-
Compteur de contenus
1 815 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par épixès
-
Si la résistance aux sciences n'est pas un phénomène nouveau, l'ampleur qu'elle connait aujourd'hui est sans précédent et je me propose d'en explorer ici les raisons et les mécanismes. -L'acquisition des connaissances produites par les sciences nécessite du temps et des efforts. Le produit brut livré par les sciences n'est pas directement accessible au grand public, il doit d'abord être traduit en langage profane et allégé de tout formalisme trop abscons. Même une fois vulgarisée et rendue accessible au plus grand nombre, la science reste chronophage: les domaines qu'elle explore sont nombreux et leurs frontières sans cesse repoussées et nul ne saurait embrasser l'ensemble des savoirs conquis à ce jour. -Les processus de validation de la science échappent au contrôle du grand public et même des instances religieuses, politiques ou sociales. Seule la science est à même de réfuter ou de valider des résultats expérimentaux ou une théorie. Ce processus répond à une nécessité méthodologique garantissant l'objectivité des résultats et à une exigence de séparation des magistères afin de préserver l'autonomie de la science mais il n'est perçu que comme la manifestation d'une autorité indiscutable et donc vécu comme une humiliation de l'égo et une limitation de la liberté de penser ou d'explorer des solutions alternatives. -Cette circonscription de l'imaginaire associée à la pratique d'une méthodologie rigoureuse et d'un langage plus précis que poétique concourt à faire de la science la cause du désenchantement du monde. En définissant le réel on le borne immanquablement, même si on déclare ne pas avoir autorité pour ou de possibilités d'investiguer la surnature, on scelle la fracture irréductible entre le réel et le reste. L'esprit humain étant ce qu'il est, réduisant tout en des concepts bien délimités et aisément manipulables, il ne reste donc plus que deux camps bien distincts: d'un côté la logique froide et clinique, la rationalité nécessairement totalitaire et excessive, le besoin irrépressible de tout analyser né de l'esprit austère et orgueilleux de ceux qui refusent de se prosterner devant le mystère et de l'autre les croyants, les poètes, l'homme simple et vertueux, ceux qui vénèrent la nature et la beauté, l'humilité de l'ignorance et l'insignifiance de l'humain devant ce qui le dépasse. -L'avènement d'internet et son développement anarchique ont abouti à une dérégulation du marché cognitif. L'offre d'information n'a jamais été aussi abondante qu'aujourd'hui, aux médias traditionnels se sont ajoutés d'innombrables sites à la légitimité discutable et aux sources invérifiables ou inexistantes. Tout un chacun peut désormais relayer n'importe quelle information ou théorie sans qu'il soit tenu de les confirmer par des faits vérifiables ou une argumentation rigoureuse. Devant ce phénomène les médias ont été obligés de s'adapter et d'adopter les mêmes stratégies: celui qui souhaiterait enquêter sur les sources d'une information se verrait sanctionné de son professionnalisme en étant le dernier à proposer un contenu à ses lecteurs et téléspectateurs et serait mécaniquement éliminé par la concurrence moins regardante. Celui qui veut s'informer se retrouve donc dans une jungle déroutante aux milles chemins où il est devenu difficile de discerner l'info de l'intox, l'information réelle du gros titre racoleur, le savoir du croire. -A cela s'ajoute un lobbying actif de certains groupes religieux et politiques souhaitant brouiller la démarcation entre croire et savoir. Chantres du postmodernisme, adeptes de la post-vérité et magnats de la droite évangéliste américaine qui ont appointés des experts afin de constituer des think tank qui ont pour but d'instaurer une forme de relativisme cognitif dans le paradigme actuel de l'épistémologie avec pour objectif à long terme d'imposer la foi et la croyance comme vecteurs prééminents du savoir. -Le problème de la difficulté d'acquisition de la science par rapport à des explications plus faciles d'accès et plus simples à assimiler ne va pas aller en s'améliorant. La science est cumulative et ses avancées requiert le concours d'experts de plus en plus spécialisés, son discours sera de moins en moins intelligible au profane et de plus en plus long à acquérir, je ne vois guère de perspectives encourageantes de ce côté là. -Les sentiments de rejet que suscitent les impressions d'absolutisme et d'arbitraire qui émanent de la science pourraient sans doute être combattus en enseignant les contraintes méthodologiques de la science et de sa nécessaire adéquation avec la réalité. Sans forcément rentrer dans une épistémologie trop complexe, développer l'esprit critique à l'école me semble de plus en plus urgent et nécessaire pour lutter contre les dérives cognitives qui sévissent à l'heure actuelle et qui je crains ne manqueront pas de s'aggraver. -La science ne désenchante le monde que pour ceux qui en ignorent les merveilles. Ceux qui ont ne serait-ce qu'effleuré la relativité générale ne peuvent qu'être émerveillés par ses déroutantes implications, les mystères de la physique quantique ne peuvent que subjuguer mêmes les esprits les moins impressionnables et chacun est pénétré de sa profonde insignifiance en regard des impensables quantités d'énergie, de matière et d'espace que l'astrophysique donne à étudier. Malheureusement je doute que l'avenir montre un intérêt plus marqué de la majorité pour les sciences qu'elle n'en a eu par le passé et les deux camps resteront dos à dos, ignorants que la réalité n'est pas aussi clivée que ne le sont nos esprits. -A moins de mesures liberticides sur la liberté d'expression, les médias sont voués à jouer le même jeu que le colporteur de rumeurs inconséquent ou à disparaître. L'avenir me semble donc se jouer entre Big Brother et une anarchie totale de l'information et si aucune des perspectives ne me parait souhaitable, la seconde me semble tout de même légèrement moins intolérable que la première. -Imposer une vision du monde ne me semble pas la réponse, éduquer et développer les outils permettant d'établir la validité des données en les examinant méthodiquement afin que chacun puisse se faire sa propre idée du monde me semble la seule alternative satisfaisante. Conseils de lecture pour explorer ces questions plus avant: -La démocratie des crédules- de Gérald Bronner -Le loup dans la bergerie- de Joan Stavo-Debauge -Partager la science- ouvrage collectif -Alterscience- d'Alexandre Moatti -Pseudosciences & postmodernisme- d'Alan Sokal
-
[QUIZ] Les Simpson : personnages très connus
épixès a répondu à un(e) sujet de konvicted dans Inclassables
Je viens de terminer ce quiz. Mon score 70/100 Mon temps 142 secondes -
M'est avis que sur le féminisme et l'égalité homme femme, on n'a pas dit grand chose de plus intelligent que madame Yourcenar dans cette courte vidéo, notamment entre 1:16 et 3:32.
-
[QUIZ] Le système solaire à l'usage des voyageurs de l'espace
épixès a répondu à un(e) sujet de konvicted dans Inclassables
Je viens de terminer ce quiz. Mon score 84/100 Mon temps 225 secondes -
Je viens de terminer ce quiz. Mon score 100/100 Mon temps 63 secondes
-
Au péril même de mon âme immortelle !!! (puisqu'il faudrait bien postuler son existence si Dieu il y a) Je ne suis pas de ceux dont la morale à géométrie variable, contorsionnent leurs principes au gré de leurs intérêts et compromettent leur intégrité à la faveur du vent dominant. Fi des gymnastiques dorsales et des courbettes propitiatoires, inflexible je suis, inflexible je reste.
-
[QUIZ] Les grands noms de la littérature française
épixès a répondu à un(e) sujet de Jedino dans Langue française
Je viens de terminer ce quiz. Mon score 62/100 Mon temps 44 secondes -
Certainement pas, j'acterais son existence puis je passerais à autre chose comme je le fais quand j'apprend une catastrophe lointaine qui m'émeut sur l'instant et qui ne me préoccupe plus 10 minutes après. J'admettrais mon erreur (avoir cru en son inexistence) puis je lui demanderais de comparaitre devant le tribunal de ma conscience pour répondre de la vie se nourrissant de la vie, de la maladie, des nourrissons estropiés, des parents dévastés par la perte d'un enfant, des socialistes et du gratin d'endives.
-
Je viens de terminer ce quiz. Mon score 65/100 Mon temps 162 secondes
-
cette publicité d'aubade censurée qui fait scandale, qu'en pensez vous ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Constantinople dans Société
Voilà un sujet qui fait bien parler de lui pour dire qu'une majorité de participants prétend n'en avoir rien à foutre. -
Ma mère était issue du monde paysan, dure au mal et au labeur, ne s'arrêtant de travailler que pour sombrer dans un sommeil de plomb. Hormis occasionnellement pour papoter avec ses amies, elle était dans une perpétuelle activité, profiter de la vie ne faisait partie ni de son vocabulaire, ni de sa philosophie. Lorsque j'avais 22 ans, elle fit un AVC qui la laissa quasi hémiplégique, le corps médical lui annonça qu'elle ne récupérerait pas plus de 70% de ses capacités. Mais ma mère était une lionne, elle s'est battu 6 mois avec une volonté de fer et récupéra 90% de ses facultés. Mon père et moi étions rassurés de la voir si bien remise après les difficultés qu'elle avait du surmonter et la vie reprit son cours. Néanmoins, peu à peu il devint évident que ma mère n'allait pas bien: d'ordinaire taiseuse elle devint quasi mutique et hermétique à toute manifestation d'émotion. Elle se murait dans un silence glacial quand nous tentions vainement de l'interroger, ce qui altéra progressivement et profondément l'humeur du foyer. J'étais étudiant et ne revenait qu'à l'occasion du Week end pour retrouver un père abruti par les anti dépresseur qui le plongeaient dans un invincible sommeil près de 22 heures par jour et une mère prostrée qui semblait péricliter de jour en jour. Cette lente descente aux enfers dura près de 3 ans. Puis un jour en revenant des courses avec ma mère, j'ai craqué: je me suis garé sur le bas côté et lui annonçai que je ne redémarrerais pas avant qu'elle ne se confie à moi. Au bout d'un moment, comprenant que je ne plaisantais pas, elle céda et m'avoua qu'elle avait espérer récupérer totalement ses capacités et lorsqu'elle comprit que cela n'arriverait pas, elle avait souhaité mourir. La dégradation de son état provenait du fait qu'elle jetait ses médicaments dans les toilettes, dans sa simplicité elle n'avait pas comprit que ne pas les prendre ne la tuerait pas, cela ne provoquait que son irrévocable déclin. J'étais jeune, j'étais un fils, c'était ma mère, je l'aimais, je ne pouvais me résoudre à accepter sa décision. Les 4 tristes et dernières années de cette tragique existence se passèrent dans divers centres de soins, où, l'esprit encore lucide, elle termina emmurée dans son corps paralysé devenu une prison de chair. Le spectacle de ses yeux à travers lesquels on voyait poindre le désespoir était insoutenable. Depuis lors ma position sur le suicide à beaucoup évoluée….
-
cette publicité d'aubade censurée qui fait scandale, qu'en pensez vous ?
épixès a répondu à un(e) sujet de Constantinople dans Société
J'en pense que c'est la parfaite occasion de placer le mot callipyge, vocable si cher à Brassens, aux sonorités non moins charmantes que cette partie de l'anatomie où le dos perd son nom avec si bonne grâce. -
Une bande son….phénoménale !
-
Sans doute la meilleure interprétation du septuor de Saint-Saëns que j'ai entendu jusqu'ici. C'est une œuvre où la trompette est mise à l'honneur et si le menuet en est sans conteste le morceau le plus connu, chacun à ses mérites et possède ses propres appâts . C'est plein d'allant et de charme, tantôt tendre et poétique, tantôt bondissant et virtuose, c'est beau, c'est Saint-Saëns….
-
J'aurais aimé faire la fierté de mes parents mais nos attentes de la vie étaient par trop différentes. Me hisser au dessus de la condition paysanne et ouvrière d'où ils étaient issu les aurait sans doute comblés mais je n'ai toujours vu que vacuité dans les contingences matérielles et vanité dans le statut social. J'aimais tendrement mes parents mais il m'étais difficile de me faire comprendre d'eux (comme de beaucoup d'autres d'ailleurs), et d'ailleurs comment leur faire entendre mes ambitions quand moi même, à une époque où ils étaient encore de ce monde, je ne savais ni qui j'étais ni ce à quoi j'aspirais ? Ils auraient peut être (mon père tout au moins) pu accepter voire apprécier mes choix d'adulte, d'homme fait, mais lorsque j'étais un jeune homme déconcerté par ce monde dont j'avais encore tout à apprendre, quand ma pensée encore confuse m'interdisait de pouvoir l'exprimer clairement et surtout lorsqu'ils avaient encore assez d'autorité sur moi pour que leurs ambitions me concernant se superposent a la vacuité des miennes, je crois qu'a cette époque désormais révolue ils n'auraient pas su entendre ce que j'aurais pu leur dire si j'avais été en état de le faire. Il n'empêche que oui, j'aurais beaucoup aimé avoir l'approbation et l'admiration de mon père et s'il m'apparait certain que je n'aurai jamais la réponse à cette question muette, j'ai la faiblesse et la prétention de croire qu'il aurait apprécié celui que je suis devenu.
-
Il resterait des religions sans dieux (comme certaines animistes), des gourous de l'ésotérisme et du paranormal, des nations, des idéologies…..les objets en lesquels placer sa foi ne manquent pas. L'homme est ainsi fait qu'il a besoin d'entités intersubjectives autour desquelles se fédérer et les croyances lui permettent de répondre au besoin de sens et de cohérence si profondément chevillé en lui. La science répond à certaine de nos questions mais elle en pose de nouvelles plus nombreuses encore et en acquérir un peu prend beaucoup de temps et d'efforts, sans compter que nous n'avons pas tous les capacités pour la comprendre. Nous sommes des êtres limités cognitivement et c'est à peine si on peut maitriser un domaine en y consacrant sa vie, les croyances offrent un confort psychologiques en nous donnant l'illusion d'avoir compris le monde et de maitriser notre environnement par l'intercession de prières et d'offrandes propitiatoires. Nous sommes tous des êtres de croyances: même les plus savants d'entre nous accordent leur confiance aux spécialistes d'autres matières pour nous renseigner sur leur domaine, ce ne sont certes pas des croyances ayant le même statut que celles qui requièrent la foi en cela qu'elles s'appuient sur des preuves et des démonstrations mais dans un univers où la connaissance pure et parfaite d'un phénomène reste inaccessible, la frontière est ténue entre croyance et savoir.
-
Je viens de terminer ce quiz. Mon score 50/100 Mon temps 97 secondes
-
Je n'en disconviens pas mais j'y vois bien plutôt notre manque de maitrise sur les choses qu'une volonté intentionnelle de nuire. Maitriser la marche du monde suppose une très grande intelligence, or les gens les plus brillants désirent rarement le pouvoir ou la richesse, peu concernés par les contingences matérielles, ils sont philosophes, artistes ou scientifiques.
-
Le mode de vie érémitique ne favorisant guère la reproduction, je vous assure que l'humanité perdrait au change Plus sérieusement ce genre de sujet ayant la fâcheuse aptitude de m'échauffer le sang, je vous prie de bien vouloir excuser les quelques écarts de ton et de langage que j'ai pu commettre. Cela ne fait guère longtemps que je suis sur ce forum mais j'ai décelé chez vous une inclination pour poser des questions, aborder des sujet ou explorer des pistes que peu souhaiteraient approfondir ce qui, je l'avoue, n'est pas pour me déplaire. Ne vouloir être la dupe de personne est une bonne chose, cultiver son esprit critique l'est tout autant cependant l'appliquer sans méthode aboutit souvent au nihilisme cognitif, au relativisme absolu ou au complotisme. J'ai de l'estime pour vous et j'espère que vous me croirez sincère lorsque je vous dis que c'est très amicalement et très respectueusement que je vous engage à vérifier et multiplier vos sources d'informations afin d'éviter le biais de confirmation et la désinformation, gardez vous des jugements trop hâtifs et péremptoires, soyez circonspect en toutes choses et surtout n'oubliez pas que, se sachant trop peu informé sur un sujet, ne pas avoir d'avis n'est pas démériter.
-
Je ne me permettrai pas de me revendiquer une connaissance d'une quelconque différence entre ce que pensent les hommes et les femmes à ce sujet: je vis quasiment en ermite, ne consulte les médias qu'en cas de guerre bactériologique et je ne suis pas non plus un grand lecteur du présent forum. Que l'on extrapole bien au delà de la vérité, je n'en doute absolument pas: hormis quelques spécialistes personne ne lis les articles scientifiques, dans le meilleur des cas l'honnête homme lit de la littérature scientifique vulgarisée écrite par des spécialistes mais la plupart du temps l'homme du commun tient ses informations des médias. Or les médias connaissent avec l'avènement d'internet une concurrence sans précédent, chacun pouvant poster n'importe quoi n'importe quand et surtout ne se privant pas de le faire. Informer est devenu secondaire, que dis-je ? Accessoire ! Vérifiez vos sources ou pire, menez une enquête et tous vos concurrents auront publiés avant vous, qu'importe la vérité puisque des titres racoleurs et des photographies obscènes vous rapporteront tous les clics rémunérateurs ou les like fructueux que vous souhaitez. Avec la science cette mécanique du profit est encore plus détestable puisque supposant le lecteur ou le téléspectateur trop stupide et paresseux pour comprendre (souvent avec raison, je l'admet), on lui livre des simplifications éhontées et racoleuses de ce que la science dit réellement en nourrissant l'imaginaire collectif de pseudos découvertes, de complots scientistes et de théories prétendument révolutionnaires. A ce titre je vous invite à lire Croyez moi, je vous mens de Ryan Holiday, vous ne serez pas déçu du voyage, je vous en assure. La triste réalité est qu'il n'existe rien de tel qu'une théorie du genre. En vérité il s'agit d'une approche interdisciplinaire s'intéressant au concept du genre, mais cela n'a rien d'une théorie, dans l'acception scientifique du terme. Le terme d'ébauche ou d'hypothèse serait encore trop flatteur pour ce qui n'est qu'un agrégat de supputations et de méta analyses, prometteuses certes, mais qui ne font pas encore consensus dans la communauté scientifique et qui ne sont certainement pas présentées comme un travail abouti ou une théorie achevée. Quant à ceux qui prétendent qu'elle est enseignée dans les écoles, j'aimerais beaucoup savoir où et quand. Comment pourrait-on enseigner quelque chose qui n'existe pas ? Quel gouvernement ou éditeur inconscient permettrait qu'on introduise dans le programme officiel une soi disant théorie que personne n'a jamais formalisé en tant que telle ? Le seul cas avéré à ma connaissance, et largement relayé par les anti-genre s'est finalement révélé n'être qu'un court paragraphe d'un manuel scolaire de SVT à destination des premières intitulé "masculin-féminin" où il était mentionné que l'identité sexuelle relevait du social et l'orientation sexuelle de l'intime, affaire que s'est empressé de reprendre le pape et autres intégristes puceaux autoproclamés experts et garants de la bonne sexualité. Pendant ce temps là l'homme le plus puissant du monde et sa clique nient le réchauffement climatique, ce qui provoquera à terme bien des morts, mais là ces "chantres de la vie quand ça les arrange" restent muet, bref….
-
Croyez bien que la faute en incombe bien plus à ma maladresse et ma précipitation qu'a une quelconque volonté de contrarier, je vous présente donc mes plus sincères excuses. Et je vous remercie pour la correction que vous apportez, la nuance étant de taille: "sensibilité" est en effet bien plus adéquat que susceptibilité.
-
Je peux certes concevoir que vous soyez plus sensible au sujet que je ne le suis moi même mais oui, je maintiens qu'on puisse sourire en apprenant ces faits: on en a fait une comédie comme l'a illustré Colybris qui ne semble elle même guère s'en être offusquée. Au risque de vous choquer, il m'arrive de rire des enfants morts. Comme Desproges, je crois qu'on peut rire de tout mais pas avec tout le monde et s'il y a là matière à vous contrarier, je me garderai bien d'attiser la flamme de la discorde. Je suis sur ce forum pour apprendre et confronter ma pensée à celle des autres, en aucun cas je ne souhaite froisser quelque susceptibilité que ce soit.
-
Etudier les femmes à travers le prisme hautement déformant de la psychanalyse n'est pas un réductionnisme comme un autre, les vives critiques que subit cette discipline que certains n'hésitent pas à qualifier de pseudoscience invitent à l'aborder avec une bonne dose de circonspection. Et puis quelle école de psychanalyse précisément ? Lorsque l'on voit comment freudiens et lacaniens se moquent et s'entredéchirent, la question me semble légitime. Qu'il y ait du bon à prendre dans la discipline me semble très vraisemblable mais les dogmes érigés en vérités indépassables et le refus de la méthode scientifique convient le profane non encore embrigadé à tenir la discipline pour hautement suspecte, à tout le moins. Pour ce qui est des allusions à la théorie du genre, les tenants d'une position affirmant que les différences entre les sexes n'existent pas sont une pure invention de ceux qui la critique sans l'avoir comprise, c'est une grossière simplification. La théorie du genre ne nie pas les différences entre sexes, elle prétend seulement que l'identité sexuelle est, au moins partiellement, socialement construite. Grosse différence. Attribuer des qualités générales aux femmes comme une facilité pour le mensonge me semble découler d'un essentialisme pour le moins simpliste, la nature est moins discontinue que ne le suggère une telle philosophie.
-
N'étant point né femme, et encore moins à cette époque, je ne saurais dire qu'elle eut été ma réaction le cas échéant, cependant, du haut de la distance que confèrent quelques 140 années de recul, aucune réaction ne me parait illégitime: étonnement, révolte, amusement, consternation…..toutes se comprennent et m'apparaissent également justifiables.
