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Fraction

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Tout ce qui a été posté par Fraction

  1. Bonjour, Désolé, j’ai l’alcool impudique, à la limite de la niaiserie. Mais je sais m’arrêter, je connais mes limites : je ne bois jamais le verre que je vais vomir. Ce que le Fraction d’hier a probablement voulu dire, c’est que la condition humaine est l’adversaire le plus redoutable. Et que s’approprier son destin est le défi le plus ambitieux. Mais ça commence par l’autodiscipline : l’Etat peut tout acheter, tout conquérir, sauf lui-même. Tous les verbes de l’homme sont immanents à son verbe être : même votre « faire » est immanent à votre « être ». Si bien que c’est en sachant devenir que votre condition pourra le mieux vous sourire. Et la croyance participe fondamentalement à l’être. La magie de la vie n’est pas un faire, c’est un être. La magie n’est pas industrialisable, elle n’est pas reproductible, c’est un "one-shot" circonstanciel. C’est la blague géniale que vous improvisez spontanément après que votre interlocuteur vous ait tendu une perche inconsciente. La magie doit toujours laisser la place au doute, à l’hypothèse interprétative, faute de traumatisme hallucinatoire. La conscientiser est paradoxal, et la formaliser est toxique. « Mater sa condition » c’est faire force d’exclusion envers votre néant propre qui vous oppresse en permanence, sans obsession, mais par un opportunisme systématique, comme Archimède. Le néant propre est majoritairement une tarification stabilisatrice, un coût subjectif, car la gratuité est excessivement entropique et chronophage. Mon démon à moi est un mouton, fonctionnaire, il est aux 35h et aujourd’hui, il est en RTT : il est endogène, or ce que votre esprit a invoqué ne peut pas vous faire grand mal. Mais mater sa condition c’est avant tout croire en soi, malgré les forces du doute, car le doute de soi est une transgression causale. Votre finance, vos amours, votre santé, peuvent être localement entropique, mais votre être est strictement néguentropique, c’est-à-dire que tant que ses dimensions essentielles, hormonales par exemple, ont de l’énergie, il ne peut pas régresser. Et si votre compagne devient régressive, le destin cherchera une fenêtre pour l’exclure (c’est une image). Cordialement, Fraction.
  2. Fraction

    Etre jalousé(e)

    Je ne jalouse pas les beaux-gosses : je leur souhaite bien du courage avec les femmes, moi j'ai eu beaucoup de mal avec la mienne, et je ne crois pas que la beauté d'un homme rende sa femme plus docile. Je ne jalouse pas les millionnaires : l'émancipation financière ce n'est pas "avoir", c'est plutôt pouvoir, et pouvoir choisir, son destin notamment. Etre millionnaire au milieu d'un gang de traders n'est pas une liberté mais une aliénation. Moi, je jalouse les hommes libres : la liberté vaut davantage que la jouissance, ou que le pouvoir. C'est un capital pour la volonté et pour l'esprit. La liberté est le capital de toute richesse : qu'elle soit jouissive, financière, ou intellectuelle. La liberté, c'est regarder sa fatalité en face et se dire : je t'ai bien matée ma connasse. Cordialement, Fraction
  3. Bonsoir, La démocratie est un mode de scrutin censé représenter la doléance du peuple. On considère que la doléance du peuple est sacrée (et non son remède), dont les représentants sont les professionnels curatifs. Le mode de scrutin n'est pas là pour représenter la qualité de l'opinion qui elle, est élitiste. Il est là pour légitimer la décision, ici du représentant. Ensuite, vous faites un parallèle entre la démocratie et la médiocratie. Cette corrélation est très loin d'être prouvée, au contraire : les démocraties modernes sont aussi parmi les plus productives et les plus éduquées. La médiocratie, quant à elle, serait plutôt corrélée au collectivisme, par définition, qui n'est pas un mode de scrutin mais une politique de redistribution des profits et de collectivisation des moyens de production. Cessons d'incriminer la démocratie à chaque fois que nos nations évoluées rencontrent leur ombre, leur néant propre, qui vaudra toujours mieux que le néant propre des dictatures. Cordialement, Fraction.
  4. Bonsoir, Les impôts sur les bénéfices, sur la plus-valus locative, et même sur le capital sont bien plus efficaces que l'abolition de la propriété, en matière de redistribution. Ce qui chagrine les collectivistes, ce n'est pas tant l'exploitation privée du capital que l'accaparement de ses profits. Ces impôts redistributeurs font d'une pierre deux coups, tant qu'ils respectent leurs limites inférieure et supérieure : la prohibition et la rente. Cordialement, Fraction
  5. Bonsoir, Les divers personnages imaginaires dont vous parlez sont la conséquence de la rétroactivité de la pensée. Je vais vous en donner un exemple fictif simple : la réciprocité. Vous punissez votre enfant avec des remords et des regrets. Vous vous consolez en vous disant que « la fin justifie les moyens ». Le lendemain, votre patron est mécontent de votre travail, il refuse de vous accorder votre après-midi pour vous rattraper, en se justifiant : « la fin justifie les moyens ». Cette expression est interprétable par votre esprit comme provenant d’un tiers vengeur, alors qu’il n’en est rien en soi. Mais le plus surprenant, c’est que la corrélation entre ces deux expressions trompe son lecteur : c’est le comportement de votre patron qui, par une sorte de rétro-causalité, est antérieur à votre comportement vis-à-vis de votre enfant. Avant que ce genre de phénomènes ne soient reconnus, il va d’abord falloir les comprendre, en envisageant préalablement leur possibilité. Je vous ai parlé de certains intérêts privés qui profiteraient d’une omerta ou d’une rente de l’illusion. J’ai un peu menti par omission en ne précisant pas que les premiers bénéficiaires de l’illusion c’est nous tous. Mais dans un deuxième temps, l’illusion cristallise des personnes morales virtuelles, qui ont un intérêt existentiel dans la tromperie. Mais l’ontologie de ces personnages virtuels est impersonnelle : un "ange" peut se contredire en une seule phrase si vous manquez de vigilance, et vous pouvez demander à un "ange" de plaider contre sa propre nature (un peu comme les machines). La conséquence macrocosmique de la révélation que j’évoque est susceptible de générer une crise de confiance, notamment à l’égard de la crédibilité des médias et de la légitimité ressentie des institutions. Parce que l’une comme l’autre est une invocation inconsciente et géniale, si ce n’est intégralement du moins partiellement. Cordialement, Fraction.
  6. Bonjour, Les psychotiques sont injustement incompris par la science établie. J’espère que la science quantique saura offrir à leur douleur une réponse cohérente, voire un remède efficient. Oui, vous avez raison, les délires paranoïdes sont animés par une interprétation fallacieuse, voire par un goût malsain. Le psychotique a souvent des comptes à régler avec ses parents et ses institutions. Mais ce que je dénonce, c’est la participation de l’environnement au biais interprétatif du psychotique, que les institutions scientifiques ne reconnaissent pas encore. Pour reconnaître cette causalité, cela impliquerait une révolution dualiste qui compromettrait de très nombreux intérêts privés. Cordialement, Fraction.
  7. Fraction

    La violence

    Si vous vouliez une équivalence, il n'y avait qu'à recoller les morceaux : Frustration + impotence + désinhibition <=> violence Le droit ne définit pas le qui, mais il inhibe ses conjugaisons avec d'autres "qui". Le Sida régule la population : dans le sens où vous l'employez, il s'agit d'une régulation de fait et non de droit. Cordialement, Fraction
  8. Fraction

    La violence

    Le maitre et marguerite - Mikhaïl Boulgakov La violence est elle l’avenir de l’humanité ? Bonsoir, Cet exposé de Frédéric Gros est éloquent et j’en retiendrai un certain nombre d’éléments dans ma mémoire définitive. Ma définition de la violence se veut synthétique : Frustration + impotence => violence Je n’envisage ce cas général qu’à la condition que l’inhibition morale et légitime ai été neutralisée. L’ego pervers projette de neutraliser cette inhibition par la malhonnêteté intellectuelle : « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage. » La frustration est le résultat de l’impression de ne pas jouir de ce qui nous est dû. Mais qui définit le dû ? C’est le droit. Or, l’ego pervers projette inconsciemment de s’approprier le droit (et la véracité) pour pouvoir jouir sans entrave, en prétextant l’ordre ou le fait, par exemple. Moi qui suis issu des quartiers difficiles, j’ai vu des lascars s’exprimer comme des papas responsables pour vous réclamer votre portefeuille. Moi qui suis conditionné par un environnement prolétaire, j’ai vu des hommes honnêtes gifler leur fils, devenu bobo antipathique, en prétextant son indignité pour mieux se défouler. Le meilleur moyen de s’approprier le droit est encore de le définir soi-même, en corrompant sa propre véracité. Sur la neutralisation de l’inhibition, c’est la même chose. Réussissez à vous convaincre vous-même que la punition rend les hommes meilleurs, que le SIDA et les moustiques régulent la population humaine, que le mal rend plus fort, que la guerre est un remède à la surpopulation, et vous réussirez à neutraliser les inhibitions morales de votre violence. Nos croyances participent puissamment à ce que nous sommes. Cordialement, Fraction.
  9. Bonsoir, La grossièreté des populistes est parfois choquante, et cette outrance relève probablement d'une intelligence basique. Mais ces gens font partie de notre société. Plutôt que de déchoir leur personne, je suggère de déchoir la crédibilité de leur discours. Monsieur Macron est coupable d'un délit de belle gueule : en observant son faciès et ses manières, on peut présumer qu'il n'a jamais souffert. Alors que Monsieur Sarkosy, qui partage avec lui un bon nombre d'idées, avait une gueule aguerrie, et personne n'osait le provoquer. Pour répondre à l'agressivité populiste, je crois qu'il ne faut pas jouer son jeu : le populiste est "balaise" en balistique, il ne faut pas utiliser cet argument face à lui. Mieux vaut utiliser l'argument de circonscription : "rendez-vous, vous êtes cerné". Cordialement, Fraction
  10. L'aveuglement de la science a fait de moi un orphelin, et je ne suis pas le seul. J'ai dû me reconstruire moi-même face au désespoir de sa démission. La révolution quantique me sourit, mais saura-t-on l'interpréter ? Moi, oui. Cordialement, Fraction
  11. C'est tout ou rien : Celui qui ne sait pas tout ne sait rien. J'ai édité sur ce site un blog qui s'intitule "Moteur paradoxal". J'y développe, par bribes, l'édifice d'une cosmologie censée réconcilier le spirituel et le matériel, le religieux et le scientifique, l'un et le tout, le sujet et l'objet. La Vérité n'est pas à vendre, elle n'est pas privatisable, elle est d'intérêt général, aussi je suis disposé à répondre à n'importe quelle intervention avec proportionnalité. Cordialement, Fraction
  12. Non, l'impudeur est inhérente à la Vérité, puisque le déterminisme émane de nos entrailles, et que la réalité est une invocation. Il s'agit plutôt d'une rupture avec la causalité classique : Ce n'est plus l'un qui détermine l'autre, c'est Tout qui détermine tout. Le langage académique ne suffit plus. Cordialement, Fraction.
  13. Bonsoir, Nos deux mondes ont une expérience commune, ou presque, mais deux interprétations radicalement différentes. Je peux parler votre langue, puisque c'est ma langue natale. Mais pour vous inviter à parler la mienne, j'ai besoin d'être quelque peu elliptique, énigmatique, implicite, analogique. Cordialement, Fraction.
  14. Bonjour, L'ontologie conjugue le maître et le génie, la tragédie de l'holocauste en est une illustre mise en scène. Le maître a une approche empirique alors que le génie a une approche rationnelle, globale. Le maître est coordonné alors que le génie est unanime. Le verbe moteur de l'environnement c'est le verbe "représenter". Le verbe moteur de la créature c'est le verbe "reconnaître". Tous les autres verbes, comme le verbe "faire", leur sont immanents. Le verbe du maître est puissant, mais le verbe du génie est conditionnant. Mon père est un omniscient du second principe, et ma mère est une candide du premier principe. C'est pour cela que mon cerveau juvénile lui a été confié après leur divorce. Cordialement, Fraction
  15. La néguentropie, c'est la capacité de générer de l'ordre ou de l'énergie noble à partir de désordre ou d'énergie vulgaire. Cordialement, Fraction
  16. L'argent est un moteur néguentropique, sauf externalités. Mais de nos jours, nous sommes submergés par ces externalités. Cordialement, Fraction
  17. Bonsoir, Désolé, je ne comprends pas vos associations conceptuelles. J'ai pensé au début que vous souhaitiez ironiser sur mon verbiage hermétique. Je retiens de votre intervention que vous offrez à l'orgasme une dimension sacrée. Je n'ai pas les moyens de vous contredire, mais en général, le message religieux consiste plutôt à promouvoir la noblesse de l'amour et à déchoir, ou tout au moins dénoncer la trivialité du sexe. Cordialement, Fraction
  18. Oui, l'entropie est toujours croissante, mais il existe de nombreux moteurs néguentropiques locaux : ils génèrent de l'ordre et de l'énergie malgré leur pollution, malgré leurs externalités. En outre l'entropie que nous connaissons à travers la thermodynamique n'a de valeur que dans un système mécaniste. Dans un système finaliste ou dimensionnel, on peut aller jusqu'à envisager une néguentropie strictement croissante. Cordialement, Fraction
  19. Oui, vous avez raison : il n'existe pas de moteur mondial, mais 7 milliards de moteurs, tantôt convergeant, tantôt divergeant. Ce que j'essaye de vous dire, c'est que dans l'absolu, en droit, la convergence précède la divergence. Face aux désordres de la modernité, l'heure est plutôt au repli national, à l'égoïsme, mais c'est davantage conjoncturel que structurel. Cordialement, Fraction
  20. Dans notre société, il y a de nombreux intérêts antagonistes. Mais opposer les riches et les pauvres, les patrons et les ouvriers, les hommes et les femmes, les croyants et les athées, relève d'un défaut de conception fondamental. Notre unité précède notre rivalité, notre concurrence : nous sommes dans le même bateau avant de nous opposer au capitaine ou au matelot. Cordialement, Fraction
  21. _ Le mal n'a pas d'arbre généalogique : il n'y a aucun lien de parenté entre le paludisme et la guerre. Ce qui vous diront que ce sont des régulateurs démographiques coordonnés sont des voyous. _ Le mal n'a pas non plus de neurone transcendantal : même les pires hommes de l'histoire revendiquaient la transcendance du Bien. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Le mal est le résultat de notre manque à être, l'entropie de notre devenir : le Dieu Soleil est incapable de voir son ombre, par définition. Cordialement, Fraction
  22. Bonsoir, J'ai voulu dé-corréler le mal objectif et la douleur subjective, mais je peux vous concéder que c'est une exception dont la règle est la corrélation. Cordialement, Fraction
  23. J'aimerais vous citer deux rimes de Jean-Jacques Goldman empreintes d'un recul intéressant : "Il n'y a que les routes qui sont belles, et peu importe où elles nous mènent ... Il n'y a que les routes qui tremblent, les destinations se ressemblent. " Ce qu'il y a d'intéressant dans la Station Spatiale Internationale, ce n'est pas son utilité, soyons honnêtes : elle ne sert à rien. La véritable valeur ajoutée de cette entreprise est au sol : ce sont les infrastructures, la logistique, l'industrie, l'intelligence, et surtout l'aventure humaine. La vie est peut-être une erreur impardonnable de la Nature, mais la différence entre "la vie c'est mieux que rien" et "la vie c'est pire que tout" est largement interprétative : c'est le verre à moitié vide ou à moitié plein. Ma grand-mère a souffert 10 fois plus que moi, et pourtant, elle était 10 fois plus heureuse. Il n'y a pas de corrélation systématique entre le mal réel et le mal ressenti, et l'optimisme est fondamentalement auto-réalisateur, tout comme le pessimisme. Cordialement, Fraction
  24. Bonjour, Dans un sens strictement naturaliste, une vie réussie est une vie qui offre la satisfaction d'être devenu ce qu'on est devenu, en dépit de la précarité et du mal que l'existence nous a administrés. Il faut savoir distinguer la vie qu'on veut, la vie qu'on peut, et la vie qu'on doit. Souvent, le mal ressenti participe à l’ontogenèse, non pas en sa qualité de mal, mais en sa qualité de signal, de marqueur, d'agent, ... La Nature n'a pas la notion du bien et du mal, mais elle est comme canalisée par notre centre d'inertie ontologique, inconscient, si bien que le bien ressenti n'est pas toujours le bien réel, et que cette divergence est source de conflits et de contradictions : gagner un million peut être régressif et perdre son emploi peut être progressiste. Le bien ressenti de l'orgasme sexuel peut également devenir régressif dans certains cas, comme lorsque son focus devient trop chosifiant, faute de confiance en soi ou faute de considération pour l'autre. Pour mesurer la réussite de notre vie, il faut également prendre conscience du niveau d'énergie optimal de notre personnalité, car l'hyperactivité stressante, l'amour passionnel, ou l'osmose environnementale ne sont pas faits pour tout le monde. Enfin, la vie n'étant pas paramétrée comme une vie mais comme un éveil, elle peut parfois paraître impotente et médiocre alors que la qualité d'éveil est optimale. Cordialement, Fraction
  25. En tout cas, la petite Marion est redoutable, et il ne tient qu'à elle et au concours de circonstances de devenir présidente. Marine Lepen n'est pas suffisamment pro-business pour siphonner les centristes. Elle ratisse le vote insoumis, car le rendement est meilleur. Alors que Marion est un pont entre les différentes droites souverainistes, même si certains médisent sur ses positions sociétales. C'est sur le budget de la culture qu'il va falloir briffer Marion : en 2019, le folklore régional c'est ringard, et Michel Sardou n'est plus l'idole des jeunes ! Cordialement, Fraction.
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