Aller au contenu

zenalpha

Membre
  • Compteur de contenus

    23 713
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    15

Tout ce qui a été posté par zenalpha

  1. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui, les neurosciences et l'IA pourraient faire de nos psychanalystes les plus habiles des sans emploi névrosés On a déjà aux USA Chat GPT santé dont le but à terme sera de connaître notre corps de A à Z et nous prescrire en direct un traitement. Le journal of the American Medical Association a comparé les cas cliniques complexes avec 74% de diagnostics fiables pour les médecins contre 90% pour l'IA. Il y a deux choses où la France est à la ramasse : Une philosophie post lumière et celle de la place du français dans le monde et de sa véritable souveraineté et de sa réelle situation économique troquée pour le nombrilisme consumériste qui s'est mis une corde au cou et des servitudes sans même s'en apercevoir. Un déni profond du monde rendu intelligent y compris artificiellement par des réseaux de neurones en silicium contre les notre en mousse. De quoi nous passer de nos 1.56 enfant par femme par une petite robote à forte poitrine qui nous dira combien nous sommes beaux et forts en étant bien plus intelligente que nous. Le monde du futur sera formidable pour la santé mentale. Le qi sera de 5 et les machines auront bien du travail sur notre inconscient.
  2. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Exact Il serait d'ailleurs intéressant de savoir qualifier une typologie des névroses par nationalité Une diabolisation des pays extérieurs dont l'extrême opposée caractériserait la philie extrême nationaliste ou raciale cristalliserait plutôt la névrose phobique - ce serait Arkadis le russe Une hyper expressivité somatique des images et des affects inconscients pour les philosophes de la dialectique marxiste cristalliserait plutôt la névrose hystérique - Je te vois bien la dedans en French Grenouille Neopilina Une activité mentale débordante assortie de vérifications constantes, de la rumination et un perfectionnisme pénible cristalliserait pluôt la névrose obsessionnelle - Je vois bien Zenalpha l'italien On a vachement bien avancé, c'est beau. Je distribue les camisoles sur demande. Pour les autres lecteurs, je trouve que vous avez beaucoup des trois avec un poil de névrose d'angoisse et sans aucun doute du post traumatique. ça vous fera 150€ pour cette séance de lecture chers confrères.
  3. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Absolument oui. Le mot est un point de rencontre extrêmement réducteur entre une réalité physique ou un phénomène objectif doté d'attributs vérifiables y compris social avec un système interprétatif, notre conscience, bourée d'a prioris, de structures forgées par une expérience réduite à notre condition humaine et dont l'intuition peut se révéler être un piège. Le langage est comme une brique élémentaire de la physique au niveau de notre structure consciente. Un mot n'a tellement pas de sens intrinsèquement qu'une même et unique pomme par exemple va se traduire dans plusieurs centaines de langues. Dont aucune ne pourrait définir ce qu'elle est sans une structure interne plus large qui lui donnera du sens. Aucun sens n'émerge sans relation. La philosophie de l'être, nécessite tellement d'attributs...qui ne sont pas l'être..et qui ne sont tellement pas uniques, appréciés par tant de philosophies...qu'au final. C'est quoi l'être ? Le seul fondement, c'est la relation. La philosophie c'est un système évolutif en fort état de déséquilibre thermodynamique appelé "je" doté d'une cohérence de pensée identitaire qui lui permet de raisonner sur son environnement, sur les autres, sur lui-même. L'auto référentialité est destructeur dans les formalismes tels que le problème de l'arrêt en informatique. Et ce "je"est tellement complexe évolutif et en état de déséquilibre thermodynamique que c'est un concentré d'organisation mouvant et local dans un système global touché par le chaos de la seconde loi de la thermodynamique. Je vais un peu loin la je trouve. Mais bon..
  4. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui. Tu soulèves toujours de mon point de vue un autre biais qu'on retrouve en métaphysique comme en philosophie à savoir une bataille du langage. On substitue à une définition conceptuelle commune une autre définition conceptuelle et donc on déplace la "bataille de l'idée" vers la "bataille de l'idéologie" fondée sur la polysémie. La pensée... Intrinsèquement ça ne signifie en soi...rien...sans un protocole commun pour la définir. Dans une acception "académique", la pensée est consciente parce qu'elle produit des concepts qui nécessitent de la rationalité et de la logique... Maintenant tu as parfaitement le droit d'étendre la pensée comme le regroupement de toutes les activités psychiques de l'inconscient. Mais si ce que Freud par exemple appelle le rêve, si tu l'englobes dans la pensée, vous ne parlez tout simplement pas de la même chose. Cette bataille de la langue n'est pas une bataille d'idées. Quand à un phénomène, le formalisme de Schrödinger te mène au même résultat que la mécanique des matrices de Heisenberg, qui te mène au même résultat que l'intégrale des chemins de Feynman, qui te mène au même résultat que le calcul d'opérateurs dans l'espace de Hilbert, tu as 4 idées conceptuelles, 4 formalismes différents, 4 langages avec leur vocabulaire et leur grammaire qui parlent du même objet : le même résultat. Ce que font les métaphysiciens, c'est d'oublier la recherche des causes du résultat en souhaitant imposer leur propre langage qu'il est bien plus facile de télécharger dans l'esprit de l'autre plutôt que de se focaliser sur le fond. Tu le vois dans les débats politiques. Il est absolument impossible par exemple de comprendre le fonctionnement des marchés dans le vocabulaire du marxisme par exemple. La pensée y est structurée par un langage qui donc ne va pas développer une compréhension du phénomène mais qui va soutenir la structure qui sert l'idéologie. Je te prends un dernier exemple des limites de la métaphysique et de la philosophie facile. Si tu regardes féminisme, tu as un mouvement égalitaire qui vise à la libération de la femme Si tu regardes masculinisme, tu as un mouvement misogyne, androcentré et anti féministe. Est ce que le réel constat d'une société patriarcale à faire évoluer factuellement doit conduire à une telle asymétrie provoquée dans le langage ? La réponse est non. Pour moi, c'est passionnant. Parce que lorsque des intervenants m'expliquent leurs "idées", la toute première chose qui m'intéresse est la structure du langage qui est utilisée. Parce qu'autant l'idée est rarement rationnellement bien maturée et il en faut du temps pour maturer une idée.. Autant le vocabulaire et le langage utilisés ne peut pas mentir sur les structures cérébrales inconscientes qui révèlent la facilité des idéologies à télécharger dans l'esprit de l'autre leur marqueur identitaire. Lire la manière et la forme de l'expression de l'idée ne me donne que rarement du crédit sur l'idée elle même. Ça arrive évidemment En revanche elle est une fenêtre ouverte sur la structure inconsciente qui permet l'expression comme reflet de l'idéologie.
  5. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Toujours oui L'inconscient est juste une découpe qui correspond aux structures mentales non conscientisées. Quand Socrate appelle comme premier pré requis de se connaître soi même, on touche le fondement de la philosophie avec ce périmètre du "je" et on distingue la conscience du "je" avec la pensée et donc avec le langage. Descartes et son cogito ergo sum, n'utilise également que la rationalité pour cette prise de conscience du "je" qui doit percevoir distinctement et clairement afin de connaître l'altérité donc le monde et les autres. Raison = conscience = pensée = langage Pour Wittgenstein, le langage définit la cage de mon esprit puisque mes pensées se forment en langage. Le vocabulaire pour la finesse et la subtilité, la grammaire pour la structure et le récit. Mieux...Lacan extrapole en considérant que même l'inconscient serait structuré comme le langage. Alors que pour Raimbaud "je est un autre".. Si on les croit, le langage serait donc le double fondement du conscient et de l'inconscient de l'être....pensant ? Est ce que "l'inconscient n'existe pas" ? Tout est dans la limite des mots... Si est conscient un état qui me permet d'agir "en pleine conscience" par cet ajout du langage qui me permet de structurer, de formaliser, d'échanger, de communiquer, d'émettre une pensée et de mémoriser. Il me semble que le sommeil sort de cet état de pleine conscience et que ton concept de refoulement est...impossible...s'il n'existe pas un état psychique qui nous conditionne sans qu'on ne s'en aperçoive, non ? En revanche tout cela restent des mots. Pour le zen...le mot...n'importe quel mot...est déjâ une franche découpe rationnelle dans la réalité y compris si sa définition est parfaitement reconnue de tous. Une chaise n'est appelée chaise que pour sa fonction pour l'homme Et parler d'une chaise c'est juste désigner cet objet sur lequel on souhaite s'asseoir...et c'est oublier tous ses autres attributs, sa matière, sa couleur etc.. Et donc ce que je soupçonne.. C'est que lorsque "tu apprends aux brèles que l'inconscient n'existe pas", cette séquence de mots prend un sens extrêmement éclairant pour ton propre système de pensée Mais qu'il peut prendre une signification radicalement différente pour un autre lecteur. Radicalement. C'est ce que manquent tous les métaphysiciens en réalité car ils généralisent tous une pensée très structurante pour eux qu'ils considèrent si objective et si réelle qu'ils la généralisent en philosophie de mon nombril. Une autre démarche...est de s'entendre sur les phénomènes et les expériences factuelles. Et d'admettre que pour rendre compte du même phénomène, ce qui normalement est déjà l'objet de la raison elle même...s'adapter à l'environnement par la compréhension...admet différents formalismes qui adhèrent plus ou moins à la réalité mesurée et observée. Ce qui rend le raisonnement scientifique largement plus efficace que le raisonnement philosophique, c'est qu'il peut admettre d'une pluralité de sens, une pluralité de formalismes tous capables de rendre compte du même phénomène. Et c'est ici qu'intervient la philosophie à proprement parler...dans l'interprétation...
  6. J'ai mis la main il y a quelques jours sur une série de reprises de textes de Richard Feynman Ce monsieur si je devais le classer dans mon panthéon des références épistémologiques, dans mes maîtres à penser, occupe la première place avec Einstein. Je ne suis ni l'un ni l'autre je suis un nain. Mais ils sont des phares dans la nuit de nos méconnaissances et donc de nos connaissances. A Feynman, je dois essentiellement le fait d'avoir poursuivi et peaufiné le concept même de l'apprentissage. Comment sais je ce que je sais ? Comment donner crédit à ce que je ne sais pas ? As tu remarqué qu'on apprend jamais ça ? Le grand explicateur Richard Feynman a développé une méthode éponyme, la méthode Feynman pour toucher la notion même de ce qu'est l'apprentissage Revenons à nos oignons Ce matin, dans le métro je tombe sur cette vidéo 1 min 20 - Richard Feynman met précisément le point sur l'erreur de Zenon d'Elée et reprend très précisément ma critique @SpookyTheFirstMerci monsieur le professeur Richard Feynman. Si on devait s'interroger sur ce concept de "bon professeur"
  7. La vraie question est de se demander si Charlie Hebdo a dérivé depuis les attentats sur un humour dégradé moralement désormais condamnable. Ou si nos mentalités ont dérivé au point que ce que j'appelle notre moraline nous dicte désormais ce qui est risible de ce qui ne l'est pas. Le rire comme dernière barrière dont on commence par le mauvais goût décrété universel. Vous verrez qu'un jour nous ne serons ni hommes ni femmes ni mortels ni immortels ni humain ni machine et que nous serons tous parfaitement d'accord pour une norme hiérarchisée des goûts et des couleurs. Ou des égouts et des couleuvres.
  8. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Toujours sans spolier. C'est le fond même du monde de Sophie.
  9. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui tout cela est certain. Me concernant c'est dans la conduite que c'est spectaculaire parce que je l'ai littéralement déléguée que ce soit en auto ou en moto à mon pilotage automatique. Et que j'ai beaucoup plus confiance en lui qu'en une vigilance conscientisée. Je peux rêver les yeux ouverts sur 1000 km sans te décrire un seul des événements de la route et nombre d'amis ont regretté n'avoir jamais vu leur signe alors que j'intègre les panneaux routiers. Rien de créatif néanmoins. Hadamard et donc ici Poincaré ont étudié ce processus créatif, ce dernier dans un ouvrage qui est souvent cité en épistémologie lorsqu'une fulgurance mathématiques l'a pris en mettant le pied sur le marche pied d'un omnibus à Coutances sans que rien de ses pensées antérieures ne soient sur le sujet. Il dit que lorsqu'il s'est assis il n'avait pas les moyens de vérifier mais était certain d'avoir trouvé la solution. Ça, c'est quand même un processus que je crois qu'on connaît tous. On réfléchit, on butte, on ne comprend pas et parfois une illumination surgit et tout devient clair. Parfois, c'est même des années plus tard et sur n'importe quoi. Je me souviens que ma mobylette avait été volée dans notre garage quand j'avais 17 ans à quelques mois du permis. Toujours la conduite...lol Bien des années plus tard, vers la quarantaine, toutes les pièces du puzzle se sont agencées et en regardant mon fils qui voulait...un vélo...j'ai compris que c'était ma mère qui avait organisé le coup parce qu'elle avait eu une collègue dont le fils avait été accidenté. Ça m'est venu au petit déjeuner et après vérification...c'est vrai. Le nombre de concepts que j'ai finalement compris des années plus tard est sans fin. En créativité pure, quelques "fulgurances" et je crois qu'elles n'ont comme moteur que mon retrait total sur chaque système. Maintenant le véritable et unique mystère pur si tu me parles mathématiques, c'est Ramanujan. Là...je ne comprends pas le début du début de commencement de son process cognitif à l'origine de ses carnets. On touche à quelque chose d'une autre ampleur et d'un mystère qui n'a jamais pu être décrit que par un grand et très opaque mystère.
  10. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Pour le situer, nous sommes fin 19eme siècle. L'inconscient pour lui n'est pas seulement le phénomène psychologique mais le principe fondamental de toute réalité qui gouverne la nature, la matière, la vie et l'esprit. Un inconscient substance du monde. Et donc là, on comprend que le cerveau dans sa thèse n'est ni moteur du conscient ou de l'inconscient mais un instrument, un récepteur et un émetteur qui filtre et traduit la substance de l'univers, un organe produit par cette substance pour se manifester, une simple antenne radio. C'est une spéculation philosophique qui intégre les apports d'autres philosophies entre Schopenhaueur et Hegel. Mon sentiment est que sur le coup, on sort du domaine scientifique à proprement parler, il ne s'agit pas vraiment d'aller rechercher des protocoles pour tester la question "l'univers est il fondé sur l'inconscience ?" J'en profite au passage pour saluer la mémoire de Francis-Charles qui avait animé le topic "l'univers est il intelligent ?" Mais disons que je vois pas mal de questions sous jacentes ... Quand Hartman définit la matière comme le résultat de ses 2 attributs : la volonté et l'idée et donc que nous baignerions dans un monde spirituel dont l'inconscient serait le moteur... Ça ne me semble pas totalement incompatible avec la matière définie comme le quantum et la manifestation de l'excitation des differents champs quantique. Mais ce n'est pas scientifiquement utile dans le sens où cela n'apporte rien de très concret pour l'explication des phénomènes eux mêmes ni pour une quelconque thérapie. Quelle serait la méthode des métaphysiciens pour trancher entre un univers intelligent, un univers dont la substance est l'inconscient, un univers tel que défini par le modèle standard de la cosmologie et le modèle standard de la physique des particules et ce modèle que j'avais proposé d'un univers fait de farines dans lesquels les phénomènes sont liés à des œufs frais lancés au hasard dans l'espace ? C'est une question à très haute profondeur métaphysique juste pour comprendre à quoi ça sert.
  11. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Oui absolument. Après je me faisais cette remarque à propos de l'intelligibilité justement. Ce que j'ai compris de ma vie, c'est que beaucoup de choses que je n'avais pas compris ou beaucoup de choses que je pensais avoir compris se sont révélées à moi bien plus tard sous un angle radicalement différent et presque au hasard des circonstances. Certains textes et d'ailleurs presque...tous les textes...quand je m'y replongent me révèlent un aspect que j'avais sous estimé, négligé, mal interprété... Il y a une phrase de Coluche qui m'a marqué, c'est que l'intelligence qui permet cette intelligibilité est la chose la mieux répartie dans le monde car chacun s'en trouve suffisamment doté. Et je ne fais que pester sur mes incapacités nombreuses et me rend compte que tout ce que je connais et que je pense avoir assis sur une structure cohérente n'est toujours qu'un modèle qui ne demande qu'â être bouleversé. Ma seule certitude, c'est que je me suis assis sur un protocole, construit très progressivement et capable de réintérroger l'ensemble de mes certitudes sauf...ce protocole lui-même. Une capacité à situer mes limites et celles de la connaissance, faire de l'ignorance une force si elle attise cette curiosité. Si il y a un point que j'ai compris, c'est que mes intuitions les plus profondes devaient pouvoir être renversables. Quand je te parle de cette expérience du livre à propos de ce que va vivre Sophie, je pense que je ne l'ai réellement compris sous cet angle qu'à une troisième ou quatrième lecture. Maintenant... Tu as un certain Bernard Werber que j'apprécie. Il expliquait lors d'une petite séance de dédicaces que, parfois, il avait appris un truc de ses propres lecteurs dont il n'avait absolument pas pris conscience lui-même en écrivant son texte et que ce nouveau regard lui semblait plus pertinent encore. Alors c'est quoi notre compréhension dans le fond ? Et si l'intelligibilité du réel n'était que cette toute petite partie du réel qui puisse se révéler au travers nos sens et nos expériences que dans la mesure ou bien évidemment n'est intelligible que ce que notre cerveau estime intelligent. Je regarde tout ce qui est intelligent et que je ne comprends pas en me disant que peut-être bienheureuse soit notre ignorance. Elle nous pousse, elle nous aveugle, elle est notre humanité elle même Et notre sensation que quelque chose cloche dans la matrice est le moteur de la connaissance.
  12. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Je ne spoile pas. Mais si après avoir eu l'étonnement initial indispensable à la philosophie, si après une longue route dans ce monde de la Philosophie avec un P majuscule nous devenions Philosophesvéritablement et même avec des guillemets, quelle serait notre attitude si nous nous appelions Sophie devant ces entrées mystérieuses ?
  13. Le grand explicateur Richard Feynman est comme toujours celui qui demandera juste un peu de temps pour éviter tout contre sens littéral et donner le sens le plus correct qu'il soit possible de donner. Même s'il y a probablement de l'IA dans le montage, peu importe. @Neopilina 32 minutes dans une vie...
  14. Je n'aime pas toujours la ligne éditoriale de Charlie Hebdo, en revanche je me battrai pour que ce qu'ils ont à dire ils puissent le dire. C'est toujours pareil, faites une caricature de Mahomet que ça nous semble banal et sans profondeur alors que ça blesse des gens. La vérité vraie de la vraie vérité est que l'humour blesse toujours quelqu'un dans son contexte. Absolument toujours. Et donc il y a deux aspects dans l'humour qui sont entremêlés tels le Yin et le Yang Le premier est la catharsis qui est la purification du mal lui même par sa mise en scène dramatique ou comédie dramatique. Cette fonction là dans l'humour public est essentielle. On a pu se débarasser de la névrose horrible des camps de concentration et de la guerre que lorsque des films comiques ou réflexifs ont été fait. La grande vadrouille ou la 7eme compagnie sont ils si comiques quand ces gens jouent leurs vie dans les drames ? La vita è bella est un sommet de catharsis On expulse le mal puisqu'on en rit Le second aspect est la raillerie sur sa cible, l'intention délibérée est de faire mal à ses victimes. Et là le but n'est plus exutoire du mal mais c'est d'enfoncer psychologiquement sa cible et prendre emprise sur lui. Est ce que les brûlés font du ski est de bon goût ça...je ne suis pas certain. Est ce que le but est de faire mal aux victimes et à leurs familles non...maintenant il est logique qu'il s'en soit posé la question et ont trouvé ça moins important Moins important que quoi ? On ne saura jamais... Possible qu'il vise la catharsis...possible qu'ils visent les bourgeois friqués qui allant au ski s'en retrouvent brûlés...possible qu'ils défendent la liberté d'expression et testent nos réactions.... On ne sait pas. Pour ma part, je n'aime pas cette caricature Mais au nom de la liberté d'expression, de leur histoire et douleur et de la catharsis à géométrie variable, Je suis Charlie.
  15. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oui Mais si on est pas totalement idiot on peut aussi résumer ça par : "Ne traiter l'inconscient en Philosophie que par le prisme de la théorie Freudienne est réducteur voire déformant" Il y a trois aspects. Le premier qui est de savoir si on est véritablement intéressé par la pensée de l'autre pour la condenser dans son approximation logique alors que l'exposé d'ensemble est clair. Le second qui est par quel mécanisme de l'inconscient on vient précisément pointer chez l'autre ce mécanisme qu'on rejette en nous même. Le troisième qui est de repérer par quel truchement ce mécanisme inconscient s'en retrouve réduit à sa seule manifestation de logique quand ses propres raisonnements logiques sont auto suffisants et dans le déni de toute logique. C'est un peu comme l'hôpital qui se fout de la charité. Après...Freud explique ça très bien même si la régression dans la petite enfance et ses phases discutables pourrait étre débattues. Il y a certainement un retour arrière du type retour à la petite enfance. Chez Lacan l'inconscient est structuré comme un langage. Et là, la régression s'explique par cet effondrement dont le sens est structuré, la demande de l'analysant est dépouillée du sens de son contexte symbolique et traité avec le poids urgent narcissique d'un besoin imaginaire. Qu'il s'exprime en repérant les erreurs grossières formelles ou les fautes d'orthographe à la place du fond est toujours la marque d'un inconscient qui se rebelle. Je devrais me faire payer ici pour que la thérapie soit complète.
  16. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Oh si on l'a vu et c'est bien le problème. A partir du moment où tu retires tout ce que tu ne comprends pas et que ce que tu crois comprendre est faux, ta philosophie de l'être prend la forme précise de cette "intelligibilité" dont le barycentre est ton nombril. Parménide avait prévenu que la forme de l'être était une sphère.
  17. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Non Tu confonds le monisme radical qui est celui de Parménide, de Zénon ou de Spinoza avec la philosophie de l'être à proprement parler... Ceux là ok ils cherchent un principe unificateur derrière la multiplicité. Aristote c'est totalement l'inverse...il réfute Parménide et identifie une pluralité de substances... Tu vois... même quand je te demande quelle différence Parménide fait entre l'être et l'univers, tu ne sais pas répondre Tu nous fait un joyeux gloubi boulga du monisme en intégrant Aristote... Parménide nie la multiplicité, elle est illusion, Spinoza accorde à la multiplicité des manifestations une réalité... Bababa... Il y a de ça pour trois principales raisons. La première est que l'intuition est extrêmement mauvaise conseillère pour définir une particule par exemple ou le concept d'énergie qui n'ont rien des objets usuels qui ont structuré nos représentations. La seconde est liée au fait que les équations et les mathématiques formalisent des relations dans des concepts d'espaces de fonctions d'opérateurs qui mettent en relation des mesures et que mesurer la conservation de l'énergie comme la conséquence de l'invariance des lois physique ne signifie pas mettre le doigt sur ce qu'est l'énergie. L'ontologie prétentieuse non fertile est remplacée humblement par l'efficacité extraordinaire à prédire les phénomènes La dernière enfin est cette compréhension profonde que la carte, nos modèles, n'est pas une représentation ontologique de la réalité, Newton a une énorme efficacité mais son concept d'espace et de temps fixe ou de forces instantanées a distance étaient fausses. Tu n'expliques rien, tu ne comprends rien et même ton ontologie ne rend pas justice aux philosophes. C'est catastrophique quand je t'écoute Y as tu pensé à la plomberie ou à être électricien. De l'ontologie du lavabo qu'il est beau à quelques mesures pour l'encastrer avec deux appliques, ça reforgerait ta philosophie non ?
  18. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Parménide parlait de cette unicité pour l'être, unique, éternel, immuable et immobile. C'est quoi la différence entre l'univers et l'être chez Parménide ?
  19. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Mais dis moi, tu en as fait un sacré chemin philosophique depuis que les éléates considéraient le monde comme UN, éternel, inséparable et immobile. Est-ce que l'éléatisme post Descartes, C'est un éléatisme définitivement tronçonné à la manière du bûcheron canadien pour un réductionnisme où tout se découpe, tout se réduit, tout s'analyse ? J'essaye juste de comprendre ta philosophie de fait.
  20. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Analyse intéressante. Je rebondis sur un point au hasard de ta lecture à savoir la psychologie du nourrisson. Il y a vers les 6 mois une phase qui est celle qui est généralement appelée l'anxiété de la séparation. Baignant dans une fusion maternelle, le bébé commencerait à prendre conscience que la fusion avec la mère est une illusion et que cette séparation s'accompagne d'une autre prise de conscience qui est celle de la différence entre lui et son environnement. Il goûte aux premiers interdits, à la frustration. Je pense que les conditions de la philosophie démarre là : Conscience de soi / Conscience du monde / frustrations / questionnement / stratégies d'adaptation... Tout démarre de l'autre par définition : un père et une mère sont nécessaires à la procréation, c'est extrêmement symbolique indépendamment d'être biologique. Mais pour la philosophie, tout ne démarre pas de l'autre, non. Tout démarre de la relation à l'autre donc de cette séparation du je de l'autre. C'est ma thèse en tout cas... Un autre point qui m'a amené à regarder ce bouquin sous une autre forme avec ton intervention intéressante. Je ne sais pas si un philosophe homme a une perception radicalement différente d'une philosophe femme. En revanche ce qui est certain, c'est que lorsqu'on regarde l'histoire de la philosophie.... occidentale... telle qu'elle est reportée dans ce livre de Jostein Gaarder, on peut avoir la curiosité de balayer les 34 entrées du sommaire qui correspondents aux chapitres. Sur ces 34 entrées, une majorité concerne des noms de philosophes eux mêmes : aucune femme n'a un seul chapitre pour elle. Tu as également un index très fourni : il y a je dirais une bonne centaines de philosophes, je ne vais pas te mentir, j'ai juste balayé du regard, je n'y vois aucune femme non plus... Il y a Simone de Beauvoir néanmoins, je regarde. En page 546 est question de Simone de Beauvoir en tant que philosophe existentialiste (ouf) qui fréquentait beaucoup les cafés où elle aurait rencontré son mari Jean Paul Sartre La petite sophie pose la question : "une femme philosophe ?", "tu as bien entendu" dit Knox, "ça fait plaisir de constater que l'humanité commence enfin à se civiliser" dit elle, "Encore que notre époque connaisse des préoccupations d'un ordre fort différent" conclue Knox En revanche, l'histoire elle même concerne la petite Sophie de bientôt 15 ans qui prend des cours de philosophie par un certain Alberto Knox avec parfois des lettres écrites par un certain papa à sa fille Hilde qui passe par l'intermédiation de Sophie. Et au regard de ce constat que je ne m'étais jamais fait, j'aimerais savoir ce que tu en penses.
  21. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Oh my god, ne spoile pas si tu n'as pas lu au bout, ce serait décevant pour toi Je te promets un monde dans le monde.
  22. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Pour le moment puisque j'ai remis le livre ce matin dans mon sac en recommençant sa lecture, Sophie a du recevoir une lettre écrite par le papa d'une certaine Hilde Moller Knad qui l'a envoyée à sa fille via l'adresse de notre fameuse Sophie Amundsen au 3 allée des trèfles. Cette dernière est tourneboulée que ce papa qu'elle ne connait pas passe par elle ! Sophie a même écrit ses salutations respectueuses à son professeur mystérieux pour partager un café et il a décliné en dévoilant néanmoins son identité, un certain Alberto Knox... Et tu as du trouver un aperçu d'ensemble de la philosophie grecque ou son étude des 3 philosophes grecs de Milet, Thalès, Anaximandre qui est un des chouchou philosophique de Maître Carlo Rovelli, Anaximène et qui ont laissé la place vers 500 avant jésus Christ au débat des éléates entre Parménide et Héraclite Ce débat serait de nature à t'éclairer nos échanges avec @Neopilina sur cette philosophie même s'i Zenon d'Elée n'y est pas évoqué. Ont suivi Empédocle, Anaxagore, Démocrite, l'oracle de Delphes, les récits d'Hérodote, le report de Thucydide, l'arrivée d'Hippocrate... Ce livre, je l'ai lu à différentes reprises parmi tant d'autres... Mais si tu le lis jusqu'au bout, peut être pourrons nous partager toi et moi ton sentiment entre ton propre voyage, le voyage de Sophie et de Knox, le voyage de Hilde et de son papa, le voyage de Jostein Gaarder et donc le mien. Peut être que ce livre a un certain nombre de sens de lectures que ma vieillesse naissante me permet de compléter à ce stade de ma vie. La veille de ma mort, j'aimerai y trouver un autre sens encore. Ne pas être à l'arrêt le jour de l'arrêt de mort.
  23. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Un philosophe, selon moi, c'est avant tout quelqun qui garde en lui et dans sa vie d'adulte ce regard d'enfant du grand étonnement. La plupart des personnes sont si intimement noyées dans leurs habitudes quotidiennes qu'absolument toute chose prend des airs de normalité et même de banalité. Que nous soyons sur une planète sphérique entourée de gaz dans un puissant puit gravitationnel qui nous cloue au sol orbitant autour d'une boule sujette à de puissants phénomènes nucléaires dans une galaxie noyée dans les milliards d'autres de l'univers connu n'est ni un sujet de questionnement ni même le début de commencement d'une préoccupation pour beaucoup de personnes... D'où vient le monde ? Que dans cet univers, notre conscience permette d'avoir une expérience personnelle le long de notre vie d'une existence cohérente et subjective appelée identité ou âme depuis un spermatozoïde ayant fécondé un ovule et qui concentre l'ensemble des caractéristiques ADN compatibles héritées de notre espèce qu'on appelle "je" hérité de l'humanité et de la vie alors qu'aucun des atomes de notre naissance ne soit présent à notre mort ne l'est pas davantage. Qui suis je ? De mon point de vue... Un philosophe est un enquêteur de sens et c'est un enquêteur rationnel. La philosophie c'est d'abord un ensemble de systèmes qui nous permet de nous interroger au regard de facettes différentes, ces systèmes philosophiques, et qui nous font à la fois comprendre la nature de notre subjectivité, la complexité de notre individualité, l'intérêt de sa construction dans un ensemble d'éléments stables et a minima inter subjectifs qui nous font apparaître certaines lois, des régularités, un contexte que chacun partage et sur lequel nous nous accordons. Est ce que ce sont des réponses ? La vie est elle cette chasse gardée de...l'ontologie de l'Etre comme le pape puisqu'était question de théologie découpait scrupuleusement le avant big bang comme son domaine du après big bang qui était le domaine de Stephen Hawking ? Faut il oublier et jeter au nom de l'ontologie de l'être l'analyse de l'information organisée par les structures du vivant ? Faut il se passer des nouvelles techniques de séquençage de l'ADN qui laissent la tâche à un algorithme informatique de rassembler les millions de séquence du génome et comprendre la structure globale par des algorithmes de compression et de détection des variants ? Faut il se passer de l'IA nourrie de principes physique pour non seulement reproduire des repliements protéiques connus mais aussi de faire des prédictions stupéfiantes concernant des protéines jamais observées ? Faut il se passer des enregistrements IRM qui alimentent les modèles de la théorie de l'information intégrée qui cherche à définir l'essence de la conscience et mesure l'état de conscience ou la connectonique harmonique qui cartographie les états de conscience et signe des psychoses, la schizophrénie, les dépressions ? Franchement je te dirais que me concernant en tout cas, les mauvaises réponsez de l'ontologie de l'être me semblent balayées par les nouvelles grandes questions des neurosciences pour le meilleur et pour le pire du reste. Je te propose un moyen expérimental. Musk ... tente ... avec Neuralink de donner aux personnes paralysées de reprendre le contrôle par la pensée. Je pense donc je suis en mouvement, une philosophie post éléate cartésienne Et je pense que lui envoyer tes réponses fera avancer ses recherches.
  24. zenalpha

    Inconscient et philosophie

    Sciences modernes qui ont fait littéralement exploser les neurosciences fondamentales avec des mathématiques, des statistiques et des analyses de données de type machine learning de manière folle et exponentielle ces dernières années. Que ce soit pour modéliser des systèmes dynamiques non linéaires, les réseaux neuronaux, le développement des IRM, l'enregistrement de milliers de neurones, la formalisation des théories et les tests sur le fonctionnement humain. Ce qui se passe est totalement dingue dans ce domaine. Un chercheur pointure comme Denis Le Bihan a une double formation médicale et de physicien. Son bouquin "l'erreur d'Einstein" est ahurissant la dessus Il compare le connectome à un espace temps dynamique inspiré de la relativité d'Einstein où justement l'inconscient correspond à des patterns d'activité cérébrale qui courbent à notre insu ce connectome en préparant des schémas d'action pour la conscience Une conscience qui serait un paysage de connectivité spécifique stable et intégré au réseau global et résultat de cette courbure avec des paysages de connectivité différents pour chaque état mental. Pour lui, l'inconscience et la conscience sont deux régimes d'un même continuum d'espace temps cérébral. Un exemple parmi d'autres mais ce monsieur est précurseur dans le développement des IRM.
  25. zenalpha

    Le monde de Sophie

    Tu me diras aussi comment tu comprends la relation de Sophie a ce mystérieux professeur. C'est un livre dans le livre complexe et fascinant.
×