est parfaitement son droit mais pleurer puis affirmer que son adversaire frappait trop fort alors qu'elle ne s'est pris qu'un seul coup qui ait un peu porté, qu'elle n'a rien de cassé, qu'elle ne présente ni saignement, ni hématome ni même aucun signe d'étourdissement me semble indiquer un prétexte. Quand je vois un combattant arrêter parce qu'il a la gueule en miettes ou souffre d'une blessure handicapante et/ou douloureuse je peux comprendre qu'il abandonne en invoquant ces blessures mais dans le cas d'Angela Carini j'ai un peu envie de lui dire qu'elle s'est trompé de discipline. Si un ou une combattante à peur d'avoir mal il devrait envisager de se reconvertir dans le macramé, la philatélie ou le concours de sieste. -
Nous sommes au moins d'accord sur le fait qu'il nous appartient de décider dans quel genre de société nous souhaitons vivre. Et en France il apparait que nous nous dirigeons peu à peu vers une société régie par un ordre moral dicté par un régime empressé de complaire à une frange anecdotique mais bruyante et gesticulante de minorités qui, elles, ne réclament pas tant d'attention. Le concept même de crime de haine est un premier glissement vers un régime totalitaire où certains propos, certaines idées, jugés inacceptables, sont considérés comme une forme de dissidence inadmissible puisqu'en rupture avec les exigences de conformité attendues et les individus de qui elles émanent, des opposants au régime qu'il convient de sanctionner légalement et d'exclure socialement. C'est un moyen commode de bâillonner ses opposants que de les frapper du sceau de l'infréquentabilité en qualifiant leurs propos de haineux. En d'autres temps et en d'autres lieux il suffisait d'être dénoncé comme contre révolutionnaire ou comme "rouge" par un interlocuteur malveillant pour que vôtre vie s'écroule, abandonné par vos amis, persécuté par le régime et rejetés de tous pour avoir osé prononcé des propos hier bénins mais désormais prohibés. C'est le propre de tous les régimes de la terreur que d'instaurer un climat de suspicion permanente où chacun s'autocensure de peur qu'on rapporte des paroles illicites ou un comportement suspect, encourageant la dénonciation, transformant de simples citoyens en de zélés délateurs secondant les commissaires politiques officiels du pouvoir en place. Nous n'y sommes pas encore, j'en conviens, mais puisque nous évoquons les sociétés que nous désirons, il ne me semble pas inutile de faire un rappel historique de celles où les hommes, au nom d'un idéal vertueux et persuadés d'œuvrer pour le bien, ont immanquablement glissé de l'utopie à la dictature. Les utopies sont belles car ce sont des idées, on peut aisément les imaginer pures et parfaites mais elles s'incarnent systématiquement en désastres car les hommes qui tentent de les appliquer, eux, ne sont pas des idées. Ils sont imparfaits, envieux, ambitieux, rancuniers et finissent invariablement par créer des sociétés à leur image. Vous parlez de racisme et de haine mais je suis quand même mieux placé que vous pour savoir ce que j'éprouve ou ce que je pense. Je n'ai absolument aucune haine contre les personnes issues d'ethnies différentes de la mienne et j'ai combattu le racisme avant même d'avoir le droit de vote. Agir en justice est un droit, certes. Et c'est un droit que je n'ai jamais contesté. Ce que j'ai dénoncé c'est la judiciarisation excessive des rapports humains. Alors on peut bien entendu ne pas être d'accord sur ce qui est ou non excessif mais vous commettez un sophisme de l'homme de paille en présentant une version déformée et indéfendable de mon point de vue, ce qui en facilite la critique. Que le racisme soit un délit est un fait mais dire que ce n'est pas une opinion est une absurdité. C'est une opinion. Une opinion certainement critiquable mais une opinion tout de même. Faire l'écho d'une phrase à la mode vous fera certainement bien voir mais ne met guère en valeur votre capacité d'analyse. De même que dire que la dignité humaine est un critère indéboulonnable et absolu. Absolu ? Vous croyez sincèrement qu'un principe moral, une notion ou un concept à une existence propre, indépendante de l'esprit humain qui la pense ? Réellement ? Quant à sa soi-disant inamovibilité, il suffit de constater qu'il n'a pas existé pendant des milliers d'années ou tout simplement de savoir qu'il est parfaitement révocable pour comprendre l'inanité de cette déclaration. Une notion est par essence subjective. Tout comme est subjective votre perception de l'indignité de l'activité de M. Wackenheim qui, lui, en avait une tout autre image. Je révère Mozart et je pleure à chaque fois que j'écoute le second mouvement de son Concerto pour flûte et harpe mais même si cela me déchire le cœur rien ne m'autorise à dire que cette œuvre est objectivement supérieure à la Merguez-partie des Musclés.
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L'abbé Pierre est accusé de violences sexuelles par plusieurs femmes
Anachel a répondu à un(e) sujet de metal guru dans Société
Il est toujours joli, le temps passé Une fois qu'ils ont cassé leur pipe On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés Les morts sont tous des braves types -
Oui en effet, je sais que cette publicité est problématique. Je sais qu'elle est problématique pour certaines personnes mais c'est un point de vue dont je me désolidarise totalement, d'où ma volonté d'ouvrir ce sujet et le débat. Voyez vous je peux comprendre (non l'accepter mais la comprendre) la logique de mes contradicteurs qui veulent protéger les minorités d'offenses racistes, simplement il apparait que nous ne soyons pas d'accord sur ce qui est effectivement raciste ou même sur ce qui constitue une offense. Je déplore que de leur côté, manifestement personne ne semble comprendre, ou prendre en compte, l'ingénuité de certaines plaisanteries qui, si elles jouent sur des stéréotypes ridicules et éculés, ne sont nullement mal intentionnées. A titre personnel si on fait une plaisanterie à mes frais je tiens compte du contexte et des intentions. Si la personne est manifestement mal intentionnée ou que la plaisanterie est indiscutablement cruelle, il est évident que je la prendrai probablement assez mal. Si à l'inverse cela est fait dans un esprit potache et bon enfant, et même si elle ne me fait pas rire ou m'offense, je l'ignorerai ou reprendrai aimablement l'individu maladroit dont elle émane. En aucun cas je ne la traiterai comme coupable d'un crime de haine à mon égard et je ne ferai certainement pas appel à une instance légale pour résoudre notre différent. Alors oui le racisme est un délit pénal mais en élargissant constamment le périmètre de ce qui rentre dans la définition du racisme ou en tenant compte de toutes les sensibilités, il va devenir difficile de s'exprimer sans commettre un délit. De plus il faut distinguer les lois humaines qui ne sont que des règles juridiques des lois de la physiques. On ne choisit pas les secondes et on ne peut pas les supprimer tandis que les premières n'existent que par la volonté du législateur, elles n'ont rien d'inéluctables. Autrement dit le racisme pourrait très bien ne pas être un délit, non que je l'approuve mais la plupart des crimes ou délits racistes sont déjà des crimes et des délits, les accabler du qualificatif de raciste ne change pas grand chose. Qu'on tue un homme pour sa couleur de peau ou parce qu'il a couché avec votre femme, au final un homme est mort et c'est ça qui est grave. Quant au délits spécifiquement racistes, je ne vois pas en quoi une insulte raciste serait particulièrement plus grave, et donc pénalement répréhensible, qu'une autre injure blessante. Je conçois que sur ce point on puisse ne pas être d'accord mais convenez que c'est à minima discutable et ne relève en rien de l'évidence. La moralité publique et la dignité humaine. Voilà bien deux notions particulièrement vagues mais néanmoins abondamment invoquées, le plus souvent d'ailleurs par les conservateurs, afin de dénoncer quelque chose qui ne nous plait pas et à quoi on a guère d'autres arguments à opposer. La prostitution, la GPA, l'euthanasie ou même certains sports de combat, etc...autant d'activités où les paternalistes de tout poil sachant mieux que les personnes concernées ce qui est mieux pour elles n'hésitent pas à monopoliser le débat public par la vacuité de leur argumentaire, leur rhétorique se résumant le plus souvent à une position morale outrée invoquant souvent l'ordre naturel ou divin afin de justifier leur position précaire. Quant à la décision du conseil d'état en 1995, parlons en ! Savez vous que Manuel Wackenheim (et d'autres anonymes), homme de petite taille qui gagnait confortablement sa vie grâce à des spectacles de lancers de nains et jouissait d'une vie sociale épanouie a tout perdu après l'interdiction de cette pratique ? Quant à Dieudonné, je n'aime pas ce qu'il fait, il ne me fait pas rire mais je m'oppose absolument au fait qu'on tente de le faire taire. La liberté d'expression ne devrait connaitre aucune limite. Je n'aime pas ce que fait Dieudonné ? Eh bien je me contente de ne pas l'écouter. Une publicité me dérange ? Je zappe. La judiciarisation excessive des rapports humains est un cancer qui ronge ces derniers et exprime surtout le manque de volonté de certains de trouver une solution à l'amiable, leur désir d'exagérer de façon disproportionnée des différents qui ne méritent pas tant d'indignation et d'en appeler aux autorités publiques afin de faire taire ceux qui ne sont pas d'accord avec eux.
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Cela du moins je le sais, je vous ai déjà vu faire.
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Ce qu'il y a de formidable avec ceux qui défendent la sensibilité des minorités qui ne leur ont rien demandé, c'est la constance avec laquelle ils n'ont cure de celle de quiconque n'est pas d'accord avec eux.
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Je suis obèse, je l'ai toujours été. Je suis anormal. Je possède également bien d'autres caractéristiques qui font que je ne suis pas dans la conformité attendue et font de moi un anormal. Pourquoi un fait indéniable et objectif devrait-il m'offenser ? Vous êtes vous jamais demandé pourquoi certains termes qui sont originellement neutres acquièrent un sens péjoratif avec le temps ? C'est tout simplement parce que nous n'aimons pas ce qui n'est pas comme nous, ainsi un glissement sémantique s'opère du neutre vers le connoté, dans le sens de nos préjugés. Ainsi, "anormal" devient peu à peu "bête de foire" comme "handicapé" qui désigne simplement une personne en situation de handicap passe graduellement à une sorte d'insulte dépréciative sur les capacités physiques ou mentales de quelqu'un qu'on méprise. Et, qu'on m'excuse de ne pas penser comme tout le monde, mais à titre personnel j'estime que c'est précisément faire le jeu de nos préjugés, c'est aller dans le sens de la haine que d'accepter que tous ces mots soient pris en otage par ceux qui éprouvent du mépris pour qui est différent et de leur en laisser l'usage indisputé en abandonnant des termes descriptifs devenus péjoratifs précisément parce qu'on les laisse faire. Alors on leur accorde l'usage exclusif d'un mot porteur d'un stigmate contagieux que l'on pourrait attraper en l'utilisant et on invente un euphémisme le plus quelconque possible qui deviendra à son tour porteur d'infamie tout simplement parce qu'on a pas combattu le problème mais qu'on s'est enfui devant lui.
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Vous mettez de l'émotion là où elle n'a pas lieu d'être. Faire partie de la normalité n'est pas une bonne ou une mauvaise chose, c'est simplement un fait. Tout comme ne pas en faire partie. Vous pouvez déplorez que les gens meurent mais ne vous mettez pas en colère contre qui vous le rappelle, cette personne ne fait qu'énoncer un fait déplaisant mais dont il n'est pas responsable. Que vous le vouliez ou non, que vous vous en offusquiez ou non, les homosexuels sont anormaux, en ceci qu'ils dévient de la norme. Et franchement je ne vois pas là de quoi s'exaspérer. Après tout nous sommes tous plus ou moins anormaux. Personne n'incarne parfaitement la normalité dans tous ses aspects aussi bien physiques que sociaux, mentaux ou psychologiques. Certains sont plus gros, d'autres plus maigres, plus grands, plus petits, plus beaux, plus intelligents, ou plus colériques que les autres. Qu'est-ce que l'orientation sexuelle à donc de si particulier qu'il faudrait réprimander qui énonce un simple fait ? Vous semblez persuadée que j'associe un jugement de valeur à cet énoncé mais je vous rappelle respectueusement que j'ai explicitement signalé qu'agir ainsi était une erreur et que je suis mieux placé que vous pour savoir ce qu'il y a dans ma tête. Si vous m'aviez lu avec attention et moins d'à priori, vous auriez peut être noté que j'ai pris soin de signaler qu'en effet, bien souvent les gens associent un jugement de valeur à l'anormalité. L'évolution nous a façonné pour que nous nous méfions de qui ne nous ressemble pas, c'est triste mais c'est ainsi. Quoiqu'il en soit je m'efforce d'être respectueux, de m'exprimer correctement et le plus objectivement qu'il m'est permis aussi vous pourriez en retour faire preuve d'un peu de respect pour mes efforts, que ceux-ci soient couronnés de succès ou non.
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Être anormal c'est ne pas correspondre à une norme. Cela n'a rien d'une insulte, cela relève plutôt du constat et de la factualité. Traiter une personne d'anormale, tout comme s'offusquer de ce qualificatif procède d'une mauvaise compréhension de ce terme. Il n'y a pas intrinsèquement de jugement de valeur porté par cette qualification bien que souvent la personne qui l'émet puisse lui en associer un. Mais si c'est le cas, cela doit être dissocié du fait qu'une chose constitue ou non une anormalité. Adjoindre un jugement de valeur à ce qui relève de la factualité participe de l'idéologie et cette dernière peut nuire à l'établissement de la vérité qui, elle, est indifférente à nos opinions ou à nos sentiments. En l'occurrence, une personne homosexuelle est anormale puisque son orientation sexuelle dévie de la norme hétérosexuelle. Cela ne signifie nullement que c'est une tare ou que ce soit moralement répréhensible. C'est simplement acter qu'en tant qu'orientation sexuelle minoritaire, cette dernière n'est pas conforme avec les us établis. Qu'on réprouve cette préférence, qu'on la célèbre ou qu'on y soit indifférent ne change rien au fait qu'elle soit, de fait, une déviance à la norme sociale.
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Il faut distinguer ce qui relève du comportement sexuel et de l'orientation sexuelle. Coucher avec une personne du même sexe, du sexe opposé ou s'abstenir d'avoir des relations sexuelles relève du choix, et donc du comportement sexuel. L'orientation sexuelle fait, elle, référence aux modèles durables d'attraction émotionnelle, romantique et/ou sexuelle envers les hommes, les femmes, les deux ou l'absence d'attrait pour le sexe. L'orientation sexuelle ne procède pas du choix ou de la volonté, elle est déterminée par des facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux de mieux en mieux identifiés, bien qu'encore mal compris étant donné le nombre de déterminants et la complexité de leurs interactions. Une personne hétérosexuelle reste hétérosexuelle qu'elle ait des relations sexuelles avec une personne du sexe opposé, du même sexe ou pas de relations du tout. On peut être amené à coucher avec une personne d'un sexe qui ne nous attire pas, par contrainte financière, par curiosité ou à la faveur de circonstances inhabituelles mais cela ne peut modifier ce qui est régit par des facteurs biologiques et environnementaux. Au mieux cela peut révéler une attirance occultée par l'habitus et les attentes sociétales. Nous sommes passé assez brusquement (au regard de l'histoire et des changements sociologiques) d'une société réprouvant les comportements sexuels hétérodoxes à une acceptation -relativement- généralisée de ceux-ci. Il est normal que plus de personnes osent se déclarer homosexuelles qu'auparavant, tout comme il est normal que plus de personnes se permettent d'explorer leur sexualité plutôt que d'adopter un comportement socialement induit. Le résultat, évident, est une nette progression de la proportion d'individus se déclarant homosexuels ou bisexuels dans une population donnée. Toutefois, imaginer qu'un processus constant de normalisation de l'homosexualité renforcé par une dévaluation active du masculin puisse banaliser le lesbianisme au point de le faire devenir majoritaire est du plus haut saugrenu. Qu'un effet de mode secondé par un prosélytisme énergique puisse provoquer un sursaut aussi notable que passager est tout à fait envisageable mais aucun militantisme et aucune idéologie ne peuvent modifier radicalement et durablement ce qui relève de la naturalité.
