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Crève

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Tout ce qui a été posté par Crève

  1. C'est en effet un cas à part dans la littérature contemporaine, puisqu'il faut savoir que le traducteur japonais de Salman Rushdie a été assassiné, lui est bien mort, pour les mêmes raisons. Pourtant, j'ai lu Les Versets Sataniques, et j'ai bien du mal à déceler ce qui a déplu ou pourrait déplaire aux musulmans (Bon, en même temps, je ne suis pas expert, je n'ai pas lu le Coran).
  2. Crève

    Défi lecture 2024

    Chouette ! J'en suis au tome 03, je le trouve redondant au tome 02, qui, jusqu'ici, est le meilleur !
  3. Merci à tous pour votre contribution au topic que j'ai ouvert, je mets pas un like à tous, mais le coeur y est. C'est bien ce qui m'inquiète le plus, et à ce propos, j'ai une analyse à fournir : je pense que si le niveau d'orthographe baisse, et notamment auprès des jeunes, c'est en grande partie dû aux technologies. En effet, les ordinateurs, les traitement de textes qui soulignent en rouge un mot mal orthographié nous ôte de faire la réflexion : au fait, comment ça s'écrit ? Avec l'IA, ça va devenir encore pire. En fait, l'analyse que je fais est celle de Alain Damasio : la technologie nous donne du pouvoir, mais nous enlève de la puissance. Pourquoi retenir comment s'écrit tel mot, si l'ordinateur te procure, corrige instantanément ton écriture ? Idem avec le GPS : pourquoi apprendre à lire une carte, si la voix du GPS peut te guider tout du long ? Lors de cette réunion des demandeurs d'emploi, une jeune en service civique devait écrire au tableau : "vous voyez" ; elle était en peine, et nous a demandé comment ça s'écrivait. Et même écrire sur une feuille avec un stylo, est devenu un acte courageux.
  4. Ayant participé à des réunions où l'on convie des demandeurs d'emploi, parfois de longue durée d'inactivité ; les conseillers et formateurs de diverses organismes, nous proposent le dernier cri en matière d'applications aidant à la recherche d'emploi : pôle emploi est devenu France Travail, mais aussi LinkedIn, Viadéo, etc. j'en passe et des meilleurs. Le dernier cri, justement, c'était la venue de l'IA, qui va bouleverser la donne, sur le marché de l'emploi : elle va chercher pour vous les meilleures offres. Mais aussi, elle va rédiger pour vous, une lettre de motivation. Or, je me questionne : puisque la lettre de motivation avait pour but, entre autres, de certifier les qualités rédactionnelles d'un candidat-e, la syntaxe, la prose, etc. Ma question : A quoi sert, que cela soit fait par une IA, puisque du coup, les qualités rédactionnelles sont celles de l'IA, et non du candidat, dont on ignore même s'il sait encore tenir un stylo et former des mots ?
  5. Je lis un King, très typique du maître :
  6. Crève

    Défi lecture 2024

    C'est important de lire et relire René Barjavel, parce qu'en matière de science-fiction, il est précurseur, et en France, on n'a pas beaucoup de nom à poser sur cette période - de plus, il écrit très bien. Il a défriché le terrain, et des romans comme Ravage, sont d'une actualité saisissante (il n'est pas exclu qu'en Occident, on ait des shortage, des coupures, voire même qu'on manque d'énergie pour se déplacer, avec toutes les conséquences que ça engendre) ; des romans comme Le Voyageur imprudent explore le voyage dans le temps, et projette l'exercice périlleux, mais au combien passionnant, de se projeter dans le futur ; des romans comme Le Grand Secret, explore l'immortalité ; des romans comme La Nuit des Temps, magnifique, mériterait d'être porté à l'écran. Assurément un grand romancier, dont la France peut être fière, et surtout, ne pas commettre l'erreur de regarder avec les yeux du présent et de juger le passé avec les yeux du présent, mais bien de remettre dans son contexte les romans, et avoir en tête leur date d'écriture.
  7. Je lis un livre pour le cercle de lecture, judiciaire :
  8. Je lis un livre que je conseillerais aux écoles de commerce et management :
  9. Je les ai lus en anglais !
  10. Crève

    Comment mangez-vous ?

    Pour que l'estomac fasse correctement son travail, pour que l'organisme ne sécrète pas trop de sucs gastriques, et pour une meilleure longévité, le repas c'est normalement pris en 30 minutes minimum ; c'est le temps sain d'une prise de nourriture. Ma mère prend beaucoup de temps à manger, et je suis sûr que c'est un de ses secrets pour avoir évité beaucoup de maladies.
  11. Je lis La Forêt sombre, la suite de Le Problème à trois corps. C'est encore plus passionnant que le premier opus, avec une description du futur, une anticipation.
  12. J'aime beaucoup votre image d'une prison technologique dont nous avons jeté la clé. Elle illustre merveilleusement ce que nous avons fait de nos vies. Ces applications de réseau social n'ont qu'un but : maximiser le temps qu'on passe dessus, en futilités, en information useless. Nous fait perdre du temps de cerveau, et casse notre attention. Elles nous habituent à la médiocrité, à avoir notre temps de réflexion cassé, distraits. Le tout personnalisé, en fonction de nos goûts. Le techno-cocon nous a perverti. Récemment, j'avais proposé d'aller voir Dune avec un ami : il m'a répondu que 3 heures, ça faisait beaucoup, il n'aurait plus la force de se concentrer si longtemps. Je vois là un effet de ces technologies : nous habituer à des coupures (pubs) régulières, à nous empêcher de nous concentrer longtemps. Même moi, je l'ai remarqué sur ma personne : je fais partie d'une génération qui a connu la vie sans téléphone portable, sans smartphone. Avant, ma capacité à me concentrer sur un roman était beaucoup plus grande, plus longue. Maintenant, sans cesse, je pense aux notifications, j'attends un Like ; je suis plongé dans un roman, mais pendant que je lis, je pense à Facebook ; je ne suis plus dans le roman, je passe à côté. Et surtout, j'ai besoin de plus de pauses. Depuis le smartphone, j'ai noté que je ne peux plus me concentrer longtemps. Ils ont réussi à nous éloigner du livre, à ne plus penser, à faire de nous des consommateurs zombies dignes d'un film de Romero, à nous enfermer dans l'individualisme. Quand deux personnes à table au restaurant sont chacune dans leur univers, l'une en face de l'autre, mais chacune sur son smartphone, ils ont gagné, ils nous ont divisés. Ils ont étouffé dans l'oeuf toute révolte.
  13. Ahhh ! Voilà deux pointures que je n'ai de cesse d'écouter ! Je vais être au rendez-vous cette fois !
  14. Crève

    Défi lecture 2024

    Pour ne pas rester sur un échec vis-à-vis des premiers textes de science-fiction, je propose celui de l'autre père fondateur, H. G. Wells : Les premiers hommes dans la Lune. Là, vous trouverez plus d'action et moins de description ; même si écrit 30 ans après, ça représente un beau texte de cette espèce littéraire.
  15. De mon côté, j'entame le volume 03 de Dune : Les Enfants de Dune. En Français. En parallèle, j'audio-écoute Le Problème à trois corps, et j'enchaînerai avec la suite, La Forêt sombre, et La Mort Immortelle.
  16. J'ai lu Eric Fottorino, Mohican : Le monde agricole face au "progrès". Livre à charge contre les pesticides, fongicides, herbicides, mais aussi contre les éoliennes.
  17. Comme quoi ? Oui, les pertes de vies humaines, d’accord. (Je tiens à souligner quand même que la hausse des prix du gaz est conséquente : je paye 163 €uros par mois, après une hausse de 35 €uros, si ça continue, ces hausses de prix vont me mettre à la porte : je ne plaisante pas, dans ma ville de 10 k habitants, certains habitants de HLM ne choisissent pas leur consommation, et ont dû quitter pour aller dans le privé, ne pas se chauffer et espérer payer moins cher.) (désolé pour le hors sujet)
  18. Bonjour @Gouderien, je ne sais pas si vous avez écouté le Président hier soir au vingt heures, globalement, il a voulu durcir le ton, face à la Russie. À la question : va-t-on envoyer des troupes, il a répondu que ce n’était pas exclu, que la Russie était un « adversaire », que nous sommes déjà en guerre, et qu’on subit déjà les conséquences, cf les prix du gaz qui s’envolent, que la France ne doit pas être faible, que ce conflit n’est qu’à 1500 km de là, et surtout que Poutine n’a pas de limites. Qu’en pensez-vous ? Je vous dis ce que j’en pense : que c’est pas en envoyant des troupes militaires au sol qu’on aura le gaz russe moins cher, bien au contraire : on risque de ne plus en avoir du tout, même. que c’est justement en exagérant les intentions de l’autre, qu’on arrive à la guerre. je vois pas Poutine entrer en France avec des tanks. Sauf si justement on l’aura titillé en envoyant des troupes au sol en Ukraine, comme s’est inconsciemment proposé de le faire notre Président hier,…
  19. Je me relis Dune, pour la troisième fois, mais cette fois en anglais ; cette fois, j'ai bien l'intention d'aller au bout de l'hexalogie, les six livres. Je m'étais arrêté avant à Le Messie de Dune (que j'ai lu). En le relisant, je trouve que la force de cette saga, outre l'univers déployé qui est impressionnant, c'est la construction des personnages. C'est vraiment une leçon pour tous les apprentis écrivains. En français, j'ai Dune 1 et Dune 2 dans cette édition ; le reste de la saga chez Pocket aussi, avec les illustrations du fameux Wojtek Siudmak (illustrateur légendaire).
  20. On dirait que vous êtes presque déçu, que la France ne soit pas prête pour une orgie !
  21. En tout cas, moi, si on m'appelle aux armes, je me barre pas question de participer à la boucherie.
  22. Mes dernières lectures : Le Temps des Chimères, de Bernard Werber. Ma chronique : L'auteur des Fourmis proposent une idée de science-fiction, des humains hybridés, par croisement génétique ; et ce, afin de sauver l'humanité. Bernard rappelle qu'il fut un moment dans l'histoire où l'on avait plusieurs type d'humains. Tout de suite, on pense à l'homme de Néandertal ; mais pas seulement, il y en avait d'autres. Ainsi, si un virus frappe, peut-être une partie des humains s'en sortirait. Mais dans son roman, il est question d'hommes-taupes, d'hommes ailés, et d'homme-dauphin. Mon avis : Cette idée d'être hybrides n'est pas neuve, puisqu'on trouvait déjà des hybridation dans le roman d'H.G. Wells L'Île du Docteur Moreau. Certaines idées ne sont pas très pertinente, comme les hommes-taupes, dans son roman, nés avec des griffes pour mieux creuser, en cas de radiation : on a plus vite fait d'outiller des humains. Mais dans l'ensemble, facile à lire. Ma vie sans gravité, de Thomas Pesquet : Qui n'a jamais rêvé d'aller dans l'espace, de tutoyer les étoiles ? Avec ce récit d'un astronaute français, qu'on ne présente plus, on est avec lui, installé dans le siège, prêt pour le décollage. Les amateurs de science-fiction que nous sommes ne peuvent pas être insensibles à la conquête spatiale : l'espace est notre terrain de jeu, celui où nous expérimentons nos idées, nos scénarii ; alors avoir le récit d'un astronaute, ne peut que nous ravir et nous mettre dans l'ambiance. De ce livre illustré avec photos, je retiendrai deux choses : - la personnalité extrêmement équilibrée de Thomas Pesquet : grand sportif, touche à tout, musicien, très bon dans toutes la matières, premier de classe, bien dans sa tête, posé ; il a gravi les échelons du recrutement, plus de 8000 candidats, avec légèreté. Il a suivi la formation d'astronaute, appris le russe, passé les tests médicaux, il a tout réussi. Le fait qu'il soit sans enfant, je pense a joué aussi dans son recrutement, mais ça ce n'est pas dit dans le récit. - l'autre point : la compétition entre nations. Même si l'ISS est une entreprise de coopération internationale, les nations se battent pour présenter un de leur ressortissant à bord, et les places sont chères. Autre point, l'ISS est divisée en côté américain et côté russe. ça m'a surpris. Ici encore, la compétition, le cloisonnement ; (j'irai pas jusqu'à dire qu'il y a des relents de guerre froide). Voilà, ce sont les deux points qui m'ont sauté aux yeux, à la lecture de ce récit à la première personne. Le récit rappelle donc l'incroyable aventure de Thomas Pesquet, partit de Baïkonnour (Kazakhstan) pour sa première mission, à bord d'un Soyouz ; et de Cap Canaveral en Floride pour sa deuxième mission, avec l'entreprise de Musk, SpaceX. Après, il y a toutes les anecdotes d'astronaute, que je vous laisse découvrir, mais qu'on connaît déjà. Et c'est ainsi que nous vivrons, Douglas Kennedy Et c'est ainsi que nous vivrons - Douglas Kennedy. Dans cette double anti-utopie, Douglas Kennedy présente une Amérique divisée en deux parties : à l'Est et à l'Ouest, une société de surveillance, avec puce intégrée au cerveau (Bonjour NeuraLink!), mais où les moeurs sont libres, dite la République Unie. Au Centre se trouve une société rigoriste, avec l'homosexualité prohibée, où l'on brûle sur un bûcher les transsexuels, où l'avortement est interdit, où le religieux a fait son grand retour, dite la Confédération Unie. Vous l'aurez compris, l'auteur prend les deux axes politiques qui dessinent actuellement le pays, l'un plutôt à gauche progressiste mais ouvert à la technologie, l'autre franchement à droite ultra-conservateur, et poussent les curseurs jusqu'à la Sécession, c'est-à-dire un pays déchiré physiquement en deux territoires. Le roman présente une héroïne, qui devra passer de la RU (République Unie) à la CU (Confédération Unie), en tant qu'agent de renseignement, avec couverture. Donc une anticipation, politique, mais avec des airs de déjà-vu, on se souvient de la République de Gilead, La Servante écarlate (Margaret Atwood), écrite 36 ans avant. L'Amérique aime se faire peur et se défigurer Les fils de l'Homme, P. D. James Le roman dont est tiré le film de Alfonço Cuaron ; très beau roman, une dystopie douce, qui plonge l'humanité peu à peu vers son extinction, sans spectacle grandiose, juste : toutes les femmes du monde deviennent stériles, ou tous les hommes, bref, partout sur la planète, plus de naissance. La mayonnaise ne prend pas, comme on dit. Je suis étonné de que le réalisateur a fait avec ce roman ; le film comme le roman valent le détour. L'ambiance est travaillée, on sent, on vit cette fin de l'humanité, lente, inexorable. Nous n'avons pas les réponses à la présence de la vie sur Terre, peut-être n'aurons nous pas les réponses à la fin de l'humanité. Nous ne savons pas pourquoi les civilisations se font et se défont.
  23. Tout jeu est une compétition ! Regarde les échecs..
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