Carnéade
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Sujets du bac suite : débattre est-ce chercher la vérité ?
Carnéade a répondu à un(e) sujet de CAL26 dans Philosophie
Je pense que l'on gagnerait à être plus nuancé. Je suis tout à fait d'accord pour dire que le débat n'a pas pour but la recherche de la vérité. Et cependant je constate que dans un tribunal la justice réclame qu'il y ait des points de vue contradictoires. J'en induis que les débatteurs ne recherchent pas la vérité mais la victoire de la cause qu'ils défendent, mais aussi que le public qui assiste au débat en a besoin pour discerner la vérité. Et ainsi l'on peut en conclure que la justice se trompe parfois, ce que l'on savait déjà. -
Je viens de terminer ce quiz. Mon score 69/100 Mon temps 142 secondes
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Sujets du bac suite : débattre est-ce chercher la vérité ?
Carnéade a répondu à un(e) sujet de CAL26 dans Philosophie
Face à la réalité, face aux faits, oui je veux bien, mais aussi face aux exigences de la logique, et enfin, voire surtout, face à soi-même. Mais on ne débat pas avec soi-même, pas au sens strict du mot "débat", impliquant un affrontement dont sort vainqueur celui qui a su plaire à un public. Socrate dialoguant est donc un formidable exemple de recherche de la vérité, mais Socrate ne débat jamais, sauf en un sens très élargi du terme. -
Sujets du bac suite : débattre est-ce chercher la vérité ?
Carnéade a répondu à un(e) sujet de CAL26 dans Philosophie
Deux difficultés pour ce sujet. 1) tout dépend de ce que l'on appelle un débat. Il faut donc essayer de le préciser, de préférence en le distinguant d'une notion proche, et je pense au dialogue. 2) la réponse, en fait, est connue, si l'on n'ergote pas inutilement. Un débat, au sens habituel du terme, n'est pas une recherche de la vérité, mais il vise à faire gagner ses convictions. Mais il ne faudra pas en rester là (telle est la difficulté). Il serait intéressant de faire le chemin en sens inverse, c'est-à-dire se demander comment rechercher la vérité, et ce qui y fait obstacle, en particulier dans les débats, pour voir comment surmonter ces obstacles. -
Corrigés du bac philo – filière générale : “Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?”
Carnéade a répondu à un(e) sujet de Flower00 dans Philosophie
En effet, mais il y a d'autres possibilités. J'appellerai la tienne empathie. Le malheur des autres me touche. Il y a aussi la crainte. Si les autres ne sont pas heureux, moi qui le suis risque de devenir une cible. On peut envisager également des raisons morales. Si les autres sont malheureux injustement, ma soif de justice est insatisfaite, et ma révolte m'empêche d'être heureux. Enfin, on peut penser que le bonheur est impossible, justement parce qu'il implique, pour être entier, le bonheur partagé par tous. Nous pouvons essayer de nous en rapprocher, mais nous ne pourrons jamais atteindre cette utopie d'un bonheur universellement partagé. -
Corrigés du bac philo – filière générale : “Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?”
Carnéade a répondu à un(e) sujet de Flower00 dans Philosophie
Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas? Une bonne question est sans doute : "Et pourquoi pas?" -
J'adore ce paradoxe. Il y a un élément essentiel à relever. Le devin, d'après l'énoncé, a le pouvoir de deviner l'avenir, et donc sait quel sera mon choix, mais il n'a pas le pouvoir de changer les sommes au rythme de mes hésitations! Donc, pendant que j'hésite, il ne se passe rien à l'intérieur des boîtes! Donc, je gagnerai davantage en prenant les deux boîtes qu'en n'en prenant qu'une seule. Pour gagner le million d'euros d'une façon qui respecte l'énoncé, il faudrait que je sois inconscient au moment où je prends, sans l'avoir vraiment décidé, une seule boîte. Si je ne sais absolument pas ce que je fais, ni s'il y a vraiment quelque chose de positif à l'intérieur de chaque boîte, alors là oui le devin aura pu prédire mon choix et disposer les sommes d'argent en conséquence. Mais si je suis conscient de ce que je fais, si je connais l'énoncé, mon choix ne modifiera pas la décision du devin, et donc à la question "que faut-il faire?" je réponds "prendre les deux boîtes. Faire rationnellement un autre choix supposerait soit qu'il puisse y avoir quelque chose de maléfique dans la boîte B (un gaz toxique par exemple) soit que le devin puisse modifier sa propre prédiction en cours de route, ce que n'admet pas l'énoncé.
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Mais dans aucune langue, "sectaire" n'est le contraire d'"instrumental". Sectaire est le contraire d'ouvert si on veut, même si je n'aime pas trop. Mais évidemment, comme tout le monde hormis quelques infréquentables, je n'aime pas ce qui est sectaire et je préfère ce qui est ouvert. Il n'y a pas de philosophie sans confrontation d'idées, et donc une philosophie sectaire n'est pas de la philosophie, comme l'illustrent de nombreux exemples. Instrumental est le contraire de ce qui est à soi-même sa propre fin. La philosophie a pour fin la vérité, mais pas comme un instrument. Elle est une activité de réflexion, soumise à l'exigence de vérité, et n'ayant d'autre compte à rendre qu'à ce qui inspiré par le désir de vérité. Alors évidemment celui qui ne s'intéresse qu'à la physique ne s'intéressera à la philosophie que dans la mesure où ce jour là c'est sur la physique que portera la réflexion. Mais chacun ses goûts et on a le droit de s'intéresser à autre chose. Je défends donc une philosophie qui n'est ni sectaire ni instrumentale, mais qui vise simplement à comprendre mieux sa propre pensée, comme elle existe depuis la Grèce antique, au milieu des censeurs.
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Voilà pour moi un exemple d'amélioration possible. Obliger à signaler mes références de toute citation et les limiter en longueur. Il y en aurait d'autres. Le problème est qu'elles commencent en général par "obliger" ou "interdire", ce qui va contre l'esprit ultralibéral de l'activité "forum sur Internet". Mais ce n'est pas ça qui me dérange!
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Ce n'est pas forcément ce que j'avais en vue. Il n'y a pas de raison de refouler tous ceux qui voudraient sincèrement faire de la philosophie par l'entremise d'un forum. Mais faire de la philosophie, même à un supposé petit niveau, cela implique un rapport différent à l'opinion, que l'on analyse, dont on cherche les tenants et aboutissants et que l'on soumet à critique. Le plus souvent, on assiste à l'exact contraire, des gens qui veulent imposer leur opinion et agressent ceux qui demandent simplement qu'elle soit soumise à réflexion.
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Snif! Mais bon, si cela a existé naguère, cela peut reprendre demain. (je répondais à Metal Guru!)
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Chacun, je suppose, doit avoir ces raisons qui font que ce forum-ci ne lui convient pas. En ce qui me concerne, ce qui me dérange le plus c'est que dans la rubrique "philosophie" on ne fasse pas de philosophie, et que dans la rubrique religion la grande majorité des débattants essaie seulement de faire taire ceux qui ne sont pas comme eux. Mais je reconnais que c'est très personnel.
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Le niveau baisse, c'est bien connu. Blague à part, ne s'agit-il pas d'un banal cercle vicieux? La médiocrité des échanges fait partir les meilleurs, ce qui dégrade encore plus les discussions.
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Je viens de terminer ce quiz. Mon score 100/100 Mon temps 63 secondes
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Ce que j'entends par dialogue, c'est la recherche commune de la vérité, par la confrontation des points de vue. Ce n'est pas la même chose que de donner son opinion. Je remarque, tristement, que le dialogue tel que je l'ai défini, n'existe nulle part sur ce forum, ni sur un autre à ma connaissance. C'est pourquoi, plutôt que d'essayer l'IA, je suggérais, ou plutôt je rêvais, que l'on essaye le dialogue entre IN (intelligences naturelles). Je ne te mets pas du tout en cause en disant cela, je constate, c'est tout.
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J'avais en tête le dialogue. Pourquoi ne pas essayer le dialogue philosophique entre intelligences naturelles?
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Et pourquoi ne pas essayer avec une intelligence naturelle?
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Cette stratégie n'est irrationnelle que si l'on considère trois choses : - les faits que tu rapportes (la perte financière d'une part, la netteté du positionnement woke d'autre part) sont vrais (je ne vois pas de raison d'en douter, mais c'est à vérifier si l'on veut être rigoureux et méthodique) - il y a un rapport de cause à effet entre le positionnement woke et la perte financière, dans le sens du premier qui serait la cause du deuxième (est-ce bien prouvé?) - à long terme, aucun retournement favorable n'a été anticipé (j'en doute). Il n'y aurait rien d'irrationnel à accepter de perdre de l'argent aujourd'hui pour en gagner davantage plus tard. C'est une hypothèse.
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Il me semble que la notion de genre est grammaticale, alors que la notion de sexe est biologique. Ainsi, cette sentinelle, genre féminin, est de sexe masculin. Dieu n'a jamais été conçu par les religions monothéistes comme ayant un sexe. Quant au genre, Dieu est masculin et la divinité est féminin. Bien sûr, je conçois que l'on ait envie de parler d'un sujet légèrement différent, à savoir, je suppose, si les représentations de Dieu ne sont pas le reflet de la domination masculine. Elles sont, incontestablement, le reflet du sentiment qu'il y a entre hommes et femmes des différences profondes et symboliquement très riches. En résumé, pourquoi dit-on Dieu et non pas Déesse quand on s'adresse à la divinité? C'est assez ambigu, en effet. Je précise pourquoi je dis que c'est ambigu. 1) Le masculin étant le genre neutre, Dieu, terme neutre, est du genre masculin, raison purement fortuite. 2) Le symbolisme inhérent à la division sexuelle étant porteur de significations profondes, c'est au masculin que s'exprime le mieux la représentation que les fidèles doivent se faire de Dieu. Ces deux explications me paraissent contradictoires.
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Si on prend l'expression à la lettre, on ne peut pas se mentir à soi-même. Il faut donc voir ce que cela donne dans un sens figuré. Au sens figuré, se mentir à soi-même implique deux choses, d'une part que l'on se fasse des illusions, d'autre part que l'on en soit le fautif. Pour qu'une telle chose soit possible, il faudrait une capacité particulière, par laquelle on pourrait à volonté se concentrer sur telle idée et éviter de porter son attention sur telle autre. Cela tombe bien, si je peux dire, car cette faculté existe, c'est ce qu'on appelle la conscience. On peut en conclure que se mentir à soi-même, puisque cela caractérise le pouvoir de la conscience, est très courant. Il peut même exister des situations où ce pouvoir est bienvenu.
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croyants, seriez-vous prêts à tuer ceux qui ne croient pas comme vous
Carnéade a répondu à un(e) sujet de guernica dans Religion et Culte
Si je devais tuer tous ceux qui ne pensent pas comme moi je risquerais de me retrouver un peu seul. -
L'athéisme doit-il démontrer l'inexistence de Dieu pour être vraiment justifiable?
Carnéade a répondu à un sujet dans Religion et Culte
Les dieux ont un sexe, dans les mythologies païennes, mais pas Dieu. -
A vrai dire cela importe peu. Aucune soumission à l'esclavage du vice n'est totalement volontaire, mais aucune n'a lieu non plus sans une participation de la volonté. La réponse est donc oui et non. Concrètement, nul ne voudrait vraiment sombrer en parfaite connaissance de cause, et nous savons bien qu'il existe des pentes glissantes et dangereuses. Mais résister est toujours possible, même vainement. On a donc deux catégories de vicieux : ceux qui, attirés par le vice, ne résistent pas et s'en réjouissent (provisoirement), et ceux qui voudraient résister mais sont trop faibles pour y parvenir. La pente naturelle est de commencer par la première catégorie et de finir par la deuxième.
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Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Je ne comprends pas de quelles "choses" tu parles, ni ce que vient faire ici le mot "constituer". Si tu veux essayer de préciser ce qu'est un vice, nous pouvons nous aider d'Aristote, qui insiste sur le fait que le vice est une "exis", mot intraduisible, qu'on peut néanmoins rendre par l'expression de "disposition habituelle acquise". Il s'ensuit que c'est en forgeant qu'on devient forgeron ou plutôt que c'est en agissant de façon vicieuse que l'on devient vicieux, et que le vicieux le reste même quand il n'agit pas, dans la mesure où il est, par l'habitude, prédisposé à commettre un acte vicieux, de même qu'un allergique, par exemple, reste allergique même pendant les moments où il n'est pas atteint par son mal. Je ne peux donc pas faire mieux pour te répondre qu'en me contentant de ceci : le vice est une prédisposition au mal acquise par l'habitude.
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Moi non plus je ne le sais pas. Je suppose qu'il faut bien à un moment donné une décision, celle d'être quelqu'un de bien. Mais je ne pense pas que cela suffise.
