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Tout ce qui a été posté par Annalevine
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Je ne peux pas vouloir ce que je veux…cette intuition d’Einstein est confirmée par les neuroscientifiques. Je ne décide pas de m’éveiller chaque matin. Et chaque matin se pose la question : que vais-je faire, si je dispose d’assez de liberté sociale pour me poser la question. Si je suis assez libre donc pour me poser la question. La question alors pour l’homme libre, qui n’est pas enchâssé dans la nécessité ou dans une tradition ou dans l’habitude est celle-ci : que faire ? Et cette question, l’homme libre se la pose sous la pression de la Volonté.
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Je suis investi d’un vouloir dont je ne décide pas l’existence. Lorsque je me réveille le matin, c’est sous l’impulsion d’une énergie, d’un vouloir, dont je ne suis pas l’initiateur. Ainsi commence l’action, vivre. A l’origine est l’action. Une mobilité donnée. Et cette mobilité, ce mouvement ne vient pas d’un projet, dune représentation, d’une vision de l’avenir, du sens, elle vient du passé. La mobilité est issue d’une énergie issue du passé. Tout commence dans l’action. Dans la mise en relation de milliards et de milliards de milliards d’atomes, dont l’activité, régie parce ce que nous appelons la Loi tend vers quoi ? Nous pourrions penser qu’il n’y a pas d’autres tensons que celle de reproduire à l’infini les structures existantes, les équilibres des édifices. Cette idée que tout tend à la conservation de soi ne tient pas la route. Il y a une tension, un vouloir qui déborde la simple volonté de se conserver. Il y a un courant dans l’eau, là, apparemment étale. Le monde est en expansion, la terre promise est toujours au-delà de l’horizon.
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Pendant ce temps-là… Pendant ce temps-là Thomas Pesquet observe la Terre depuis des semaines. Il est le témoin des catastrophes qui touchent la planète. Il dit : j’ai vu une succession de tempêtes tropicales, extrêmement impressionnantes, je pouvais regarder dans l’œil du cyclone. Ce sont des murs de nuages d’une puissance phénoménale, de plus en plus fréquents, de plus en plus destructeurs. Pensant ce temps là nous nous réjouissons ; jamais la croissance n’aura été aussi forte en France. Jamais les émissions de CO2 n’auront été aussi importantes aussi. Une Puissance colossale à laquelle je ne parviens pas à donner une incarnation nous conduit à produire sans cesse sans que nous n’y puissions rien tant notre désir de production est devenu un besoin injecté par cette même puissance, puissance qui nous conduit dans le même temps à détruire l'environnement dont nous avons besoin pour vivre. La Puissance va son chemin, dans une marche inexorable. Elle fait ses expériences. Combien d’humains vont mourir ? La cruauté du dieu, seul mot incarné que je peux affecter à cette puissance, mais je pourrais tout aussi bien choisir le mot : destin, est sans limites. Et pourtant nous continuons de faire ce que nous devons faire, chacun, chaque jour, quand bien même nous pourrions mourir demain. La vie dans son déploiement est fascinante, tant elle alterne la délicatesse de son expression et la violence infinie de cette même expression.
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Cette remarque de Onfray sur Zemmour : il libère la pensée refoulée me paraît juste. Grâce à Zemmour il est possible à chacun de laisser aller sa propre pensée refoulée en prenant exemple sur lui justement parce qu’il s’est sans cesse autorisé à penser « mal », à penser à rebours de la pensée « bien ». Il pense au contraire de ce qu’il faut penser et cette autorisation qu’il se donne fait écho aux pensées refoulées de chacun. Son succès, son succès dans l’approbation ou la désapprobation, tient à ceci : chacun a envie de laisser enfin aller sa pensée refoulée. La pensée refoulée explose partout, elle est aussi bien la pensée parente de celle de Zemmour que la pensée contraire à celle de Zemmour. Chacun enfin peut y aller : diaboliser l’arabe musulman qui va venir égorger le Gaulois, disboliser le Juif qui est une réapparition du nazi, diaboliser les femmes , diaboliser les hommes, etc. etc. Enfin le Mal peut s’extérioriser en tant que Bien et vice versa. Comment cela va t il finir ?
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Ah enfin, vous commencez à réfléchir. Le Breton s’initie enfin à la culture juive. Sans doute avez vous été éclairé par votre entourage juif. Écrivez autant que vous le voulez que Zemmour est une ordure mais arrêtez de le souiller dans sa judéité. Il faut vraiment que soyez frappé de moments d’imbécillité pour ne pas voir que les antisémites jouissent de vous ( vous en tant que juif) de vous voir attaquer Zemmour dans sa judéité. Arrêtez donc, vous faites jouir dede2b qui peut laisser aller son antisémitisme vulgaire, vous faites jouir jacky qui peut tranquillement faire du Juif, en général, un nazi. Par moments vous êtes vraiment un innocent : vous ne voyez que tôt ou tard c’est vous qu’ils extermineront ?
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Supposons que je sois ton père, sachant que dans la vie réelle je suis père. Qu'est-ce que te demanderai ? D'abord je te demanderai si tu as désiré cet enfant. Tu me répondras non. Je te demanderai si la femme dont tu attends un enfant a désiré cet enfant. Il me semble que non. Il semble qu'elle garde cet enfant par devoir. Pas par désir. Tout cela est gros de problèmes à venir. La femme qui garde l'enfant par devoir peut s'en prendre plus tard soit à toi, soit pire à l’enfant. Il va falloir que tu surveilles ça. Il va falloir que tu exerces une autorité sans faille. Ta crainte première, les questions matérielles, vois ça avec ta mère. N’hésite pas à demander de l'aide à ton environnement familial. Mais ce ne sont pas ces questions-là qui vont te déstabiliser. Ce qui va te déstabiliser c'est l'irruption d'un bébé dans un petit appartement, sachant que tu poursuis tes études et que ta femme travaille. Un bébé c'est un être vivant qu'il va falloir nourrir, à qui il va falloir faire un place. Il va exister, envahir ton espace. Il va pleurer, il va falloir lui donner le biberon toutes les deux heures, voire toutes les heures. Conséquence : ton sommeil va être perturbé, tu vas devoir t'adapter à cette vie qui fait irruption chez toi. Qui va s'en occuper ? ta femme ? mais elle va devoir aller travailler. Toi tu fais des études, il est probable que c'est toi qui va devoir assumer. Comment concilier cela avec tes études ? Attends-toi à voir ta vie bouleversée. Comment peux-tu lutter et résister aux contraintes qui vont t’être imposées par la vie de cette petite ? en regardant l’enfant comme une manifestation de la vie, en restant émerveillé devant le bébé. Cultive sans cesse l'émerveillement devant le bébé, devant la manifestation de la vie. Alors tu trouveras en toi la force de lutter.
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Je reprends ma réflexion sur Diderot (Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient). Imaginons un aveugle dans sa chambre. Il prend connaissance de l’existence d’une commode par exemple par le toucher. Il finit par avoir une image-toucher du meuble dont il appréciera le volume (l’occupation spatiale), l’étendue dirait Descartes, et la compacité, la substance, la matérialité. Est-ce que la représentation-toucher du meuble est une réalité ? Oui. Est-ce que la représentation-toucher du meuble est identique à la représentation-vision (limage) de celui qui voit ? Non. Je dirai que le meuble, en soi, prolonge une réalité originelle dans la représentation-toucher ou dans la représentation-vision. Ce sont deux prolongements différents, réels, d’une même réalité. Quelle réalité ? La réalité première peut avoir une infinité de prolongements réels selon la nature de l’organe qui perçoit (la sensation). Ces prolongements différents sont réels et vrais. Cette réalité première je peux l’appeler chose en soi. Quelle est mon intention lorsque je reprends ce concept ? Mon intention est de parvenir à une connaissance de l’objet, le meuble de la chambre de l’aveugle par exemple, indépendamment de toute action que cet objet peut exercer sur moi. Mais une réalité qui n’exerce aucune action sur moi, est une réalité que je ne perçois pas. Et ce que je ne perçois pas n’a pas de réalité matérielle, ce que je ne perçois pas à la limite n’existe pas. Je ne peux même pas imaginer cette réalité car tout imaginaire puise lui même dans l’expérience, dans la sensibilité. Ainsi si je veux remonter jusqu’à la chose en soi je dois convenir que je ne peux pas la percevoir, sinon, si je la percevais, elle ne serait existante que par l’effet qu’elle exercerait sur moi, et non pas indépendamment de tout effet quelle pourrait exercer sur moi..Ainsi la chose en soi, si elle existe, ne peut qu’être immatérielle, elle ne peut être qu’une Idée. Retour sur Platon. La question est alors celle-ci : est-ce qu’ l’Idée (ce que j’appelle la « réalité » ou le « dieu ») existe ou pas ? Je pose l’existence réelle de l’Idée, ainsi que le fit Platon, sauf que je ne m’appuie pas sur une multitude d’Idées, mais sur une seule idée, que j’appelle « réalité ». Il existe une réalité qui apparaît dans la matérialité, une réalité qui apparaît en agissant sur moi par le truchement de ma sensibilité.
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Je ne me situe pas dans la même représentation que vous. J’ai eu tort d’employer le mot : « dieu » bien que, ayant employé une minuscule je pensais me séparer de l’idée de Dieu avec une majuscule. J’aurai peut être dû employer le mot « réalité ». Il existe une « réalité » immatérielle qui apparaît pour moi dans la matérialité de l’univers. Je ne distingue pas cette réalité de son apparition alors que les croyants distinguent Dieu et création. Cette « réalité » « est », pour moi, dans son apparition. Elle se réalise dans son apparition. Remarquez bien qu’il s’agit d’une représentation qui incarne mes sentiments. Il s’agit pour moi de donner une réalité verbale à un sentiment. Et non pas de donner un texte rationnel pour avoir raison contre quelqu’un ou pour m’adonner à une pure spéculation de divertissement.
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La question de la chose en soi peut se ramener à cette question : existe-t-il un immatériel dont la matière serait l’apparition ? C’est cette question qui paraît insoluble. Elle fait écho au demeurant à la question : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Je ne vois pas comment il pourrait être possible un jour de répondre à cette question. Pourtant l’idée d’un immatériel qui apparaît au monde dans le matériel me séduit. Mais cet immatériel me paraît plus se rapprocher d’un bricoleur, de « quelqu’un» ou de « quelque chose » qui fait des expériences. « Quelque chose suit son cours », je retombe toujours sur Beckett. Chacun, chaque atome, est apparition du dieu. Je pense le monde ainsi : il existe un « dieu » qui fait des expériences, et je suis l’une de ses expériences. Pour moi donc il existe bien un immatériel dont la matériel est l’apparition. Quand je regarde la nature ou que te tente de concevoir l’univers, je ne me dis pas : il y a quelque chose ou quelqu’un derrière la nature (ou l’univers), je me dis : la nature (ou l’univers) est apparition du « dieu »
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Bertrand Cantat : Roselyne Bachelot « regrette » que le chanteur soit invité au théâtre de La Colline
Annalevine a répondu à un(e) sujet de romero dans Actualités - Divers
Les êtres nourris dans une civilisation qui les affaiblit voudraient pourtant avoir le pouvoir d’agir sur la pensée de leur ennemi. Mais quand l’ennemi est un tueur, il garde sauve sa pensée et ne la soumet pas aux moutons. Si vous, votre faiblesse de caractère est telle que vous céderiez à la pression sociale, si vous, en effet, vous porteriez en vous la honte de vos actes de tueur, il existe des femmes et des hommes qui ne céderont jamais à cette pression. Ceux là il est nécessaire de leur opposer une violence aussi puissante que la leur. Passez votre chemin braves brebis et laissez les fauves avec les fauves. Cantat ne se cachera pas, et si vous ne le supportez pas, aller l’affronter au lieu de pleurnicher, cohorte de caniches pleureurs. -
Converger intellectuellement vers une Idée qui contienne en elle toute la diversité du monde est une tentation, ou une intention, ou une volonté que je comprends, pour avoir partagé un tel désir. Mais j’y ai renoncé parce que je pense qu’il y a là une impasse. D’abord je ne crois pas qu’il soit possible de concevoir une telle Idée, ensuite, même s’il était possible de concevoir une telle Idée alors j’aurais le sentiment d’y mourir asphyxié, et je briserai cette Idée pour retrouver ce plaisir discret de marcher toujours, toujours, vers un horizon toujours rejeté plus loin. Mais je parle probablement en nomade alors que vous parlez en sédentaire. J’ai renoncé à posséder le monde dans l’Idée.
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Je comprends bien sûr ce que tu veux dire. Il y a une unité, je suis moi, tu es toi. Mais nous avons aussi besoin de représentations, de détours, d’images, de procédés pour parvenir à bien nous comprendre nous-mêmes, et cela demande de nous différencier de nous-mêmes. Il y a un moi, il y a d’autres que moi, non pas en moi, mais près de moi, dans la même psyché. Quand j’écris qu’il y a moi, et d’autres que moi, près de moi, tu peux me dire : ce n’est pas exact, ça ne correspond pas par exemple à une réalité observée. Mais je ne me soucie pas de savoir si le procédé, le modèle, l’image sont réelles ou pas, je me soucie de savoir si le procédé me permet d’avancer dans la conscience de soi, dans la prise de conscience des réalités psychiques que l’on qualifie d’inconscientes. Par exemple l’espace temps est un modèle qui ne correspond à rien qui soit observable. Personne ne peut observer l’espace temps. C’est une représentation mathématique. Qui s’avère efficace en termes d’action. Je pense qu’il en va de même dans nos représentations psychiques. Mon modèle d’un moi conscient, accompagné d’êtres conscients dont le moi n’a pas conscience, me permet de dénouer certains noeuds psychiques. Si le procédé est efficace je retiens ce procédé comme étant valable, sinon vrai.
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Samuel, Tu as face à toi, dans tes réunions, un juif religieux. Or tu ne te définis pas comme juif religieux, mais comme judéen, comme relevant de la judéité et non de la judaïté. Se référer à la judéité, c’est se référer, non à la religion, mais à l’histoire, histoire dans laquelle tu es enraciné en raison du passé de tes ascendants. Le mot « juif » réfère à la fois à la religion et à l’histoire. Il faut deux mots distincts pour désigner l’appartenance à une histoire et à une religion, je choisis les mots : juif et judéen. Ton appartenance ressentie à la communauté juive est en fait une appartenance non à la communauté juive religieuse, mais à ta filiation judéenne. Ton ressenti relève d’une position aristocratique fondée sur l’hérédité du nom et sur la mémoire d’une histoire. Cette position aristocratique n’a rien à voir avec la religion. Il est nécessaire que tu saches à quelle communauté de cœur tu te sens appartenir. Il semble bien que tu te sentes appartenir à la communauté russe. Tu es donc russe. Russe avec une affiliation judéenne mais pas avec une affiliation juive religieuse. La Judée pour toi est un mythe, un récit construit dans un imaginaire. L’écrasante majorité des humains n’accède pas aux mystères des mythes. Spinoza a été exclu de la communauté juive. Parce qu’il n’était pas religieux. Pourtant l’esprit judéen rayonnait en lui et continua de rayonner en lui, même lorsque les Juifs l’exclurent de leur communauté religieuse. Il n’en eut cure d’être exclu. Il y avait bien longtemps qu’il s’était positionné au-delà de la religion. Il n’était plus juif, il était devenu un judéen. Tu te construis une personnalité complexe, si complexe que peu de personnes peuvent te comprendre, hormis les Russes que tu fréquentes. Néanmoins il existe des Judéens comme toi en Israël, qui ne croient pas en Dieu, qui ne respectent pas la Loi mais qui pourtant se battent valeureusement pour leur pays, mieux parfois que les orthodoxes qui ne les reconnaissent pas comme juifs. Pourquoi te revendiquer comme étant juif ? Revendique toi comme étant judéen, affilié à une histoire, à une hérédité à la manière d’un aristocrate. Néanmoins tu subiras toujours la violence des religieux car ils ne peuvent pas dénier ton origine judéenne en raison de ton nom, chargé d’une puissante symbolique. Ton nom signifie : fils de Jacob, fils d’Israël. Cela les fait enrager de devoir s’incliner devant ton appartenance aristocratique au peuple de Judée, toi qui dédaignes toute religiosité. A propos de la circoncision Théodore Herzl l’inspirateur du sionisme considérait qu’il s’agissait d’un acte barbare commis contre des enfants. Aussi refusa-t-il de circoncire son fils Hans. Ce dernier se convertit même au christianisme. Pourtant les restes de son corps furent transférés en 2006 en Israël au mont Herzl. Bien que non circoncis, bien que converti au christianisme, religion qu’il rejeta néanmoins avant de mourir, il est considéré comme juif, ou plutôt comme judéen par Israël, en raison de ses racines historiques, non en raison de sa religion. Mais Hans Herzl ne revendiqua pas non plus de son vivant une appartenance à la communauté juive religieuse. Il n’en avait que faire.
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Peut-être y a t il de ma part une certaine exagération… Le forum dévoile les idées secrètes des gens parce qu’ils n’ont pas conscience de ce dévoilement quand ils postent ici. En se dévoilant, sans en avoir conscience, ils donnent le sentiment d’être plusieurs en un. Cela me rappelle la thèse d’un neurologue suisse qui estime qu’il y a plusieurs centres de conscience en soi. Comme s’il y avait l’être conscient auquel nous nous identifions, le moi, mais aussi d’autres êtres, dotés d’une conscience aussi, compagnons du moi dans une même psyché. Thèse que j’ai pensée farfelue jadis, mais qui ne l’est peut-être pas. Les êtres que nous appelons inconscients ne le seraient pas et nous les estimerions inconscients parce que le moi n’en aurait pas conscience.
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prénoms Français : Zemmour remet le couvert
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Ximène dans Actualités - Divers
Vous aimez donner des munitions aux antisémites. Vous avez un tel besoin de faire partie du troupeau ? Seriez vous un juif honteux pour vous étaler ainsi ici dans votre haine d’un juif ? Triste personnage que vous êtes. N’importe quoi. L’ignorance crasse quand elle s’étale fait peine à voir. Il faudrait au moins lire quelques précis d’histoire avant de se laisser aller aux lieux communs les plus éculés. -
Le forum est un lieu où il est possible d’y rencontrer le pire, et c’est cette possibilité qui en fait tout son intérêt. Le pire, de l’expression, n’est pas aussi manifeste dans la vie réelle, dans laquelle les personnes, conscientes de l’existence de l’autre, modifient en conséquence leur expression. Mais ici l’existence de l’autre n’est pas manifeste, et l’expression alors ne se donne plus les censures qu’elle se donne dans le réel. Cette levée de la censure est intéressante quand elle n’est pas consciente, quand le locuteur continue de croire qu’il tient compte de l’existence de l’autre alors qu’il ne tient compte non pas de l’existence de l’autre mais de l’existence d’un autre qui n’est pas l’autre réel, mais l’autre immatériel qui habite déjà en lui. Le locuteur alors laisse parler, s’exprimer, sa personnalité cash, son interlocuteur étant l’être en lui, avec lequel il débat sans filtre, le forum devenant un medium. Le débat peut rester policé, les règles d’une éducation ou d’un dressage peuvent continuer de prévaloir, mais les intentions se manifestent dans le jeu même des règles de construction langagière sans qu’elles soient désormais censurées. Autrement dit : la censure de la forme peut continuer d’exister, celle de l’intention reste néanmoins levée. Cette levée de la censure permet l’expression des interdits, c’est pourquoi c’est le pire qui se manifeste sur le forum non pas le meilleur, puisque le meilleur de nous-même nous pouvons l’exprimer sans censure dans le réel. Cela fonctionne tant que le locuteur ne prend pas conscience de ce qu’il se passe sur le forum. Quand il prend conscience de ce phénomène alors son expression change puisqu’il sait qu’il s’adresse à l’être en lui, et non à l’être hors de lui. Cette prise de conscience permet de progresser dans la connaissance de soi.
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Je reviens de temps en temps sur le forum, tous les deux, trois jours, et je surpris de constater combien un nombre de plus en plus important de personnes se vautrent dans leurs émotions les plus primaires. Les posteurs prennent l’habitude de penser comme s’ils pissaient ou comme s’ils chiaient. Peut être s’agit il d’une évolution propre à toute la société française.
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Éric Zemmour accuse les républicains d'avoir "trahi le général de Gaulle".
Annalevine a répondu à un(e) sujet de goods dans Politique
Et à part jouir de vos propres émotions vous êtes capable de raisonner, d’argumenter ? Bon je sais il est toujours agréable de se faire plaisir en solitaire dans sa seule imagination. -
Election présidentielle 2022 - sujet général
Annalevine a répondu à un(e) sujet de January dans France
Cette façon de parler des Russes…pour vous comme pour Repy les Russes c’est de la merde. À ne savoir respecter aucune mort vous incarnez le pire de ce que notre société du divertissement produit. -
Philosopher ce pourrait être pour moi penser d’une certaine manière. Penser au delà du jugement. Penser au delà de toutes sciences, au-delà de toutes morales. Ce pourrait être alors tenter de parvenir à une lucidité la plus fine possible. Il est difficile de s’extraire du jugement, d’aller au delà. Nous sommes sans cesse ramenés au jugement. Jugement étant pris ici au sens jugement de valeur. Peut-on s’élever au delà de toutes les valeurs pour tenter de regarder, d’observer, la réalité la plus crue des choses ? C’est pourtant ce que j’essaye de faire. Accepter de regarder le désir de l’autre quand ce désir s’oppose à ma vie même est néanmoins difficile. Quand philosopher consiste à penser ou à tenter de penser au-delà de tout jugement, alors la philosophie est une activité humaine universelle propre à toutes les civilisations. Quand philosopher est défini comme une recherche de l’Etre, l’ontologie, elle paraît propre à une certaine civilisation. Nous parlons alors de métaphysique et nous relions cette activité mentale à la culture de la Grèce ancienne. Mais quand nous observons cette culture de la Grèce ancienne, rapportée par les écrits de cette époque, nous observons trois types de philosophie. Celle de ceux que nous appelons les premiers philosophes qui pourtant ne se définirent pas comme philosophes mais comme penseurs de la nature. Ce furent à mes yeux en fait des scientifiques. Celle des métaphysiciens dont Parménide est le représentant. Il semble que cette philosophie-là est celle de l’Europe continentale occidentale. Enfin il y a la philosophie qui semble vraiment être propre à la Grèce des cités, la philosophie politique, cette manière de penser qui émergea de la gestion de la cité, gestion alors appelée démocratie. Nous retrouvons aujourd’hui cette philosophie chez les anglo-saxons.
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Le grand classique de l’antisémitisme. Mettre le signe égalité entre juifs et nazis. Celui qui se fait ici passer pour Juif, et qui n’est en vérité qu’ un Breton, et dans sa foulée, tous les antisémites qui se croient ainsi légitimes à taper sur le Juif, comme dans 1984 la masse imbécile tapait sur Goldstein, masse noyée dans l’émotion, y vont à coeur joie. New caravage : la haine de soi. Il va jusqu’à désigner Zemmour à la haine des goys.
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Entre 2900 et 3200 pedocriminels au sein de l'église catholique en France depuis 1950
Annalevine a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Actualités - Divers
La religion catholique se distingue des autres religions par la formidable dévalorisation de l’activité sexuelle (face notamment à la spiritualité). On y retrouve cette notion démente de la Pureté considérée comme absolue quand il y a abstinence sexuelle. Même Marie conçoit son fils sans sexualité tant la sexualité est dévoyée chez les cathos. Les cathos me remplissent d’épouvante tant leur refoulement sexuel les conduit à des comportements effrayants dès lors qu’il y a sexualité entre les individus. @Januaryne voit pas en quoi la valorisation de la chasteté est une démence, c’est effrayant. Vous ne voyez pas, vous, en quoi votre charité, est aussi une démence, c’est effrayant.
