Aller au contenu

Fraction

Membre
  • Compteur de contenus

    7 173
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Fraction

  1. Fraction

    Le suicide

    La philosophie a une capacité de préhension quasi-hégémonique. Mais son jugement reste focalisé par la rationalité. Un philosophe impartial n'est ni de droite ni de gauche, en soi. Il sollicite seulement le peuple à diagnostiquer de son état, et à décider de son destin. La philosophie est représentative, elle n'est pas décisionnelle.
  2. Fraction

    Le suicide

    Je suis dans le conceptuel, et vous êtes sur un forum de philosophie. L'objectivation scientifique a toute sa place dans la philosophie, mais elle n'en fixe pas la règle du jeu. L'évidence probante et factuelle de la science n'a pas le droit de s'approprier l'évidence rationnelle.
  3. Fraction

    Le suicide

    Que la mort soit nécessaire ou impossible, la vie reste un drame. La vie est un drame, une tragédie, à l'échelle macro, l'échelle de l'adulte. Mais la vie est un jeu, une comédie, à l'échelle micro, l'échelle de l'enfant. C'est la différence entre Trump et Obama : le business et l'espionnage sont des jeux d'enfants, mais l'économie et la diplomatie sont des tragédies d'adultes. A chacun de choisir son échelle, ceci dit sans aucun jugement de valeur, ni de positionnement politique. Vous semblez hermétique à la métaphysique, peut-être par excès d'objectivité. Mais je vous ai lancé une invitation à la reconnaissance d'un "qui" indépendant du "quoi". La reconnaissance ontologique de ce "qui", c'est tout le mal que je vous souhaite.
  4. Fraction

    Le suicide

    Les définitions que vous proposez sont analytiques. Je vous ai proposé une conception appliquée à un tout autre champ d'étude, qui ne peut se concevoir que dans sa globalité : _ Chez le "quoi", c'est l'un qui détermine l'autre. _ Mais chez le "qui", c'est Tout qui détermine tout. La récursivité que j'évoque peut néanmoins se concevoir par l'analogie initiale : "un ensemble de machines nécessaires et suffisantes à se construire les unes les autres". Ca n'a évidemment qu'une valeur analogique, puisque la récursivité que je vous propose est dimensionnelle et notionnelle.
  5. Fraction

    Le suicide

    Je vous invite à faire travailler votre imagination. Imaginez que notre métaphysique soit sadique, ou impotente, l'éternité ne vous ferait donc pas peur ? Imaginez que l'on dispose les USA et l'Allemagne dans un collisionneur, dans le seul but sadique de compter les morts. Ce Dieu hypothétique et impersonnel ne vous inquiète pas ? Qui écrit l'histoire, quelle maladie mentale, quelle psychose ? En vérité, point besoin de sadisme : le bien est contre-intuitif. La pédagogie est capable des pires horreurs. Faire le mal au nom du bien est l'alibi des pédagogues inconscients pour se défouler, et matérialiser leur impotence. Si tout était gratuit, alors nous serions en déséquilibre équationnel, et cela justifierait la tarification artificielle du néant. Transposez alors cette tarification nécessaire à l'ensemble des comportements humains, et vous venez d'inventer la damnation éternelle.
  6. Fraction

    Le suicide

    Bonjour, Non, cette affirmation n'est pas gratuite, puisque je l'ai argumentée par ma description de la récursivité de la volonté : " Je veux vouloir systématiquement, et je ne peux pas vouloir ne plus vouloir, sauf à devenir paradoxal." Ici, le terme "paradoxal" est synonyme de contradiction nécessaire. La récursivité de la conscience peut paraître abstraite pour certains, parce qu'il ne s'agit pas d'un "quoi" mais d'un "qui". Or, le "qui" ne répond pas du même déterminisme que le "quoi". La couleur rouge, par exemple, n'a pas de réalité, en tant que telle, descriptible par le déterminisme du "quoi". Le "en tant que telle" est essentiel dans cette déclaration. Cordialement, Fraction
  7. Fraction

    Le suicide

    La mort me fait peur, mais pas autant que l'éternité. La mort est improuvable, parce qu'elle n'est qu'absence absolue. Mais l'éternité aussi est improuvable, parce que l'infini n'est pas réel mais notionnel. La foi en la vertu du temps est plus pertinente que la foi en Dieu. Après tout, ce Dieu conceptuel est une coquille vide, en soi, il n'a pas d'attributs déterminés. Et son égoïsme, son corporatisme, restent envisageables dans l'absolu. Notre devenir évolue dans un moule informel, et ce moule c'est l'absolu. Un absolu caractérisé par notre propension invocatrice, par notre bien propre. Un absolu qui ne vaut pas pour une référence, mais pour un repère intemporel. La raison scientifique cherche la vertu du temps. Elle en a découvert quelques bribes. Mais la révolution scientifique à venir va court-circuiter cette vertu inhérente. Elle va la plastifier et l'extrapoler jusqu'à l'extrême.
  8. Bonjour, Est-ce la vie qui est sacrée, ou la conscience ? Est-ce qu'une carotte est sacrée ? Le sacrilège authentique n'est-il pas le crime contre la conscience, plutôt qu'un crime objectif ? Bien entendu, la liberté n'équivaut pas à la conscience. Mais c'en est une propriété essentielle, structurelle. Je ne suis pas né pour devenir une marionnette, sinon Dieu aurait pu se passer de moi. Je suis né pour apprendre à juger et à décider. Le champ des possibles politiques est jonché de monstruosités despotiques, proportionnelles à notre immaturité. Mais notre conscience embryonnaire, cernée par ces possibles, a émis un choix primordial. La civilisation est comme une Arche de Noé qui homologue les monstres du possible. L'aliénation est la pire des contraintes morales, et son épreuve est d'une douleur inouïe. Le neurone du mal est un neurone impossible, et pourtant, il semble être partout, c'est à s'y méprendre. L'exclusivité de notre bien n'est pas qu'une notion statique, une représentation idéale : son épreuve motrice est nécessaire. Mais la peur peut se substituer au mal, tel un vaccin qui agit par signalétique. Cette peur s'abolit le jour où la conscience saisit l'évidence d'être partout chez elle. Cordialement, Fraction
  9. Fraction

    Le suicide

    Bonjour, La mort n'est pas invocable. On ne souhaite pas la mort, on souhaite une autre vie. Mais pour obtenir une autre vie, il faut un autre soi, ou tout au moins cesser de se mentir. Nos rêves nous trompent. L'amour, par exemple, est précaire et parfois violent, et son rêve heureux est irréaliste, car les forces inconscientes en jeu sont antagonistes, voire antipathiques. Le suicide est un paradoxe qui court-circuite la récursivité consciente. La récursivité, c'est un peu comme un ensemble de machines qui seraient capables de se construire les unes les autres. La marche arrière, le chemin inverse, est impossible : _ Je crois croire systématiquement, et je ne peux pas douter du fait que je crois. _ Je veux vouloir systématiquement, et je ne peux pas vouloir ne plus vouloir, sauf à devenir paradoxal. _ J'ai l'impression de percevoir, et je ne peux pas avoir l'impression inverse. Le suicide n'est moralement pas innocent, parce que c'est une appropriation indue de soi-même. Seulement, on ne peux pas humainement le pénaliser. Notre corps ne nous appartient pas, sinon, nous aurions le droit de le vendre. Notre mémoire ne nous appartient pas non plus, c'est un contrat avec notre altérité que nous devons honorer et soigner. En outre, socialement, le suicide est un abandon de nos autres, et un désengagement qui confine à la trahison. L'exception de "l'insupportabilité" de la vie implique une irréversibilité de la souffrance. Cordialement, Fraction
  10. Fraction

    Après Macron

    Bonjour, L'indépendance de la banque centrale est un salut pour l'Occident. L'Etat a parfois 15 ans d'âge mental, quand il s'agit d'assouvir ses caprices idéologiques. Mais l'indépendance de la BCE offre un prix représentatif aux choses que l'on croyait gratuites, avant la loi de 1973. Papa est riche, maman est généreuse, alors pourvu qu'ils ne divorcent pas ! Mais ça peut devenir un cataclysme, comme si la borne "plus" et la borne "moins" d'une pile étaient connectées sans aucune résistance : C'est une fusion énergivore. Cependant, la vie d'une nation est jonchée d'accidents et d'états d'urgence. Si une météorite se dirigeait vers la Terre, alors les banques pratiqueraient des taux négatifs. C'est-à-dire qu'au lieu de payer des intérêts sur nos crédits, nous percevrions une rémunération. Mais une telle politique n'est pas pérenne, elle ne peut pas s'inscrire dans la durée. Le déclin français est en partie dû à sa désindustrialisation. Mais l'économie n'est pas une équation linéaire, c'est majoritairement une équation différentielle. Ce qui signifie que plus la Chine et l'Europe de l'Est deviendront riches et solvables, plus elles deviendront importatrices, et plus la France aura de chances de se réindustrialiser. L'économie n'est pas animée par la loi des prédateurs, mais au contraire, par une dynamique contractuelle. Et il y a de la place pour tout le monde. Cordialement, Fraction
  11. Les enfants sont tellement mignons, … , quand ils ont affaire à plus fort qu'eux. Mais lorsqu'ils interagissent entre eux, le charisme et la force font souvent office de loi. Si bien que le seul culte de la puissance ne suffit pas à les civiliser. L'enseignement de l'empathie nécessite un arsenal pédagogique coûteux, tant en terme financier qu'en terme de ressources humaines. Rien. Mais cela servirait à recadrer le débat, non pas dans un champ d'application juridique, mais dans un champ d'application sociologique, éducationnel. Je ne souhaite pas un droit nominatif, je ne souhaite pas de discrimination positive. Je ne souhaite pas que les mots "noir" ou "arabe" apparaissent dans le code civil. C'est à chaque fonctionnaire d'agir en connaissance de cause, de s'instruire des statistiques ethniques pour mieux servir ses administrés.
  12. La jeunesse voue un culte inconditionnel à la puissance. Puis, en mûrissant, cette volonté de puissance devient volonté pragmatique, puis volonté de sagesse. La volonté de puissance résout ses contradictions dans sa loyauté et sa subordination à l'ordre établi. Seulement, certains mettent du temps à murir, ce fut aussi mon cas. La race noire possède un argument de puissance reconnaissable, et chez certains adolescents égarés, cela peut retarder leur maturation, et accélérer leur complexe de supériorité. La responsabilité de ses actes est nécessaire et suffisante à la citoyenneté, libre et adulte. Aucun critère de puissance ni d'intelligence ne peut s'y substituer. Si les aborigènes d'Australie n'étaient pas responsables de leurs actes, cela justifierait un droit d'exception. Mais ce n'est pas le cas. Toutes les ethnies sont naturellement candidates à la citoyenneté, et les rares différences entre ethnies n'ont qu'un champ d'application socio-culturel.
  13. Bonjour, Se priver des statistiques ethniques et de l'ethnologie revient à casser le thermomètre, dans le but de dénier une température incommodante. L'argument d'un tel déni, c'est le vivre-ensemble. En effet, la récupération politique et polémique de telles statistiques n'est pas souhaitable, surtout lorsque son projet consiste à dénigrer ou à cultiver des préjugés nauséabonds. L'argument scientifique c'est qu'objectivement, les races n'existent pas, sauf à les incorporer dans un champ d'étude plus ou moins arbitraire. Les races n'existent pas, mais les propriétés, les attributs ethniques, existent bel et bien. La discrimination objective, descriptive, est donc légitime, mais c'est son interprétation subjective qui peut devenir suspecte. Si bien que sa censure devrait être à géométrie variable. Cette géométrie variable existe déjà : On n'a pas le droit de faire de la pub gratuite pour Mc Do dans une émission, mais on n'a le droit de quantifier son chiffre d'affaire, de décrire son système exécutif, etc... C'est un procès d'intention, mais personne n'a jamais dit que la Justice était strictement objective. La plus puissante des censures, c'est l'autocensure. On ne peut pas tout légiférer, il reste toujours une marge interprétative à la répression. C'est en bonne intelligence que les statistiques ethniques devraient devenir légales sans offrir un boulevard médiatique aux extrémistes. Cordialement, Fraction
  14. Bonjour, La déclaration de Madame Pulvar est maladroite, mais elle ne me choque pas tant que ça. On a bien d'autres problèmes à régler, et l'Ile-de-France connait des problématiques plus déterminantes. Il y a un complexe noir, davantage qu'un racisme anti-blanc. Ce complexe, d'infériorité ou de supériorité, doit se gérer au cas par cas, dans une introspection affranchie de toute haine et de toute rancune. Personnellement, la colonisation, "connais pas, j'étais pas né". Les antillais ont exorcisé leur complexe, et aujourd'hui, ils sont devenus plus français que les français eux-mêmes. J'espère que les africains sauront faire preuve de la même remise en question. Cessons d'accuser de racisme celui qui mentionne une différence ethnologique, ou qui privilégie sa communauté d'origine. Savez-vous ce qu'est vraiment le racisme ? Le racisme, c'est un bus pour les blancs, et un autre bus pour les noirs. Ces deux bus n'ont ni la même puissance, ni le même financement, ni la même destination. On en est encore très loin. Cordialement, Fraction
  15. Bonjour, Monsieur Zemmour est une oasis de bon sens dans un désert de médiocrité et de violence. Il n'est pas fasciste mais naturaliste. Monsieur Zemmour n'a jamais exprimé sa défiance institutionnelle envers la République. Il a seulement exprimé un doute majeur envers l'idéologie républicaine dominante. Il ne mérite pas la guillotine des bienpensants. Le problème de Monsieur Zemmour, c'est son obsession envers l'Islam et les musulmans. En France, il y a 5 millions de renards musulmans pour un million de poules juives. Ca pousse à l'hystérie. Le peuple juif et l'Etat d'Israël n'ont plus que l'Occident comme allié. L'antisémitisme musulman n'est pas inhibé par la honte de la 2nde guerre mondiale. C'est à l'Occident de monnayer la légitimité d'Israël et la dignité juive envers le peuple musulman. L'Islam est parfaitement compatible avec la République, moyennant quelques sacrifices théologiques et théocratiques. Monsieur Zemmour est un intellectuel brillant. Or, un intellectuel a le droit de tenir des propos irresponsables. Mais lorsqu'un intellectuel arrive aux responsabilités, il doit faire le deuil de ses excès conceptuels et sémantiques. Saura-t-on lui pardonner ces excès ? Cordialement, Fraction
  16. Ce que je pense de vous n'a pas d'importance. Votre misogynie inhérente ne me paraît pas irrationnelle, et votre positionnement envers le système n'est pas outrancier. Pour moi, vous restez dans les clous de la légalité et de l'acceptabilité citoyenne.
  17. Bonjour, Le sens critique est salutaire. C'est un moyen radical d'identifier une aliénation, là où les moutons s'accommodent d'un régime politique inique, qui leur offre du pain et des jeux en échange de leur complaisance. Le Grand Schtroumpf a plafonné l'âge mental de ses administrés. De ce fait, les Schtroumpfs sont-ils responsables d'eux-mêmes ? On pourrait en dire autant de la politique médiatique de type berlusconienne. Les "Roue de la Fortune" et autres "Famille en or" sont certes très divertissantes, mais ce n'est pas ce qu'on pourrait attendre d'une télévision émancipatrice. Mais le sens critique a aussi sa part d'ombre. La critique systématique, le dénigrement gratuit, sont à la liberté d'expression ce que la violence est à la légitime défense. Les abus de la liberté d'expression sont difficiles à légiférer. Notamment en ce qui concerne les adjectifs : traiter Monsieur Macron d'immature de façon systématique n'est pas répréhensible par la loi. Et pourtant, c'est moralement préjudiciable. Le CSA devrait peut-être davantage arbitrer qu'exécuter. In fine, les excès de l'ORTF étaient peut-être plus enviables que leurs excès inverses. Cordialement, Fraction
  18. Fraction

    Avoir de l'argent

    Le Front Républicain a vaincu les Lepen, père et fille. C'est louable. Mais aujourd'hui les choses ont changé. Madame Lepen est présidentiable, et son équipe exécutive est peut-être prête à exercer le pouvoir. Jean-Marie se voulait être un clown dangereux, une sorte de Coluche aguerri et affranchi de la peur. Mais Marine revendique un sens des responsabilités rédempteur, à la fois pour son parti et son nom propre. Le 2nd tour de 2022 ne se fera plus à 80-20. La France n'a pas géré les attentats, elle les a amortis. Depuis Sarkosy, tous nos présidents subissent l'histoire. Est-ce la faute de la mondialisation, de la géopolitique, de la biosphère ? Il va de soi que la mondialisation des enjeux nous impose son propre rythme et sa propre mélodie. A nous d'y substituer la nôtre.
  19. Fraction

    Avoir de l'argent

    Monsieur Macron a peut-être cru qu'en devenant Président, il pourrait voyager sur la Lune ou sur Mars. Que nenni, le poste de Président est corvéable à merci, c'est une déchéance et non un gage de noblesse. Nos prochains présidents devront gérer une dette et un déficit, rien de quoi enthousiasmer nos jeunes.
  20. Fraction

    Avoir de l'argent

    J'ai trop de respect pour la démocratie. Etre élu avec 98% des suffrages exprimés, c'est médiatiquement suspect. Etre élu sur un déni de parlement, c'est constitutionnellement suspect. Entendons-nous : la démocratie n'est pas qu'un suffrage, c'est tout un système d'offre politique. Or le système d'offre politique français est suffisamment mature pour considérer n'importe quel positionnement individuel. De le diluer et de le cristalliser. D'offrir un candidat à n'importe quelle doléance.
  21. Fraction

    Avoir de l'argent

    La politique onusienne est paramétrée depuis longtemps : Le Conseil de Sécurité de l'ONU signe des mandats, et l'OTAN les exécute. J'aurais seulement espéré une procédure plus démocratique.
  22. Fraction

    Avoir de l'argent

    Vous croyez en un monde trop intelligent pour être honnête. Moi, je crois en un monde trop honnête pour réussir. Nous avons réussi à bâtir un monde contractuel. Ce contrat est fait d'appétence et de séduction. Le secret des américains réside autant dans son appétence que dans sa séduction. Les américains sont des génies auxquels l'humanité laborieuse doit succéder, fort de sa maîtrise de la force, et de sa responsabilité du devenir.
  23. Fraction

    Avoir de l'argent

    Les mesures sanitaires du Covid19 démontrent la priorité des gouvernements pour la santé publique plutôt que pour la croissance. Voyez alors comme les gouvernements sont bienveillants, jusqu'à même l'excès passionnel.
  24. Fraction

    Avoir de l'argent

    Les USA ont joué un rôle pendant 75 ans. Mais c'était un rôle d'une éloquence dont personne n'a la répartie. Ni eux ni un autre. Cette imposture ontologique aurait fini inévitablement par nous diviser. Mais si personne n'est digne pour nous fédérer, comment faire alors pour arbitrer nos conflits ? Le monde a besoin d'un leader, ou tout au moins d'une référence politico-culturelle.
  25. Fraction

    Avoir de l'argent

    La communauté européenne est vaillante de plusieurs millénaires d'histoire commune, et d'osmose ethnique et culturelle. Les européens ont hébergé les prémisses de la civilisation, en concomitance avec l'Orient. On a l'histoire de sa géographie, on a la culture de sa nature, on a la religion de son cerveau. Les européens répondent à une métaphysique particulière, ils possèdent une cosmologie propre. Mais la différentiation babélienne historique a dissocié les peuples européens. Je dirais que le clivage le plus dominant en Europe est trivial : c'est le clivage de la dette et du déficit publique. Une fois notre culture du déficit uniformisée, peut-être restera-t-il assez de place pour l'investissement collectif et l'engagement multilatéral ?
×