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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Oui, je connais le problème qu'elle soulève, j'y ai aussi été confrontée parfois. Un homme qui prétend qu'il a fait telle ou telle chose avec une femme alors que c'est faux, et ça crée de fausses rumeurs. Mais pour une soirée, ça peut créer une ambiance malaisante, voire un peu ridicule.
  2. Aya Nakamura_Djadja, par exemple, en tout cas je ne danserais pas dessus, ambiance trop féminisme agressivement affiché pour une bonne soirée.
  3. On sait un peu mieux qui sont ceux qui sont ici en faisant connaissance. Surtout par leur mentalité et leur témoignage, ce qui est finalement déjà pas mal révélateur. Aussi parce qu'on peut lire un peu entre les lignes. Et si l'on veut essayer de les connaître davantage que ce qu'ils montrent déjà publiquement, il y a les messages privés par exemple.
  4. Pour simplifier l'intellectualisation par exemple, par goût de la facilité. Comme je l'avais évoqué précédemment, "je suppose que" devient alors "je sais que", pour s'épargner d'envisager le doute, "ses défauts m'indisposent" devient "je ne l'aime pas", pour déconsidérer les nuances, "l'espérance de vie humaine est d'environ 80 ans" devient "je sais qu'il me reste alors à peu près tant d'années à vivre", pour laisser de côté les cas particuliers, "il me parle gentiment, peut-être parce que je l'intéresse" devient "il me convoite", "on me prendrait pour un idiot si j'avoue croire à cette idéologie" devient "je ne crois pas à cet idéologie", etc... Et ainsi économiser son énergie mentale. A la base, il s'agit juste de raccourcis plus ou moins grossiers de la pensée, mais sur lesquels peuvent se baser des raisonnements biaisés plus développés.
  5. On le pense oui, mais penser n'est pas forcément penser vrai, on se force à penser qu'on le sait même si on sait qu'on ne le sait pas pour se dégager de l'inquiétude. On peut se forcer à penser faux, pour diverses raisons.
  6. "Je sais que" alors qu'en réalité on ne sait pas, on n'en est pas sûr, (et c'est en partie ce qui nous inquiète), est un mensonge.
  7. Si, possiblement, se dire "je sais que tout ira bien demain durant cet examen", pour fuir ses inquiétudes, consiste à se mentir à soi-même car on sait qu'on est dans l'incertitude, mais on veut l'occulter pour ménager son mental.
  8. Il est possible de s'affirmer des pensées fausses tout en sachant quelque part qu'elles sont douteuses ou virtuelles. C'est d'ailleurs l'un des principes de la méthode Coué par exemple, que de se répéter des idées pour s'autosuggestionner, même si elles sont fausses dans la réalité.
  9. C'est plus travestir la réalité que l'ignorer de mentir. Par exemple si l'on a souvent été volé par quelqu'un de notre entourage en particulier, au vol suivant on aura tendance à le soupçonner en premier lieu, ce qui est logique. La méfiance est fondée. Le risque de mensonge à soi-même commence quand, par exemple, par raccourci, on se dira "c'est sûr que c'est lui", plutôt que "c'est très probablement lui".
  10. Même si elle ne peut tout à fait croire à son mensonge, elle le voit comme plausible pour diverses raisons allant dans son sens et mise dessus en conséquence.
  11. C'est parfois aussi ainsi que les gens se retrouvent sous emprise. Une personne, leur conjoint par exemple, leur gâche la vie, et ils considèrent que c'est avant tout eux-mêmes qu'ils doivent en blâmer pour s'être mis dans cette situation, voire pour l'avoir provoquée. Pourtant souvent, il faut tenter de se défendre ou de se protéger de l'entourage ou de l'adversité, plutôt que se culpabiliser. Il y a une équité à donner à la responsabilisation.
  12. Personnellement je ne pense pas me mentir particulièrement à moi-même, car je suis attachée à l'introspection, mais il m'arrive fréquemment d'être dans le doute et de devoir composer avec. Or le doute est censé préserver l'image de l'innocence quand-bien même elle serait remise en question. C'est pourquoi il m'est arrivé d'accorder au moins légèrement ma confiance sur ce principe, par exemple à quelqu'un que j'estimais quand-même un peu "louche", et parfois sans avoir à le regretter, parfois si. Pourtant je conserve ce principe en moi, car je crois que, dans une certaine mesure seulement, il faut savoir prendre des risques même si c'est parfois en partie à ses dépens. (Mais se mentir à soi-même c'est souvent affirmer une probabilité, une supposition, sans tenir compte du potentiel doute ou des éventuels éléments de contre-hypothèse, pour des raisons de confort mental, de simplisme, ou autre. Toutefois il est possible aussi de s'affirmer une hypothèse, afin de provoquer un éventuel doute, ne serait-ce qu'émotionnellement, implicitement, forger une intuition, c'est une forme de test psychique, de simulation psychique plus exactement.) D'autre part faire un choix comportant des inconvénients n'est pas forcément un mensonge à soi-même, ni même une erreur, ce peut être simplement "un moindre mal" au sein du champ limité des possibles, dans bien des cas. (Et dans d'autres non, mais encore faut-il pouvoir prendre le temps de connaître toutes les options valables à disposition pour choisir lucidement. De même que lorsque l'on choisit un produit en espérant faire le meilleur choix, on n'a pas forcément le temps de faire toutes les comparaisons permettant d'être sûr de son choix.) Et puis louvoyer peut amener à des comportements contradictoires qui sont en réalité juste signe d'hésitation, ou d'inconstance.
  13. S'il s'agit de sifflements "sexuels", il est évident pour beaucoup qu'ils sont censés signifier que la personne sifflée est belle, séduisante ou sexy. Mais s'il s'agit de chants ou sifflotements par des personnes de ton entourage ne t'appréciant avérément pas beaucoup, pour je ne sais quelle raison, peut-être que ça pourrait représenter du dédain. Une sorte d'indifférence narquoise. Ceci dit, de la part d'une personne ou deux, c'est une chose, de la part de nombreuses personnes, hommes et femmes, ne te connaissant pas, il est plus probable que ce soit sans méchanceté à ton égard...
  14. De rien, merci à toi aussi. Pour moi c'est juste anodin, simplement un signe de bonne humeur de la personne, même si en effet ça peut surprendre un peu sur le moment, car tout le monde ne se comporte pas ainsi soudainement. Pour ma part je n'y ai jamais perçu quelconque malveillance, mais à vrai dire j'ai généralement d'autres choses à penser et je ne m'en soucie aucunement. Pourtant je suis sensible aux bruits. Si tu l'as vécu différemment peut-être y-a-t-il une raison à cela...
  15. Personnellement ça m'est arrivé de temps en temps (chants, sifflements musicaux). J'ai tendance alors à supposer que c'est juste une coïncidence ou alors qu'en tout cas ma présence n'a pas gâché leur bonne humeur.
  16. Il ne s'agit pas de viser exclusivement "Roméo et Juliette" ni même William Shakespeare. Ici c'est l'interprétation d'un professeur simplement. La démarche de Ron DeSantis est plus générale, et consiste à limiter les contenus pornographiques ou obscènes du programme scolaire. Or certains classiques en contiennent plus ou moins, c'est un fait.
  17. D'après le titre, le topic concerne bel et bien spécifiquement le retrait de l'oeuvre de Shakespeare du programme scolaire floridien. Concernant la politique de Ron DeSantis, personnellement je trouve qu'il y a à prendre et à laisser. Je ne suis ni totalement en désaccord, ni totalement en accord avec lui, c'est à juger au cas par cas, mais ces sujets nécessitent des développements relativement importants, donc si je les aborde un jour, ce sera plutôt sur des topics y étant plus particulièrement dédiés.
  18. Je crois que le programme scolaire doit être consciencieusement élaboré, certainement. Et c'est aussi dans un souci du respect des différentes cultures, de même que pour la laïcité, que le rôle de l'école doit rester assez neutre du point de vue de la sexualité (en dehors des cours d'éducation sexuelle de base et équivalent). D'ailleurs ma soeur, qui est professeure de français, a été confrontée récemment à un problème de ce type dans un établissement scolaire. Si les textes, documentaires, films, etc, ... sont trop sexualisés, bien des parents également manifestent leur mécontentement, ce qui est compréhensible.
  19. Le caractère pornographique d'une oeuvre ne se juge pas qu'à la pratique masturbatoire des uns ou des autres. Encore une fois, l'un des auteurs célèbres français ayant traîté ce sujet (la pornographie shakespearienne) est Jean-Pierre Richard. Bien que d'autres auteurs l'ont fait aussi.
  20. En même temps le sujet n'est pas de faire le procès de l'homme (qui fut professeur d'histoire un temps), qui a été élu en novembre 2017 et réélu en novembre 2022 gouverneur de Floride, mais de juger du bien-fondé du retrait des oeuvres de Shakespeare du programme scolaire, (et non pas d'en interdire la lecture à l'ensemble de la population, ni même à qui que ce soit d'ailleurs). Le gouvernement influe sur l'éducation, aussi en France.
  21. Comme je l'ai évoqué dans mes précédents messages les oeuvres de Shakespeare sont avérément reconnues comme contenant d'innombrables jeux de mots grivois et salaces censés amuser son public à l'époque (Jeux de mots usant par exemple des termes "sperme", "foutre", etc, etc,...). J'ai joint sur ce sujet plusieurs liens explicatifs. Certes son oeuvre a beaucoup apporté à la culture théâtrale, il n'en demeure pas moins qu'elle est considérée comme étant à connotation pornographique ou érotique à bien des égards, or un tel style peut effectivement être jugé peu approprié à l'école malgré la renommée de l'auteur, sans que ce ne soit vraiment très surprenant. Encore un autre ouvrage à ce sujet, de 1945, par Eric Partridge:
  22. A mes yeux sur ce sujet peu d'arguments vraiment construits sur la valeur éducative de Shakespeare sont sortis, si ce n'est qu'il appartient à "la culture générale". Beaucoup d'auteurs sont intéressants à lire, le programme scolaire n'a pas obligatoirement besoin de l'y intégrer. Personnellement je n'ai jamais eu à étudier Shakespeare à l'école, ça ne m'a pas empêchée d'y découvrir de très nombreux auteurs enrichissants culturellement, ni de choisir d'autres types de lecture hors temps scolaire en fonction de mes propres choix. Des spécialistes ont reconnu cet aspect des oeuvres de Shakespeare, c'est ainsi, il ne s'agit pas de psychologie de comptoir mais de jeu théâtral prisé à son époque. Autre ouvrage à ce sujet:
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