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zenalpha

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Tout ce qui a été posté par zenalpha

  1. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Factuellement, le monde de Sophie nous présente une histoire de la philosophie occidentale par ses philosophes sans femme notable, un professeur et un père adulte prescripteurs, deux jeunes filles de 15 ans souhaitant apprendre. C'est vrai. Nous avons sur un autre fil un "débat" sur la méthode : la dialectique. Chaque thèse suscite son antithèse. De cette saine opposition émergerait une synthèse plus profonde que la thèse ou l'opposition initiale. Je te donne mon point de vue. La dialectique selon moi est un processus mécanique où toute action entraine sa réaction. Pense au bon tu penses au mal, pense au beau tu penses au laid et ainsi de suite. Si l'eau coule dans le bateau, le bateau coule dans l'eau et la poussée d'Archimède qui veut qu'un volume d'eau soit déplacé à hauteur du volume plongé est cet équivalent mécanique de la dialectique mais au final tout le monde est noyé. Le chan bouddhique rejette la dualité conceptuelle car les oppositions (être / non être, sujet / objet...) y sont des constructions illusoires, la dialectique est le piège de l'intellect, mes mes koaneries (voir koans) ne sont qu'un moyen d'exploser cette logique binaire limitée. La contradiction est dissoute dans l'expérience de la réalité non duelle. Pour le taoïsme, les opposés s'engendrent naturellement comme je l'ai indiqué, machinalement, mais...les opposés ne sont que relatifs et inséparables, sans ce livre, point d'exposé de ta pensée et c'est l'alignement harmonieux et équilibré au Tao en pleine conscience et qui contient cette opposition qui est son dépassement. Pour le bushido, le conflit est une réalité pratique et morale contrairement à nos abstractions dialectiques, le geste du sabre tranche le doute et la résolution est dans l'instant et concrètement résolu. Bref, ce champ de tension existentiel est à dépasser par l'illumination et note comme le Zen Alpha est un illuminé Ah je ne suis pas sûr que tu rendes justice à ce qu'il voulait signifier. Comme Feynman est un maître à penser je me permets d'essayer de la préciser sa pensée Tu as raison, l'homme a tout catégorisé et il y a une forme d'unité à rechercher, le monde étant possiblement un seul monde (ou pas ?) Feynman est l'homme qui a permis de s'approcher de la théorie du tout avec l'électrodynamique quantique et les techniques de renormalisation, il est excessivement profond il faudrait un jour que je délie son ton enjoué de la profondeur de sa pensée Mais prend comme hypothèses que dans cette phrase, Feynman explique que la philosophie n'a pas plus d'utilité pour le scientifique qui FAIT la science que ce que la science des oiseaux l'ornithologie, n'a d'utilité pour les oiseaux eux mêmes. A chaque fois le philosophe pour Feynman dit le monde et le conceptualise ce qui est très différent d'être ou de faire dans le monde qui se vit et s'expérimente. Sur le coup, le monde de Sophie va occuper cet espace mais je ne veux pas spoiler
  2. Oui il serait d'ailleurs temps qu'on sorte un peu des surprises. La surprise, c'est ce qui se passe quand on ne comprend pas ce qui se passe. Nous n'avons pas compris que des centaines d'années d'histoire quelle qu'elle soit puisse ne pas être balayée par une seule élection en Ukraine de la déesse démocratie qui efface tous les souvenirs et déboulonne les statuts. Nous n'avons pas compris que les USA nous laisseraient dans la panade dans cette foi en cette lumière divine du grand marché libéral. Et surtout...nous n'avons pas compris que les films hollywoodien où tout s'arrange à la fin, c'est toujours par cette réalité des gentilles démocraties qui élisent des ahuris technocrates bureaucratiques dans une zizanie où exploiter la misère du monde par le libre échange et par le droit international occidentalisé nous permettait de déléguer notre sécurité, notre approvisionnement énergétique, nos importations industrielles et commerciales dans un déficit joyeux et dans la perte de souveraineté et d'identité naïve. Oui en effet, c'est le monde qui a été surprenant. Je m'attendais au développement des savoirs, de la philosophie et d'une entraide mondiale à 12 ans. J'ai vu une France s'étriquer dans un consumérisme confortable, dans un Etat providence obèse qui a cru être arrivée en modèle tel le phare dans la nuit. Alors que ferons nous de tout ça ? Ces 20 dernières années on a passé un cap dans notre idéologie et le monde s'accélère dans l'autre sens. Aucun des deux n'est le bon mais nous ne sommes plus personne pour le penser donc pour le dire.
  3. zenalpha

    Le monde de Sophie

    L'étonnement oui Sans lequel aucun questionnement ne serait possible. Qui suis je ? D'où vient le monde ? D'où vient le message dans la banane ? Mais toutes ces questions seraient vaines sans pleinement les vivre, non ? Tu as un monsieur Feynman qui disait que la philosophie était aussi utile aux scientifiques que l'ornithologie était utile aux oiseaux ? Quelle sorte d'oiseau est donc Sophie ? Quelle sorte d'oiseau est Hilde ? Quelle sorte d'oiseau est le lecteur ? Quelle sorte d'oiseau est l'auteur ? Ce que nous disons du monde est il le monde ? Et l'expérience du monde est elle ce qu'on en dit ? Tu me diras...
  4. Dénoncer le danger d'une nation sur éduquée ? Aucun danger donc.
  5. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    De mon point de vue extrêmement académique pour le coup...le fait de prétendre découvrir suggère une forme de réalité préalable. Alors que le fait d'inventer suggère que la véritable réalité est notre esprit et que la découverte n'avait aucune existence hors de notre esprit. Platon comme Alain Connes sont pour un réalisme mathématique donc pensent que la réalité de ce monde idéel des mathématiques et des lois physique existent indépendamment de l'homme. Les lois de la physique et les relations mathématiques existaient elles avant l'homme ? Personnellement je trouve que ça a du sens de penser que les lois physique existaient avant nous...ou que la somme des angles d'un triangle était toujours la même sur un plan. Concernant la dialectique, c'est une technique, un simple outil. Et là...toujours de mon point de vue...je trouve que ça n'a pas de sens d'imaginer une technique de l'homme ou une technologie existante préalablement dans un monde des idées. Selon moi, nous avons inventé l'automobile comme la dialectique ou les différentes techniques car la dialectique comme l'automobile n'existaient pas avant l'homme... Dans ce débat entre réalistes et idéalistes pour lui donner son sens philosophique académique...les idéalistes qui postulent que la pensée humaine est le pré requis de toute chose se retrouvent face au paradoxe de l'ancestralité. A savoir que nous...savons...que l'univers a passé le plus clair de son temps sans l'homme et existe pour cet équivalent d'espace actuel sans l'homme en tout cas, nous n'en avons pas ... découverts ailleurs que sur Terre... Je suis toujours stupéfait que mes contemporains jouent sur le sens des mots sans jamais avoir aucun modèle épistémologique a l'esprit que ce soit le réalisme, l'idéalisme, le constructivisme, l'opérationnalisme, l'empirisme, etc etc Qui pour le coup, sont des représentations..humaines...inventées pour construire la carte de nos représentations dans notre rapport au monde. Alors voilà...brutalement nous tombons sous l'admiration béate de la dialectique qui n'est qu'une....technique humaine....inventée évidemment. Vous n'avez pas des thèses défendues par des électrons ou des bactéries qui sont débattues par des antithèses défendues par des protons ou des virus pour former la grande synthèse des idées du monde... Non, ça reste une attitude philosophique déjà ... hors des idées du paysage philosophique, prendre conscience que sa conception entre dans de plus vastes représentations. Et cette représentation là placerait qui plus est la dialectique, une technique humaine, non comme une évolution mais comme une découverte. Nous trouverions en nous une représentation que les singes, les bactéries ou je ne sais quelle forme de vie animale avait inscrite en lui de manière profonde, ou le seul statut de l'homme peut être, nous trouverions cette dialectique dans notre cognition découverte et non comme une évolution. Évidemment c'est d'une naïveté sans fond et ce concept même de dialectique est une évolution dans l'histoire de la pensée des hommes... Les prémisses apparaissent chez les pré Socratique effectivement avec Parménide et ... cette UNITE des contraires qui pousse à ... SYNTHETISER ... les contraires. Mais si Platon et Aristote l'utilisent dans leurs raisonnements Socrate lui préfère la maïeutique pour dépasser la contradiction des OPINIONS placez des idiots autour d'une table un peu comme nous ici et demandez vous ce qu'il en ressort... Tiens...prenez la France et son parlementarisme actuel...et voyez ce qu'il en ressort... Cet amalgame entre dialectique comme outil principal de la connaissance nous vient du moyen âge ou elle est confondue avec la logique On en est là en France en 2025 sur ce forum et ailleurs... C'est ma thèse du reste cette régression cognitive. Mais Kant et la tradition allemande redéfinie complètement ce concept de dialectique dite transcendantale de la raison qui, en cherchant l'inconditionnel (Dieu, l'être...) produit de manière illégitime des antinomies insolubles et....stériles !! Quant à Hegel qui en fait une forme de réalité, il la définit comme la dynamique de l'esprit et des idées dans l'histoire elle même, le feu d'artifice étant évidemment Marx et notre bien aimé Maurice Caveing...qui n'a jamais rien compris â la nature même des mathématiques ? Pourquoi ? Parce qu'évidemment s'opposer à une thèse comme nous en sommes devenus des spécialistes en France, donc déconstruire une thèse par l'opposition frontale ou antithèse ne donne absolument pas les conditions d'un dépassement synthétique rationnel. Ce que nous faisons, c'est simplement d'exploiter nos lacunes cognitives pour désigner des bouc émissaire et des modèles imaginés qui sont nos refoulements de pulsions (le méchant juif riche capitaliste, le pauvre ouvrier stakhanoviste, les hordes de wisigoths islamisés, l'argent magique de l'endettement...) Nous sommes les néo communicants névrosés de la dialectique La réalité qu'elle soit physique ou économique est ultra transformée Et l'objet n'est plus notre rapport à cette réalité mais ma puissance à convaincre sur mon modèle idéologique. Si je fais un retour à Parménide la Doxa et les opinions illusoires...sont reines
  6. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui, le dialecticien en somme serait une forme de passerelle philosophique verbale de type thèse / antithèse / synthèse entre le judaïsme monophasé, le coran alternatif et le triphasé du père du fils et du saint esprit au niveau spirituel. Un électricien qui allume la lumière à tous les étages.
  7. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Une banane qu'elle épluche avec un message dessus
  8. Oui, j'écris tous ses discours Nous visons une société égalitaire où nous avons pris comme référence le moins bien lôti d'entre nous comme référence de premier niveau. L'objectif ambitieux est de prendre comme cible finale et dans un deuxième temps le QI d'une huître ce qui permettrait un pilotage collectif de la biosphère animale et végétale avec nous sans même avoir besoin d'élection ni de représentants. La cible quand nous aurons suffisamment progressé est de nous inspirer de chaque fourmi, qui sait spontanément ce qu'elle a à faire en remplaçant le travail de la fourmi par les moeurs du paresseux et les moeurs du bonobo. Nous visons cette grande conscience collective où nous serons tous en slip et heureux sans barbecue et sans salades pour être crucifiées dans nos assiettes par un coup de fourchette. Etre contents, cocus et heureux.
  9. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Des serveurs, des serveuses et des plongeurs pour la vaisselle. Je pense donc j'essuie.
  10. Je pense que rien ne changera tout court. Nous avons remplacé des constructions civilisationnelles par des constructions idéologiques. Et ce qu'on a perdu dans la construction commune on l'a perdu dans le repli partisan. A gauche l'internationale de la moraline déconstructrice et des impôts parasitaires, A droite le nationalisme du repli et des wisigoths imaginaires, Au centre des mondialistes naïfs et faibles. De la poupe à la proue en passant par la 1ere classe des technocrates, c'est le bateau en entier qui coule. C'est mort.
  11. De la musique pour nous noyer, une mort de première classe.
  12. Exact. Incapacité à apprécier le passé et paralysie dans le très court terme et la réactivité non construite. Bravo.
  13. Le constat Déficits publics, déficit de la balance commercial, perte de l'indépendance énergétique, chute de l'industrie, chute de l'influence diplomatique, gouvernance à l'arrêt, zizanies parlementaires, budgets en gros déséquilibres pas même capable de rassembler, vieillissement des populations, innovations à l'arrêt, chute fantastique du niveau scolaire, faillite des universités, fuite des cerveaux etc etc etc Je dirais plutôt que c'est notre déni de névrosés qui est palpable
  14. Oui Je pense que ce qu'il n'y avait rien de pire, c'est que la France et l'Europe se fourvoient totalement dans leur représentation idéologique du monde et dans leur gouvernance éclatée. Et donc dans notre chute de puissance et d'influence exponentielle et à mesure de notre dépendance totale à la sécurité du bouclier américain, à notre dette auprès de la finance mondiale et au consumérisme associé à la philosophie individualiste du nombrilisme et de la moraline qui a sacrifié notre énergie, notre industrie, notre commerce et notre identité. Nous devons balayer nos portes. On ne changera ni les USA ni les Russes ni les Chinois. En revanche nous pouvons structurer notre relation en nous respectant et incarner une identité à reconstruire. Ca pour déconstruire, on est champions.
  15. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui C'est précisément ce que Richard Feynman appelle la clé de la science et ce qui distingue la masturbation intellectuelle de nos métaphysiciens... de l'efficacité de la méthode scientifique. Oui Il y a évidemment tout ce qui est pathologique qui est la face émergée de l'iceberg. Et il y a toutes les manifestations de cet inconscient depuis les rêves qui ont été les premières sources d'étude aux actes manqués, à ces fulgurances cognitives qui brutalement nous prennent comme manifestations d'une vie inconsciente, à nos émotions qui nous submergent... Oui Mais si on reste sur le scientifique le verbe n'est qu'un formalisme comme les mathématiques sont un langage formel. Et moins les mots sont rigoureusement définis, moins les connecteurs logique ont de robustesse comme les termes quantitatifs d'une équation, plus l'intuition de son esprit prend le pas sur l'analyse rigoureuse sortie de nos a priori et plus il laisse la place à la masturbation intellectuelle. La science, c'est une théorie, donc un modèle formel logique qui structure la carte de notre pensée par un formalisme et il existe plusieurs formalismes pour un même phénomène comme il existe plusieurs langues pour le verbe, c'est la pensée humaine du phénomène. Et c'est l'expérience définie comme la manifestation de ce phénomène et qu'il s'agit d'expliquer en mesurant, en observant. Et la science avance de ce dialogue ou de cette dialectique entre la théorie et l'expérience. Parfois la théorie nous démontre qu'il manque un ingrédient dans notre modèle pour que sa portée reste efficace : le boson de Higgs est une prédiction théorique. Parfois, c'est l'expérience qui montre que la théorie n'explique pas tout et cela amène à pouvoir changer le paradigme théorique total à partir de petits nuages inexpliqués, la mécanique quantique vient de là. Tu as dans cette intermédiation une autre forme de pensée. Einstein n'avait pas de laboratoire, pas de données...il n'avait accès qu'aux modèles théoriques et à des faits inexpliqués. Avant de formaliser ses théories il a pratiqué des expériences de pensées. Ce n'est ni un inconscient ni un langage, c'est une mise en situation impossible d'une expérience physique imaginée dont on s'interroge sur les conséquences physiques si elles pouvaient se réaliser au regard des théories. Il s'est imaginé sur une onde électromagnétique, en chute libre dans un ascenseur...et y a vu des limites aux théories existantes qui l'ont mis sur la piste de la relativité restreinte et de la relativité générale. Au bout du bout un nouveau formalisme qui peut se décrire par le langage mathématiques et dont les principes sont compréhensibles par le langage pour rendre compte de l'expérience mesurée aux vitesses quasi luminique et dans des champs de gravité intenses Notre problème à nous n'est ni de te donner ni de recevoir des chèques. En revanche, on ne mise pas un seul centime sur quelqu'un qui reste figé sur les paradoxes de Zénon comme référence pour démontrer qu'aucune théorie ne peut rendre compte de l'existence expérimentale du mouvement. Ta capacité à faire le déni de l'expérience par des idées dépassées ou loufoques font qu'on ne parie pas un copec sur tes représentations à géométries douteuses.
  16. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui, les neurosciences et l'IA pourraient faire de nos psychanalystes les plus habiles des sans emploi névrosés On a déjà aux USA Chat GPT santé dont le but à terme sera de connaître notre corps de A à Z et nous prescrire en direct un traitement. Le journal of the American Medical Association a comparé les cas cliniques complexes avec 74% de diagnostics fiables pour les médecins contre 90% pour l'IA. Il y a deux choses où la France est à la ramasse : Une philosophie post lumière et celle de la place du français dans le monde et de sa véritable souveraineté et de sa réelle situation économique troquée pour le nombrilisme consumériste qui s'est mis une corde au cou et des servitudes sans même s'en apercevoir. Un déni profond du monde rendu intelligent y compris artificiellement par des réseaux de neurones en silicium contre les notre en mousse. De quoi nous passer de nos 1.56 enfant par femme par une petite robote à forte poitrine qui nous dira combien nous sommes beaux et forts en étant bien plus intelligente que nous. Le monde du futur sera formidable pour la santé mentale. Le qi sera de 5 et les machines auront bien du travail sur notre inconscient.
  17. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Exact Il serait d'ailleurs intéressant de savoir qualifier une typologie des névroses par nationalité Une diabolisation des pays extérieurs dont l'extrême opposée caractériserait la philie extrême nationaliste ou raciale cristalliserait plutôt la névrose phobique - ce serait Arkadis le russe Une hyper expressivité somatique des images et des affects inconscients pour les philosophes de la dialectique marxiste cristalliserait plutôt la névrose hystérique - Je te vois bien la dedans en French Grenouille Neopilina Une activité mentale débordante assortie de vérifications constantes, de la rumination et un perfectionnisme pénible cristalliserait pluôt la névrose obsessionnelle - Je vois bien Zenalpha l'italien On a vachement bien avancé, c'est beau. Je distribue les camisoles sur demande. Pour les autres lecteurs, je trouve que vous avez beaucoup des trois avec un poil de névrose d'angoisse et sans aucun doute du post traumatique. ça vous fera 150€ pour cette séance de lecture chers confrères.
  18. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Absolument oui. Le mot est un point de rencontre extrêmement réducteur entre une réalité physique ou un phénomène objectif doté d'attributs vérifiables y compris social avec un système interprétatif, notre conscience, bourée d'a prioris, de structures forgées par une expérience réduite à notre condition humaine et dont l'intuition peut se révéler être un piège. Le langage est comme une brique élémentaire de la physique au niveau de notre structure consciente. Un mot n'a tellement pas de sens intrinsèquement qu'une même et unique pomme par exemple va se traduire dans plusieurs centaines de langues. Dont aucune ne pourrait définir ce qu'elle est sans une structure interne plus large qui lui donnera du sens. Aucun sens n'émerge sans relation. La philosophie de l'être, nécessite tellement d'attributs...qui ne sont pas l'être..et qui ne sont tellement pas uniques, appréciés par tant de philosophies...qu'au final. C'est quoi l'être ? Le seul fondement, c'est la relation. La philosophie c'est un système évolutif en fort état de déséquilibre thermodynamique appelé "je" doté d'une cohérence de pensée identitaire qui lui permet de raisonner sur son environnement, sur les autres, sur lui-même. L'auto référentialité est destructeur dans les formalismes tels que le problème de l'arrêt en informatique. Et ce "je"est tellement complexe évolutif et en état de déséquilibre thermodynamique que c'est un concentré d'organisation mouvant et local dans un système global touché par le chaos de la seconde loi de la thermodynamique. Je vais un peu loin la je trouve. Mais bon..
  19. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui. Tu soulèves toujours de mon point de vue un autre biais qu'on retrouve en métaphysique comme en philosophie à savoir une bataille du langage. On substitue à une définition conceptuelle commune une autre définition conceptuelle et donc on déplace la "bataille de l'idée" vers la "bataille de l'idéologie" fondée sur la polysémie. La pensée... Intrinsèquement ça ne signifie en soi...rien...sans un protocole commun pour la définir. Dans une acception "académique", la pensée est consciente parce qu'elle produit des concepts qui nécessitent de la rationalité et de la logique... Maintenant tu as parfaitement le droit d'étendre la pensée comme le regroupement de toutes les activités psychiques de l'inconscient. Mais si ce que Freud par exemple appelle le rêve, si tu l'englobes dans la pensée, vous ne parlez tout simplement pas de la même chose. Cette bataille de la langue n'est pas une bataille d'idées. Quand à un phénomène, le formalisme de Schrödinger te mène au même résultat que la mécanique des matrices de Heisenberg, qui te mène au même résultat que l'intégrale des chemins de Feynman, qui te mène au même résultat que le calcul d'opérateurs dans l'espace de Hilbert, tu as 4 idées conceptuelles, 4 formalismes différents, 4 langages avec leur vocabulaire et leur grammaire qui parlent du même objet : le même résultat. Ce que font les métaphysiciens, c'est d'oublier la recherche des causes du résultat en souhaitant imposer leur propre langage qu'il est bien plus facile de télécharger dans l'esprit de l'autre plutôt que de se focaliser sur le fond. Tu le vois dans les débats politiques. Il est absolument impossible par exemple de comprendre le fonctionnement des marchés dans le vocabulaire du marxisme par exemple. La pensée y est structurée par un langage qui donc ne va pas développer une compréhension du phénomène mais qui va soutenir la structure qui sert l'idéologie. Je te prends un dernier exemple des limites de la métaphysique et de la philosophie facile. Si tu regardes féminisme, tu as un mouvement égalitaire qui vise à la libération de la femme Si tu regardes masculinisme, tu as un mouvement misogyne, androcentré et anti féministe. Est ce que le réel constat d'une société patriarcale à faire évoluer factuellement doit conduire à une telle asymétrie provoquée dans le langage ? La réponse est non. Pour moi, c'est passionnant. Parce que lorsque des intervenants m'expliquent leurs "idées", la toute première chose qui m'intéresse est la structure du langage qui est utilisée. Parce qu'autant l'idée est rarement rationnellement bien maturée et il en faut du temps pour maturer une idée.. Autant le vocabulaire et le langage utilisés ne peut pas mentir sur les structures cérébrales inconscientes qui révèlent la facilité des idéologies à télécharger dans l'esprit de l'autre leur marqueur identitaire. Lire la manière et la forme de l'expression de l'idée ne me donne que rarement du crédit sur l'idée elle même. Ça arrive évidemment En revanche elle est une fenêtre ouverte sur la structure inconsciente qui permet l'expression comme reflet de l'idéologie.
  20. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Toujours oui L'inconscient est juste une découpe qui correspond aux structures mentales non conscientisées. Quand Socrate appelle comme premier pré requis de se connaître soi même, on touche le fondement de la philosophie avec ce périmètre du "je" et on distingue la conscience du "je" avec la pensée et donc avec le langage. Descartes et son cogito ergo sum, n'utilise également que la rationalité pour cette prise de conscience du "je" qui doit percevoir distinctement et clairement afin de connaître l'altérité donc le monde et les autres. Raison = conscience = pensée = langage Pour Wittgenstein, le langage définit la cage de mon esprit puisque mes pensées se forment en langage. Le vocabulaire pour la finesse et la subtilité, la grammaire pour la structure et le récit. Mieux...Lacan extrapole en considérant que même l'inconscient serait structuré comme le langage. Alors que pour Raimbaud "je est un autre".. Si on les croit, le langage serait donc le double fondement du conscient et de l'inconscient de l'être....pensant ? Est ce que "l'inconscient n'existe pas" ? Tout est dans la limite des mots... Si est conscient un état qui me permet d'agir "en pleine conscience" par cet ajout du langage qui me permet de structurer, de formaliser, d'échanger, de communiquer, d'émettre une pensée et de mémoriser. Il me semble que le sommeil sort de cet état de pleine conscience et que ton concept de refoulement est...impossible...s'il n'existe pas un état psychique qui nous conditionne sans qu'on ne s'en aperçoive, non ? En revanche tout cela restent des mots. Pour le zen...le mot...n'importe quel mot...est déjâ une franche découpe rationnelle dans la réalité y compris si sa définition est parfaitement reconnue de tous. Une chaise n'est appelée chaise que pour sa fonction pour l'homme Et parler d'une chaise c'est juste désigner cet objet sur lequel on souhaite s'asseoir...et c'est oublier tous ses autres attributs, sa matière, sa couleur etc.. Et donc ce que je soupçonne.. C'est que lorsque "tu apprends aux brèles que l'inconscient n'existe pas", cette séquence de mots prend un sens extrêmement éclairant pour ton propre système de pensée Mais qu'il peut prendre une signification radicalement différente pour un autre lecteur. Radicalement. C'est ce que manquent tous les métaphysiciens en réalité car ils généralisent tous une pensée très structurante pour eux qu'ils considèrent si objective et si réelle qu'ils la généralisent en philosophie de mon nombril. Une autre démarche...est de s'entendre sur les phénomènes et les expériences factuelles. Et d'admettre que pour rendre compte du même phénomène, ce qui normalement est déjà l'objet de la raison elle même...s'adapter à l'environnement par la compréhension...admet différents formalismes qui adhèrent plus ou moins à la réalité mesurée et observée. Ce qui rend le raisonnement scientifique largement plus efficace que le raisonnement philosophique, c'est qu'il peut admettre d'une pluralité de sens, une pluralité de formalismes tous capables de rendre compte du même phénomène. Et c'est ici qu'intervient la philosophie à proprement parler...dans l'interprétation...
  21. J'ai mis la main il y a quelques jours sur une série de reprises de textes de Richard Feynman Ce monsieur si je devais le classer dans mon panthéon des références épistémologiques, dans mes maîtres à penser, occupe la première place avec Einstein. Je ne suis ni l'un ni l'autre je suis un nain. Mais ils sont des phares dans la nuit de nos méconnaissances et donc de nos connaissances. A Feynman, je dois essentiellement le fait d'avoir poursuivi et peaufiné le concept même de l'apprentissage. Comment sais je ce que je sais ? Comment donner crédit à ce que je ne sais pas ? As tu remarqué qu'on apprend jamais ça ? Le grand explicateur Richard Feynman a développé une méthode éponyme, la méthode Feynman pour toucher la notion même de ce qu'est l'apprentissage Revenons à nos oignons Ce matin, dans le métro je tombe sur cette vidéo 1 min 20 - Richard Feynman met précisément le point sur l'erreur de Zenon d'Elée et reprend très précisément ma critique @SpookyTheFirstMerci monsieur le professeur Richard Feynman. Si on devait s'interroger sur ce concept de "bon professeur"
  22. La vraie question est de se demander si Charlie Hebdo a dérivé depuis les attentats sur un humour dégradé moralement désormais condamnable. Ou si nos mentalités ont dérivé au point que ce que j'appelle notre moraline nous dicte désormais ce qui est risible de ce qui ne l'est pas. Le rire comme dernière barrière dont on commence par le mauvais goût décrété universel. Vous verrez qu'un jour nous ne serons ni hommes ni femmes ni mortels ni immortels ni humain ni machine et que nous serons tous parfaitement d'accord pour une norme hiérarchisée des goûts et des couleurs. Ou des égouts et des couleuvres.
  23. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Toujours sans spolier. C'est le fond même du monde de Sophie.
  24. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui tout cela est certain. Me concernant c'est dans la conduite que c'est spectaculaire parce que je l'ai littéralement déléguée que ce soit en auto ou en moto à mon pilotage automatique. Et que j'ai beaucoup plus confiance en lui qu'en une vigilance conscientisée. Je peux rêver les yeux ouverts sur 1000 km sans te décrire un seul des événements de la route et nombre d'amis ont regretté n'avoir jamais vu leur signe alors que j'intègre les panneaux routiers. Rien de créatif néanmoins. Hadamard et donc ici Poincaré ont étudié ce processus créatif, ce dernier dans un ouvrage qui est souvent cité en épistémologie lorsqu'une fulgurance mathématiques l'a pris en mettant le pied sur le marche pied d'un omnibus à Coutances sans que rien de ses pensées antérieures ne soient sur le sujet. Il dit que lorsqu'il s'est assis il n'avait pas les moyens de vérifier mais était certain d'avoir trouvé la solution. Ça, c'est quand même un processus que je crois qu'on connaît tous. On réfléchit, on butte, on ne comprend pas et parfois une illumination surgit et tout devient clair. Parfois, c'est même des années plus tard et sur n'importe quoi. Je me souviens que ma mobylette avait été volée dans notre garage quand j'avais 17 ans à quelques mois du permis. Toujours la conduite...lol Bien des années plus tard, vers la quarantaine, toutes les pièces du puzzle se sont agencées et en regardant mon fils qui voulait...un vélo...j'ai compris que c'était ma mère qui avait organisé le coup parce qu'elle avait eu une collègue dont le fils avait été accidenté. Ça m'est venu au petit déjeuner et après vérification...c'est vrai. Le nombre de concepts que j'ai finalement compris des années plus tard est sans fin. En créativité pure, quelques "fulgurances" et je crois qu'elles n'ont comme moteur que mon retrait total sur chaque système. Maintenant le véritable et unique mystère pur si tu me parles mathématiques, c'est Ramanujan. Là...je ne comprends pas le début du début de commencement de son process cognitif à l'origine de ses carnets. On touche à quelque chose d'une autre ampleur et d'un mystère qui n'a jamais pu être décrit que par un grand et très opaque mystère.
  25. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Pour le situer, nous sommes fin 19eme siècle. L'inconscient pour lui n'est pas seulement le phénomène psychologique mais le principe fondamental de toute réalité qui gouverne la nature, la matière, la vie et l'esprit. Un inconscient substance du monde. Et donc là, on comprend que le cerveau dans sa thèse n'est ni moteur du conscient ou de l'inconscient mais un instrument, un récepteur et un émetteur qui filtre et traduit la substance de l'univers, un organe produit par cette substance pour se manifester, une simple antenne radio. C'est une spéculation philosophique qui intégre les apports d'autres philosophies entre Schopenhaueur et Hegel. Mon sentiment est que sur le coup, on sort du domaine scientifique à proprement parler, il ne s'agit pas vraiment d'aller rechercher des protocoles pour tester la question "l'univers est il fondé sur l'inconscience ?" J'en profite au passage pour saluer la mémoire de Francis-Charles qui avait animé le topic "l'univers est il intelligent ?" Mais disons que je vois pas mal de questions sous jacentes ... Quand Hartman définit la matière comme le résultat de ses 2 attributs : la volonté et l'idée et donc que nous baignerions dans un monde spirituel dont l'inconscient serait le moteur... Ça ne me semble pas totalement incompatible avec la matière définie comme le quantum et la manifestation de l'excitation des differents champs quantique. Mais ce n'est pas scientifiquement utile dans le sens où cela n'apporte rien de très concret pour l'explication des phénomènes eux mêmes ni pour une quelconque thérapie. Quelle serait la méthode des métaphysiciens pour trancher entre un univers intelligent, un univers dont la substance est l'inconscient, un univers tel que défini par le modèle standard de la cosmologie et le modèle standard de la physique des particules et ce modèle que j'avais proposé d'un univers fait de farines dans lesquels les phénomènes sont liés à des œufs frais lancés au hasard dans l'espace ? C'est une question à très haute profondeur métaphysique juste pour comprendre à quoi ça sert.
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