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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. La question importante quand même que soulève à mon avis à travers cette affiche maladroite "Manif pour tous", c'est la question de l'anonymat lié aux PMA, qui est traitée différemment selon les pays, et qui, en France a pu laisser dans certains cas volontairement l'enfant (et d'autres concernés), qu'il l'accepte ou non par la suite, extrêmement ignorant d'une part de ses origines parentales.
  2. Il existe des personnes qui se découvrent une bisexualité avec le temps, et des pères ou mères de familles ayant eu par la suite une relation homosexuelle sincère alors que leur hétérosexualité passée était sincère aussi. Rien ne prouve que les couples hétérosexuels soient tous indéfiniment fermés à des relations homosexuelles par la suite. Ni que des personnes en couple homosexuel ne puissent jamais par la suite avoir de relation hétérosexuelle, c'est déjà arrivé. etc... L'identité sexuelle n'est pas forcément dans tous les cas figée dans le temps.
  3. Ce site est sans doute très utile. En revanche s'il y s'agit d'envisager des relations sexuelles à motivation procréatrice et parentale, il peut être judicieux effectivement d'évoquer cette possibilité, mais encourager ces relations systématiquement pour les personnes souhaitant devenir parent qui ne sont pas en couple hétérosexuel reviendrait à faire pression sur la sexualité d'autrui.
  4. Ouvrir le droit à la PMA aux célibataires et aux homosexuelles ne signifie pas à mes yeux qu'on le leur ouvre parce qu'elles sont homosexuelles ou célibataires, comme on ne l'ouvre pas aux couples hétérosexuels parce qu'ils le sont, mais parce qu'elle ont autant le droit de procréer dans l'absolu. On pourrait très bien dire à certains couples hétérosexuels aussi "Vous n'avez qu'à essayer avec quelqu'un d'autre, voire plusieurs autres, vous augmenterez vos probabilités de réussite." Cependant ce n'est pas là qu'est le rôle de la médecine. Mais selon moi son rôle est de refuser la PMA si le risque médical pour la mère ou pour l'enfant est trop important. Ce n'est pas vraiment à elle en revanche de juger si les candidats ont fait leur maximum sexuellement pour pouvoir procréer normalement ou pas.
  5. Autoriser la PMA aux couples hétérosexuels mais l'interdire aux homosexuelles et aux célibataires revient à interdire au final à ces dernières plus globalement leur droit à procréer au moins volontairement, puisqu'il est question du cadre familial autorisé ou pas pour l'enfant. Les homosexuelles et les célibataires, comme les hétérosexuels, peuvent aussi éventuellement vouloir faire appel à un donneur de leur connaissance ou les hétérosexuels à un donneur anonyme, comme c'est déjà le cas parfois. Donc la présence du père ne dépend pas forcément de l'hétérosexualité, qui elle, ne la garantit pas non plus. Donc, même s'il s'agit d'interdire cette procréation si le père est absent du cadre familial (ou de l'autoriser à condition que le père y soit présent), ça peut être le cas qu'on soit hétérosexuel, homosexuelle, en couple ou célibataire. Et à ce moment là une telle législation influe logiquement sur le droit à procréer et à élever un enfant que ce soit médicalement assisté ou pas. (En sachant aussi que l'identité sexuelle et la situation maritale peuvent éventuellement évoluer avec le temps.)
  6. Je n'ai pas écrit que j'étais "pour" la prostitution, mais que je pensais qu'il fallait laisser le droit aux prostitués de procréer. Comme je n'ai pas écrit que j'étais "pour" la PMA inconditionnellement, mais que l'homosexualité ou le célibat n'étaient pas des motifs suffisants de refus si elle est autorisée, tout comme on n'a pas non plus à interdire aux homosexuels ni aux célibataires de procréer sans PMA. Les motifs suffisants de refus devraient concerner avant tout les risques médicaux à mon avis, que ce soit pour la mère ou pour l'enfant. Considérer que cette affiche méprise les foyers monoparentaux, et que comparer le fruit des cultures d'OGM aux enfants élevés en l'absence d'un des deux parents est simpliste, ne revient pas forcément à être en faveur de n'importe quelle PMA, GPA ou marchandisation du corps en revanche.
  7. Il y a obligatoirement un donneur masculin, qu'il soit ou non inconnu. Il existe d'ailleurs des foyers où le père biologique n'a été présent qu'à la conception, il y a peu de différence pour l'enfant. Mais devrait-ce être interdit? Ou devrait-ce être en revanche autorisé mais uniquement parce qu'il y a eu rapport sexuel?
  8. Qu'ils aient ou non été "épargnés", tout le monde a un père même si celui-ci est plus ou moins présent auprès de l'enfant, donc y compris lorsqu'il est question de PMA, et même si le père est anonyme. Donc l'enfant en lui-même n'est pas modifié de ce point de vue là. Ce qui ramène simplement que c'est l'absence du père aux côtés de l'enfant qui est condamnée par l'affiche, absence d'un parent comparable à d'autres foyers monoparentaux, qui remplissent pourtant potentiellement très bien leurs rôles de tuteurs.
  9. Comme on peut critiquer les interventions scientifiques censées favoriser la procréation, on peut critiquer ce qui est fait des enfants qui en sont issus, comme on peut critiquer ce qui est fait des enfants issus d'une conception plus classique aussi au cas par cas. Quoi qu'il en soit, au regard des risques à l'heure actuelle pour l'enfant et pour la mère liés à la PMA, elle doit rester à mon avis très strictement cadrée et le moins possible autorisée, que ce soit pour des couples hétérosexuels ou pour les autres.
  10. Je trouve aussi que l'affiche est dévalorisante pour les enfants issus volontairement ou non de foyers monoparentaux, et pour l'ensemble des parents qui s'occupent seuls de leur enfant. Je ne crois pas non plus pour ma part que le couple parental hétérosexuel rigide soit un cadre forcément plus favorable à l'enfant que d'autres cadres familiaux moins classiques.
  11. Parce que le sujet concerne la PMA. Et plus particulièrement de la qualité de l'affiche et de la légitimité ou pas de sa censure. Les arguments principaux de l'affiche concernent la forte dépendance de la procréation à l'intervention scientifique et la procréation volontaire dans un cadre monoparental. Concernant la GPA, j'ai abrégé parce que c'est un vaste sujet qui n'est pas obligatoirement lié à la PMA. Il est vrai que dans ce cas les dérives peuvent avoir des conséquences affligeantes. Mais l'enfant peut être issu des "clients" ou "demandeurs" en revanche bien qu'il soit porté. Quoi qu'il en soit elle est interdite en France et il est question actuellement d'ouvrir le droit à la PMA aux couples lesbiens et aux célibataires et non pas de légaliser la GPA.
  12. Ce n'est pas l'enfant qui est acheté dans le cas de la PMA mais l'aide à sa conception. Je pense qu'un enfant né par PMA peut avoir autant de dignité et d'aptitude à s'épanouir qu'un autre dans l'absolu. (Et concernant la GPA monnayée c'est un autre sujet.)
  13. Dans ce cas puisque vous me demandiez quelles sont mes limites concernant la marchandisation, elles séparent ce que je considère personnellement comme un droit de ce que je considère comme un tort par la nuisance qu'il provoque. Et concernant la PMA, j'estime qu'elle devrait pouvoir être ouverte à la base à tous ceux étant en droit et en capacité assistée de procréer. Mais qu'à partir du moment où entre en compte les biens et le professionnel, peut intervenir la marchandisation, qui n'a selon moi pas à être diabolisée même si elle concerne plus ou moins directement le corps humain, qui est d'ailleurs marchandisé honnêtement très fréquemment même s'il y a des limites éthiques à respecter.
  14. Le tort ne se limite pas à ce qui n'est pas consenti. Et ce qui n'est pas consenti n'est pas forcément un tort.
  15. Quelle que soit la méthode de conception on ne demande pas à l'enfant encore inexistant s'il est d'accord pour exister. Les homosexuels masculins peuvent aussi être concernés par la PMA, en tant que donneurs ou tuteurs par exemple. Assister l'accouchement des femmes n'est pas discriminer les hommes, ce qui revient à peu près au même. Les priorités peuvent avoir différentes explications raisonnables.
  16. La limite à mes yeux peut se résumer par exemple par "La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres." donc à la condition de ne faire de tort à personne.
  17. Le droit de vivre et la volonté de vivre sont deux choses différentes. On n'a pas non plus à supposer qu'un enfant préfèrerait ne pas vivre ou que dans le doute on stérilise tout le monde. Par contre on est censé veiller à son bien-être autant que possible. Mais le bien-être n'est pas dans la discrimination.
  18. J'ai corrigé depuis relativement longtemps, je suis allée trop vite mais en même temps je n'ai pas que ça à faire. On peut acheter énormément de choses différentes ça leur fait au moins un point commun.
  19. Il est possible de se référer au code pénal par exemple pour se faire une idée des interdits. Les enfants ont des droits eux aussi bien sûr, dont celui à la vie.
  20. Les personnes ayant des problèmes de stérilité sont normalement prioritaires sur les personnes qui n'en ont pas dans un tel cas, en revanche les homosexuels peuvent aussi avoir des problèmes de stérilité (ainsi que les célibataires). La vie s'achète, déjà à travers l'alimentation et bien d'autres domaines. L'équité ne dépend pas de l'absence totale de cette marchandisation à mon avis.
  21. Je n'ai pas écrit que l'homosexualité était une raison suffisante d'avoir droit à la PMA. Et les homosexuels peuvent avoir aussi des raisons médicales. L'homosexualité, la bisexualité ou le célibat ne sont cependant pas selon moi des motifs suffisants de refus. Il me parait normal que le travail du personnel de santé entre autres puisse être rémunéré. Et je ne crois pas qu'il faudrait interdire aux prostitués de procréer par humanisme (bien qu'ils n'y soient pas obligés non plus).
  22. La censure concerne seulement l'affiche, et pas l'ensemble de la liberté d'expression de ceux qui l'ont diffusée.
  23. Si la procréation est réussie, je ne la considèrerais pas pour ma part comme une erreur médicale. Et concernant le jugement porté sur ceux à qui elle peut être accordée hors raisons médicales, il s'apparente à d'autres jugements concernant les aptitudes parentales et tutrices quelles que soient les méthodes de conception. Or la monoparentalité est un droit.
  24. Ou plus précisément la sexualité des personnes concernées n'a pas normalement a être un critère de priorité à mon avis, sauf si ce cadre peut influer sur le bon déroulement du développement de l'enfant. Pour interdire un acte médical, il faut avoir de bonnes raisons. S'il s'agit seulement de penser qu'on ne doit pas contrôler médicalement la procréation, ça me parait insuffisant, d'autant plus qu'elle est déjà heureusement pour de nombreuses raisons assistée par la médecine.
  25. La monoparentalité hors PMA n'est pas forcément le résultat d'un ratage conjugal. Il peut y avoir de nombreuses raisons pour lesquelles un enfant est à la charge totale d'un des deux parents. Dans certains cas l'enfant n'est même à la charge d'aucun de ses deux parents. D'ailleurs, concernant l'anticipation, certaines femmes souhaitent concevoir un enfant que le géniteur assume ses responsabilités paternelles ou pas y compris par procréation classique, ce qui est leur droit. Concernant les priorités de la PMA elles doivent tenir compte à mon avis de l'ensemble de nombreux paramètres et donc pas uniquement de la sexualité de la femme et/ou de l'homme concernés ni de leur entourage.
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