Scénon
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Pourquoi les religions sont problématiques pour l'équilibre de l'individu et d'une société
Scénon a répondu à un(e) sujet de Nidjam dans Religion et Culte
Par “superstitions”, vous entendez “religions”, je suppose. L'hypothèse n'est pas seulement improuvable, elle est intrinsèquement absurde. Ces civilisations sont fondées, d'un bout à l'autre, sur la religion ; leur fondement, leur raison d'être, leur origine, C'EST la religion. C'est un peu comme si vous disiez que si Homère n'avait pas écrit l'Iliade et l'Odyssée, il aurait écrit des chefs-d'œuvre bien supérieurs. Homère n'a que faire du piédestal sur lequel vous érigez et idolâtrez votre raison cartésienne, à la place du Père des dieux et des hommes, et il en va de même pour tous ses épigones, qu'ils soient poètes, philosophes ou politiques, grecs et aussi romains. -
Pourquoi les religions sont problématiques pour l'équilibre de l'individu et d'une société
Scénon a répondu à un(e) sujet de Nidjam dans Religion et Culte
Après avoir lu toutes les interventions, je trouve étonnant que la question « pourquoi les religions sont problématiques pour l'équilibre de l'individu et d'une société » n'ait pas immédiatement suscité une réponse du genre suivant : Toutes les grandes civilisations, les plus brillantes, se sont fondées sur une religion : Homère et son panthéon fondent toute la civilisation grecque et ses différentes écoles philosophiques ; l'Égypte a tenu des millénaires sur le soi-disant Livre des morts et autres écrits fondateurs ; les Évangiles sont à la base de la société du Moyen Âge ; la très longue civilisation de l'Inde est née des textes védiques ; etc. Les grands représentants de ces civilisations, philosophiques, religieux, politiques, avaient-ils leur cerveau éteint ? Leurs écrits témoignent-ils de sottises enchaînées sans fin ? Sont-ils de parfaits débiles du cerveau ? « Les sages et les saints de Dieu sont aussi intelligents que quiconque, mais ils ont plus de confiance dans la connaissance et dans l'amour de leur Seigneur que dans leurs capacités particulières. » Une société dite “moderne”, comme celle de la France laïque par exemple, a-t-elle éliminé toutes les formes de manipulation politique, ou d'information, qui se produit dans les médias, dans les écoles, dans les espaces publics, via la “pub” et toutes les autres formes de matraquage des cerveaux ? Les hommes manipulés et manipulables ne sont-ils pas au moins aussi nombreux, voire plus nombreux, que dans le passé ? -
Le roi belge avait gracié Kimbangu condamné à mort pour des méfaits jamais commis. Votre récit montre que la prison n'avait pas plus d'emprise sur Simon Kimbangu que sur Simon Pierre! Continuez s'il vous plaît, @yacths, si vous avez d'autres histoires de cette veine! C'est passionnant. J'ai lu la biographie de Kimbangu illo tempore, mais je suis sûr qu'on ne connaît pas le quart du tiers de la moitié de son histoire – comme c'est le cas pour tout ce qui vient de l'Afrique profonde. De ce point de vue, d'ailleurs, le très volumineux Histoire générale de l'Afrique est une déception immense. Aucun Européen, ou presque, ne connaît l'Afrique, ou il n'en connaît que ce qu'il a choisi de vouloir en connaître, ou encore, de ce que les Africains mêmes ont consenti de lui en faire connaître... ... qui est la plus terrible, la plus longue et la plus douloureuse. Tout cela est bien traditionnel et propre également à l'enseignement traditionnel de l'Europe.
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Oui, tout ici-bas est impermanence. « Tous veulent améliorer leur sort d'agonisants, mais bien peu tentent d'échapper définitivement à cette condition lamentable. Tous se passionnent pour les affaires du monde impermanent, bien peu pensent à étudier la révélation prodigieuse des fils de Dieu. »
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Je connais des Kimbanguistes. Leur prophète est très intéressant. Ce qu'on lui a fait subir est absolument scandaleux. Merci de vos réponses éclairantes, et des détails de cette autre affaire.
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Intéressant témoignage. Seul le garçon serait donc revenu ; mais pas la fille ?
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J'ajouterai à la réponse de Vampy qu'il est écrit aussi dans l'Ecclésiaste : « Si Dieu donne à quelqu’un biens et richesses avec pouvoir d’en profiter, d’en prendre sa part et de jouir ainsi de son travail, c’est là un don de Dieu. Il ne s’inquiète guère pour sa vie tant que Dieu emplit de joie son cœur. » C'est en ce sens-là, à mon avis, que « celui qui sait maintenir sa vie dans la grâce, dans l'amour et dans la sagesse, plaint ceux qui parlent tant pour ne rien dire, ceux qui s'agitent tant pour ne rien faire, ceux qui étudient tant pour ne rien savoir et ceux qui travaillent tant pour ne rien posséder ». Le problème de l'homme déchu, c'est que de lui-même, il ne parvient déjà pas à « maintenir sa vie », tout court.
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Pour en revenir au thème principal (« Pourquoi la grâce dérange ? »), il est écrit aussi : « Celui qui sait maintenir sa vie dans la grâce, dans l'amour et dans la sagesse, plaint ceux qui parlent tant pour ne rien dire, ceux qui s'agitent tant pour ne rien faire, ceux qui étudient tant pour ne rien savoir et ceux qui travaillent tant pour ne rien posséder. »
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Je tombe à l'instant sur cette citation, tirée du Corpus Hermeticum, dont les derniers mots complètent peut-être mon précédent message : « La grande maladie de l'esprit, c'est l'athéisme, ensuite l'opinion, qui sont accompagnés de tous les maux et d'aucun bien. » Les anciens philosophes grecs ont toujours opposé l'opinion (doxa) au savoir expérimental.
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Malgré le hors-sujet, et en attendant que quelqu'un veuille bien dialoguer sur le sujet de ce fil, je me permets de citer, en guise de réponse à votre question, ces mots du célèbre Antoine-Joseph Pernety : « Ignore-t-on d'ailleurs que les découvertes extraordinaires, telles, par exemple, que celle de la poudre [à canon] et de ses effets, n'ont d'abord trouvé dans les savants mêmes que des railleurs et des incrédules ? Ce qu'on nomme la science a souvent ses préjugés infiniment plus difficiles à vaincre que l'ignorance même. Il me semble que plus un homme a d'étendue de génie et de connaissances, moins il doit nier, et plus il doit voir de possibilités dans la nature. À être crédule, il y a plus à gagner qu'à perdre. La crédulité engage un homme d'esprit dans des recherches qui le désabusent, s'il était dans l'erreur, et qui toujours l'instruisent de ce qu'il ignorait. » J'ajoute que la plus grande erreur de l'homme consiste toujours à nier a priori, plutôt qu'à envisager telle ou telle hypothèse, même apparemment “énorme”, comme possiblement vraie. Il faudrait évidemment avoir l'envie, le temps, parfois le courage, de la vérifier. Mais la nier sans préalablement l'avoir examinée n'apporte jamais rien. Nier une chose a priori, c'est toujours s'en exclure.
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De rien. Avec plaisir.
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♦ C'est un exposé contre les superstitions et contre les pratiques occultes ♦
Scénon a répondu à un(e) sujet de Spleen nostalgique dans Religion et Culte
C'est une façon élégante de dire, à nous tous, que vous ne comptez pas dialoguer ni répondre à nos interventions. Passez une bonne journée. -
♦ C'est un exposé contre les superstitions et contre les pratiques occultes ♦
Scénon a répondu à un(e) sujet de Spleen nostalgique dans Religion et Culte
Très joli, mais tout en prétendant répondre à un détail précis de mon message, vous continuez à monologuer comme un ordinateur. Je n'appelle pas cela une discussion, et je ne vois plus très bien quoi vous dire... -
Votre proposition me surprend d'autant plus qu'elle ne correspond pas vraiment ni au sujet de ce fil ni à l'intervention à laquelle vous réagissez. De plus, dire tout ce que j'en pense nous mènerait vraiment très loin du sujet central. Je me contenterai donc de deux détails : Il y a aussi la lecture alchimique, hermétique, cabalistique, gnostique, physique. Les textes inspirés parlent de la substance et de l'essence de Dieu, ce qui est un sujet autrement plus passionnant. Il n'y a aucune progression morale dans la Bible. Il y a des versets qui, en apparence et au sens superficiel, semblent proposer une certaine morale (“tu ne voleras pas”, etc.), mais les commentateurs juifs et chrétiens ont proposé, pour ce genre de prescriptions, des explications qui vont beaucoup plus loin que la simple morale. Et c'est sans parler de tous les passages bibliques où les héros transgressent eux-mêmes très nettement les règles morales que l'on croit pouvoir tirer de la Bible...
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Un autre verset de Cattiaux, particulièrement interpellant au sujet de ce qui s'oppose à la grâce : « La médiocrité, la haine, l'orgueil, l'avarice et la malice sont des obstacles insurmontables à la grâce, à l'amour, à la connaissance, à la possession et au repos en Dieu. »
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La tradition chrétienne n'oppose pas, en effet, Ancien Testament et Nouveau Testament. On lit chez Jérôme, dans sa fameuse lettre au pape Damase : « Tout ce que nous avons lu dans l'Ancien Testament, cela même nous le retrouvons dans l'Évangile, et ce que nous lisons dans l'Évangile, cela même se déduit de l'autorité de l'Ancien Testament ; aucune dissonance, aucune opposition. » On l'oublie trop souvent : aucune tradition, fût-elle chrétienne, n'invente rien ; sans cela, il ne s'agirait pas de tradition mais d'innovation.
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♦ C'est un exposé contre les superstitions et contre les pratiques occultes ♦
Scénon a répondu à un(e) sujet de Spleen nostalgique dans Religion et Culte
Je recommande la lecture des œuvres de Paracelse. Il fustige les superstitions sans arrêt et explique même pourquoi il leur arrive de “fonctionner”. Il a été tellement loin dans ses dénonciations, notamment contre les superstitions pratiquées par l'Église catholique et le pape, qu'il a très probablement fini par se faire assassiner. Ce qui est intéressant dans les superstitions, c'est leur origine précise. Parmi les exemples que vous avez cités, il y a celui de la crainte de passer sous une échelle. Cette superstition remonte à l'histoire de Jacob endormi au pied de l'échelle qui lie le ciel à la terre, sommeil pendant lequel il a éprouvé la crainte des cieux. À cet épisode fait allusion aussi la chanson Frère Jacques. Là encore, ce signe se rapporte à une expérience religieuse authentique, en ce sens que c'est en réalité l'ange qui doit venir marquer le fidèle du signe de la croix. On devient alors « croisé ». -
Je le disais plutôt au sens que les croyants n'y songent pas toujours forcément avec reconnaissance, mais je peux tout à fait me tromper.
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En effet, Paul parle, dit-il, « par la grâce qui m'a été donnée ». Il faut noter aussi que les mots “grâce” et “gratuit” sont liés.
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La croyance, ou foi, est sans doute déjà une grâce ignorée, car on lit dans les Actes : « C'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés de la même manière qu'eux [nos pères] ».
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J'en prends bonne note et vous souhaite une excellente journée.
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Cela s'appelle “ergoter”. La Thora, c'est la Thora, et ce n'est ni ce que les chrétiens ni ce que les juifs appellent “Bible”, à moins que vous fassiez allusion au terme hébreu sepher. Ce qu'on appelle couramment “Bible”, du terme d'origine grecque,est composé des livres de l'Ancien Testament (Thora, livres dits “historiques”, livres dits “prophétiques”, et quelques autres) et des livres du Nouveau Testament (Évangiles, Actes des apôtres, Épîtres, Apocalypse). Je pense que vous le savez très bien ; ce genre de finasseries éloigne du sujet principal.
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Pour rester dans le même hors-sujet : Il y a deux catégories sur cette planète. Il y a ceux qui, au XXIe siècle, estiment que les citations tirées des Épîtres de Paul sont empruntées aux Évangiles et ne se trouvent en même temps pas dans la Bible. Il y a ceux dont les capacités de raisonnement sont demeurées fidèles à celles du Moyen Âge et qui, donc, ont compris que ces Épîtres et ces Évangiles, depuis cette époque lointaine, et en remontant bien plus haut, sont des ouvrages distincts et intégrés tous deux à la Bible. (fin du hors-sujet) Hélas, non ! je ne connais de Thomas d'Aquin que quelques commentaires, et celui qui s'intitule La Charité de la Vérité m'est complètement inconnu. Thomas d'Aquin est le grand maître de la scolastique, et à ce titre-là, il m'intéresse assez peu. Il y a de nombreux auteurs chrétiens bien supérieurs à lui, qu'ils lui soient antérieurs ou postérieurs. Mais si ce texte résume parfaitement toutes les interventions rédigées jusqu'ici, c'est très bien ; nous en sommes probablement tous ravis.
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J'ignore si ces mots s'adressent à moi ou à Vampy. S'il s'agit de moi, je vous renvoie à mes messages du 3 juin et du 7 août 2025 qui vous étaient aimablement adressés “dans un langage aisément compréhensible” et qui attendent toujours une réponse.
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Je n'ai pas suivi l'actualité de ces derniers jours. Depuis quand les Évangiles ne font-ils plus partie de la Bible ?
