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Jean-EB

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Tout ce qui a été posté par Jean-EB

  1. Oui mais il faut des hangars de 240m de long 70 m de haut , et un aérodrome . Ca rend difficile ce type de sites . Le LCA60T est d’une taille très conséquente . Plusieurs terrains ont été étudiés , d’après l’entreprise aucun ne respectait tous les critères . Les assos contestent . L’image dans ce lien permet de se faire une idée de ce dont on parle . https://www.hautegironde.fr/actualite-5045-laruscade-dirigeables-feu-vert-des-elus-pour-la-future-zone-economique-a-laruscade C'est de ma faute : je disais ça avec en tête le photovoltaïque au sol, qui fait beaucoup parler lorsqu'il est implanté dans des massifs forestiers. Donc vous avez raison et cela montre bien qu'il est et sera très difficile de concilier transition énergétique, réindustrialisation et objectif « Zéro Artificialisation Nette ».
  2. Les recommandations nationales sont pourtant très claires et vont dans le sens de votre propos puisqu'il est demandé au maître d'ouvrage de rechercher prioritairement des sites dégradés (friches industrielles, anciennes carrières, décharges, etc.).
  3. C'est étrange, toutes les études montrent, bien au contraire, que la banquise antarctique fond de plus en plus sous l'influence, entre autres de plus de pluies et de moins de neige. Je ne liste pas ces études facilement retrouvables. Pour faire simple : c'est de la variabilité interannuelle dans une tendance générale qui montre une diminution.
  4. J'ai déjà lu quelque chose sur ce glacier [le Perito Moreno]. J'avais un doute. Je ne sais pas ce que vous avez lu mais il y a une étude sous presse, déjà consultable électroniquement, qui non seulement illustre parfaitement la confusion mais montre par l'exemple que les deux paramètres, vitesse d’écoulement et position du front, peuvent aller en sens contraire, à la manière, si l’on veut, d’un homme qui remonterait un tapis roulant et qui, ici, se rapprocherait plus vite de l’amont à mesure que le tapis accélère vers l'aval. En effet on mesure sur le Perito Moreno une perte de masse depuis 2018 et cette perte, liée notamment au recul du front glaciaire, s'accompagne d'une accélération de la vitesse d'écoulement du glacier. L'étude est ici : Triggering mechanisms of dynamic mass loss at a freshwater-calving glacier in southern Patagonia | Earth and Planetary Science Letters | Minowa et al., sous presse (à date : à paraître le 01/05/2026) D'autres études avaient déjà montré le recul et celle-ci est parlante : The state and fate of Glaciar Perito Moreno Patagonia | Communications Earth & Environment | Koch et al., 2025 (figure ci-dessous tirée de l'étude) Enfin un article de vulgarisation beaucoup plus simple (mais en anglais !) : Perito Moreno became the world’s first superstar glacier – but now it’s set to disappear | The Conversation | Neil Glasser | 07/08/2025
  5. Vous confondez vitesse d'écoulement du glacier et avancée du front glaciaire par bilan de masse positif.
  6. Mais non ! C'est justement les inventaires réalisés dans le cadre de l'étude d'impact qui nous informent de cette présence ! L’étude d’impact documente, renseigne le décisionnaire pour éclairer sa réflexion mais ne vaut ni autorisation environnementale ni permis de construire. La DREAL peut très bien accorder les autorisations requises malgré des enjeux et impacts forts identifiés dans l’étude d’impact. Je ne dis pas ça ! Je dis l'inverse et mon point numéro 2 ne souffre aucune ambiguïté. La SEPANSO fonde ses comptes sur l'étude d'impact, comme je vous donnerais les chiffres du chômage à partir de l'INSEE ou de France Travail. Un grand mea culpa ici : j'ai été très inattentif. En effet le juge du tribunal administratif de Bordeaux a déjà rendu une décision à propos d'une requête de la SEPANSO Gironde : la demande de suspension des travaux est rejetée, la légalité de l'autorisation préfectorale n'est pas douteuse. La SEPANSO est déboutée. Cela ne change pas fondamentalement mon propos sur la procédure générale mais le tempère si l'on admet (et il faut admettre) que le juge a donné raison au préfet et au porteur de projet, à ce stade pour les points de la requête uniquement. On lira la décision et l'argumentaire des parties ici (attention le contenu est généré par IA) : Tribunal administratif de Bordeaux, 2 mars 2026, n° 2601038
  7. Je ne me prononce pas définitivement (je donne un avis mesuré plus loin) sur le projet et les enjeux environnementaux associés mais j'espère vous convaincre que la situation n'est pas celle-ci. Le déroulement de la procédure légale et l'instruction d'un tel projet ne sont pas du tout comme vous les imaginez. En quelques points, avec le numéro correspondant au même numéro ajouté à votre texte : Oui, très probablement puisqu'il y a eu une étude d'impact. J'ai survolé seulement les deux avis de l'Autorité environnementale (Ae) : les enjeux qui portent sur la faune et la flore sont globalement bien identifiés dans l'étude d'impact et plusieurs espèces menacées sont recensées dans le périmètre du projet. Cependant des niveaux d'enjeu et d'impact sont mal évalués et doivent être revus à la hausse selon l'Ae. J'ai répondu ci-dessus et j'ajoute que ce n'est pas l'association SEPANSO qui a fait les inventaires. La SEPANSO ne fait que reprendre le nombre total d'espèces protégées, total explicitement donné dans l'étude d'impact ou calculé à partir de celle-ci par l'association. Vous attribuez à des juges un jugement qu'ils n'ont pas rendu. À ce stade une procédure légale, encadrée par la loi dans plusieurs codes juridiques, est suivie par le porteur de projet et par les différents acteurs. C'est l’État, par le préfet, autorité administrative compétente, qui décide d'accorder l'autorisation environnementale. C'est aussi le préfet qui accorde les dérogations pour la destruction directe ou indirecte des espèces protégées. Les dérogations demandées semblent avoir été accordées et la destruction n'est donc nullement illégale (oui en France on peut légalement porter atteinte à des espèces protégées si des dérogations sont accordées). L'article de Reporterre nous dit que le tribunal administratif a été saisi dans l'espoir de faire annuler l’autorisation environnementale et la dérogation à la protection des espèces protégées. C'est bien un contresens que vous commettez puisque seul un juge peut légalement casser la décision du préfet (si le Premier ministre ne dédit pas ce dernier, le désaveu étant rare et souvent hautement politique). Dans ce paragraphe je parle du préfet presque par synecdoque car il ne faut pas l'imaginer levant ou baissant le pouce à la manière des empereurs romains selon l'image d’Épinal ; non, le préfet s'appuie sur des services déconcentrés que sont par exemple la DREAL et la DDT. Mon propos peut sembler favorable au projet et faire accroire que je tiens pour bagatelles la protection des espèces et de la nature plus largement. Évidemment il n'en est rien ! J'ai plutôt un avis négatif sur le projet, avis insuffisamment fondé peut-être car je méconnais finalement le dossier, et j'espère, en l'état de mes connaissances, que le juge du tribunal administratif suivra le recours en annulant toutes les autorisations. Je souhaite simplement par ces quelques paragraphes éclairer un peu ce qui me semble très confus chez certains, une telle confusion étant parfaitement normale puisque l'enchevêtrement des logiques d'acteurs, la diversité des contextes de tous ordres, l’intrication et la superposition des régimes administratifs et juridictionnels, la multiplicité des avis et le volume informationnel rendent difficile une appréciation exacte de la situation.
  8. C'est une belle histoire, troussée par un pigiste chargé de créer des espaces publicitaires pour les annonceurs. Mon propos, peu amène, est peut-être aussi injuste ; disons simplement que ces articles sont rarement écrits (le sont-ils avec l'aide de l'IA aujourd'hui ?) avec grande réflexion, toujours rédigés par des petites mains qui hier nous parlaient d'un concours local de point de croix et qui demain riront d'un pochon de fentanyl retrouvé dans la boîte à lettres du maire de Toumouille-la-Coquette. Je ne doute pas de l'intelligence animale, des intelligences diverses des oiseaux en général, d'un cormoran ici ; on m'accordera cependant qu'il y a bien d'autres explications possibles et on admettra que l'article se fonde sur bien des interprétations hasardeuses.
  9. Jean-EB

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    @pic et repic, je confirme que c'est Orchis mascula.
  10. Jean-EB

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    Bonjour, et merci pour votre réponse ! La photo, qui sauf erreur n'est pas de vous, montre Orchis mascula (Orchis mâle) et non Dactylorhiza maculata (Dactylorhize maculé). J'avais en tête ces deux espèces, et particulièrement la première, quand je lisais la description des conditions stationnelles et le portrait que vous faisiez des plants observés. Je ne sais pas laquelle des deux espèces vous avez observée (les deux peut-être) mais au moins celles-ci sont-elles communes en Bretagne et en France. Elles ne sont ni endémiques de Bretagne, ni menacées, ni protégées en Bretagne et en France. J'espère juste, puisque votre identification n'est pas certaine, qu'il ne s'agit pas d'une troisième espèce : Dactylorhiza fuchsii (Dactylorhize de Fuchs), nettement plus rare en Bretagne où elle est quasi menacée. Je ne crois pas beaucoup à cette option cependant. Une confusion est possible avec d'autres espèces encore, certaines rares, mais je n'y crois pas du tout ici. Et puis j'espère que c'est bien la sous-espèce type de D. maculata que vous avez prélevée s'il s'agit de cette espèce. Le cas échéant je pense que c'est bien elle. Il y a en Bretagne une grosse trentaine d'espèces d'orchidées. Les espèces les plus précoces sont sur le point de fleurir, si elles ne fleurissent déjà dans les stations les plus thermophiles ! Je profite de ce poste pour dire encore qu’aucune des ces espèces, même l’une d’elles commune, ne doit être prélevée dans la nature. Ci-dessous la carte de répartition finistérienne de l'Orchis mâle (Orchis mascula, eCalluna, CBNB) :
  11. Jean-EB

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    bonjour, oui et non ... depuis j'en ai trouvé dans le bois qui borde ma maison ( car maintenant , je sais ce que c'est et donc, je sais les retrouver ) . au début, je les prenais pour des "coucous" tardifs qui en plus n'étaient pas en bonne santé dans la mesure où les feuilles sont tachetées de noir ... sauf que c'est le feuillage normal pour cette espèce qui n'a absolument rien à voir avec les "coucous" ( ces fleurs bleues qui poussent en nombre à la mi printemps en sous-bois ) . c'est une espèce endémique mais il semble qu'il soit difficile de les conserver ( c'est dans la presque-ile de Plougastel que j'en ai trouver en petit nombre sur les talus ) . en transplanter quelques uns et qui en plus semble "prospérer" n'est au final pas si idiot ni néfaste . ce ne sont pas des plants venant de loin et donc ne risque pas d'apporter quoique ce soit ( contrairement au plant d'Aloe Vera que j'avais rapporté de Ténérife ( mais qui dans notre véranda a plus que prospéré ( il a même fleuri chaque année ... ce qui ici ne semble pas si fréquent même en"serre" et ce d'après le commentaire que j'ai pu avoir dans une jardinerie quand je leur ai proposé mon plant car je ne me résignais pas à le mettre dehors , certain qu'il allait en mourir et comme la jardinerie ne me répondais pas , c'est ce que j'ai fait et au premier hiver ... il a pourri ! il y a à Brest un conservatoire des plantes et dans leurs serres on peut y voir des plants venant du monde et quelques "pépites" qui y sont sauvegardés pour être ensuite réintroduits dans leur milieu naturel ( plants en danger d'extinction ) . avec mes orchidées, c'est "un peu" ce que je fais car dans le bois, je n'en ai trouvé que très peu .... et si dame nature se permet de les disséminer , pourquoi pas ( ce n'est que réintroduire ce qui devait existait mais qui par la faute de l'urbanisation et du passage des promeneurs est devenu rare ) . bonne journée. Et bien je le redis avec force : VOUS NE DEVEZ PAS FAIRE ÇA ! S'il s'agit en plus d'une espèce endémique vous vous exposez à TROIS ANS D’EMPRISONNEMENT ET 150 000 € D’AMENDE pour atteinte à la conservation d'une espèce protégée (car si l'espèce est endémique, de Bretagne par exemple, il y a toutes les chances que l'espèce soit protégée). Je ne vous conseille pas d'en parler au Conservatoire botanique national de Brest ; vous vous exposeriez aux mêmes remarques et peut-être à une mise en garde plus acrimonieuse. Cependant, espérant ne pas me tromper, je ne pense pas qu'il s'agisse ici d'une espèce endémique. Mais peut-être allez-vous nous dire de quelle espèce il s'agit, puisque vous dites l'avoir identifiée. Cultivons nos jardins, identifions avant de cueillir dans la nature, laissons sur place les espèces rares, endémiques, menacées et protégées.
  12. Jean-EB

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    C'est vraiment une très mauvaise idée de faire ça, surtout quand on ne sait pas ce que c'est. C'est une pratique à proscrire !
  13. Jean-EB

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    Si je fais autant de reproches c'est bien parce que j'aime les plantes, les jardins, la nature et que le site qui me fait réagir est le contraire de tout ça.
  14. Jean-EB

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    Ce n'est pas la question, vraiment pas. Cependant je suis d'autant plus surpris de votre capacité à admirer des plantes qui n'en sont pas. P.-S. : vous faites évidemment semblant de ne pas comprendre que je parle des illustrations du site mentionné en ouverture du sujet, semblant de croire que je parle de vos photos, celles-ci permettant d'ailleurs de voir la différence avec l'IA générative du site susmentionné. Vous le faites exprès car vous vous sentez un peu bête d'avoir été berné par cette IA générative.
  15. Jean-EB

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    Au contraire cela m'intéresse à des fins psycho-sociologiques : comment des gens peuvent ne pas voir que ce site est nullissime, qu'on n'y trouve aucune photo de jardin et de fleur, que l'IA générative utilisée est déficiente et que les illustrations pour les espèces et variétés sont foireuses et induisent en erreur le lecteur !? Avec en plus de la pub pour des robots tondeuses (l'exacte antithèse du jardin à l'heure des préoccupations environnementales)... Oui, c'est bien ça qui me fascine !
  16. Jean-EB

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    Si vous aimez vous palucher sur de l'IA, @pic et repic, je ne peux que vous inviter à poursuivre la découverte de ce site, qui vous propose une troisième main magique, dite lévito-branlatoire, recommandée pour votre petite affaire et qui vous permettra de biner et d'arroser en même temps.
  17. Jean-EB

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    C'est bien nul.
  18. Émission sur le sujet : Grotte de Sulawesi : l'art pariétal se fait la main | La Science, CQFD | émission du 18 février 2026
  19. Jean-EB

    L'Iran.

    @DroitDeRéponse vous n'avez pas du tout compris ce que je disais en réponse à Pierrot89.
  20. Jean-EB

    L'Iran.

    L’UE n’est pas en train de classer les gardiens de la révolution groupe terroriste ? Et donc ?
  21. Jean-EB

    L'Iran.

    Rappel : le JCPoA de 2015 a été piétiné par Trump et les sanctions rehaussées par le même.
  22. J’écoute toujours Jean-Jacques Hublin avec profit et intérêt.
  23. Jean-Jacques Hublin, professeur au Collège de France et premier auteur de l'étude, s'entretient ici avec Mathieu Vidard au micro de La Terre au carré sur France Inter. Épisode 1 : Les origines africaines d'Homo sapiens | La Terre au carré, France Inter | 26-01-2026
  24. Jean-EB

    L'Iran.

    Cela tombe bien car le porte avion nucléaire français se rapproche des cotes américaines des USA afin de défendre le Groenland et la Canada, voire le Mexique afin de faire pression sur la Massachusetts, le Vermont, le New Hampshire et le Connecticut. N'importe quoi...
  25. En effet ! Gardons cependant à l'esprit que la datation des carbonates par la méthode uranium-thorium, radiodatation employée depuis le mitan des années 1950, a reçu et reçoit encore de nombreuses critiques, notamment dans son application aux peintures rupestres et pariétales. On peut lire une critique archéologique (faite par des archéologues) ici : Still no archaeological evidence that Neanderthals created Iberian cave art | White et al. | 2020 | Journal of Human Evolution.
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