-
Compteur de contenus
6 046 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par deja-utilise
-
Intuition et intuitionnisme de J. Largeault, éd. Virin La science et l'hypothèse de H. Poincaré, éd.Flammarion La bosse des maths de S. Dehaene, éd. Odile Jacob par exemples.
-
Il y a une chose qui me chagrine profondément dans cette formulation, sa signification est pour le moins aberrante ! Prenons son contraire pour bien faire ressortir l'absurdité: L'absence de sentiment unilatéral justifiant la perduration de la relation n'est pas autre chose que la manifestation de ... ( ? ) Hérésie, folie, stupidité, incohérence, antinomie, mal à propos, tromperie, enjeux dissimulés, etc... au choix ! Qui se mettrait en couple sans sentiment, quelle pourrait en être la raison pernicieuse ou défaillante ? À l'inverse maintenant, si l'on en revient à ton affirmation, cela ne renvoie donc pas nécessairement à de l'égoïsme, car l'opposé d'une des raisons au-dessus ne conduit pas inéluctablement à celui-ci, au mieux il aurait fallu que ce premier mouvement dans l'autre situation ait été l'altruisme, mais corrélativement on n'est pas amoureux/en couple par altruisme, ce n'en est qu'une modalité, qu'une facette, non sa substance ou son essence ! L'amour est un sentiment qui échappe à la raison nécessairement, sinon ça devient un calcul, une maladie ou de la bêtise... Je ne développe pas plus, je pense que c'est suffisamment clair, l'idée maitresse a été exposée.
-
En réalité la question revient à savoir si les deux pièces du puzzle qui s'étaient assez bien emboitées à l'instant T, le pourront encore lorsqu'elles auront changé de forme ultérieurement ? Et la réponse est: ça dépend des personnes et du couple en question, il n'y a aucune recette de pré-établie, c'est plus de l'ordre du concours de circonstances, si l'on admet que nous changeons d'une manière plutôt imprévisible, ces deux personnes seront comme deux étrangères, qui par chance peuvent encore se retrouver ou non, comme si on avait à nouveau tirer au hasard 2 pièces du puzzle et de constater qu'elles arrivent à s'assembler encore... Et vu le nombre de couples, statistiquement il y en a qui répondent à ce maintien, à cette harmonie, bien qu'en berne, et d'autres pas. Il faut dire aussi que le contexte est plutôt favorable à plier les gaules dès la moindre couverture nuageuse, c'est dans les mœurs de se séparer pour un oui ou pour un non, comme n'importe quel autre produit de consommation qui ne donne plus satisfaction, tout comme il faut bien également le reconnaitre, la femme n'est plus tributaire et dépendante de son mari à tout point de vue, ce sont trois pivots importants qui permettent aujourd'hui de passer du coq à l'âne ( les mœurs, consommer l'amour/autrui et l'émancipation féminine ), on peut sans doute en rajouter d'autres, comme l'individualité exacerbée, la suprématie du Moi...
-
Ce qui qualifie un être vivant, et a fortiori un humain, n'est pas qu'une question de mesure ! Ainsi en va-t-il de sa santé, de son intelligence ou de sa conscience, voire de son amour ou sexualité, est-ce qu'une mesure de pouls nous assure de la bonne santé d'une personne, est que un chiffre unique arrive à cerner la complexité cognitive d'un individu, est-ce qu'un indicateur quelconque serait en mesure de chiffrer nos sentiments ou un mouvement pulsionnel comme notre sexualité ? Mais aussi, quel crédit apporter aux images médicales comme l'IRMf ? Que mesure-t-on au juste et dans quelles conditions ? Est-ce transposable sans réserve dans la vraie vie, bien loin du cadre expérimental de laboratoire contrôlé ? Il suffit déjà de savoir que le signal n'est pas un signal brut, mais un qui a été reconstruit, entre autre, il y a comme une soustraction, entre l'état de " repos " et celui d'activité dirigée, ensuite on essaie de retirer l'un de l'autre ! Le cerveau ne serait-il également qu'un organe qui consomme de l'oxygène, et n'aurait pas d'activité électrique ? Pourquoi la neurobiologie aurait-elle plus de succès prédictif, que la phrénologie, l'électroencéphalographie ou la magnétoencéphalographie ? Vouloir donc discuter en détail, avec grand raffinement, à partir d'une source hautement critiquable en elle-même, n'est-ce pas se retrouver à se focaliser sur des détails ou à parfaire le contenu d'un traité d'astrologie, d'alchimie ou de phrénologie, avec tout le sérieux que l'on voudra, alors que dès l'origine l'entreprise est vouée à l'échec, à l'erreur intrinsèquement ? Se prendre au sérieux à partir d'une méthode qui elle n'a pas tous les critères de la respectabilité !? N'a-t-on pas déjà traversé ce genre d'épisodes par le passé, comme de vouloir mesurer l'intelligence d'un humain par ses caractéristiques crâniennes, réduire la vie à un code génétique, les troubles mentaux systématiquement à des perturbations sexuelles refoulées ? Et la conscience à des trucs qui scintillent sur un écran, en étant coincé dans une machine artificielle ? D'autre part, est-ce qu'il y en a au moins un, qui s'est demandé au préalable si la conscience était une faculté individuelle, uniquement dépendante de l'individu étudié ? Je m'explique, dans une conversation avec mon ami Jedino, j'en étais arrivé à l'idée que l'amour n'était pas visible dans l'esprit d'un seul des protagonistes, que c'était l'unisson/la résonance entre ces deux esprits qui créait l'amour, le sentiment, et de vouloir voir l'amour sur une console en ne prenant qu'un seul des amoureux, était peine là aussi perdue ! Ce serait comme de vouloir comprendre l'effet Larsen en ne prenant que le micro ou que le haut-parleur en quelque sorte, en l'étudiant sous toutes les coutures mais individuellement, on passe à côté du phénomène ! De même si la conscience est bien un phénomène émergent, qui plus est, stimulée, développée et/ou mise en lumière par la vie en groupe, en société, c'est donc bien l'interaction entre individus qui permet à cette protubérance de devenir saillante, comme il en irait avec un cailloux au fond d'un sceau de sable, à force de le secouer, de le triturer, de le manipuler en tout sens, ce cailloux petit à petit se hisse grain après grain au-dessus de son état précédent, jusqu'à émerger du sable, en venir à la surface, comme la conscience en viendrait à s'extirper de l'inconscient par le jeu des autres, à remonter à la surface, à se libérer de sa matrice enveloppante. Vouloir donc étudier la conscience ou l'amour en ne prenant qu'un seul et unique individu isolé de ce qui fait sa spécificité, serait donc comme de vouloir comprendre la résonance acoustique sur un poste hifi, en n'étudiant qu'un seul élément de l'ensemble, autant dire que l'on passe à côté de l'essentiel ! Par ailleurs et pour finir, sait-on où se situe la sexualité, l'imagination dans notre cerveau ? Dans nos gènes ? Pourquoi en irait-il autrement pour la conscience ? N'est-ce pas tergiverser interminablement à partir d'une fausse route ? Le problème n'est pas la neurologie, c'est de vouloir encore et toujours réduire l'humain à une seule composante, à une seule explication, à une cause... et puis à terme, à des recettes miracles ou des emplois nauséabonds de ces pseudo-découvertes, comme pour l'apprentissage de la lecture par ce même aimable S. Dehaene, comme si des découvertes empiriques transgénérationnelles étaient sans valeur, infondées, voire sales, à l'instar peut-être un jour de procréer grâce à l'hégémonie scientifique par voie artificielle, et de bannir les rapports naturels instinctifs; le scientisme ou le physicalisme sont dangereux... pour la Vie !
-
L'amour - d'amoureux - n'est-il qu'égoïsme ? Et bien, si nous l'envisageons un tant soit peu sérieux et mutuel cet amour, on pourra dire qu'il y a une complémentarité en même temps qu'une similarité pour chaque membre du binôme. Dès lors, si on se focalise sur la partie analogue, on peut y voir comme notre reflet et donc une espèce d'égoïsme, en revanche si l'on porte notre attention du côté de ce qui nous complète, de ce qui nous manque ou de ce qui nous fait défaut, ce n'est pas notre " moi " qui nous fait rêver, qui nous subjugue, mais celui de l'autre, ce qu'il est et que nous ne sommes pas justement ! Ce n'est pas de l'altruisme pour autant, souvent présenté et opposé à l'égoïsme, mais de l'anté-égoïsme si je puis dire, un " non-moi " en somme. Donc non, l'amour réciproque, n'est pas - uniquement - un égoïsme maquillé.
-
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Reprenons, si tu veux bien, au commencement, car je ne lis pas toutes tes interventions ici ou ailleurs, et de plus, mon approche n'est pas historique, mais bien portée sur une dimension de philosophie politique, c'est à dire sur les idées ou les concepts principalement. Je reprends mon exemple familial, dois-je attendre que mes enfants me fassent part de leurs doléances, de leurs griefs pour que j'accomplisse mon devoir de père, de protecteur et de chérisseur ? C'est-à-dire que j'attende que mes enfants s'expriment pour que j'agisse en conséquence ? Et si oui, comment faire avant qu'ils n'acquièrent le langage et sa maitrise ? Ou au contraire, je fais en sorte qu'ils ne manquent de rien, que leurs besoins soient comblés, qu'ils puissent exprimer leur potentiel ou que j'anticipe pour qu'ils puissent prendre la voie qui leur convient, sans souffrir inutilement !? Ce que je veux dire, c'est que si une personne en arrive à exiger le droit de parler, c'est qu'en amont cela trahit un besoin plus concret, un manque, une privation d'agir ! T'en étais-tu rendu compte ? Si on imagine un instant une société, où chacun peut exploiter ce qu'il est, à partir de ce qui existe ou en mettant en place ce qu'il faut, il n'a donc plus besoin de réclamer un droit de libre expression, puisqu'il peut agir quasiment comme il veut, cette exigence n'est plus pas une condition sine qua non. Dans une(ma) famille on ne vote pas non plus en général, les rôles sont déjà distribués et puisque chaque membre peut vaquer à ses occupations, il n'y a pas nécessité de choisir, de se ranger à l'unanimité, car nous avons un socle commun d'habitudes et de valeurs qui fait référence ou consensus, bien qu'à tout moment, il soit possible de déroger aux règles, non par un vote, mais parce que les explications/justifications sont entendables et autorisent une exception ou d'abroger la règle/habitude ( c'est bien parce qu'il y a une règle de vie contraignante, une sorte d'imposition, qu'une discussion libre va permettre de surseoir, puis de modifier éventuellement la règle en conséquence ) ou que l'usage la rende obsolète. Il n'y a bien que pour des loisirs communs, et donc une union délibérée, qu'une délibération à la majorité se fait jour, mais ça reste rare. On peut en venir à une question plus fondamentale encore: À quoi sert de parler, de s'exprimer ? Dans quel but ou quelle perspective ? Si c'est pour retracer ce que l'on a fait, ce que d'autres ont fait ou ce que l'on voudrait faire, on en arrive rapidement au constat que c'est l'agir qui prime et non les mots ! Le verbe n'est qu'un moyen de communication, mais ce n'est pas une fin en soi, ce n'est qu'un intermédiaire pour un autre but ! Alors une organisation de société où les manques, besoins et potentialités sont pris en compte, anticipés, conjurés ou mis à disposition effective des individus, les gens n'ont plus qu'à faire, qu'à agir, comme il en irait dans un état de nature, où la personne qui a faim cueille le fruit sur l'arbre, si elle est fatiguée s'allonge, ou de passer un bon moment avec sa famille à l'écart du tumulte, etc... Ou encore, tel l'enfant qui grandit sous la bienveillance de ses parents, qui ont déjà pensé à tout ou presque pour lui, pour son épanouissement. Ne serait-ce pas là, une forme de démocratie hautement enviable ? Sans liberté d'expression ou droit de vote, mais faite de coopération, d'interdépendance et de respect, comme des sociétés plus " primitives ", plus petites ou mêmes des sociétés non humaines: où il est plus question de liberté d'agir dans la limite de celle des autres. -
Suite critiques neurosciences: https://en.wikiversity.org/wiki/Neuroscience/Criticism https://sociologies.revues.org/5264 http://efleury.fr/le-cerveau-na-pas-desprit/ https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1114250 http://www.slate.fr/story/76106/cerveau-fin-recherches-debiles https://www.educavox.fr/innovation/recherche/les-neurosciences-la-grande-illusion-en-education http://demain-lecole.over-blog.com/2017/06/mefiez-vous-des-neurosciences.html https://blog.mondediplo.net/2017-10-13-Le-Nobel-l-economie-et-les-neurosciences https://www.icem-pedagogie-freinet.org/sites/default/files/la_lettre_du_laboratoire_de_recherche_cooperative_de_licem_sept_2017_0.pdf https://www.routledge.com/Neuroscience-and-Critique-Exploring-the-Limits-of-the-Neurological-Turn/De-Vos-Pluth/p/book/9781138887350
-
Neurosciences et limitations: Ce qui conduit les neuro-psychologues Evelyne Clément, Fabrice Guillaume, Guy Tiberghien et Bruno Vivicorsi[9] a conclure un article dans le Monde diplomatique ainsi : «(..) le cerveau est le substrat matériel de notre activité mentale, mais il ne pense pas ; seule la personne pense. Et le contenu de ses pensées trouve son origine à l’extérieur du cerveau, dans son environnement interne et externe. L’image ne donne pas à voir des pensées, mais des corrélats biologiques de ce que fait un être humain quand nous disons qu’il pense : activité électrique, variation du flux sanguin, etc. Le cerveau est la condition objective de la réalité mentale, mais c’est cette réalité mentale qui le façonne. Oublier ces deux faits relève de la neuromythologie scientiste. » https://www.educavox.fr/innovation/recherche/les-neurosciences-limites-epistemologiques-3 Mais la situation n'est pas sans espoir. Les neuroscientifiques commencent à demander l'aide des mathématiciens a posteriori pour expliciter des résultats qu'ils n'arrivent pas à comprendre avec leurs outils trop simplistes. Il faudra encore un long travail de rationalisation pour qu'à l'instar de la physique la théorie mathématique précède l'expérimentation, et qu'ainsi les neurosciences complètent cette révolution épistémologique qui permettra de surmonter l'obstacle imposé par nos capacités limitées à appréhender la complexité du système nerveux. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/09/30/neurosciences-les-limites-de-la-methode_3487335_1650684.html#FhbGLMUAfkv7trHd.99 http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/09/30/neurosciences-les-limites-de-la-methode_3487335_1650684.html Difficile pour la philosophie d’étudier l’esprit en ignorant tout des neurosciences. En retour, les neurosciences ont bien du mal à déchiffrer la conscience ou la pensée. https://www.scienceshumaines.com/l-esprit-a-l-age-des-neurosciences_fr_34303.html Faut-il assassiner les neurosciences ? [mercredi 20 mai 2015] Denis Forest, avec ce livre, crée une nouvelle catégorie ; le neuroscepticisme , qui désigne l'ensemble des courants de pensée qui contestent la validité des méthodes ou des résultats des neurosciences. De ce neuroscepticisme, il dresse un portrait riche et précis. Elen LE MéE Compte tenu de l'influence grandissante des neurosciences, il est utile de reprendre point par point, les arguments des neurosceptiques afin de mieux circonscrire le champ d'action réel des neurosciences, au-delà de ce qui paraît en être illusoirement attendu quand « ajouter une référence aux neurosciences augmente la confiance des profanes dans la validité d'une explication, quand bien même les données neuroscientifiques invoquées n'auraient aucune pertinence explicative » . Denis Forest reprend donc les arguments des neurosceptiques sans pour autant basculer dans un « neuronihilisme » qui ne concéderait absolument rien aux neurosciences. Closant le premier chapitre de son livre, Denis Forest, lui, concède ceci : « le neuronihilisme est la version hyperbolique et pessimiste d'un souci méthodologique légitime en son principe. Ce qui est en cause, plus que jamais, n'est pas la valeur de la science en général, mais le risque de l'engloutissement des études de premier plan dans un déluge d'études méthodologiquement incertaines, allié au risque du dévoiement des neurosciences dans une neuropolice des individus et des consciences qui confond de manière intéressée le possible, le probable et le certain. Mais si, dans sa version nihiliste, le neuroscepticisme est stérile, dans sa version exigeante, il est indispensable ; il est, comme enquête sur l'enquête, un moment du débat de la science avec elle-même. » C'est à dire que si l'objectif de Denis Forest ne relève pas, comme il le dit, d'une démarche polémique qui approuverait les arguments des neurosceptiques, il ne consiste pas non plus à en démontrer le caractère infondé : au contraire, car les neurosceptiques formulent, à l'encontre de la démarche des neuroscientifiques, des objections qui seraient dignes d'être relevées par des scientifiques qui auraient à les prendre en compte pour améliorer leurs techniques. L'une des nombreuses failles des neurosciences relevées dans le livre concerne l'usage du signal BOLD qui, indiquant l'activation des neurones dans une zone du cerveau, est utilisé afin de voir quelle zone fonctionne pour une tâche. Denis Forest mentionne que si les neurones activés lors d'une tâche sont en fait des neurones inhibiteurs, alors la carte du cerveau est fausse. L’auteur rend par-là assez bien compte de la complexité de la démarche cartographique en neurosciences... si toutefois il n'en nie pas complètement la validité quand il ajoute à ses constats : « Pour toutes ces raisons le signal BOLD risque d'être aussi informatif sur le détail de ce qui se passe dans le cerveau que, pour des extraterrestres, un film des activités d'un ministère montrant des individus qui remuent les lèvres et qui échangent des feuilles de papier. » https://www.nonfiction.fr/article-7583-faut_il_assassiner_les_neurosciences_.htm Est-il possible que cet impérialisme, qui a aussi des implications philosophiques, voire politiques (cf. par exemple Tiberghien, G. 2007. “Entre neurosciences et neurophilosophie : la psychologie cognitive et les sciences cognitives.” Psychologie Française 52(3): 279-297), soit parfois malhonnête scientifiquement, alors même qu’il se fonde sur son appartenance aux sciences « dures », les « vraies », pour affirmer sa supériorité sur les sciences sociales ? C’est en tout cas ce que suggère un très intéressant article à paraître dans Perspectives on Psychological Science. Le point de départ de ce papier est l’étonnement des auteurs devant les corrélations étonnament élevées (entre la mesure ou l’automesure d’un trait de personnalité ou d’une émotion et l’activité du cerveau mesurée par imagerie à résonanance magnétique fonctionnelle – fMRI) citées par nombre de papiers dans le domaine (souvent de l’ordre de .8 voire .9). Or, les auteurs vont démontrer statistiquement comment cela est non seulement étonnant, mais même statistiquement impossible, compte tenu des imprécisions de mesure tant du côté de la personnalité, des émotions, des comportements sociaux, etc. que de l’imagerie du cerveau. https://joelgombin.wordpress.com/2008/12/31/les-neurosciences-sociales-une-arnaque-scientifique/ Loin de Pierre Barthélémy, apparemment, l’idée de discréditer toutes les recherches en neurosciences, mais il faut avouer que les « négligences méthodologiques » relevées dans une discipline échappant mal aux exigences médiatiques mais néanmoins difficile et nécessitant à la fois rigueur, conscience, finesse, subtilité et transparence ne contribuent pas à la rendre crédible et à recevoir les résultats qu’elle diffuse sans suspicion. http://www.lecture.org/revues_livres/actes_lectures/AL/AL122/AL122_p77.pdf CONTROVERSE. Indispensable IRM fonctionnelle : utilisée depuis près de 15 ans, l'imagerie par résonance magnétique a très largement contribué à construire la plupart de nos connaissances actuelles en neurosciences, ainsi qu'à dépister les maladies cérébrales. Non invasive, elle permet d'identifier avec une grande précision les zones où l'oxygène sanguin est consommé (l'hémoglobine sanguine ne s'aimante en effet pas de la même façon selon qu'elle soit chargée ou non en oxygène). Un principe théorique très clair, mais qui n'est pas si simple à mettre en oeuvre dans la pratique. Une équipe suédo-britannique a en effet jeté un sacré pavé dans la mare début 2016, en révélant, via un article publié dans PNAS, qu'un "bug" dans les logiciels d'IRM pourrait invalider jusqu'à 40 000 études scientifiques déjà publiées. En cause ? Un taux de faux positifs (voir encadré en bas de l'article) qui pourrait atteindre jusqu'à 70% dans certains cas. https://www.sciencesetavenir.fr/sante/une-etude-remet-en-cause-la-fiabilite-de-l-imagerie-irm_105267
-
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Ça permet surtout de remettre tes idolâtries à leur place imparfaite, toi qui ne jures que par l'Inde fétiche. Et puis comme à l'accoutumée tu déformes par incompréhension de ta part, les propos des autres, ne vois-tu pas d'où je suis parti et l'enchainement de tes réponses iconoclastes ( rappelant au passage que la démocratie grecque et consœurs ne sont pas des démocraties selon toi, on part donc de ce cadre implicitement, une démocratie comme au Canada ou en France par exemples, contrairement à la prétendue démocratie indienne on imagine ): C'est une définition, comment dire... un peu légère, et qui a l'immense inconvénient de ne pas être pratique, du genre: comment on fait pour mettre en place la liberté d'expression concrètement ? T'as juste à comparer avec son contraire, quand la liberté est confisquée par l'État. Euh... l'État ( démocratique ) et la démocratie dont on parle, ce n'est pas la même chose ? Je ne comprends pas, qu'est-ce qui n'est pas la même chose ? L'État ( démocratique ), écris-tu, et la démocratie dont on parle, ce n'est pas la même chose ? Pourquoi ? l'État (démocratique) et ma démocratie. Quand on s'adresse à une personne qui ne comprend ni les questions, et répond à côté de la plaque, ni ses propres réponses en mélangeant tout, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Ni même la méthode philosophique de l'argumentation, de l'explication, du raisonnement, de la monstration ou d'expliciter ! Quand bien même tu es un brave garçon bien gentil, je suis quelque peu dépité car j'ai l'impression de communiquer avec Dit Siri ou Ok Google ! ( ce n'est pas de l'agression vis à vis de ta personne, ou te mettre minable publiquement, uniquement de te faire sentir le malaise à défaut de pouvoir te le montrer, tellement tu es enfermé dans ton univers psychorigide et bien souvent hors démarche philosophique, j'en suis navré d'avance pour toi ) -
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Violence mondiale: http://www.topito.com/top-pays-plus-dangereux-monde https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/886/reader/reader.html?t=1480703870204#!preferred/1/package/886/pub/887/page/6 Liberté d'expression: https://www.tuxboard.com/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2013/ http://lintegral.over-blog.com/2017/04/classement-2016-de-la-liberte-d-expression-et-de-la-presse-dans-le-monde.html Où l'on voit les très bonnes places de l'Inde ( ironie ) ! Et puis sa formidable démocratie, avec son histoire: http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-regionaux/le-monde-indien-populations-et-espaces/articles-scientifiques/la-democratie-indienne-est-elle-representative -
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Euh... l'État ( démocratique ) et la démocratie dont on parle, ce n'est pas la même chose ? C'est pas une définition, ni même une tautologie, c'est un non-sens ! Si on cherche la définition de ta démocratie à partir d'un état démocratique qui confisque la liberté, ça risque de ne pas trop nous aider... Parce que c'est à moi d'expliquer ta conception de la démocratie ? Oui pourquoi pas, et à l'heure du numérique et de son omniprésence, on peut même envisager que les citoyens ne votent plus pour des représentants, mais directement sur les sujets qui les concernent et qui ont une certaine importance, l'intendance pouvant être traitée par les fonctionnaires. Et après la libre expression, il se passe quoi ? On se regarde en chien de faïence ? On retourne à la torpeur d'où on est sorti ? Y a quelqu'un qui agit ou on continue à tchater librement ? Les mots n'ont jamais remplacer les actions, je le vois où le bât blesse mon brave ! Je n'ai pas suivi, mais effectivement, il y a les citoyens ( qui ont le droit de vote ) et la population ( les habitants/résidents ) du pays considéré, et c'était déjà comme ça à Athènes. Pour faire simple: De léser personne ! ( personne digne de respect cela va sans dire, car on ne va trop écouter un politicien véreux ou un pédophile exprimer leurs doléances non plus ). Avant de vouloir positiver, il faut éviter le négatif, dit autrement, il faut donc sortir du déni, de l'indifférence, de la bêtise, des laisser-pour-compte, de l'hypocrisie, etc... et se pencher aussi sur ceux qui ne peuvent rien revendiquer pour quelque raison que ce soit, humains comme non humains. Il faut que tout le monde y trouve son compte, même si personne ne peut être pleinement sustenté, que chacun ait une place et un rôle dans la société. Est-ce que dans le cercle familial, il est besoin de voter ou de s'exprimer librement pour avoir une place, ou bien cette place arrive en premier, puis bon an mal an, on change, on se cherche, on se trouve, on s'adapte ? Et dans la nature, les animaux sociaux ont besoin de parlementer pour s'organiser ou d'élire un chef à main levée, et est-ce définitif ? Est-ce pire que les sociétés humaines ? En général, quand on pose des questions, on attend des réponses, non d'autres questions qui nous sont retournées comme des boomerangs ? Si je cris " il y a quelqu'un ? " j'attends autre chose que mon écho ! Tu inverses la vapeur, toujours à faire parler l'autre mais ne rien dire soi-même, c'est certainement une excellente technique de manipulation, mais en philosophie on attend autre chose que des tours de passe-passe, d'aligner des mots les uns derrière les autres, mais qui ne renvoie à aucune idée, aucun développement, rien sur quoi s'agripper, rien à se mettre sous la dent, du bruit, beaucoup de bruit où il n'y a rien à entendre à chaque fois... On ne te demande pas un cour, mais de dire ce que tu as dans la tête, de coucher noir sur blanc ce que tu penses, ce que tu sais, et non pas tes convictions, ni tes préférences, tes goûts ou tes jugements de valeur, ou dénigrer ceux des autres que tu crois percevoir/lire. La plupart je te les dois mine de rien... -
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Si ce n'est pas sur la partie philo, alors effectivement je ne pouvais pas en avoir connaissance. C'est une définition, comment dire... un peu légère, et qui a l'immense inconvénient de ne pas être pratique, du genre: comment on fait pour mettre en place la liberté d'expression concrètement ? Et puis, deuxième écueil et non des moindres, une fois que l'on a bien causé tout ça tout ça, on fait-y comment pour prendre une décision ? Qui c'est qui décide, qui tanche, et comment on l'impose à tous ou pas d'ailleurs, chacun fait ce qu'il veut dans son coin peut-être ? Et encore, de quelle type de démocratie il est question ? Tout le monde donne son idée ou des représentants seulement, en quel nombre, et comment est-ce qu'ils sont répartis, y a-t-il des limitations de pouvoir, ils se répartissent en groupes, en clans, en castes égalitaires, de quoi sont-ils faits et sur quelle base, c'est pyramidal ou " horizontal ", etc... ? ( Non ils discutaillent seulement !? ) Ça ressemble étrangement à l'injonction ironique coluchienne: " De quoi ils se plaignent les gens ? " " Ils ont faim " " Ben ils n'ont qu'à manger " Quand on a faim, il n'y a qu'à manger, et pour la démocratie, il n'y a qu'à s'exprimer librement, voilà qui nous fait de belles jambes ! On est bien avancé avec ça... -
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Et c'est une insulte ? N'est-ce pas ce que tu fais, et ne le reconnais-tu pas toi-même qui plus est, de rabâcher sans cesse la même chose, objet de tes plaintes à répétition ? -
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Il ne me semblait pas t'avoir agressé, mais au contraire, invité à dégager convenablement tes idées et même à les développer, en effet, cela fait un certain temps que je te vois rouspéter que l'on ne sait pas ce qu'est la démocratie, et comme à l'accoutumée, au lieu d'en profiter pour le faire, tu fais le mariole, c'est dommage, tu vaux bien mieux que ça ! Tu n'as bien évidemment répondu à aucune objection, tu as tout évincé par une pirouette qui malheureusement te caractérise de plus en plus, je suis déçu ! Je te réponds sérieusement et toi, tu prends tout à la légère, et sous quel prétexte ? Parce que je ne partage pas tes vues sur l'âme ou sur Dieu et ce genre de broutilles, mais j'oserais dire qu'importe pour ce qui nous occupe présentement... M'enfin, c'est toi qui vois, comme d'hab. -
Tout ceci je peux l'entendre, et je crois que nous nous entendons là-dessus. Je suppose que cela renvoie à ce que tu viens de dire, la notion de dialectique - les deux faces d'une même pièce - pour la progression de la connaissance, l'erreur, puis la découverte de celle-ci et sa rectification. Et l'évolution serait donc ce mouvement qui nous fait passer à un savoir " moins pire ". Néanmoins, est-il nécessaire de se tromper pour apprendre ou progresser ? J'en doute. Si nous nous trompons, autant tirer avantage de cet échec, de le rentabiliser, de l'optimiser, d'en faire quelque chose, mais ce n'est pas une voie inévitable, on peut faire bien tout de suite, réfléchir et anticiper pour ne point se tromper, il faut aussi savoir écouter les dissonances qui résonnent en nous ( notre intuition ), ce qui est souvent le signe que quelque chose cloche, tous nos " sens " doivent être en éveil, tout mon être doit donner son aval, aucune incohérence interne ou externe, présente ou passée, ne doit venir troubler mes pensées, et là peut-être je devrais éviter l'ânerie... Je dirais donc qu'il faut être totalement consistant entre ses pensées, ses dires et ses actes, passés, présents et futurs et la réalité, ce n'est pas une mince affaire, mais c'est le prix minimum à payer pour prendre la bonne direction !
-
Et bien, ça c'est de l'argumentation ou je ne m'y connais pas ! Bon, je reste quand même sur le bienfait de la première partie, que je prends pour un compliment, mais que je ne t'y reprenne plus, hein ! Ce n'est pourtant pas faute d'avoir dit, que je ne me positionnais pas comme un éducateur d'esprit, juste de m'entretenir avec ceux qui désirent tout comme moi, comprendre. Mais comme je m'exerce à ce " jeu " depuis plusieurs décennies - trois et un peu plus - à présent, j'ai une certaine longueur d'avance, ce qui ne signifie pas que je ne puisse pas chavirer par une pichenette de la part d'un illustre autre inconnu... Ma foi, cela ne s'est pas encore produit, mais je soupçonne sérieusement ma fille de finir par y arriver, à ce rythme là. Mais effectivement, si j'étais dans cette démarche j'aurais ce sentiment que tu évoques, non sans malice de ta part cela-dit en passant, raison pour laquelle je ne suis pas dans ce trip, il ne sert à rien de vouloir convaincre quelqu'un qui ne veut pas l'être, qui ne veut pas comprendre, qui ne veut pas se remettre en cause, bref qui ne veut pas tout court, d'où mon sous-titre explicite ! Je cherche quelque part d'autres " extra-terrestres ", et en même temps je ne cache pas qu'en participant avec les forumeurs en public ou en privé, j'apprends, peut-être pas toujours par le contenu des messages, parfois donc sur qu'il y a de périphérique, de non-dits, d'attitudes, etc..., j'appellerais ça les péri-sujets, mais aussi de temps en temps par le fond même de qui est exposé, je découvre de nouveaux sujets, auxquels je n'avais pas encore eu l'occasion de songer par exemple. Je suis tout à la fois, à tour de rôle, un méta-philosophe en quelque sorte ( ça te rappelle quelque chose ? ) ! Et quand on me prend par un bout, je répond par un autre, la philosophie est une harpe qui peut faire résonner plusieurs cordes, en déphasage ou à l'unisson, et quitte à choisir... autant tout prendre, non ? Et comme je le disais à un ami commun, il n'y a pas si longtemps, il n'est pas impossible, après m'être émancipé des lectures de philosophes, que j'en vienne à m'affranchir de la philosophie elle-même d'après quelques indices fugaces qui se présentent à moi de temps à autres, ou alors, ce n'est pas encore extrêmement limpide, que l'acte même de philosopher se fasse en temps réel, et non en décalage à tête reposée comme cela arrive systématiquement pour les philosophes estampillés comme tels, autrement dit que je fusionne complètement avec cette " discipline ", ou que j'embrasse sans retenue l'état d'esprit dont je te serine, qu'il soit moi à chaque instant de mon existence, à chaque seconde qui passe, en clair qu'il n'y ait plus qu'un seul moi... Ça t'a plu ?
-
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Oui et non, on subit plus que l'on sème, entre nous. Et la démocratie, qui t'est si chère, n'est-elle pas la résultante de ces éléments, que sont les citoyens, qui eux-mêmes sont imparfaits, comment construire un outil parfait avec des éléments qui sont dès le départ bancals ? La démocratie n'est qu'une des formes de la République, et d'ailleurs je suis d'accord avec toi, il n'y a pas une mais des démocraties. Néanmoins, dans tous les cas, ça n'empêche aucunement le vice en chacun de s'exprimer, quel que soit son poste ou sa position dans la société, démocratique ou pas ! Je t'invite si le cœur t'en dit, à voir The circle avec Tom Hanks, jusqu'où on pourrait aller sous couvert de démocratie, sans pour autant éviter le pire. Oui sans doute, mais ce ne sont pas les feuilles qui donnent un arbre, alors que se sont les citoyens qui donnent une démocratie, et si chaque individu était intègre, la Justice n'aurait même plus de raison d'être, pour moi, c'est prendre le problème à l'envers, si Justice il y a besoin, c'est que l'Homme dans sa nature première n'est pas - uniquement - juste et ne tient pas non plus à l'être tout le temps, cette Justice est donc là pour remédier aux vices de l'humain en général, or si ces vices étaient abrogés d'une manière ou d'une autre, la police, l'armée, les tribunaux n'auraient plus aucune raison d'être, comme l'arbre qui pourrait absorber l'humidité de l'air par l'ensemble de ses feuilles et redistribuer l'eau jusqu'aux racines plantées dans du sable aride ! Tout est une question de perspective mon brave ! -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Juste une toute petite chose, si je peux me permettre ma chère amie. Une sphère ou un tore n'ont pas de limite, si je promène dessus en 2D, mais elle ne sont pas illimitée pour autant en 3D ( elles ont donc une limite spatiale, pourtant je peux les parcourir d'une infinité de façons différentes ou même, tout simplement, ne jamais rencontrer de bord ! ). Y aurait-il l'équivalent en partant de la 3D, that is the question ? -
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
http://www.slate.fr/france/86391/non-intervention-agression http://www.marieclaire.fr/,video-une-femme-se-fait-violer-85-des-passants-indifferents,736450.asp http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/24/01016-20140424ARTFIG00208-lille-agressee-sexuellement-dans-le-metro-les-temoins-ne-reagissent-pas.php http://www.20minutes.fr/societe/1799895-20160304-video-viol-metro-paris-devoir-agir-si-temoin-telle-attaque https://sanscompromisfeministeprogressiste.wordpress.com/2014/10/29/un-court-metrage-denonce-la-lachete-ordinaire-des-personnes-temoins-dun-viol/ -
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Un chien d'attaque élevé, dès son plus jeune âge, par un maitre respectueux, affectueux et sensible au moindre indice d'agressivité, donnera très certainement un chien doux et docile. En revanche ce même type de chien élevé par un individu qui favorise la violence, la rage d'une quelconque façon, y compris sur l'animal lui-même, développera un penchant irrévocable pour la bestialité, et toute tentative de dressage ultérieure sera inefficace. Les chiens de maitre-chien peuvent aussi être dressés dans ce sens là, et on ne peut pas pas les approcher sans leur maitre à proximité, le lien unique qui les unit est indéfectible, il faudra euthanasier l'animal si son dresseur n'est plus ou le maintenir à vie en cage. C'est ce qui se passe avec les violeurs, récidivistes par exemple, ou les pédophiles, c'est inscrit en eux dorénavant. Une fois qu'une certaine sauvagerie s'est immiscée chez l'individu, et ce dès son enfance, j'ai bien peur que cela prenne un caractère irréversible, qu'il soit trop tard, à moins qu'il n'est fait que semblant pour survivre, en revanche si c'est une façon de vivre intériorisée, il faut vraiment un choc important pour avoir une chance de lui faire prendre conscience de son propre état, ou susciter une peur telle qu'il y réfléchira à deux fois avant d'agir, mais ceci n'est efficient que pour ceux qui ne sont pas trop " atteints "; par exemple les djihadistes ne sont plus raisonnables y compris par la peur suprême de mourir, reste l'option de la torture, qui est pire que la mort elle-même à mon sens, mais faut-il encore avoir une âme capable de la mettre en pratique, et qui interroge sur les conséquences d'une telle officine... -
J'en ai bien peur, non que ce soit un désir de ma part mais bien plutôt la triste réalité, je connais peu de gens qui s'intéressent ou qui se passionnent pour les mathématiques, même en les incitant à le faire dans un premier temps, et même si ils travaillent dur pour progresser, songeons aux prépas math, la plupart ne s'en servent que comme passerelle, non comme une fin en soi. Le travail n'est rien si dès le départ il n'y a pas un goût prononcé, une force qui nous pousse dans le dos vers cette chose, que ce soit l'art, les mathématiques, le sport ou la philosophie, c'est ce que je nomme l'état d'esprit, qui ne présage aucunement d'un certain niveau, juste d'une tournure d'esprit qui y tend sans cesse. Mes enfants ont été bercés, tu te doutes, dans le même univers que le mien par la force des choses, les sciences, les mathématiques, la philosophie, l'éthique/les principes de vie ou encore faire les choses soi-même, mettre les mains dans le cambouis, i.e. un pragmatisme appliqué en quelque sorte, et bien malgré un cadre favorable dirais-je, aucun à ce jour n'a développé un tel état d'esprit ne serait-ce que sur un seul de ces domaines, alors qu'au même âge j'étais déjà dedans jusqu'au cou, sauf peut-être ma jeune fille sur l'éthique, mais bon, c'est une fille aussi, et on sait que leur psychologie est franchement tournée vers le relationnel, l'un expliquant l'autre, à voir donc... Alors oui, c'est quelque chose que l'on a ou que l'on n'a pas, enfin que l'on n'a plus, que l'on a perdu, c'est un peu du même acabit que la croyance en un Dieu, une fois qu'on l'a perdu, ça a un caractère irréversible en temps normal, il n'y aura bien qu'un évènement traumatisant qui pourrait faire reconsidérer les choses, mais à ce jeu-là, ça marche aussi dans l'autre sens, que ceux qui avaient la foi, peuvent la perdre. Il est sans doute possible de renouer avec un lointain passé, mais en tout cas, ce n'est pas un travail acharné qui y conduira, parce qu'il faut " croire " à ce que l'on fait, sinon ce n'est qu'un tremplin, un passe temps ou pire, une perte de temps. Et je suis persuadé que c'est vrai aussi pour ce qui te concerne, tu ne peux pas t'avoir adonné, à toutes tes lectures, à tout ton travail, sans avoir cette tournure d'esprit qui tournait en filigrane, en toile de fond; c'est un peu comme l'amour d'amoureux, j'ai beau y travailler à bras le corps, je ne deviendrai pas amoureux pour autant, je finirai par nouer des sentiments, des affects positifs, des liens, mais pas ce sentiment singulier qui nait spontanément, ce n'est pas une question de temps ou d'énergie, ni même d'effort, c'est autre chose de plus viscéral, de plus instinctif, au mieux la proximité, temporelle et intensive, permet le réveil mais en aucun cas ne peut le créer. Autrement dit, ce n'est pas ce que nous faisons qui fait ce que nous sommes, ça ne fait que moduler ou transfigurer, voire camoufler, mais bien au contraire ce que nous sommes qui peut finir par s'exprimer dans ce que nous faisons ! Comme de donner à manger ne crée pas l'envie de manger, mais c'est l'envie de manger qui réclame de la nourriture; j'aurais beau lire et relire des livres de philosophie, faire du sport, ou me mettre aux mathématiques ou au chant, ça ne fera jamais de moi l'un de ses adeptes, en revanche si je suis déjà tourné, même sans en avoir pleinement conscience, vers ces activités, alors dès ma première confrontation, un déclic se révèlera avec force à ma conscience: c'est ça que je veux, c'est ça qui m'intéresse ou qui me correspond. Je suis absolument contre cette vision, non qu'elle ne serait pas réalisable, mais qu'elle ne fait pas du praticien un être qui a cette propriété, ne pas confondre faire et être ou avoir et être, qu'importe les apparences, c'est ce qui émane du fin fond de notre être qui est vrai, le reste n'est que surcouche. Combien de personnes ont viré leur cuti ? Cela ne fait que prouver qu'ils s'étaient eux-mêmes illusionnés, que cela ne correspondait pas à leur vraie nature, profonde et essentielle. Je peux toujours en donner l'impression y compris à moi-même, par les efforts consentis et même parvenir à des résultats dans le temps, mais l'habit n'a jamais fait le moine, il faut croire, intimement, à ce que l'on fait, avoir l'esprit tourné vers cet objectif, non en tant que finalité, mais en tant que chemin de vie, en tant que mode d'existence en lui-même. Donc si tout ton être tend vers cette pratique, alors naturellement et spontanément, tu y consacreras ton temps, ton énergie et tes nerfs, ceci sera à ton esprit du matin au soir, cet état d'esprit te collera à la peau comme cette couverture charnelle colle à ton corps, elle te suivra partout, y compris dans tes songes... Par exemple, je me suis intéressé de très près aux mathématiques, de manière assez poussée, j'y ai travaillé dur et longtemps, ça m'intéresse toujours, mais je ne me reconnais pas pour autant comme étant mathématicien, parce que tout mon être n'est pas tourné vers cette activité, j'ai d'autres prérogatives plus urgentes, plus prégnantes, plus impérieuses ! Si ils n'avaient pas été motivés par ce qu'ils faisaient, aucun n'aurait percé, personne ne réussit à contre cœur, ne performe dans un domaine qui ne lui tient pas à cœur, il n'ont fait qu'entretenir et développer la graine germée au préalable, en amont. On n'a beau arroser des cailloux toute notre vie avec autant d'assiduité que l'on voudra, rien ne poussera, il en va de même avec l'argent, ça ne pousse pas, il faut en avoir d'abord pour le faire fructifier ! Quand on veut détecter un signal on peut essayer de l'amplifier, mais si il n'y en a aucun, on augmente le bruit ou des leurres/artefacts et rien d'autre, il faut donc un vrai signal préexistant pour pouvoir le démultiplier et le mettre au jour, puis l'exploiter. Ces quelques traces de départ, sont pourtant l'essentiel, comme les insignifiantes gamètes maternelle et paternelle, que sont l'ovocyte et le spermatozoïde, mais pourtant sans eux dès le départ, aucun de nous ne serait là. C'est eux et eux seuls qui assurent tout ce qui s'ensuit, l'environnement se chargeant du reste. Ce qui signifie que 100% de travail ne vaut rien si il n'y a rien à exploiter, à faire fructifier, à extraire, à distiller, que me vaut 100 voitures sans carburant ? Que me vaut 99 bœufs de somme qui retournent la terre à tel endroit inlassablement, quand je creuse seul avec mes petites mains frêles un champ providentiel juste à côté ? Peut-on même comparer la découverte ou le talent, avec le travail que l'on fournit pour en faire quelque chose ? Un Ramanujan fournira peu de travail pour un résultat hors du commun, que de grands mathématiciens n'avaient pas vu en s'acharnant dessus. Comment comparer carburant et moteur thermique, puisque l'un ne va pas sans l'autre, et qui peut dire que le premier pèse 1% et l'autre 99%, sur quelle base ? De plus celui qui fabrique les moteurs n'est pas celui nécessairement qui produit du carburant !: On peut même imaginer que talent et travail soient découplés, et c'est ce qui se produit de plus en plus en science, que celui qui a du talent, ne développe pas lui-même sa découverte, tout le travail se situera après, pour en faire quelque chose pour le plus grand nombre. Ou à l'inverse, que quasiment pas de talent par soi-même avec beaucoup de travail finissent par porter des fruits médiocres collectivement, qu'on pense aux accélérateurs de particules, peu de talents réunis collectivement, énormément de travail par l'homme et la machine, et très peu de résultats probants/novateurs. " L'incompréhension ne frappe que celui, abasourdi, qui est encore à mille lieux de la lucidité de cet autre, n'ayant pourtant fait que rapporter ce qui se présente à lui avec la plus nette distinction, la même que celle qui permet de reconnaitre à coup sûr la personne qui nous fait face, abruptement. " " C'est toujours celui qui nage en plein brouillard qui prendra les plus grands risques à soutenir, avec assurance, qu'il y voit clair et que l'on peut le suivre aveuglément, parce que l'ignorant, son désir d'être entendu sera plus fort que la rigueur de ce qu'il a à dire. " D. Utilise
-
La non-violence peut-elle être criminelle ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sovenka dans Philosophie
Bonjour Sovenka ( ça sonne Russe, non ? ), À vrai dire je ne comprends pas la question ! Le code pénal français qualifie ainsi de crime, le meurtre, homicide volontaire non prémédité, l'assassinat (homicide volontaire prémédité), mais aussi d'autres infractions pénales telles que le viol. Par conséquent, la responsabilité criminelle d'une personne n'est révélée que s'il existe une intention de commettre l'acte coupable. https://fr.wikipedia.org/wiki/Crime Quand il n'y a aucune action intentée contre quelqu'un, ni - intentionnellement - malveillante, il ne peut il y avoir de crime: Dans les systèmes juridiques de la common law, un individu ne devient criminel que lorsque les deux éléments fondamentaux constituant le crime sont réunis, à savoir l'acte coupable (actus reus) et l'intention coupable (mens rea). Le principe de la responsabilité criminelle d'un individu se résume par la phrase latine : « Actus non facit reum nisi mens sit rea » qui signifie que l'acte ne rend pas un individu criminel à moins d'une intention coupable. Il s'ensuit, que la non-violence n'est jamais un crime en soi, c'est peut-être immoral, être une infraction quelconque, mais pas un crime, en tout cas dans un registre légal. J'ai connu ça aussi. Mais qui pourrait t'en vouloir ? À part toi-même, en prise avec ta conscience ? Le problème ne vient pas de toi, tu étais là au mauvais moment et au mauvais endroit, c'est comme les terroristes qui tuent des gens innocents, ce ne sont pas les gens en tant qu'individus qui sont visés, mais pour ce qu'ils représentent, il en va de même dans les cités, où tous les représentants de la société vêtus d'un uniforme se font prendre à partie, ou encore un automobiliste fou qui ne voit que des objets sur la route dans les autres voitures et non des personnes. Ces types qui t'agressent ne voient pas qui tu es, mais ce qu'ils peuvent faire avec toi, jouer à leur jeu puéril, te faire rentrer dans leur univers binaire, primitif, insensé, ce que tu penses ou ce que tu veux importe peu à leurs yeux, tu es le prétexte pour eux d'exprimer leurs méfaits, tu es l'occasion pour eux qu'ils se sentent vivre à travers l'unique schéma qu'ils connaissent: dominer ou être dominé, être respecté ou humilier, etc... Pour l'avoir connu, il n'y a pas de solution idéale, elle est même profondément antinomique, ce que tu es ne colle absolument pas avec l'environnement que tu côtoies, même ponctuellement. Pour ma part, j'ai tout simplement fait en sorte de m'extraire de ce milieu corrosif, et si notre pays devait rentrer en guerre et bien je m'expatrierais, car toute violence ou toute guerre est par nature absurde, la raison n'est plus que l'esclave de passions incontrôlables... Ma raison et ma sensibilité étant particulièrement choquées, et irréconciliables avec tant de cruauté/bêtise, il ne reste que de s'en isoler, de s'en prémunir, ce n'est pas à moi de changer puisque je ne fais rien de mal, mais comme il serait utopique d'attendre que les choses s'arrangent d'elles-mêmes, l'abandon est la seule issue que j'ai trouvée, ce qui ne veut pas dire que ce soit l'unique solution, je rencontre des personnes qui y vivent bien, d'autres qui s'y investissent, parce qu'ils ont l'intime sentiment qu'ils agissent comme il faut en restant au cœur de tout ceci, comme on dit, chacun voit midi à sa porte. Comme dit supra, c'est un non-sens de le présenter ainsi. Si ça peut t'éviter pire, non ce n'est pas inadapté. La loi nous dit de repousser l'agresseur ou l'agression avec la même intensité, mais c'est à double tranchant lorsque l'on est borderline, soit l'agresseur est surpris d'une révolte, d'une résistance et peut tourner les talons, soit il peut rentrer dans une colère ou une rage puisqu'on lui résiste ou qu'on s'oppose à lui, et ça on ne peut pas le deviner avant, puisque c'est en lui et non en nous. Et suivant ce que tu en dis, ton expérience t'incite à agir d'une certaine façon, parce que tu sais quelque part au fond de toi, ce qui fonctionne et ce qui ne marche pas. Oui, aujourd'hui il y a une banalisation des petites violences, et de ce fait, la justice baisse les bras, ce n'est même pas la peine d'aller porter plainte, ni pour ça, ni pour un vol à la maison ou la vente de petites quantités de drogues dans la rue, les gendarmes eux-mêmes nous en dissuadent, hormis faire de la paperasse, ça ne sert à rien en fin de compte, même si on trouve le coupable, il sera relâché dans les 48h ( les forces de l'ordre ont même des consignes de ne pas entrer dans les cités le soir par exemple ). On imagine aisément ce qui se passe corrélativement dans la tête d'un tel individu, il se croit intouchable, et est donc motivé à récidiver ou pire... Vive la Justice, vive la France ! ( Ironie ) -
L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
article complet: http://www.numerama.com/tech/307172-on-en-sait-plus-sur-la-religion-danthony-levandowski-dediee-a-lintelligence-artificielle-et-il-est-serieux.html -
Pourtant Quasi-modo, il y a une contradiction interne si nous nous supposons absolument non libre ! En effet, si je ne suis aucunement libre, ni dans mes actes, ni en amont dans mes pensées, cela veut dire que je ne fais que répondre à un schéma fixiste, immuable, que je ne peux pas déroger à celui-ci, dans ce cas, comment expliquer que je puisse songer, penser ou envisager l'idée même de liberté ? Si je suis condamné à suivre un " programme ", comment se fait-il que je puisse avoir à l'esprit d'être en dehors de ce programme ? La liberté intellectuelle est de même nature que celle physique, il suffit de ne pas être complètement contraint, d'avoir des degrés de liberté pour notre corps, des choix pour notre esprit, que j'ai des motivations à aller dans telle direction ne contredit pas la notion de liberté, parce que celle-ci en dernière instance se définit négativement, au contraire du libre-arbitre qui selon moi se définit positivement: créer des choix, et non plus uniquement choisir. J'emploie souvent l'idée du refus pour montrer concrètement notre liberté d'agir. Par exemple, un prisonnier de guerre, même torturé, pourra encore refuser de parler, il lui reste encore cette liberté inaliénable de ne pas s'exécuter. Il en va de même intérieurement, je peux refuser de suivre ce que mon " corps " ( pulsions/instincts ) me dicte, par exemple refuser de faire comme tout le monde à l'instant T, de manger ce gâteau qui me fait les yeux doux, d'aller accoster cette femme qui pourtant m'attire terriblement par les apparences, ou encore refuser de prendre la fuite devant une brute épaisse, etc... Mais plus subtilement, je peux aussi donner mon aval, mon assentiment, vers ce que mon corps incline, par choix délibéré d'y aller, d'y tendre, d'y succomber. Nous marchons en très grande partie du temps sur un mode automatique, réactionnel ou émotionnel, rationnel exclusifs, mais nous pouvons nous y soustraire de temps en temps, pour le meilleur comme pour le pire: invention de la notion de paix, mise en place de structures régulatrices comme le Droit, réseaux sociaux virtuels, ou à l'opposé création d'armes nouvelles, de moyens de torture, surexploitation de la nature par nos machines...
-
J'avais bien compris, mais qui va professer le jugement ? Surtout si c'est une machine dont il est question, on attend qu'elle nous le dise, ou on ( l'observateur ) se prononce ? Je n'aurais pas dit, interpréter, mais bien de rendre un jugement, un verdict, comme il pourrait en aller de savoir si tel organisme est vivant ou pas, si tel autre est conscient ou pas. Oui, inévitablement, comment pourrions-nous quitter notre position d'observateur spéciste ? Que nous soyons la mesure de toute chose, ne nous oblige en rien, à nous mettre sur un piédestal ou en haut d'une pyramide virtuelle. À vrai dire, j'ai le sentiment que notre intelligence commence avant même sa percée jusqu'à la conscience, que l'essentiel même de celle-ci soit issue en grande partie du fonctionnement de notre inconscient, que la conscience n'a qu'un rôle de vérification ou de peaufinage ou d'orchestration, de mise en ordre ou d'exploitation, mais que le déclic provient de nos entrailles cognitives jusqu'à se frayer un chemin d'accès à notre espace de travail. Alors à la question: peut-on avoir un comportement ou une réaction intelligente, sans en passer par la raison ( = être intelligent ) ? Je te répondrais par l'affirmative, car finalement c'est ce que nous faisons lorsque notre intuition se met en branle, néanmoins ce coup de génie a besoin d'être exploiter convenablement, et pas en rester à un éclaircissement furtif et s'évanouissant juste après, et c'est là le rôle de la conscience que de s'en saisir, de le garder, de le triturer, de le faire fructifier, etc... Le souci de le voir ainsi, c'est que le glissement avec l'évolution est saisissant, et par la suite de revoir surgir le spectre de l'intelligent design, qui n'explique rien finalement, l'Intelligence expliquant l'intelligence, d'ailleurs nous avons à portée de main, un forumeur qui l'affirme en long, en large et en travers. C'est ce que l'on appelle tout bonnement l'adaptation ! Quel que soit le mécanisme y aillant conduit. Le jugement de savoir si c'était intelligent, ne se fait justement que lorsque l'action est consommée, et donc celui-ci est biaisé, par exemple, la fuite en cas de peur, est adaptée si elle nous sauve la vie, et inadaptée si on la perd, la même cause pouvant produire une chose ou son contraire, suivant le contexte, les circonstances. On peut donc dire que cette démarche n'est pas objective, et ne peut pas l'être, comme montré par le contre-exemple. Question embarrassante, s'il en est. Si l'on suppose que l'intention est concomitant de la conscience, alors vouloir peut y être indépendant, une part de notre inconscient désire, tend vers une chose et nous y pousse d'une façon ou d'une autre, sans que nous en ayons pris pleinement conscience, et donc sans intention manifeste. Si l'on n'opère pas ce distinguo conscient-inconscient, uniquement du point de vue de l'individu dans son entièreté, alors vouloir et intention coïncident, car une part de nous tend ( ou tente d'aller ) vers un but, un objectif ou une finalité, et met en œuvre ce qu'il faut pour y parvenir, il le veut et en prend clairement le chemin, la motivation et l'objet/chose visé ne sont que les deux bouts d'une même ligne directrice. C'est bien ? L'origine du vouloir est le plus souvent hors d'un choix de la raison seule, la raison est au service quasi-exclusif temporellement de cette instance désirante. Mais, il y a un mais, nous avons toujours la possibilité de mettre notre veto, ce sur quoi nous n'avons pourtant pas eu - consciemment - l'initiation malgré tout, si notre raison manque cruellement d'originalité ou de créativité, en revanche, elle sait fort bien abonder ou refuser ce qui se présente à elle, avant passage à l'acte. On pourrait faire une allégorie, en disant que nous sommes plusieurs commandants plus ou moins successifs à bord du même navire, un qui a peur de tout, un impulsif qui réagit à/capte tout se qui passe, un qui est obsédé par son plaisir quel qu'il soit, un autre qui ménage l'intégrité de l'ensemble vis à vis de l'extérieur et des informations enregistrées sur lui, qui sert d'entremetteur, de ménager la chèvre et le chou, puis le dernier qui tente de rendre réalisable concrètement l'impulsion hybride de tout ce petit monde, d'anticiper, de prévoir, d'organiser, de rechercher ce qui faut, à partir de ce qu'il sait, de qui a, de ce qu'il voit, etc... Notre inconscient est celui qui désire, qui farfouille partout, qui est attentif au moindre détail de notre environnement et qui effectue sans relâche des associations entre ses envies/besoins contradictoires et toutes les informations passées qui se marient plus ou moins avec celles présentes, pour le dire autrement il est le moteur de nos associations d'idées, le pourvoyeur infatigable de liens et de connexions éparses, sans s'embarrasser des détails obstrusifs hormis les siens propres, fondamentaux. Toutes ces connexions ne sont pas insensées, au contraire, elles s'emboitent pour créer un chemin entre un point de départ, la situation vécue, et les pulsions intérieures qui sont le feu moteur de nos actions, ce sont des calculs grossiers, sans fioriture, sans rétro-bouclage, pour faire en sorte qu'il y ait un résultat, un passage, une passerelle. Je dirais que c'est l'acte de réfléchir le plus brut qui soit: associer des éléments entre eux afin de joindre deux extrémités, où nous sommes ou notre état actuel et où nous voulons être ou ce que nous voulons avoir. Sensibilité ou réceptivité, oui, il me semble aussi. Non, en fait ça n'avait rien à voir, ma présentation était foireuse entre deux idées déconnectées, j'aurais dû les séparer convenablement. Je discutais qu'il y avait deux niveaux de conscience et le premier, le plus basique/primaire, était à ne pas confondre avec l'intelligence émotionnelle, d'un niveau supérieur, en clair. Les plantes c'était pour montrer cette faculté de réagir " inconsciemment ", ce qui caractérise a minime la vie, donc avant la conscience, i.e. à un niveau encore inférieur donc. Oui, il ne faut pas confondre ça avec la conscience tout court, réagir est seulement le propre du vivant, action-réaction ou stimuli-réponse est le programme minimum inclus en chaque être ( vivant ). Elles sont simplement adaptées à leur mode de vie, leur comportement n'est pas intelligent et elle ne font pas preuve d'intelligence, elles vivent par un mécanisme propre au vivant que l'on appelle le biologique, anciennement l'élan vital, si c'est la sélection naturelle qui a opéré cette adaptation, on ne peut pas parler d'intelligence, pour cette dernière ce n'est pas l'espèce qui se modifie pour arriver à une " solution ", mais l'individu qui trouve un moyen nouveau à un problème nouveau lors de sa propre existence, or ce n'est pas le cas, c'est un trait de caractère spéciste qui est présenté, non une composante individuelle et singulière face à une situation jamais rencontrée auparavant. Je ne sais pas concrètement, je pense qu'ils reproduisent la courbe du signal électrique prélevée sur une plante, pour l'envoyer sur une autre, cela montre surtout l'universalité des mécanismes au sein des plantes, comme il y en a aussi chez les mammifères certainement ou les bactéries. Ça doit dépendre où sont ces circuits " nerveux " ( terme impropre mais tu comprendras puisque tu as visionné la vidéo ), si ils sont proches des branches, il n'y aura pas de réaction à partir du tronc sans doute, comme pour nous d'envoyer une décharge sur le biceps ou triceps du bras le fait plier ou déplier, mais l'envoyer sur le talon ne produirait rien de spécial hormis un désagrément, enfin j'imagine. Ben, je suis aussi novice que toi, qu'est-ce que tu appelles des puces neuro-morphiques ? Les réseaux en couches de neurones profonds !? Dans tous les cas, ce qui est assez marrant, c'est que ces systèmes imitatifs du cerveau humain, s'inspirent exclusivement de notre compréhension - actuelle - du fonctionnement des neurones, mais depuis peu, on sait que les cellules gliales, les astrocytes, participent activement à la transmission des signaux dans le cerveau, faussant complètement les modèles, ou les projets enclenchés sur uniquement les neurones !
