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al-flamel

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Tout ce qui a été posté par al-flamel

  1. Le grand fantasme des libéraux ça, de penser que le capitalisme, c'est le cours naturel des choses.
  2. Le capitalisme ne peut se reduire à ses institutions monétaires et marchandes. Il suppose toujours dans le rapport social qu'il crée une institution de société juridique dont les plus lointaines héritières sont les compagnies commerciales au 17ème et les corporations marchandes mediévales. Ce sont ces sociétés juridiques qui fixent le gouvernement dans l'entreprise et l'usage des moyens de production. L'autre forme institutionnelle nécessaire à ce rapport social, c'est le louage d'ouvrage. Toute la définition du travail actuelle s'en trouve impactée au point qu'une personne qui travaille et génère de l'utilité sociale mais qui n'est pas pris dans ce rapport social n'est pas considéré comme travailleur mais comme de la dépense, i.e. le fonctionnaire, le retraité "benevole", la femme au foyer, etc (cf. Bernard Friot). Ce sont ces institutions qu'il s'agit de transformer.
  3. Hitler, est le fils d'un fonctionnaire des douanes à la retraite, et Mussolini d'un artisan et d'une institutrice. Et ceux qui le rejoignent sont le plus souvent issus de la petite bourgeoisie déclassée. https://www.monde-diplomatique.fr/1976/06/DOMMERGUES/33815 A vous de vous renseigner. Pour tous ceux qui ont un minimum conscience de leur situation respective, la chose est évidente.
  4. Oui justement, du coup est-ce que les mouvements cités dans l'article sont des émanations de la religion matérialiste ?
  5. Je vous parle des acteurs majeurs de cette idéologie, la provenance de ceux qui en sont les porte-paroles et non ceux qui votent pour eux dont la provenance, et ce n'est pas nouveau est aussi d'origine populaire. Mais les acteurs majeurs, les canaux de diffusions, les méthodes et le fond idéologique se ressemblent.
  6. Les régimes fascistes peuvent être démocratiquement élus, c'est le cas du NSDAP en 1933, ça ne change rien à ce qu'ils sont. Quant au soit disant retour au conservatisme, c'est une contradiction dans les termes on ne conserve pas ce qui n'existe plus, on le régénère ou au mieux on en fait un sauvetage spectaculaire et souvent brutal. En France, vous avez un Rassemblement National au passé et à la ligne politique assez évidente dont le score bat son plein. Un autre parti surmédiatisé, Reconquête dont le leader se proclame héritier de Bainville, auteur et rédacteur de l'Action Française (mouvement au combien irréprochable en matière de fascisme). Tous deux sont focalisés sur la question identitaire, c'en est presque une question de survie à leurs yeux mais ça c'est pas du fantasme évidemment... Rien d'autre n'existe. Les ennemis sont là, ce sont les wokistes, la nupes, le "marxisme culturel", les féministes hystériques et les islamo-gauchistes. Enfin bref, c'est de l'anti judéo-bolchévisme 2.0. Quant à la question économique, le gros problème des Français, des honnêtes gens c'est qu'ils paient trop d’impôts bien sûr, trop de cotisations pour financer le RSA des étrangers islamistes au chômage. Mais tout ça c'est pas du fascisme bien-sûr. https://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme_clérical
  7. Votre faites du fascisme une disposition psychologique, neutre en idéologie. Mais on ne parvient pas à gouverner toute une population simplement parce qu'on est ampli de haine et de ressentiment (ce qui est probablement la conséquence de ce que vous décrivez). Le fascisme n'est pas neutre en idéologie.
  8. Le communisme a bien des acceptions. Je ne crois pas qu'il faille le limiter au communisme d'inspiration léniniste Maoïste, etc. A mon sens le communisme passe avant tout par une subversion des institutions du capitalisme. Il ne s'agit pas tant de supprimer le marché, la monnaie, l'entreprise privée que de lui implulser une nouvelle logique dans laquelle les entreprises ne sont pas gouvernées par leurs sociétaires i.e. les apporteurs de fonds propre; dans laquelle le financement des entreprises ne passe par l'assurance que celles-ci génèrent suffisamment de marges pour rembourser. Une logique dans laquelle sont considérés comme travailleurs non pas uniquement ceux qui contribuent à la mise en valeur du capital en étant subordonnés aux capitalistes. Une logique dans laquelle on n'est pas obligés de courir à une croissance effrénée pour rembourser nos dettes. Pour ce qui est de la Finlande de Svinhufvud, je reconnais que ce n'est pas aussi évident que ça. L'anticommunisme du régime de l'époque et ses alliances avec des mouvements d'extrême droite comme la Lapua et plus tard avec l'Allemagne nazie, doit beaucoup à la situation géopolitique de la Finlande. Pour ce qui est des pays oubliés, le but n'est pas d'en faire un sujet sur la géopolitique du conflit russo-ukrainien dans lequel les mouvements nationalistes ukrainien ne sont pas en reste en matière de fascisme. https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_nationalistes_ukrainiens
  9. On ne peut comprendre le système économique capitaliste si l'on ne s'intéresse pas à ses institutions qui fonctionnent par paires. On a d'un côté la paire Marché-Monnaie, dont on peut identifier deux acteurs majeurs à la base de ces institutions: la banque et le marchand. La deuxième paire, c'est les sociétés juridiques d'un côté et le louage d'ouvrage de l'autre. On peut identifier ici également deux acteurs. Les capitalistes à proprement parler sont les fondateurs des sociétés juridiques, seuls décisionnaires dans l'entreprise, ils apportent les fonds propres, et gèrent la dette qui est la monnaie avancée par les banquiers. Les salariés leur sont subordonnés, ils louent leur personne et fournissent un ensemble de services en échange d'un accès au marché.
  10. Dans toutes les phases de grande crise du capitalisme, il ressurgit et gagne du terrain dans toutes les sphères de la société. Son cœur social est toujours celui d'une petite bourgeoisie réactionnaire si biberonnée à la culture bourgeoise et aristocratique qu'elle se fait plus royaliste que le roi. Son pilotage est celui de la grande bourgeoisie capitaliste souvent enrichie dans des secteurs d'activité déjà bien ancrés dans le maillage de la circulation marchande. Son ennemi, toutes les idéologies progressistes, contestatrices de l'ordre social auquel la petite bourgeoisie est si acquise parce que si redevable de cet ordre qui se dérobe sous ses pieds. Son projet: le sauvetage de l'ordre social actuel, et ce par tous les moyens. De l'Italie fasciste, à la Hongrie de Orban en passant par la Finlande de Svinhufvud, l'Allemagne nazie, l'Espagne Franquiste, la Grèce de Metaxás, etc. Les schémas sont toujours les mêmes. La seule manière d'y mettre un terme définitivement, c'est d'en finir avec le mode de production capitaliste.
  11. al-flamel

    La vérité, c'est quoi ?

    Je crois que ce n'est pas tant la vérité que la notion de réel qui est problématique ici. Nous avons du mal à connaître la vérité parce que nous avons du mal à appréhender le réel et à le concevoir en dehors de nous. Selon notre conception du réel, ce qu'on tient pour vrai change par définition mais le sens qu'on attribue à la vérité reste le même je pense. Je crois que la vérité n'atteint jamais vraiment le réel, parce que le mode par lequel elle l'atteint reste celui du sujet. Mais ça ne veut pas dire que le sujet n'atteint que lui même.
  12. al-flamel

    La vérité, c'est quoi ?

    Peu importe ce qu'il dessine, le dessin est ce que l'auteur veut qu'il soit. Si dans sa tête il pense dessiner un vaisseau spatial et dit qu'il dessine une maison il ment. Il peut aussi dire qu'il dessine un vaisseau spatial de façon sarcastique et ses parents voyant la forme du dessin penseront qu'il se moque d'eux alors qu'il dit la vérité. Et dans ce cas de figure il ment aussi en faisant passer ce qu'il pense pour un sarcasme. Il peut aussi dire sincèrement qu'il dessine un vaisseau spatial mais comme ça ne ressemble pas à un vaisseau spatial, ses parents lui diront que ce n'est pas un vaisseau spatial.
  13. al-flamel

    La vérité, c'est quoi ?

    Ce n'est pas parce qu'il y a un rapport que ce ne sont pas deux choses différentes. On peut dire la vérité en mentant et dire quelque chose de faux sincèrement. C'est une évidence de dire ça je suppose. Mais selon ce que vous choisissez d'étudier, i.e. le sens que vous attribuez au mot, la reflexion sera totalement différente. La sincérité se concentre sur l'intention et la vérité sur notre rapport à l'extérieur. Tout ça crée de la confusion inutilement. Chacun parle de sa définition de la vérité, fait des distinctions à l'emporte pièce entre un verbe et son substantif (@bouddean), et comme personne ne parle vraiment de la même chose, on ne dialogue la plupart du temps qu'avec soi même. C'est dommage. Enfin, j'ai pas envie de faire le connard rabat-joie donc si ça vous amuse, ignorez tranquillement mon message.
  14. al-flamel

    La vérité, c'est quoi ?

    "Vérité" est un mot, une chaîne de caractères. Si on lui attribue chacun un sens et une référence différente, il y a de fortes chances qu'on ne parle simplement pas de la même chose. Il me semble plus intéressant de s'en tenir à une définition conventionnelle de la vérité qui fait consensus et de s'interroger sur les différentes lois, les différents critères qui font qu'on tient une assertion pour vraie ou fausse. Or la définition que vous proposez réfère davantage (normalement) à la notion de sincérité qu'à celle de la vérité. On peut aussi discuter de la sincérité, mais ce sont deux sujets différents. On peut aussi s'intéresser au sens et à la référence des mots. ça a beaucoup avoir avec la vérité pour le coup.
  15. Le développement des villes, celui de l'activité marchande, de la monnaie et de l’État sont intrinsèquement liés. Pour qu'un certain espace rassemble un si grand nombre de gens ne cultivant pas la terre, il faut que ceux qui la cultivent en aient un excédent suffisant. Pour que cet excédent arrive à cet espace, il faut procéder à un échange. Pour que les fermiers soient disposés à échanger du blé contre un métal fétiche n'ayant a priori aucun usage particulier, il faut de la violence. La levée d'un impôt sous forme de numéraire ne peut être obtenu qu'en échangeant ses excédents avec les agents de la violence. Les villes se sont construites ainsi, comme point de passage des soldats. La classe marchande bourgeoise est née de ces villes, de l'approvisionnement de ces soldats en toutes sorte d'objets, et des possibilités d'arbitrage (plus-value) que ces objets et ressources pouvaient offrir. Le système économique capitaliste consistant en la "chrématistique commerciale" décrite par Aristote, cette activité découle directement du développement de l’État cristallisé dans la monnaie et l'uniforme, du développement de la ville et de sa classe dominante: la classe bourgeoise négociante.
  16. al-flamel

    Recherches

    La théorie des cordes n'est-elle pas un formalisme mathématique théorique qui rend compte de la dualité onde-corpuscule sous un concept synthétique compréhensible par l'homme ?
  17. al-flamel

    Un jour, un tableau!

    La Condition humaine (1935), Magritte :
  18. al-flamel

    Un jour, un tableau!

    René Magritte - Le Banquet
  19. al-flamel

    Un jour, un tableau!

    August Friedrich Albrecht Schenck - Angoisses
  20. Visiblement parce que du coup ça ne répond pas à ma question. Si tu cherches pas un minimum à comprendre ce que je dis on s'en sortira pas. Tu as peut être la vision de quelqu'un qui cherche à se venger en coupant des mains ou en tuant. Moi j'ai juste la vision de quelqu'un qui cherche à obtenir justice par lui même. Pour moi la volonté de venger est liée à un sentiment qui habite tout le monde et sûrement chez toi également. C'est ce que j'essayais de te faire comprendre à travers une maïeutique visiblement très mal réussie. Ce n'est pas un mal en soi. C'est pour moi le fondement archaïque de la justice. Est-ce à ce point effrayant de juger par soi même de ce qu'il convient de faire qu'il faut déleguer toute idée de justice à un tiers ? Si tu as une autre vision, une autre définition de la vengeance et de la justice, tu peux l'exprimer clairement. Inutile de s'exclamer ou de sortir des phrases à coté, comme "mes valeurs fondent une grande partie de ma personnalité", c'est le cas d'à peu près chaque être humain sur terre.
  21. Je me suis permis de le faire parce que ça m'ait apparu comme une redondance. Si la seule valeur qui distingue celui qui se venge de celui qui obtient justice, c'est le respect de la loi, inutile de rajouter tout ça. Si tu en as d'autres je suis preneur.
  22. Donc si je comprends bien lorsqu'aucun compromis n'est possible, tu considères qu'il faut nécessairement s'en remettre à une force extérieure pour obtenir réparation. Pourquoi pas après tout, mais est-ce que ça fait de toi quelqu'un de si différent d'une personne qui souhaite se venger? Est-ce que ce qui te motiverait dans le fait d'obtenir réparation n'est pas la même chose qui motive celui qui cherche à se venger ?
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