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Lasko

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  1. Lasko

    Regards sur notre monde

    C'est distance n'est-elle pas précisément ce qui nous caractérise en tant qu'espèce ? Homo-sapiens apparaît avec cette conscience duplicative, il ne fait plus simplement corps avec lui-même, il n'y pas seulement identité mais connaissance dans la séparation avec quelque chose qui devient objet. L'émotion, le cerveau, le bras ou le poil de cul, deviennent objets (comme) étranger à soi et que l'on étudie dans son aspect extérieur. L'homme est un être de transition, disait je ne sais plus qui. Il est mis en tension entre "deux mondes" qu'il ne parvient pas à concilier en sa nature et cette position lui est inconfortable, source de bien d'illusions, de conflits et de souffrances. Alors oui, nos émotions expriment ce que nous sommes (en partie). Chaque émotion est porteur d'un sens vital, elle est faite de notre chair et notre sang. Nous aimons ou nous n'aimons pas selon que nos sentiments nous dirigent, qu'importe de connaître quelle chimie ou bain hormonale est en jeu, par eux, nous sommes livrés (ou en communion) aux lois de la nature. Pourtant, en tant qu'homme, un supplément de conscience est possible. Jusque là, ce supplément a seulement donné un cadre mental à toutes nos émotions. Un cadre déformant, moral, confusionnant, répressif... qui a son tour est maintenant livré à des lois d'ordre sociétales qu'il a lui-même engendré. Nous ne connaissons pas encore notre pouvoir.
  2. Lasko

    Hypnose

    N'est-ce pas ce que tu envisageais toi-même en suivant la piste de l'hypnose ? Je ne vois pas où tu sèche. Il y a probablement plusieurs façons de présenter la chose et quelle que soit la manière de le faire ça ne pourra dire toute la vérité.
  3. Lasko

    Hypnose

    La face invisible de soi. Invisible donc méconnue, déconsidérée, ignorée part celle(visible) qui ne retient que les éléments concrets, n'admet que les objets aux contours fermes et assurés, ne reconnaît que les choses qu'il a catégorisé, étiqueté, classifié. Ce qui rompt les communications entre les deux pôles c'est ce refus d'entendre celui qui habite l'inconscient. Lui, nous connaît dans nos moindres recoins. Tu imaginais quoi ?
  4. Lasko

    Hypnose

    L'hypnose en tant qu'état est synonyme d'inconscience pour moi. En tant qu'outil, il intervient pour des travaux de bricolage et de spectacle :) C'est un technique d'induction d'état non-ordinaire de conscience en gros. Ce que tu cherches, si je comprend bien, c'est à l'inverse plus de conscience. Un certain degré d'éveil, une sortie de la boucle fermée dont tu parles et une reconnaissance de l'autre pôle de sa conscience.
  5. Lasko

    Hypnose

    Je pense effectivement que la sphère inconsciente contient les pensées muettes qui régissent nos actes et conduisent nos destinées. Ce qu'on appel ici, le conscient, si peu conscient, est le fruit de toutes ces sous-consciences il n'en est pas le maître. Du moins dans les conditions qui sont le lot commun. Toutefois, comme le précise Annalevine, notre vie de surface est en connexion permanente avec notre vie profonde. Il n'y a séparation que dans les mots. L'influence va dans les deux sens, il est seulement impossible a l'attention de savoir tout ce qu'il se passe en soi, la somme des informations, des calculs, des élaborations... L'inconscient est cela qui est chargé de s'occuper des processus autonomes du corps ainsi que les processus mentaux récurrents qui ne nécessitent plus ou pas d'attention. Ici, vient se ranger les habitudes, les conditionnements et les routines comportementales etc... Le recours à l'hypnose (ou l'auto-hypnose) a généralement une visée thérapeutique. Par exemple, venir à bout d'une compulsion gênante. Cela démontre que l'inconscient est reprogrammable par une action volontaire. Le conscient, c'est à dire le moi-attentif, a la capacité (sans doute même la responsabilité) d'installer ou modifier des "programmes" dans l'arbre psychique et d'ailleurs, il le fait, mais sans grande conscience (non-volontaire). En théorie, nous devons avoir accès naturellement à notre inconscient. Nous pouvons remonter nos mémoires comme l'eau du fond d'un puit. Tu le sais certainement. Ce n'est qu'en théorie parce qu'en en pratique, on y voit que du feu à cause de nos conditionnements. Là réside la question: comment peut-on y accéder consciemment ? l'hypnose propose de "déconnecter" le conscient pour ouvrir une porte c'est donc que l'activité de ce pôle fait barrage !? Je dirais que le conscient est trop (pré)occupé à gérer certains programmes très actifs. Des programmes destinés à faire des petites cachoteries et qui trouvent un écho à l'échelle sociétale. Que sont ces programmes ? Mauvaise foie, mensonge à soi-même, justification continuelle... (je te laisse le soin de la liste). Je soumettais l'idée que sans eux, on retrouverait une sérénité naturelle bonne pour les ondes cérébrales et l'intensité nécessaire pour être action, volonté, vie, connaissance.
  6. Lasko

    Hypnose

    Une des choses intéressantes que met en lumière la pratique de l'hypnose, c'est la possibilité de rectifier, modifier, adapter, transformer... le contenu de l'inconscient. Ce qui revient à dire, nos comportements et perceptions. N'est-ce pas ce "pouvoir" qui est recherché ? Certes, l'hypnose est un outils. Mais je ne peux m'empêcher de penser que si nous n'investissions pas toute notre énergie dans notre auto-contemplation (nos avoirs), peut-être aurions-nous la capacité de vouloir. Conscient et inconscient ne sont que des catégories sur ce qui est continuité.
  7. Lasko

    Les symboles

    J'évoquais effectivement un des aspects de la "science" du chaman qui consiste à adresser à son patient un message écrit à partir de valeurs symboliques. Ce message à vocation à s'installer dans son inconscient, en détournant les barrières mentales, dans un but thérapeutique ou médical. Ces symboles ont bien entendu du "pouvoir" parce qu'ils entrent en résonance avec nos structures mentales, vitales, biologiques. Quant à la poésie... Dire l'indicible, tout l'art est là.
  8. Lasko

    Les symboles

    C'est plutôt rare de trouver une telle approche du symbole. Alors comme à mon habitude, je vais tendre l'oreille. Nous savons tous ce que le terme symbole signifie étymologiquement parlant, qui-va-dans-le-même-sens. Dans cet esprit, lorsque notre parole va dans le même sens que nos actes (et vice-versa) notre vie devient symbolique. J'ai remarqué que certains mots ou phrases qui m'ont été adressées, avaient eu l'effet d'un "patch" sur moi. C'est à dire qu'alors que la personne qui les prononçaient, vivait ses mots profondément en elle-même, ils ont su toucher mon corps au même titre que l'aurait fait un son ou une vibration. En suivant votre remarque sur ce point, si ces mots avaient été prononcés seulement dans l'esprit puis manifestés par un geste, même subtil, Ils auraient eu le même effet. Ce qui ouvre l'accès à un champs de communication des plus... honnête je dirait (et qui de toute façon à lieu sous notre nez). J'ai pu constater ensuite que ce "patch" pouvait avoir des effets à retardement, le temps que son éclosions face son chemin en moi jusqu'à ce que mon conscient s'en empare (parfois). Ceci n'est pas sans me rappeler une notion relative à la "transmission chamanique" ou "enseignement pour le côté gauche". Comme le hasard fait toujours bien les choses, j'ai entendu cela hier qui m'a mis une petite claque (façon de parler): "J'ai dit à mon corps: tu es verbe et tu retourneras à la poésie"
  9. Dieu existe est une croyance. Dieu n'existe pas est aussi une croyance. Est-ce un choix de préférence ? Si la question se limite à croire ou ne pas croire, je crains que la vue soit courte. Pas plus loin que le bout de son nez mental qui finalement ne croit qu'en lui-même, trop tenté de penser qu'il a le pouvoir d'accorder à dieu son existence. Création ou hasard ? Chaque réponse apportée ne sera qu'argument pesant. Pourront-ils réguler le sens de l'univers ? Le doute et la croyance sont les deux termes d'une même fonction. LE point de vue qui ne laisse place ni à l'une ni à l'autre porte plus loin, mais il est à atteindre Je suis d'accord avec une chose, que la recherche commence lorsque l'on se met à questionner les vérités reçues.
  10. Parce que je me suis appuyé sur ces mots pour faire un retour sur les accords eux-même, finalement assez simple dans leur forme. J'ai compris que dans ce sujet vous êtes dans votre domaine. Perso, je ne me suis pas intéressé aux ouvrages de Ruiz. Je l'ai toujours perçu comme une sorte de "nagualisme" pour les nuls et, je l'avoue, comme un produit commerciale. Mais je peux reconnaître dans ces accords un champ de validité. peut-être trop restreint et orienté développement personnel à mon goût. Mais il est préférable de se mettre en marche que de discuter éternellement autour de la question: être ou ne pas être toltéque.
  11. Quoi qu'il en soit, je ne vois rien qui requiert des compétences particulières dans ces 4 accords. Ni ne nécessitant de manger du cactus au petit déjeuner. Je les prends plutôt comme des décisions volontaires et potentiellement équilibrantes sur cette mentalité conditionnée qui fait le lot commun, imbibée d'émotions égarées. C'est une proposition qui présente au moins l'avantage de pouvoir être tenter par n'importe qui. Si il le veut. Voir, d'en imaginer d'autres pour reprendre les rennes de sa vie.
  12. Il y a bien sûr eu des femmes qui occupaient, et occupent, ce genre de fonction au sein des peuples premiers. Mais je ne comprend pas à quoi s'agit-il de croire ?
  13. Derrière le terme chaman se cache souvent un businessman. Il y en a de plus en plus, ici en France, mais aussi dans les succursales touristiques d'Amérique. L'usage de ce mot, qui est un concept d'occidental (bien qu'il existe dans la langue du peuple evenk), relève du marketing et donc utile a trouver des clients. Mais c'est peut-être la même chose avec celui de Toltèque. Pour moi, la voie Toltéque se réfère à une démarche bien différente que celle qui vise à faire de toi un "chaman" (y inclure tout les qualificatifs fantasmés).
  14. Tu as raison, l'éducation morale contient l'égorgeur en nous quelque part dans la geôle de notre esprit. Quelques circonstances de vies différentes et c'est la libération. Les lois sont de l'ordre de la nécessité sociale, là ou la violence ordinaire et sourde côtoie la politesse et les moeurs les plus civilisées. A ce sujet, je remarque justement que l'attitude courante consiste à montrer du doigt le "méchant" à l'extérieur. C'est généralement le moyen même par lequel je me sais bon, porteur de nobles valeurs. Peut-être que le corps social à besoin d'une incarnation du mal pour maintenir l'équilibre. Nous avons besoin de l'égorgeur pour être bon. Bon comme le bon pain.
  15. L'éthique ou la morale sert également de refuge aux "bonnes gens", ce sont les matériaux dans lesquels sont fabriqués les barreaux de nos prisons et tissés nos costumes rutilants. Ce que je disais c'est que nous ne ne pouvons pas nous dissocier de l'humanité et de sa folie. De ce point de vue là, le gars de la pègre pourrait bien avoir le mérite d'accepter d'être assimilé à la lie. Son éthique à bien le goût d'un couteau sous la gorge.
  16. As-tu déjà rencontré quelqu'un qui prônait la méchanceté gratuite, l'hypocrisie, la déchéance, etc. comme étant ses valeurs les plus chères ? Moi, jamais (même parmi d'anciens ou futurs taulards). Ce monde de fous est intimement lié à nous, il est le fruit de nos comportements. Je me demande où sont ces monstres et ces génies du mal qui tiennent en otages sur leurs planète tous les anges que j'ai croisé dans ma vie. A moins que chaque valeur porte en elle sa face cachée, que nous ne saurions voir.
  17. Pas besoin d'être un transhumaniste convaincu pour ça, même si ces derniers on fait un pas de plus. Le dernier sans doute. Celui qui s'attache à un arbre pour empêcher qu'il soit abattu et l'entrepreneur qui va raser la forêt "regarde", "pense" l'arbre de la même façon. Certes pas en surface, dans le discours, mais dans le fond... il n'y a pas de place au mystère, ils touchent du bois (pour conjurer le sort ).
  18. Mais dans le fond, entre ceux qui y croient et ceux qui n'y croient pas (à cette fable) pourrait persister un accord entre eux sur ce que désigne le mot "forêt" ou "rivière" ou "chat"...
  19. Lasko

    Regards sur notre monde

    Les modernes, que nous sommes, sont plus archaïques que tu ne le penses et les anciens moins ignorants et superstitieux. Il n'est pas question d'une conscience venant d'ailleurs, ou alors cet ailleurs serait nulle part, mais génératrice plutôt que produit d'une forme vitale. Par contre, ne tournons pas en rond autour de cette question, loin de moi l'idée de refuser une certaine réalité de notre biologie et la vision du monde qui en découle. Jusqu’à ce qu'un jour, sa propre conscience se retourne en elle-même et se touche. C'est une sensation primitive, quoi de plus naturel pour un habitant de lasko.
  20. Lasko

    Regards sur notre monde

    Pourtant la vision existait avant l’œil, le corps entier des protozoaires était sensible à la lumière. C'est aussi une forme de vision. Tout être vivant est sollicité par son milieu, de cette relation née un besoin que l'organisme va satisfaire en créant un outil spécialisé. Il n'y aura pas eu besoin d'un intellect pour qu'une intelligence oeuvre dans la matière et donc une intention. J'affirme donc que c'est le dieu soleil qui a créer l’œil, mets-toi à genoux devant ce prodige mécréant ! Quant à la conscience, forcé de constater que mes contemporains ni pipe rien. Elle est la ligne inaccessible de nos savoirs objectifs. Peut-être sommes-nous trop occidental (accidentel), cela fait au moins 5000 ans que les écrits védique situe la conscience non pas dans le cerveau mais en dehors, hors de la manifestation. Comme Annalevine avec l'esprit. Mais comment pourrait-on le vivre en se cantonnant à des considérations intellectuelles ? En découpant encore un peu sans doute, dire qu'il y aurait une conscience mentale (cognitive), résultat des connexions et des influences biochimiques, ici ce que j'appel "moi"(conscient) est seulement le produit de cette assemblage de sous systèmes perceptifs qui agissent dans le champs de l'inconscient. Ce qui devrait, au passage, relativisé notre importance et notre sois-disant pouvoir de création. Et il y aurait la conscience (ou esprit, ou intelligence ou intention) en dehors de toute manifestation. C'est avec celle-ci que nous pouvons dire qu'elle nous précède (et la source du vrai pouvoir créateur). Mais cette dernière approche sera pour certains ni inconnue ni nouvelle. Pour d'autres, une pure connerie.
  21. Une approche que j'aime bien, je te la partage. Le sens d'être: se retirer de la position d'origine (de soi).
  22. Lasko

    Contre-nature

    La gourmandise ? C'est aussi un des 7 péchés capitaux. C'est vrai qu'il n'y a pas d'obésité chez les animaux sauvages. Lorsque les ressources abondent c'est la population qui s'agrandit et non la masse corporelle. En revanche, cela touche évidement les hommes comme leurs animaux de compagnie. Ce doit être une "maladie" de civilisation et nous ramène donc au fonctionnement, si particulier, de nos esprits. Nous, les hommes (et femmes). Si notre imagination ne peut concevoir autre chose que l'étalages de nourritures de nos supermarchés, elle reste non seulement soumise au destin biologique mais influencé par une peur féroce. Alors peut-on parler de contre-nature avec la gourmandise ? Je le vois plutôt comme une sorte d'excès de nature, la dérégulation d'une fonction qui épuise les glandes, déséquilibre l'organisme et entraîne plus de violence. Des troubles de comportements se produisent lorsque les êtres vivants sont soumis à un stress ou lors d'anomalies physiologiques par exemple. Les causes sont donc soit environnementales (cas typique: surpopulation) soit internes mais je ne suis pas spécialiste. Sur les 4 derniers milliards d'années qui se sont écoulées, la nature est passée par des phases de déséquilibres ou de modifications qui ont permis le monde que nous observons aujourd'hui. Elle est en mouvement et ne compte pas sur le statu-quo. Qui sait, peut-être que les mutants de demain mangeront du goudron et des puces de smartphones abandonnés par une espèce disparue.
  23. Lasko

    Philosophie libre de sujet

    Pour un café philo, je vois qu'il y a aussi une option tchat. C'est plus "live" pour un joyeux bordel.
  24. Lasko

    Contre-nature

    Enrichissement génétique, accroissement de la diversité, mutation, augmentation des capacités de résistance et de résilience d'un organisme... La violence revêt différente forme, elle fait partie des nécessités vitale pour moi. Mais il semblerait que l'idée de non-violence ne puisse pas être, pour toi, un bon exemple de comportement contre-nature. En aurais-tu un (exemple) ?
  25. Lasko

    Contre-nature

    C'est aussi un principe de la nature qu'il y aient des choses qui vont à l'encontre de. Sinon les bactéries, les virus, les parasites... à l'origine des maladies infectieuses pourraient être considérés comme contre-nature. Ils sont pourtant bien naturels et jouent un rôle important dans l'évolution. De même pour le volcan en éruption et tous les exemples cités par Ambre Agorn. L'homme apparaît comme un trublion dans cette nature pour une raison déjà évoquée. La non-violence me semble bien aller dans une direction différente que celle des "lois de la jungle". J'ai bien dis: me semble. Mais comment la définiriez-vous ?
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