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Tequila Moor

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Tout ce qui a été posté par Tequila Moor

  1. En fait, il était quasi sûr que cette vente allait se faire dès que Musk aurait réussi à convaincre des investisseurs de mettre assez de cash dans xAI. L'entreprise existe depuis 2 ans, mais c'est seulement durant l'année 2024 que son produit phare, Grok, a commencé à être mis à disposition du public, achevant peut-être de convaincre certains fonds. xAI a d'ailleurs fait une offre publique d'achat d'OpenAI en février 2025, pour un montant d'environ 100 miliards : vu qu'elle n'a pas fonctionné, se rabattre sur X était à prévoir, afin de sécuriser une source de données captives pour entraîner Grok ou tout autre produit de xAI... Et si ça permet à Elon Musk de réduire son endettement au moment où ses entreprises se font chahuter en bourse, c'est que du bonus.
  2. Tequila Moor

    Mars Express

    Vu hier soir, pour ma part j'ai bien aimé. Mars Express a l'apparence d'un polar et d'une oeuvre de SF, mais est plus à ranger dans la catégorie film d'ambiance & à thèmes que film d'action, même s'il y a quelques scènes nerveuses. Ces dernières ne sont pas le point fort du métrage, selon moi, et leurs emprunts à Akira ou Ghost In The Shell permettent juste de les rendre acceptables, certainement pas géniales. Un autre point faible étant la musique, qui n'arrive pas à renforcer l'impact du visuel. Un dernier étant les voix des comédien(ne)s : l'impression parfois qu'ils n'avaient pas le film sous les yeux lors des enregistrements, et qu'ils ont ont dû improviser un ton ou une scansion sans indications claires de mise en scène. Niveau scénario, y'a aussi des trucs qui me titillent la suspension d'incrédulité, pas dans le bon sens : Toutefois, c'est plus pour le monde décrit, pour l'histoire narrée, pour les ambiances proposées, que Mars Express m'a emporté. Les thèmes de réflexion sur ce que veut dire "être humain" ou "être artificiel" sont intéressants, à l'instar de ce qui est proposée dans les BDs françaises Carmen Mc Callum / Travis, ou dans la série Altered Carbon. Et les ambiances mélancoliques viennent faire contrepoint à l'âpreté du monde présenté, sentiment renforcé par les visuels qui s'inspirent du néo-futurisme, en particulier Syd Mead : ainsi la direction artistique et l'animation 2D donnent l'impression d'un monde apaisé, loin du cyberpunk sale ou du réalisme très à la mode dans la SF récente, alors qu'il s'agit d'une dystopie libertarienne où les morts sont conservés comme robots-serfs sous prétexte d'immortalité, qui plus est sur le point de basculer dans la catastrophe. Donc en gros, malgré ses défauts, j'ai apprécié Mars Express.
  3. Dope Thief 2 sympathiques branleurs, amis d'enfance, ont trouvé l'arnaque du siècle : braquer la came et le fric de dealers en se faisant passer pour des agents fédéraux de la DEA. Jusqu'au jour où ils ont la mauvaise idée de recruter un troisième larron pour muscler leur jeu, et surtout de s'attaquer à bien plus dangereux qu'eux... Produite par Ridley Scott, qui réalise aussi le premier épisode, et scénarisé par Peter Craig, qui s'est fait connaître avec The Town, cette mini-série fait penser à quelques grandes soeurs, comme The Shield, True Detective ou The Wire, avec son style sec et nerveux, et la dynamique des 2 gugusses qui oscille entre émotion et vannes de bonhommes. Recommandé à qui aime le polar urbain moderne.
  4. Effectivement, le vilain greffier serait très content de déguster un oiseau goût croquettes...
  5. Service d'objecteur de conscience pour mézigue, une particularité qui existait dans les années 90, sorte de prélude au service civil. Cela durait 20 mois au lieu de 10, et on avait le choix entre des missions longues se déroulant dans une administration ou collectivité locale (un mec que je connaissais a découvert ainsi sa vocation à l'Office National des Forêts, 20 mois à s'occuper d'arbres sans presque aucun connard autour de lui, le rêve) ou des missions longues dans une association ou fondation assurant des missions d'intérêt général (social, humanitaire, culturel, etc). Pour trouver sa place, on choisissait sur une liste de missions possibles, ou bien on allait frapper à la porte des organismes accrédités, histoire de voir si c'était possible de bosser avec eux, s'ils avaient des besoins spécifiques, etc. En gros une recherche de boulot classique, option candidature spontanée proactive. Donc je suis parti visiter des organismes oeuvrant dans le domaine culturel de ma ville d'alors, qui heureusement était une bourgade de bourgeois bons vivants, aimant bouffer et boire mais aussi voir des spectacles, histoire d'élever son âme tout en s'assurant une digestion parfaite : il y avait matière. J'ai fini par trouver ce qui me conviendrait : 2 associations jumelles qui organisaient concerts de jazz, représentations d'humoristes & spectacles pour enfants, tenant une petite salle dans la "vieille ville", piétonne et médiévale. C'était à 30 minutes à pieds de chez moi, et 10 minutes en bus : le bonheur. Vu que j'étais indépendant depuis mes 18 ans, que j'avais obtenu un diplôme en 2 ans, et déjà bossé 15 mois avec un salaire correct, j'avais un appart' et du fric de côté pour tenir le temps de ce service civil : n'étant pas nourri-blanchi-logé par la Nation, fallait pouvoir assurer mes arrières. Dans ce lieu, nous étions 5 objecteurs de conscience, les tâches qui nous étaient dévolues étaient celles d'une régie spectacle classique, plus quelques ajouts : - ménage et hygiène, parfois bricolage, - service boisson et nourriture en salle, - cuisine, économat, gestion des stocks, - accueil des artistes, - billetterie et caisse, - distribution de la publicité commerciale (affiches, parfois flyers) dans toute la ville, ainsi que dans les villes secondaires sur un rayon de 75 kilomètres autour, - sonorisation et lumières, - aide à la captation de certains spectacles (sonore, parfois vidéo), - j'en oublie (la gestion des ivrognes en fin de soirée, compétence sous-estimée de psychologie appliquée...). Pour nous encadrer, nous avions principalement une régisseuse super professionnelle (pour tenir 5 mecs qui ne connaissent rien à rien, n'ont que leur enthousiasme pour eux mais croient tout savoir, il vaut mieux), ainsi que 2 types qui donnaient des directives de type "yakafaukon" (jamais écoutés) puis le big boss : un entrepreneur culturel très roublard mais compétent, hélas pas souvent là. Sans doute que certaines personnes qui me lisent vont croire que c'était la planque, en particulier les droitardés pur et dur, qui fantasment encore sur leur ancien sergent-chef dans leurs rêves moites... Mais en fait non : on bossait 50 heures par semaine, devenions très vite multi-tâches, et surtout étions responsabilisés. 5 débutants pour tout faire dans un tel environnement, avec encadrement minimum, c'est peu. Par contre, aucune plainte : personne n'était là par défaut, on faisait ce qu'on avait choisi, et sans forcément devenir amis on devenait une équipe soudée. Surtout, on découvrait un milieu professionnel qui valorise l'initiative personnelle et la compétence, et on s'y insérait sans même s'en rendre compte (titre). L'indication qui ne trompe pas : tous les objecteurs de conscience passés par cette expérience que je connais ont créé par la suite une activité, sous forme d'association ou d'entreprise. Tous. Ils n'ont pas forcément créé des emplois, mais furent maîtres de leur destin, et ne se sont jamais comportés comme des troufions à qui on donne des ordres. Ce sont des gens qui ont apporté quelque chose à la société qui les entourent, via leur créativité, leur capacité de travail, leur ouverture d'esprit et leur enthousiasme. (sauf moi, bien entendu, mais il faut bien des ratés de l'évolution...) Donc si vous voulez créer des citoyens responsables, oubliez le service militaire, et instaurez un service civil qui ait du sens, qui apporte savoir-faire et savoir-être immédiatement utilisables, et valorise les individus qui pourront rendre rapidement à la société ce qu'ils ont emmagasinés durant un laps de temps finalement court. Et si vous pensez que la culture, c'est un truc de gauchiasses, donnez d'énormes moyens à la Sécurité Civile : ce sera toujours mieux qu'un "manuel de survie" à la con. Sinon, pour qui se demande pourquoi être objecteur de conscience, en premier lieu ? Bah j'avais déjà tâté de l'internat & de la pension dans mon enfance / adolescence, donc supporter l'odeur de pet froid et de chaussette rance des chambrées pseudo-viriles, ou la connerie des blaireaux qui adorent harceler en meute la tête de turc du moment "mais c'est juste pour rigoler, t'inquiète", je connaissais déjà. Enfin j'étais assez lucide pour savoir qu'en cas de guerre majeure impliquant la France, il y aurait utilisation de l'arsenal nucléaire, donc faire des simagrées avec un flingue dans la main, je laisse ça aux psychopathes : s'il faut se faire désintégrer, ce sera à la terrasse d'un café, merci les nazes.
  6. Weyes Blood, grande découverte du mois écoulé. Prêtresse psychédélique à la voix évoquant Joni Mitchell et Nico, son folk-rock faisant penser à Tindersticks ou Portishead, et arrangements oscillant de soul 60s à pop baroque :
  7. Daredevil Born Again, S1E4. Un épisode de bonne tenue, avec plus de place accordée aux seconds rôles, ce qui permet de faire vivre ce petit monde, mais les femmes prennent en général moins d'importance. Wilson Fisk est à l'honneur, fascinant méchant comme il se doit, via un acteur qui s'amuse beaucoup à jouer toutes les facettes de son personnage, y compris en versant dans l'humour... Mais sa révélation finale d'épisode fait un peu pétard mouillé. Bon retour du Punisher, avec Franck Castle qui vise toujours juste, cette fois seulement avec les mots. La menace du super-vilain Muse se précise, hélas il n'a pas l'air impressionnant.
  8. Je redécouvre ce puissant hymne folk-rock, plus d'une décennie plus tard, et me demande si ses paroles ne sont pas prophétiques du mandat Trump II...
  9. Je me demande si ce manuel de survie va être capable d'aborder le sujet ô combien difficile de l'anthropophagie dans le délicat chapitre dénommé "La Guerre Nucléaire pour les Nuls"...
  10. Je dois avouer en avoir tellement posté que m'en souviens plus. En même temps, faire des films qui coûtent au bas mot 100 millions de dollars rien qu'en effets spéciaux, et encore 100 autres en marketing et publicité, c'est évidemment pour le fric qu'on les fait. Ou alors on s'appelle Francis Ford Coppola... Ce qui était intéressant avec le film de Verhoeven au moment de sa sortie, c'était qu'il pouvait plaire à un certain public qui se reconnaissait dans son ironie, utilisée comme mise à distance de l'idéologie et du militarisme. Ce n'était pas un public majoritaire non plus, c'est pourquoi le film n'a pas fait un super carton, mais il existait. Aujourd'hui, ce n'est vraiment pas vers cette frange du public qu'il faut se tourner pour faire du brouzouf !
  11. Ou bien dans le four micro-ondes, et on allume : ça fera le même effet.
  12. Parce que les remakes sont à la mode à Hollywood. Parce que Neil Blomkamp n'a sans doute pas beaucoup de choix sur les projets qu'on lui donne, donc bien sûr qu'il étudie le truc. Parce que la version de Paul Verhoeven n'était pas une adaptation pure et dure du livre d'origine, vu que celui-ci est une bel ouvrage de droitard pas vraiment ironique. Parce que c'est le bon moment sous Trump II de sortir des films qui puissent flatter la frange dure de l'électorat républicain...
  13. Il est décédé en 1955, et l'étude des conséquences d'un hiver nucléaire n'était pas aussi développée qu'aujourd'hui, d'ailleurs les armes de ce type les plus puissantes n'avaient pas encore été testées. Ceci dit, l'hémisphère Nord de la planète serait certainement bien plus touché, laissant la possibilité à des communautés humaines vivant dans l'hémisphère Sud de survivre et de s'adapter. Y'a plus qu'à essayer !
  14. Comme protocole en cas d'attaque nucléaire, le plus méconnu est celui-ci : avoir ce qu'il faut comme médicaments pour "partir dignement" si on survit à l'attaque mais qu'on est irradié, et profiter d'être en phase du mort qui marche pour s'appliquer cette dernière ordonnance avant que les souffrances ne deviennent intolérables. M'étonnerait que ce soit indiqué dans le manuel de survie.
  15. https://www.ouest-france.fr/europe/france/les-francais-auront-bientot-leur-manuel-de-survie-21c8ba68-03d5-11f0-a7a0-db29bf98805a "Ne sortez jamais sans vos petits comprimés d'iode, c'est important."
  16. Daredevil Born Again, S1E3. Stupeur et ronflements. Stupeur car il se passe des trucs, qui sont hélas résolus via des pirouettes scénaristiques. Ronflements car on se fait chier : gentiment, vu qu'on veut en savoir plus, mais on se fait quand même chier... Disney aura-t-il encore réussi à gâcher une pépite ? La suite de cette interrogation ô combien trépidante mercredi prochain. [EDIT] Il y a une explication possible au fait que les épisodes 2 et 3 de cette nouvelle saison se révèlent bancals : Disney avait commencé à faire des projections-tests mi-2023 d'une première version de leur série, tests qui n'ont pas plu à ceux qui connaissaient la série Netflix. Décision fut donc prise de réécrire, replanifier & retourner une nouvelle version de Born Again à compter de fin 2023. Or, c'est à ce moment-là que l'un des acteurs est décédé, ils n'ont peut-être pas eu la possibilité de lui faire retourner toutes ses scènes : donc, s'ils ont pris la décision de garder au mieux ce qu'il avait joué tout en changeant globalement l'histoire, ça expliquerait le côté simplifié de l'arc narratif de son personnage. Reste à voir la suite de la saison.
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