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Mórrígan

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Tout ce qui a été posté par Mórrígan

  1. Viol et loi du silence ont toujours coexisté. Les victimes qui parlent (et elles sont nombreuses) sont réduites au silence. Au travers les contestations et les brimades à l’égard du mouvement #Metoo, c’est la loi du silence que l’on invoque. S’il faut vraiment blâmer quelqu’un, blâmons: 1-les agresseurs 2- la société qui accepte ces violences en silence (moins toutes les victimes et les personnes qui dénoncent ces violences).
  2. « Elle n’a que ce qu’elle mérite », « elle l’a bien cherché » et finalement « si je fais tout le contraire de ce qu’elle a fait, il ne m’arrivera rien ». En définitive, blâmer la victime de la sorte, est aussi une façon de se rassurer. C’est illusoire, hautement agaçant et surtout bien ancré. Par ailleurs, d’aucuns ont connu le viol en tant que délit, avant de le connaître en tant que crime (loi de 1980, après le procès d’Aix-en-Provence), certaines mentalités évoluent très lentement et continueront sans doute à minorer le viol très longtemps.
  3. En navette vers le Sénat, la loi concernant le contrôle coercitif a été votée ce mardi à l'Assemblée nationale. Devenu un délit pénalement répréhensible, ce concept est observé comme un précédent d’un féminicide dans le cadre conjugal. Mais qu’est-ce que le contrôle coercitif ? Avec Andreea Gruev-Vintila, docteure en psychologie, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches (HDR) à l'UFR Sciences sociales et administration de l'Université Paris-Nanterre, chercheuse au Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale Théorisé dans les années 1950, le contrôle coercitif répond aux questionnements posés lors de la guerre de Corée relative à la soumission des prisonniers américains à leurs geôliers. Ce phénomène touche aussi la cellule conjugale au point d’être entré dans le droit pénal français. Mais que signifie cette pénalisation dans la lutte contre les féminicides ? Qu'est-ce que le contrôle coercitif ? Le contrôle coercitif, concept issu des recherches sur les prisonniers de guerre, est aujourd’hui reconnu comme un mécanisme central des violences conjugales. Comme l’explique Andréaa Gruev-Vintila, il s’agit d’un "état de captivité" où l’agresseur impose une régulation constante du quotidien : temps passé sous la douche, droit des enfants à entrer dans une pièce, interdiction de rire ou pleurer. Cette approche change la perspective sur les violences conjugales : au lieu de se demander pourquoi une femme ne part pas, il s’agit de comprendre "comment s’y est-il pris pour l’empêcher de partir". https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-question-du-jour/controle-coercitif-un-nouveau-delit-pour-lutter-contre-les-violences-familiales-8048836 La proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes prévoit notamment aussi de nouvelles circonstances aggravantes s'agissant du viol : https://www.vie-publique.fr/loi/297096-violences-sexuelles-et-sexistes-controle-coercitif-viol-proposition-loi Une autre proposition de loi, transpartisane, vise quant à elle, la définition pénale du viol, prévoyant d'inclure expréssement la notion de non-consentement, conformément à la convention d'Istantul, ratifiée par la France en 2014 : https://www.actu-juridique.fr/breves/droit-penal/le-conseil-detat-valide-lintegration-du-non-consentement-dans-la-definition-du-viol/
  4. Pourquoi blâme t-on constamment les victimes ? Quelques éléments de réponse dans cet article, dont notamment la croyance en un monde juste ou dit l'effet "monde juste" : "On appelle ce phénomène l'effet "monde juste". Il suggère qu'il arrive que les gens pensent et agissent comme si le monde était juste, ce qui les conduit à biaiser leurs jugements concernant les événements auxquels ils sont confrontés afin de les rendre cohérents avec l'idée selon laquelle "les gens obtiennent ce qu'ils méritent et méritent ce qui leur arrive". https://www.huffingtonpost.fr/life/article/pourquoi-incrimine-t-on-souvent-les-victimes-notamment-de-viol_53042.html Humpf cela, je n'en suis pas aussi sûre que toi. La vie est une jungle, personne n'a le droit à l'erreur.
  5. Exemple canadien : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-jeudi-25-avril-2024-7147489 Exemples français : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-lundi-11-novembre-2024-2186190 https://www.ladepeche.fr/2024/06/14/le-masculiniste-qui-planifiait-un-attentat-lors-du-passage-de-la-flamme-a-bordeaux-relache-sous-controle-judiciaire-contre-lavis-du-parquet-12016920.php On peut aussi parler de terroristes.
  6. Ce n'est pas la même que celle-ci datant d'une dizaine d'années ?
  7. Il n'y a aucune ambiguïté : les suites ne servent pas seulement d'espaces de repos, elles deviennent également des lieux de travail et de négociations. Elles permettent une certaine discrétion, tant pour la distribution de rôles que pour la signature de contrats. Il est d'usage d'inviter des acteurs, des futurs collaborateurs, dans sa suite, à ces fins. C'est quand il s'agit de les agresser sexuellement, de les violer, que ce n'est pas d'usage, que ce n'est pas normal. Par ailleurs, il est à constater que tous les acteurs et collaborateurs ne sont pas systématiquement violés et agressés en ces lieux. Même Weinstein, qui est un agresseur sexuel patenté et condamné par la justice américaine, a choisi ses victimes. En effet, contrairement à certaines croyances, l'auteur des faits ne répond pas à des pulsions sexuelles. Une stragégie peut aussi être mise en place. Il y a tout de même une gradation à opérer entre des hypocrites et des assassins.
  8. Un peu quand même. Les victimes de viol ne sont aucunement co-responsables de leur propre viol. Un article aux fins de vous mettre sur la piste : 7. LA VICTIME EST SOUVENT RESPONSABLE DE SON AGRESSION. Il n’y a pas que la manière dont les femmes s’habillent qui est incriminée lorsqu’il s’agit de montrer que la victime porte une part de responsabilité pour son viol. Selon le sondage Amnesty-SOS Viol, 43 % des répondants estiment qu’il existe des circonstances atténuantes qui peuvent « justifier » un viol, ou au moins le rendre moins condamnable. Il peut s’agir par exemple du fait que la victime a eu un « comportement provocant » (16 %) ; qu’elle n’ait pas explicitement dit « non » (14 % et ce chiffre monte jusqu’à 20 % chez les jeunes), ou encore qu’elle se soit rendue volontairement chez le violeur (12 %). Les femmes font constamment face à des injonctions quant à leurs façons de se comporter. N’ayons pas peur de le répéter : rien ne peut justifier un viol. Ni le lieu fréquenté, peu importe qu’il soit réputé « dangereux ». Ni la consommation d’alcool et de drogue par l’agresseur ou par la victime. Ni le fait d’avoir entamé un flirt avec quelqu’un. Rien ! https://www.amnesty.be/campagne/droits-femmes/viol/article/deconstruire-mythes-stereotypes-viol NB : Rolex ne prend qu’un seul « l », sinon cela veut dire que vous avez acheté une copie. https://www.rolex.com/fr
  9. Ce n’est pas que Dominique Besnehard et consorts « n’ont toujours pas compris », c’est qu’ils ne veulent pas comprendre, parce que cela les arrange. Cette façon de blâmer les victimes et de ne jamais se questionner sur le comportement les agresseurs, (encore moins de les blâmer), est en effet très caractéristique de l’Ancien Monde, des soixantuitards plus précisément. C’est une mentalité… nauséabonde.
  10. Enfin, voilà une remarque pleine de bon sens ! Au delà de X et de LFI qui crispent certain(e)s, un homme handicapé a été frappé par un policier. C'est choquant tout de même !
  11. Bonjour, De tels faits constituent un harcèlement moral. Ledit harcèlement peut être initié par un supérieur hiérarchique, une personne subordonnée, un collègue de travail, ou plusieurs d'entre eux. Pour que le harcèlement moral soit constitué, il convient de réunir 3 éléments : la répétition d'agissements illicites à l'égard du salarié ; une dégradation des conditions de travail du salarié ; entraînant des conséquences sur la santé dudit salarié. En l'espèce, le fait d'éparpiller vos affaires de travail sur le sol et de vous critiquer de façon récurrente constituent une répétition d'agissements illicites à votre égard. Vos conditions de travail se trouvent dégradées (isolement, notamment). Par ailleurs, il y a des conséquences manifestes sur votre santé (manque d'appétence pour le travail, appréhension). Je me souviens avoir conversé sur ce forum à ce propos avec vous, il y a quelques mois ou années (je ne sais plus), et cela n'allait déjà pas très fort. Y a t-il d'autres faits du genre que vous pourriez rapporter à un supérieur hiérarchique, un médecin du travail, un représentant du personnel ? Votre employeur est tenu de faire cesser ces agissements, c'est une obligation légale. Il faut que cela cesse.
  12. On voit clairement sur la vidéo qu’il y a déjà 2 policiers auprès de cette personne qui se trouve dans son fauteuil roulant. Un troisième le frappe par 2 fois au visage. Quel que soit ce que cette personne handicapée ait dit ou fait, le frapper est indigne !
  13. La violence verbale ne justifie pas la violence physique et d’autant à l’égard d’une personne particulièrement vulnérable. Il y a une vidéo. C’est une façon de collecter la preuve qui s’avère de plus en plus nécessaire…à partir du moment où l’on a affaire à la police.
  14. Rien ne justifie qu’une personne handicapée, par essence vulnérable, soit frappée par la police.
  15. Une vidéo montrant un CRS asséner un coup de poing à un homme en fauteuil roulant, lors d’une opération de police mardi dans la préfecture du Puy-de-Dôme, suscite l’indignation. La procureure évoque un contexte tendu et une expertise psychiatrique. Les images sont brèves et choquantes. Dans une vidéo postée sur le réseau social X, mardi après-midi, on voit distinctement un policier donner un coup de poing dans le visage d’un homme en situation de handicap, assis sur un fauteuil roulant électrique. Autour de lui, au moins cinq autres agents des forces de l’ordre sont présents. Une policière intervient en disant «arrête !» aux deux collègues qui entourent la victime. Source : https://www.liberation.fr/checknews/que-sait-on-de-cette-video-montrant-un-policier-frapper-une-personne-handicapee-a-clermont-ferrand-20250312_MJW5E46B2ZAODJIM3MDNB2MPNY/?redirected=1
  16. Trump pensait organiser tranquillement le racket des Ukrainiens… comme c’est étonnant ! Trump fait du Trump. Oui, il est irrespectueux. Oui, il est ignoble. Oui, il a un comportement de mafieux. Comment peut-on encore être effaré de tels comportements, après tout ce qu’il a déjà fait ? Le pire c’est qu’il en a encore très certainement sous la pédale.
  17. Si vous estimez que je suis hors-sujet, ou que je casse l’ambiance, vous avez la possibilité de signaler mon message, en vue de le voir supprimer. Je trouve non seulement utile de rappeler que l’asservissement des femmes est politique et historique, mais en sus très pertinent de le faire. S’agissant de l’image que vous me reprochez d’avoir postée, j’ai en effet cette habitude sans doute désuète désormais, de motiver mes réponses, d’y adjoindre une source valide.
  18. En l’occurrence c’est la question que je pose à @SpookyTheFirst , au regard du message qu’il a écrit. La France a ratifié librement la Convention ESDH, seul texte invocable d’ailleurs, pour les requérants, devant la CEDH. On ne l’y a pas forcée. Il était nécessaire que la France soit condamnée, la prononciation du divorce pour faute aux torts exclusifs de cette femme étant purement scandaleuse. Il existe diverses fautes valablement admises en cas de divorce pour faute telles que les comportements déloyaux, violents, ou injurieux. Je vous laisse prendre connaissance du lien ci-dessous, vous y trouverez peut-être (par bonheur !) réponses à vos questions : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10577
  19. Bienvenue dans le monde merveilleux du Rassemblement National
  20. L’Obligation de Quitter le Territoire Français vise le titre de séjour et non particulièrement l’auteur d’un délit ou crime. Les prétoires sont remplies de personnes qui ne sont pas sous OQTF. Vous y apprendrez moins de bêtises que sur Le Figaro ou BFTMTV.
  21. S’occuper d’un ou de plusieurs enfants à plein temps est davantage qu’un travail dont on ne voit jamais la fin : c’est un asservissement. Des générations de femmes se sont ainsi sacrifiées. Des femmes se sacrifient toujours, les hommes au foyer étant très anecdotiques. Le revenu dit parental a été proposé à plusieurs reprises par le FN puis le RN, ce qui est plutôt révélateur. Je me demande même si l’idée n’a pas émergé sous le régime de Vichy, en plus des diverses allocations et médailles récompensant les mères de familles nombreuses. Plutôt qu’un salaire qui maintient et encourage cet asservissement, je prône davantage une politique d’implication des hommes, aux fins d’un partage équitable de ladite tâche. Outre l’implication des hommes dans ladite tâche, une prise en charge financière et matérielle des études de toutes les femmes, quel que soit le niveau et la formation choisie, me semble plus pertinent. S’il faut vraiment un salaire pour les femmes au foyer, j’opte pour un prélèvement automatique par un organisme sur le salaire du conjoint ou mari au profit du compte bancaire personnel de la femme maintenue au foyer. Il semble que les femmes au foyer, qui n’ont jamais travaillé, bénéficient déjà de l’ASPA, s’agissant de la retraite. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/06/22/salaire-indemnisation-instaurer-un-revenu-parental-serait-il-souhaitable-et-possible_5319587_4355770.html
  22. Le consentement n’est pas seulement là pour faire joli. Il convient de le respecter et de ne pas le sanctionner. Ce n’est pas une faute de ne pas consentir à un rapport sexuel, avec son époux ou son épouse. Est-ce si grave de divorcer lorsque les sentiments ne sont plus là, lorsque l’on n’a plus rien à se dire ?
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