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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. En résumé, je dirais que j'ai surtout approfondi divers de mes centres d'intérêt et aspirations principaux (Je les envisageais ou les ébauchais déjà pour beaucoup avant l'âge adulte.) malgré l'adversité. Mais s'il y a une chose sur laquelle ma personnalité a beaucoup changé, c'est que je suis devenue plus désabusée dans l'ensemble. Au début de l'âge adulte j'étais rêveuse et conformiste socialement, à l'heure actuelle je suis devenue plus inquiète et combative au fond de moi (mentalement), et affirmée moralement, ce qui est très différent à mes yeux au bout du compte. Je préfèrerais évidemment ne pas avoir faites les erreurs que j'ai regrettées par la suite, donc j'estime m'être assagie au fil du temps dans l'ensemble. Et physiquement mon expérience et le sport m'ont permise de m'aimer facilement au travers de la méthode, et moins exclusivement de la chance...
  2. Il est possible d'argumenter à propos de l'existence ou l'inexistence de Dieu en s'appuyant sur un raisonnement jugé assez logique pour celui qui le défend, et qui, comme déjà évoqué, s'il ne démontre pas l'une ou l'autre de façon indiscutable pour tous, tend à démontrer l'une ou l'autre. Et la conviction se base justement sur la preuve, ou argument(s) considéré(s) comme telle(s). Exemple (Il en existe de diverses sortes.): 8Leibniz ajoute enfin cette observation : « Quelque corps est mû [7]. » 9Ceci posé, la démonstration [8] consiste à partir d’un corps quelconque A qui est en mouvement. Si A n’est pas mû par Dieu (c’est-à-dire par un moteur incorporel), mais par un autre corps (B), ce corps B sera lui-même mû (au nom de l’Ax. 2) et devra trouver la cause de son mouvement dans autre chose. Si ce n’est pas en Dieu, mais dans un autre corps encore, et ainsi de suite, on devra poser que les corps se meuvent continuellement « dans tout l’infini ». Or tous ces corps constituent un tout (C). Toutes les parties de C sont mues, donc C sera mû aussi (au nom de l’Ax. 2), par quelque chose d’autre (au nom de l’Ax. 1) qui sera incorporel (puisque tous les corps sont compris dans C, et qu’il faut donc recourir à quelque chose d’autre que C). Ce moteur incorporel doit être d’une vertu infinie, puisqu’il meut C qui est infini. Ce moteur incorporel est donc Dieu. C.Q.F.D.
  3. Pour être en accord avec ce que l'on est par nature, il faut tenir compte de la sensibilité, qui nous fait préférer l'agréable au désagréable. Et donc le bonheur au malheur. Mais certains bonheurs, que l'on peut estimer essentiels, sont le fruit d'efforts de longue haleine. Efforts, ceux-là ou d'autres, auxquels il est certainement judicieux de s'atteler soi-même parfois, plutôt que d'attendre seulement que la chance nous sourit sans jamais chercher à la provoquer. Et cibler les bonheurs qui en valent la peine c'est aussi conscientiser les risques et les situations, parfois dramatiques, à améliorer, et donc les connaître assez bien pour ça. On pourrait sur ce sujet se référer entre autres au célèbre conte Pinocchio, qui traite aussi de la sagesse quelque part. Qu'est-ce qui rend le plus heureux au bout du compte, les plaisirs faciles, l'insouciance, ou bien les efforts quotidiens (avertis) pour assurer l'avenir de ses proches et/ou de soi-même? Certainement un peu des deux. Mais on peut aussi considérer que l'état actuel des choses nécessiterait beaucoup de changements dépendants d'un important nombre d'efforts et de luttes à long terme, pour pouvoir profiter vraiment sereinement de la vie, sans deviner en même temps, par exemple, l'ombre des divers droits bafoués jours après jours autour de soi...
  4. A mon avis ces trois composantes sont plutôt représentatives de l'amour durable, plutôt que de l'amour profond (bien que l'un n'empêche pas l'autre). Une relation amoureuse durable se base avant tout à mes yeux sur l'attrait réciproque, le désir, qui s'entretient alors par le partage régulier et la projection de la relation vers l'avenir. S'il est question d'"amour profond", puisque l'amour est avant tout une émotion, c'est surtout le degré de passion (ou attrait réciproque) qui entre en jeu à mon sens.
  5. Estimer que la sagesse peut se passer de toute compassion dans l'absolu, ce serait, un peu, comme estimer que l'intelligence peut se passer de toute logique, ou la compréhension de toute attention, etc... Elle en dépend potentiellement plus ou moins. (Et d'autant plus qu'il est aussi question ici de bonheur, ce qui ne s'arrête pas forcément au regard sur soi-même.) Comme dit précédemment, la sagesse se forme par un ensemble de qualités correctement employées, dont une certaine utilisation de la compassion.
  6. La sagesse à mon avis peut éventuellement inclure le "sens du sacrifice" dans certains contextes. Il n'est plus alors simplement question d'avoir pour principe la conception de son propre bonheur, aussi, au travers de celui des autres, mais d'estimer également que le bien-être d'autres personnes peut éventuellement avoir priorité sur le sien propre. Mais aussi que l'on peut accorder de la valeur au bien-être d'autrui, sans obligatoirement le considérer sous le prisme de l'intérêt personnel qu'on en tire. Par exemple, un pompier mettant sa sécurité en péril pour sauver la vie d'un enfant, d'un groupe, ou autre, pourra éventuellement prioriser la mise en sécurité de l'enfant (du groupe, ou autre) à la sienne, mais aussi n'aura pas forcément besoin de mesurer l'intérêt personnel/le bien-être personnel (contrairement à l'intérêt social) qu'il en tirera pour agir, même si sa propre vie personnelle en sera, peut-être, améliorée au final, ou pas.
  7. (Je n'ai pas encore eu le temps de lire le sujet en entier et ce que j'aborde a peut-être été grandement évoqué déjà.) J'entendais bien par "se soucier", s'inquiéter, se sentir concerné par les problèmes sociaux par exemple. Et pourquoi donc une optique négative? Parce que justement on peut considérer, qu'il peut s'avérer important voire prioritaire dans bien des situations, de se pencher sur le malheur pour y trouver des solutions (et donc de le ressentir encore davantage en s'y focalisant, en s'en approchant). (Il y a un juste équilibre à y trouver cependant pour également entretenir ou mettre à profit suffisamment le bonheur acquis.) De même par exemple pour une robe qui serait notre seul vêtement, si elle est trouée, on aura tendance généralement à avant tout en réparer les accrocs si on en a la possibilité et le temps, plutôt que de lui ajouter des ornements, ou encore plutôt que d'estimer que la sagesse revient à s'en contenter telle qu'elle est, à en admirer les atouts, au lieu de la réparer. Or il me semble que la sagesse tend à faire tenir compte de l'interdépendance des individus entre eux. Et donc à penser collectif. Donc à mon avis une personne sage, si elle s'efforcera dans l'ensemble bien sûr d'aller bien elle-même en s'appliquant à répondre au mieux à ses propres besoins, elle aura aussi tendance à se confronter si elle le peut, non pas seulement parce qu'elle y est obligée, mais parce qu'elle le veut vraiment, à des situations difficiles et pénibles au moment présent, mais prometteuses pour l'avenir, pas forcément d'elle-même (voire éventuellement raisonnablement à ses dépens), mais plus impartialement du collectif (auquel elle appartient).
  8. La sagesse se compose certainement de diverses qualités dont la compassion et l'empathie en juste mesure, puisqu'il est question pour elle en résumé d'avoir un raisonnement et un comportement adéquats.
  9. On peut aussi considérer que le bonheur peut être atteint en partie, sans que ce ne soit tout ou rien donc. Dans la quête du bonheur sans se privilégier forcément, on peut aussi parfois préférer prioritairement alors réduire la souffrance qu'aller jusqu'à procurer du bonheur. Car une moindre douleur n'est pas un bonheur en soi. Et pourtant ça peut s'avérer plus vivable que procurer un bonheur plus futile. Le bonheur nombriliste passager reste un bonheur, cependant il est effectivement limité. Et s'il se fait aux dépens des autres il est pervers et mêle donc le malheur au bonheur. Reste alors à savoir si ça en vaut vraiment la peine.
  10. Une relation fusionnelle peut apporter beaucoup de complicité mais en même temps, ça cantonne justement aux centres d'intérêt communs. Dans une relation moins fusionnelle, il y a donc plus de temps pour d'autres types d'activités respectives, et la distance régulière peut favoriser une bonne entente.
  11. Mais la sagesse peut peut-être pousser aussi à se soucier davantage des autres et pas uniquement de soi-même. A accorder davantage de valeur à aider les plus nécessiteux, les plus souffrants, par exemple, qu'à se faire plaisir indépendamment du reste du monde. Ceci dit certainement que pour avoir le courage de se pencher régulièrement sur les graves difficultés d'autrui, il peut être utile de se forger un moral d'acier grâce entre autres à des moments ressourçants.
  12. La sagesse facilite-t-elle son propre bonheur au quotidien, ou pousse-t-elle plutôt au contraire à se soucier de beaucoup de problèmes à résoudre ou à traiter? En d'autres termes, d'après vous, les gens les plus sages, voire les plus intelligents dans l'ensemble, sont plutôt des gens heureux ou des gens malheureux au jour le jour?
  13. Dans mon premier couple sérieux on partageait quasiment tout ensemble en-dehors de nos différentes obligations (états d'âme, repas, promenades, cinéma, télévision, sorties culturelles, voyages, jeux de société/jeux vidéo, rencontres avec des amis, musique, sorties dans les commerces, lectures, etc...). Dans mon couple actuel en revanche nous avons des centres d'intérêt extrêmement différents, mais ce n'est pas forcément plus mal au final...
  14. Quelles sont les activités principales que vous aimez partager en couple, ou que vous aimeriez partager en couple?
  15. Mon homme, mes responsabilités, ma routine beauté.
  16. sirielle

    En vouloir à un mort

    Il existe nombre de témoignages faisant suite à des suicides ratés (parfois avec de lourdes séquelles). Et il peut arriver à ces gens-là d'éprouver des regrets pour leur geste. (Comme les proches peuvent aussi regretter de tels gestes.) D'autre part, on peut plus ou moins saisir un acte indépendemment des explications de celui qui le porte, voire parfois un regard extérieur est plus éclairé sur certains points que le regard sur soi (par certaines connaissances en psychologie par exemple, ou par le recul sur les faits, ou encore par des informations supplémentaires sur la situation...). Séquelles suite aux tentatives de suicide d'un point de vue hospitalier: Témoignages de personnes ayant fait une tentative de suicide (Bien que chaque cas est évidemment différent, cela permet de s'intéresser au problème sous un autre angle.): https://www.psychologies.com/Moi/Epreuves/Suicide/Articles-et-Dossiers/Comment-prevenir-le-suicide/Suicide-ils-temoignent https://www.psychologies.com/Moi/Epreuves/Suicide/Articles-et-Dossiers/Comment-prevenir-le-suicide/Suicide-ils-temoignent
  17. "Habiter avec ses parents" n'implique pas forcément d'en être "totalement dépendant". (Et certains enfants aussi habitent chez leurs parents pour veiller sur eux.) Mais quoi qu'il en soit je me soucie peu du conformisme social... Le surconformisme peut d'ailleurs m'être rédhibitoire... L'essentiel pour moi en couple reste en tout cas le savoir-faire et le savoir-être vis-à-vis de moi... Au-delà, c'est secondaire.
  18. Je suppose que j'aurais peu de probabilité de tomber amoureuse d'un tel homme. Généralement je suis plutôt attirée par des hommes qui s'affirment facilement auprès des femmes. (Ce n'est pas tellement un problème d'expérience pour moi mais d'affirmation de soi.) Par contre qu'il soit proche de ses parents n'est pas un souci à mes yeux.
  19. sirielle

    La modestie

    Bonjour deja-utilise, A mon sens ce qui "n'est pas juste" n'est pas "légitime" dans l'absolu, même si ça implique de la sincérité, en revanche, en effet, la modestie sincère est vraie (Ce qui démontre que la modestie peut aussi être un défaut en soi, et pas exclusivement une vertu.). Et la sincérité n'est pas non plus toujours appropriée en soi, et pas uniquement dans le choix de son contenu. Car l'hypocrisie peut parfois s'avérer justifiée contextuellement même si elle ne représente pas un idéal. L'hypocrisie, comme le mensonge, peuvent éventuellement constituer une ruse salvatrice en fonction du potentiel de dangerosité de l'interlocuteur confronté à la vérité. La modestie sincère doit donc rester mesurée pour être appropriée, comme la fausse modestie.
  20. Les mauvaises langues qui se prennent pour des justiciers.
  21. sirielle

    En vouloir à un mort

    Effectivement c'est lié à la notion de sacrifice évoquée précédemment. Un mal nécessaire (ce qui est évidemment discutable selon les cas) pour un bien.
  22. sirielle

    En vouloir à un mort

    Le suicide est aussi le résultat d'un raisonnement (influençable socialement) qui existe en amont de l'acte définitif pour le (potentiel) suicidé avec son principe de choix d'action et le jugement que ce dernier suppose. Un acte, une tentative d'acte, ou un acte potentiel, est toujours jugeable, et jugeable nuancément, même s'il est guidé par des émotions, et même s'il est tourné vers seulement soi-même, en tant qu'individu du groupe et son organisation. Mais quoi qu'il en soit, on pourrait penser que les morts échappent à la morale, comme ils échapperaient à la justice, à la compréhension, au jugement, etc, parce que quelque part ils ne sont plus. (Voire que la mort est exclusivement une fatalité, ou encore qu'on ne doit rien à soi-même, ce qui est faux dans les deux cas.) Mais juger que l'on peut bien penser ce que l'on veut des morts, après tout peu importe puisqu'ils ne sont plus (et que ça ne les atteindrait à priori plus, pourtant l'atteinte à la mémoire existe), c'est confondre mort et disparition, et occulter la considération qui leur est due. Or une rancoeur (possiblement passive) ou plus vastement une morale, peuvent viser un acte passé, un souvenir, elles n'en perdent pas toute valeur. D'autant qu'encore une fois la morale est un concept bien plus vaste que la seule responsabilisation de personnes coupables. De même que la morale ne s'arrête pas à "Ce qui est fait est fait.", elle s'appuie au contraire sur le passé. On peut, voire on doit parfois, juger un suicide, la moralité de sa méthode, de ses motivations, de son contexte, etc... pour bien le comprendre. Plus globalement, le rapport à la mort est même un thème essentiel de la morale.
  23. sirielle

    En vouloir à un mort

    La morale est issue à la base de la sensibilité (y compris intellectuelle), de la conscience de la douleur (et de sa dissociation d'avec le plaisir). Et l'intelligence émotionnelle consiste à optimiser ses émotions, auxquelles la rancoeur appartient aussi. La morale ne sert pas qu'à punir un coupable, elle peut aussi servir tout simplement à comprendre sous son prisme, à tirer un enseignement d'un évènement, et de ce que l'on en a ressenti.
  24. sirielle

    En vouloir à un mort

    Bien des moralistes se penchent sur la question du suicide. Au fond, il est d'ailleurs associable plus vastement à la question du droit de vie ou de mort sur un individu. __________________ Concernant la rancoeur relative à un décès d'une mère en couches (que j'avais pour ma part comparée à la rancoeur vis-à-vis du sort), associée à celle du suicide, je crois qu'il serait réducteur d'en cantonner la cause au seul sentiment d'abandon. Certes un sentiment d'abandon injustifié peut générer une rancoeur. Mais d'une part un abandon n'est pas systématiquement à tort, et d'autre part d'autres causes dans ce cas peuvent expliquer une rancoeur. On peut par exemple regretter d'une personne décédée la faiblesse ou la négligence dont elle a fait preuve, pas forcément que pour soi-même et ce qu'elle aurait dû faire pour nous ou pour quelqu'un d'autre, mais aussi simplement pour elle-même, parce qu'on l'aime... Par extension si on en veut à un ami d'avoir pris trop de risques et de s'en être blessé, ce n'est pas forcément parce qu'il n'a pas tenu compte de soi, mais aussi par exemple plus simplement parce qu'on est sensible à son malheur, dont il est peut-être en partie responsable.
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