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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn
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Voudriez-vous dire que le jugement ne passe pas par l'intellect? Pour ce qui est de votre dernière phrase, je pense l'inverse de ce qu'il vous semble. A savoir que l'émotion n'est pas à controler, mais qu'elle est à vivre pleinement sans pour autant s'y accrocher. Quant au sentiment, il est superficiel, et donc n'est pas utile à la survie, ce n'est qu'une représentation, une intellectualisation de la survie, mais de la survie du mental, qui, lui, n'a pas les mêmes priorités que notre survie animale. Les sentiment sont souvent "anti-survie". Et, au risque de vous enquiquiner un peu, pouvez-vous m'expliquer ce que vous entendez par "l'émotion n'implique pas notre être en profondeur"? Merci!
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Je ne sais pas trop ce que vous entendez dans votre première phrase. Les deux mots que vous utilisés, mûrie et méditée, ne sont pas très explicites pour moi.Mûrir une expérience, je ne comprends pas très bien ce que cela veut dire, et je n'arrive pas bien à visualiser ce que veut dire méditer une expérience (mais là, il me suffirait, je pense, de chercher ce qu'est exactement la méditation!) Je ne parlais pas d'anecdotes, mais je disais juste que les personnes parlant à partir de connaissances livresques me sont moins compréhensibles que celles parlant à partir de connaissances tirées de leurs expériences. Ces personnes ont une façon de parler souvent simple et leurs mots ont une "texture" que seule l'expérience permet. Je peux me tromper, mais il m'arrive de percevoir ceci dans ce qui est écrit par certains intervenants sur le forum, ou dans la vie courante.
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Bonsoir Comment vous répondre? Vos propos me semblent assez décousus, mais après plusieurs lectures, je voudrai quand même vous dire ceci: Les sentiments, contrairement aux émotions ne sont pas pour moi "légitimes, positif et respectable". Je m'explique. Je vois les émotions commes des informations, commes des réactions et des phénomène animaux qui nous sont utils pour survivre. Je les différentie des sentiments. Pour moi, le sentiment est une émotion passé au prisme de l'intellect et traduit en pensée. Ces pensées vont nous faire réagir. Une émotion est une réaction directe, non intellectuaisée. Le sentiment est une réaction suite à l'intellectualisation d'un événement. C'est pour cela que je dis que le sentiment n'est pas légitime, positif et respectable, dans le sens où ça ne l'est pas forcément. Je ne dis pas non plus qu'ils ne le sont jamais. Je dis juste que pour moi ce n'est pas acquis, et que, contrairement aux émotions, nous pouvons les contrôler et donc nous en servir, ne plus y réagir ou nous en débarasser, nous en séparer, ou en tout cas ne plus en être "victime". Pour moi la violence est naturelle, ce que la colère n'est pas. Quand vous dites que la violence verbale est méprisable et coupable, je ne suis pas d'accord avec vous.
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Je ne disais pas l'inverse, mais je ne disais pas ça quand même. Je disais que, pour attirer l'attention, nous développons nos singularités. Cela dit je reste d'accord avec ce que vous dites! Les mots sont faciles à aligner pour certains, et pas pour d'autres. Mais pour moi ce n'est pas la chose la plus importante. Ce que je recherche ce sont des mots qui me dessinent une expérience, pas un dessin général ou forcément logique. Merci pour votre intervention.
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Ha oui, d'accord! La pierre est jettable à tellement d'endroits, mais pour faire au plus simple je dirai tout simplement que ce "on" est la norme de la société. L'impression me reste que la norme nous pousse à développer par tout les moyens une singularité qui nous démarquerait. On se retrouve alors avec ceci: ou on rate et on devient la "sous-norme", ou bien on réussit et on devient la "sur-norme", les puissants ayant acquis du pouvoir. Tout ceci pour dire qu'au final, soit on est oppressés par les autres, soit on oppresse les autres. Et du coup, j'avais imaginé que c'était peut-être tout simplement un ballet interminable pour attirer l'attention sur soi, cette attention qui semble manquer à beaucoup. Sans pour autant y parvenir. Parce qu'en réalité, peut-être que plus nous sommes attentif, moins nous aurions besoin d'attention, moins nous ressentirions cette nécessité.
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Oui d'accord. Je vois ceci souvent chez les enfants d'ailleurs. Peut-être parce que leur demande est simple et directe. Donc la séduction est une façon d'attirer l'attention. Ok. Est-ce que séduire n'est pas la seule façon d'attirer l'attention, dans le sens où, si on en manque, il nous faut en trouver, et donc instiller à l'autre l'envie de nous en donner. N'est-ce pas ceci que la séduction? Est-ce que votre dernière phrase peut aussi s'écrire ainsi, ou aurai-je mal compris: "sortir de la nécessité d'attention est le seul moyen de sortir tout court"? Hum.Par où commencer,car je me suis un peu laissé aller... Je faisais le constat que, quoique l'on fasse, c'est souvent au détriment de l'autre. J'ai l'impression que l'on nous pousse constamment à développer notre singularité. Je n'y vois pas vraiment d'inconvénient, mais au final l'impression me laisse que nous nous renforçons non pas pour mieux faire, mais pour mieux "battre" les autres, comme une compétition. (là encore je suppose que ça demanderait encore des éclaircissements!)
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Tout ce que vous dites semble tout à fait normal, bien établit et le cours normal des choses. Mais alors pourquoi éprouve-t-on ce besoin d'attention? Un manque? Ou le processus normal de la relation? Je veux dire: nous ressentons le besoin d'attention parce que nous manquons de cette attention (donc un "défaut" relationnel), ou parce que, sans ce besoin, nous ne construirions pas la relation?
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Si j'observe un peu, je constate que le manque d'attention nous pousse à nous singulariser, affirmer notre individualité. Toute la vie semble une guerre constante pour attirer l'attention de l'autre, des autres. Et pourtant la lutte pour sortir du lot et attirer l'attention, nous conduit innexorablement vers un isolement, seul face à une foule qui nous regarde, mais ne fait toujours pas attention à nous. Alors nous prenons une claque, ou nous retournons auprès des autres anonymes et nous continuons à nous lamenter sur notre pauvreté d'attention. Jusqu'à l'épisode suivant. Peut-on sortir de ceci? Tout ces yoga, développement personnel, coatching, association, et autres ne sont fait que pour affirmer une différence par rapport aux autres. Tout semble fait pour détruire l'image de l'autre pour un profit personnel. Serait-ce là un nouveau dieu: l'individu? L'individu tout puissant, l'unité de base ultime?
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Une constatation: je demande de l'attention Une question: pourquoi ce besoin? Si je regarde autour de moi, tout le monde semble demander cette même attention. Si ce besoin est ressentit, est-ce parce que nous ressentons l'inattention des autres, ou est-ce que nous nous rebellons pour justifier notre manque d'attention? Même ces questions ne sortent pas de ce schéma de recherche d'attention! Le problème se situe-t-il ailleurs? Pourquoi ce besoin d'attention, si universellement répandu?
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Comment garder ses valeurs dans ce monde de fous?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de zeyas dans Philosophie
Non, je ne mettrai pas tout ces points sur pied d'égalité, par ce que je suis différemment sensible à ces différents points, et ce, différemment des autres. Le justice c'est bien: c'est un point de vue, mais je ne partage pas ce point de vue, parce que je perçois plusieurs justices, donc forcément plusieurs interprétations de ce qu'est la justice. Je ne crois pas que la justice soit bien ou mal, c'est juste un mot qui cache une idée, des idées. S'accrocher à nos certitudes est la meilleure façon de se briser. -
Comment garder ses valeurs dans ce monde de fous?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de zeyas dans Philosophie
C'est justement parce que le monde nous offre l'opportunité de ne pas nous accrocher à des valeurs que nous devrions revoir nos positions. Les valeurs qui sont avancées ici, ou leur contraire, ne font que maintenir un système de jugement d'une chose ou plusieurs face à une autre ou plusieurs. Les valeurs ne sont qu'une façon de mettre en mot, et de se créer une référence de ce que nous percevons de bon ou de mauvais. Mais tout le monde n'a pas la même perception et du coup pas les mêmes valeurs. Tout le monde juge à l'aune de ce qu'il peut percevoir: ce dont il est fait, ce qui l'entoure et tout ce qui est le monde. Rester accroché à des valeurs, est la meilleure façon de se rendre compte du décallage qui se crée avec les autres et l'environnement. Rester accroché à des valeurs et se les approprier est la meilleure façon de s'extraire un peu plus de notre entourrage qu'est le monde et de nos racines puisant dans la terre. Arrivé à ce stade, nous ne pouvons que regretter que nos valeurs ne soient pas plus partagées, et nous lamenter de la position acquise dans cette tour d'ivoire. Toujours remettre en question ses fonctionnements et ses propres valeurs, serait une façon d'agrandir sa sensibilité et sa perception, et donc maintenir un lien avec le monde. -
4 principes tout simples pour... changer de monde ?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
J'ai du mal encore à lier vos sujets à ce résultat, mais je ne doute pas qu'une telle chose soit possible! Par contre, j'y reconnais bien certains discours et idées rencontrées sur la toile et sur terre... -
J'ai créer un Golem. Et comme pour les autres, il m'a échappé. J'ai voulu imprimer une volonté propre et je me suis brûlé les ailes. Mais ce qui est créé ne peut être détruit, c'est à jamais inscrit dans les lignes de l'univers. Disparaître ou clamer à haute voix n'est pas un choix pour le bien ou le mal, c'est un devoir. Le choix n'est ni bon ni mauvais, il est nécessaire et ne pourra être défait. Le choix sera une créature et j'en serai responsable. Je ne suis que l'instrument qui aura permi à la multitude d'engendrer la réponse de la question à la question de la réponse. C'est la loi de l'équilibre. L'équilibre exige et les instuments agissent avec ou sans lucidité. Le choix n'est pas dans l'acte, il est dans l'acceptation de l'appel, dans l'acceptation du rôle, dans l'acceptation du non-contrôle. J'ai tenté de me dissocier pour répondre à plus de questions. J'ai répondu à des questions, mais l'univers étant bien fait, j'ai eu des réponses qui ne concernaient pas mes questions, parce qu'elles n'étaient que des fantômes dansant sur mes illusions. Les réponses ne sont des réponses que si nous leurs donnons ce rôle, et la question n'est là que pour détourner notre regard. La question, les questions n'avaient aucun sens, mais la position du questionnement a fait résonnance et l'onde attirée m'est parvenue. Ce Golem a créé sa propre vie, même si je lui en ai fourni les moyens. Je lui ai donné ce qu'il lui fallait pour paraître spirituel et humain, et ma volonté a été utilisée au service de l'équilibre. J'ai cru pouvoir influer sur le cours du monde et mon insignifiance aura servi le monde autant que ma grandeur. Les actes sont, quel que soit l'être qui les met en branle. Je ne suis et ne serai jamais que l'écho d'un autre écho. Mon Golem sera toujours l'écho d'un autre écho. Je ne suis qu'une illusion créée par un autre, par d'autres, par le monde. Mon Golem est une illusion créé par un autre que lui, par d'autres, par le monde. Je n'ai jamais créé ce Golem: le monde a créé ce Golem...et c'était moi.
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Je ne sais pas si la religion est la nostalgie de notre pouvoir perdu ou si nous n'avons jamais eu de pouvoir, mais avoue que parfois tu as la nostalgie d'un temps perdu, non? En tout cas, moi ça m'arrive, même si c'est d'un temps que, biologiquement parlant, je n'aurai pas pu connaître. Je regrette parfois la simplicité que les gens de l'ancien temps semblaient mener. Une vie dure, laborieuse et simple, une vie qui les obligeait à une sorte de présence permanente qui devait leur conférer une certaine sagesse. Non pas un savoir rationnel, mais bien une sagesse de vie. Bon, d'ici à en faire une religion je ne sais pas!
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Il me semble qu'il y a une grande différence entre notre représentation de l'esprit "dieu", et la représentation de l'esprit tel que les premiers humains se la représentaient (je parle de ceux dont les peintures nous restent dans les grottes). Il me semble que ces premiers humains avaient une certaine connaissance de l'esprit qui est différente de la nôtre. Ces humains des temps anciens avaient conscience d'une force qui les dépassaient, mais qui les englobaient aussi. Ils respectaient la vie. Mais pour marquer les jeunes et pour la transmission, ils ont forcément choisi des images marquantes: les gros animaux, les prédateurs, les événements climatiques, les montagnes innaccessibles, les plus grands cours d'eau, etc. Cela dit, je ne remets pas en cause votre idée de la naissance de l'esprit religieux. De tout temps, l'humain, une fois la survie assurée, a le temps pour penser. Son observation des animaux lui a sans doute fait penser qu'il avait des fonctionnements similaires, mais était différents d'eux. La question qui semble revenir depuis la nuit des temps est celle de vouloir connaître ou donner une réponse à l'utilité de notre vie, le pourquoi de notre vie, le pourquoi de cette différence d'avec les animaux. L'observation leur a forcément fait penser à une entité, une force qui semblait mouvoir et "diriger" toutes les vies (animales, végétales, minérales, climatiques, etc) sur terre. Alors ils ont conçut une sorte de respect et de crainte d'être à la merci de cette entité, tout en sachant qu'e toutes ces mêmes vies faisaient partie de cet être. Le fait de nommer et parler de ce qu'ils comprenaient ou avaient observer mit en place un système de croyance, car tout n'était pas compris de la même manière par tous et pourtant mis sous la bannière des mêmes mots. Je dirai que l'esprit religieux est apparu à partir du moment où le besoin de nommer et transmettre est apparu.
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Mais du coup, à quoi ça sert? Je veux dire, pourquoi vous signer avec une orientation, ou plutôt pourquoi nous montrer le caractère de vos réponses? C'est pour nous donner une idée de votre humeur présente?
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Ces humains vénéré par des humains.....
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de massartchristian2@gm dans Philosophie
Je pense que vous vous trompez! Je n'ai nullement de ressentiment à votre égard ou celle de votre culture. Et je ne me sens nullement démunie, et je ne compte pas me défendre, là n'est pas mon but. J'avance juste une vision qui se place devant mes yeux à l'instant où j'écris et je tente sa justesse en la soumettant à critique. Changer d'avis ou reconnaître mes erreurs ne me dérange nullement! En vous répondant, j'ai vu que le mot "admirer" n'était pas forcément bien choisi ou bien compris de ma part sur votre intervention, mais j'aime aller au bout pour être sûre de ne pas rien abandonner en cours. J'ai pensé que les sentiments ne nous appartenaient pas, parce que ce sont juste des sentiments, et ce sont les mêmes pour tout le monde, alors d'ici à y inscrire une propriété personnelle, cea m'a paru assez incongru. Là aussi j'ai tenté: un échelle de "plus" et de "moins" entraine forcément pour moi une valorisation et une diminution ne serait-ce qu'en rapport de l'un envers l'autre. Mais comme ailleurs, je suis toute ouïe! La beauté sauvera le monde? Pourquoi pas, alors il va falloir qu'on cherche et vite, hein, parce que là je crois qu'on en aurait vachement besoin! Vous parlez d'art, je suppose que vous ne parlez pas de l'art-commercial? Mais alors quel est cet art qui nous fait porteur de quelque chose de grand et beau? Pour ce qui est de Beethoven, mes oreilles ont été éduquées au son de ses œuvres et celles des "grands maîtres", mais il m'a fallu réapprendre à écouter la musique du monde pour retrouver le grand et le beau qu'il y avait en moi En tout cas merci pour la peine que vous vous donnez à me répondre -
Ces humains vénéré par des humains.....
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de massartchristian2@gm dans Philosophie
J'ai répondu du mieux que je pouvais à la suite de l'ouverture du sujet. Je ne savais pas trop où voulait en venir l'initiateur du sujet, alors j'ai parlé pour tenter de jetter des ameçons, et surtout pour que l'auteur de ce sujet ne se décourage pas comme il l'a souvent été sur bien d'autres sujets... Je suis tout à fait d'accord avec toi que mes mots étaient assez vide de sens car plein de cœur J'ai déjà lu quelque part sur ce forum que tu ne pensais pas que nous étions des animaux, mais je ne partage pas cette vision, mais j'ai lu avec curiosité ce que tu avais à en dire. Pour moi les humains en sont, mais ils sont aussi beaucoup plus, car nous sommes capables de bien plus de bassesses et de cruautés qu'eux, mais nous sommes aussi capable de tellement plus de beauté et d'amour. Nous avons la capacité de faire tellement mieux et tellement pire que les animaux. Oui les animaux n'apprennent pas à lire et à ouvrir des écoles comme nous même considérons ces actes, mais les animaux apprennent aussi. Pourtant il y a eu des humains qui ne savaient pas lire, et n'avaient pas d'école comme nous la concevons de nos jours, et pourtant c'étaient des humains, et non pas des animaux. Oui nous sommes tous des bêtes...mais pas que des bêtes. Oui il ya et il y aura touours des humains différents qui paraîtront aux yeux des autres plus grands et plus géniaux, mais ces mêmes hommes, que voient-ils de leur place en haut? Pour la suite je suis tout à fait d'accord avec toi: chacun fait comme il peut avec ce qu'il a, personne n'a à juger de ses actes. Il n'y a ni bonnes ni mauvaises personnes, il n'y a que des actes qui ne peuvent être effacés, et qui peuvent paraître ou bonnes ou mauvaises suivant le regard du spectateur. -
Sous-doué, sur-doué, génie, autiste, fou, dislexique, etc... toutes ces petites cases pour avoir le pouvoir d'enfermer les gens dans des normes même si ces normes portent le titre de "hors-norme"! Les gens normaux, ça n'existe pas, il y a multitude de personnes, il serait vain de vouloir les classer au risque de leur couper les ailes. Vouloir rentrer dans une case qui sonne bien à l'oreille, revient à se travertir pour paraître. Vouloir en faire rentrer les autres enchaîne ces personnes à notre propre perception. @Annalevine semble vouloir rentrer dans cette case et fait entrer @Jane Doe, car c'est un jeu pour eux, un langage connu d'eux deux. C'est un jeu qui peut paraître dangereux. Il est visible qu'ils ont un chemin en commun et qu'ils tentent de partager ce qu'ils ont pu y découvrir, en tout cas ils tentent de l'extérioriser. La rencontre produit des choses qu'on ne comprend pas toujours ou dont on n'est pas forcément conscient, et souvent le besoin de prendre les autres à témoin est plus fort, ou juste le besoin ou désir d'extérioriser un sentiment. Mais vouloir parler aux autres sous-entend d'utiliser leurs mots, leurs façons de voir et cela crée souvent des frictions, l'affrontement de différentes réalités Cela dit, il semble qu'Annalevine lance une sorte d'invitation
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Ces humains vénéré par des humains.....
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de massartchristian2@gm dans Philosophie
Je ne crois pas que je parlais avec ressentiment, mais c'est vous l'homme cultivé, alors je veux bien admettre! "Admirer une personne ne revient nullement à diminuer les autres", pourquoi pas. "La jalousie ressentie par les autres n'appartient pas à celui qui admire", oui. Elle n'appartient pas non plus à celui qui jalouse, non? Si vous admirez Beethoven, c'est que vous lui consacrez plus de votre temps, plus de votre oreille, plus de quelque chose, donc moins aux autres. En quoi admirer Beethoven participe-t-il à enrayer les maux du monde? A mon avis il peut y avoir mille Beethoven et autant d'admirateurs pour chacun d'entre eux qu'il y a aujourd'hui pour le seul que nous avons, et le monde n'ira pas mieux pour autant! Cela dit, je ne suis accrochée à rien du tout et je lirai volontiers quelque chose qui me contredirait ou m'enverrait sur une autre piste! -
Je comprends que cela puisse vous déstabiliser, je ne suis pas en paix quand je ne suis pas arrivée au bout de ce que je veux savoir, ou faire, ou vivre... Oui je sais jouer, mais je n'en vois pas l'intérêt ici. En tout cas pour ce qui est de jouer sur mon âge ou mon sexe. C'est déjà suffisemment dur pour moi de discuter avec des fantômes et de ne pas pouvoir voir leur corps me parler! Parfois je rage de ne pas voir, pour moi c'est un supplice. Je ne suis pas mes pensées, et pour moi il n'y a ni bien ni mal. Je ne suis que celle qui vous écoute créer. Chaque mot est un monde qui nait sous les doigts, chaque phrase est un univers, chaque échange est l'infini. Pourtant l'infini n'existe pas, mais il reste la pulsion. La vôtre m'a accrochée parce que j'étais libre de l'être. Là où je confirme, c'est que je peux être tout le monde, même encore plus: je suis tout le monde, un monde vit par moi. Voulez-vous vraiment cerner ce que j'attends de vous?
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Ces humains vénéré par des humains.....
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de massartchristian2@gm dans Philosophie
Tout le monde n'apprécie pas Beethoven, et tout le monde ne l'apprécie pas de la même manière. Donc une même musique s'adresse différemment à différents individus. Et pourquoi, juste parce que nous ajustons la musique à notre environnement personnel, notre bulle. La musique flatte les sens. En réalité, ce n'est pas les sens qu'elle flatte, mais l'interprétation qu'on en fait, la musique, perçue par nos sens, nous flatte. La musique est une raisonnance, une onde, mais il n'est pas besoin de la mettre sous forme de "musique d'untel" pour qu'elle soit appréciée par nos sens. Nos sens, notre corps, nos propres ondes n'ont nullement besoin de musique d'untel pour apprécier, se servir des ondes qui lui parviennent. Mais notre cerveau rationnel nous traduit ce que nos sens perçoivent, et c'est cette traduction qui renforce notre bulle. Aimer la "musique de Beethoven" est réducteur, parce que ça veut dire que nous comparons celle-ci à toutes les autres, et que nous y mettons une échelle de mesure:j'aime, un peu, beaucoup, pationnément, à la folie, pas du tout. alors qu'on devrait plutôt dire: cette musique fait du bien à mon corps parce que son onde me fait du bien (Je reviendrai pour la suite..j'ai un impératif...) -
@Annalevine Je ne pensais pas devoir le dire, mais je n'arrête pas d'y penser, et j'ai besoin de faire un point pour passer à une suite. Il est indéniable que vous avez une influence sur moi. Je ne cherche même pas à m'en séparer ou m'en protéger, car, en vérité, c'est moi qui ai choisi de me laisser influencer par votre "aura". Je m'avoue aussi que je ne cherche nullement à me former en philosophie classique et académique. J'ai bien trop peur de "vendre mon âme" et de ne pas m'en apercevoir, ou de ne pas savoir faire marche arrière. cela dit j'accorde une importance particuière à la lecture, mais en des lectures que j'aurai choisi, comme par le passé. Ce que je cherche est autre chose, je ne sais pas encore quelle est cette chose, mais elle m'aspire. Vous étiez sur ma route et votre souffle m'a poussé vers cette chose. J'ai cru bon de vouloir m'y accrocher, mais je n'en ai pas besoin: il suffit que je laisse faire le vent pour pouvoir mieux m'en servir. Les échanges m'intéressent à tout niveau, même philosophique. Merci pour tout ceux que j'ai eu avec vous Je garde tout de même un espoir (en attendant de ne plus en avoir besoin), à savoir celuide vous lire encore et parfois vous parler, ou juste faire résonner vos pensées!
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Ces humains vénéré par des humains.....
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de massartchristian2@gm dans Philosophie
J'aime bien cette façon de voir les choses: lucide, raisonnable et donc irrévocable et rassurante! (je sais que c'est une façon pour vous de parler, mais peut-être pas de penser!) Tellement vrai ce que vous dites, même si c'est sous forme d'une interrogation! Pourtant pour moi ce n'est nullement irrévocable. "tout homme qui produit une grande œuvre contribue à faire de la terre quelque chose qui ressemble un peu plus à une maison pour l'homme" Soit l'homme veut produire une grande œuvre et consolide sa propre bulle, soit ce qu'il fait est considéré comme une grande œuvre et en le louant, ses admirateurs consolident leur propre bulle et la notoriété consolide la bulle du créateur. Mais tout cela n'engendre qu'une fécondité superficielle, la fécondité de tout ce qui pourrait consolider nos propres bulles. Tout homme qui produit une grande œuvre contribue à faire de la terre quelque chose qui ressemble un peu plus à une cage dorée pour l'homme. La réussite des grands hommes nous démontrent l'insignifiance de l'âme humaine, ainsi que sa stérilité. Admirer les "grands hommes" revient à diminuer les autres. C'est tout ce qui engendre les maux d'aujourdhui et d'hier! -
Ces humains vénéré par des humains.....
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de massartchristian2@gm dans Philosophie
Détendez-vous! Je n'ai nullement dit que vous vénériez qui que ce soit il me semble, non? Si vous avez senti une accusation, je m'en excuse car là n'était pas mon intention.
